{"id":330,"date":"2019-10-22T09:57:38","date_gmt":"2019-10-22T03:57:38","guid":{"rendered":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/?post_type=chapter&#038;p=330"},"modified":"2022-05-30T11:45:29","modified_gmt":"2022-05-30T09:45:29","slug":"presentation-crises-contemporaines","status":"web-only","type":"chapter","link":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/texte\/presentation-crises-contemporaines\/","title":{"rendered":"Pr\u00e9sentation. Crises contemporaines"},"content":{"raw":"<p style=\"text-align: justify\">Ce deuxi\u00e8me num\u00e9ro d\u2019<em>Adilaaku <\/em>sur les \u00ab Crises contemporaines \u00bb s\u2019inscrit dans la continuit\u00e9 du premier[footnote]<strong>Avertissement<\/strong>: cette pr\u00e9sentation reprend quelques aspects de mon texte \u00ab \u00c0 propos de la crise des crit\u00e8res de d\u00e9finition de l\u2019\u00c9tat en droit international contemporain \u00bb paru dans <em>Adilaaku<\/em>, volume 1, num\u00e9ro 1.[\/footnote]. Le dossier th\u00e9matique, dans son ensemble, approche le probl\u00e8me de la coh\u00e9sion et de la stabilit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat-nation aujourd\u2019hui dans un contexte travers\u00e9 par la mont\u00e9e en puissance des revendications identitaires, par la crise des fronti\u00e8res, par le \u00ab choc des civilisations \u00bb. Du premier au deuxi\u00e8me num\u00e9ro, les contributions qui y sont r\u00e9unies admettent que l\u2019interd\u00e9pendance entre les concepts de R\u00e9publique et de nation s\u2019effrite in\u00e9luctablement. Le questionnement sur la nation aujourd\u2019hui, puis sur celui des crises contemporaines, n\u2019est pas d\u00e9pourvu de tout lien.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">La crise, un concept en crise?<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Au regard du contexte actuel, national ou international, o\u00f9 tout est en crise, \u00e0 commencer par la notion de crise elle-m\u00eame, il faut dire que la \u00ab\u00a0crise\u00a0\u00bb<em>\u00a0<\/em>est une notion si englobante qu\u2019il devient plus facile d\u2019\u00e9num\u00e9rer ce qui n\u2019est pas en crise que ce qui l\u2019est. La d\u00e9finition la plus g\u00e9n\u00e9rale qu\u2019on puisse en donner est la rupture brusque d\u2019un ordre consid\u00e9r\u00e9 comme normal (consid\u00e9r\u00e9, car il n\u2019y a, au final, rien de plus normal que d\u2019aller de crise en crise). Le mot \u00ab\u00a0crise\u00a0\u00bb traduit l\u2019id\u00e9e d\u2019un changement d\u2019\u00e9tat, d\u2019un accident de parcours dans une \u00e9volution g\u00e9n\u00e9rale qui resterait inchang\u00e9e. Selon Cohen (2013, p. 9), la crise est aussi un r\u00e9v\u00e9lateur tr\u00e8s utile des dysfonctionnements des syst\u00e8mes et des difficult\u00e9s. Elle hante donc notre vie quotidienne. La typologie des crises permet de voir qu\u2019elles concernent tous les secteurs de la vie. On aura donc des crises \u00e9conomiques, des crises sociales contemporaines, des crises politiques, des crises d\u2019identit\u00e9s, des crises s\u00e9curitaires, des crises constitutionnelles, des crises des relations internationales, etc.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Du point de vue sociologique, la crise renvoie \u00e0 la situation anomique de perturbations affectant finalement le syst\u00e8me social dans son ensemble (Tourneux, 2016). Cela peut commencer par des dysfonctionnements graves, catastrophiques au sens technique, d\u2019un sous-syst\u00e8me de la soci\u00e9t\u00e9 \u2013 par exemple, le syst\u00e8me de l\u2019emploi, celui de l\u2019\u00e9ducation ou celui de la redistribution. Du point de vue \u00e9conomique, la crise serait un moment o\u00f9 l\u2019\u00e9conomie pr\u00e9sente des indicateurs n\u00e9gatifs, ayant une contraction au niveau des activit\u00e9s, de hauts niveaux de ch\u00f4mage et l\u2019augmentation de la pauvret\u00e9. La crise du politique, quant \u00e0 elle, est la situation de conflit qui menace la continuit\u00e9 d\u2019un gouvernement. La crise l\u2019\u00c9tat, aujourd\u2019hui, se manifeste par l\u2019effritement du principe de la souverainet\u00e9 \u00e9tatique. Face \u00e0 la mondialisation des \u00e9changes, \u00e0 la r\u00e9gionalisation, \u00e0 l\u2019emprise des organisations internationales et au mouvement de construction communautaire, aux interventions d\u2019humanitaires, \u00e0 l\u2019\u00e9mergence de nouveaux probl\u00e8mes mondiaux, le mod\u00e8le d\u2019un pouvoir absolu et ind\u00e9pendant des \u00c9tats serait inad\u00e9quat.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La globalisation, caract\u00e9ris\u00e9e entre autres, par la crise des th\u00e9ories et des mod\u00e8les de d\u00e9veloppement, emm\u00e8ne aujourd\u2019hui plus que par le pass\u00e9, les acteurs et actrices de d\u00e9veloppement \u00e0 s\u2019interroger sur son impact sur la gouvernance et sur la vie des populations. Les crises sont des moments de bouleversement affectant des syst\u00e8mes jusque-l\u00e0 coh\u00e9rents. Ces moments sont diagnostiqu\u00e9s aujourd\u2019hui \u00e0 tous les niveaux de la vie moderne autant individuelle que soci\u00e9tale (Barus-Michel et Dorna, 2009). Ils traduisent un changement majeur touchant une des grandes dimensions de la vie sociale et ayant souvent une dimension spirituelle\u00a0: crise de civilisation (Hazard, 1680-1715), crise morale, crise de la culture (Arendt, 1972), crise de l\u2019\u00e9ducation (Arendt, 2009), crise des g\u00e9n\u00e9rations, crise de la modernit\u00e9 (Ricoeur, 1988). Bref, il y a crise lorsqu\u2019un ordre immuable depuis longtemps et accept\u00e9 par tous et par toutes semble menac\u00e9 d\u2019effondrement, de d\u00e9clin ou de r\u00e9volution.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">Les angles d\u2019attaque des auteurs et autrices de ce num\u00e9ro<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Au-del\u00e0 du caract\u00e8re polys\u00e9mique, qu\u2019est-ce qui distingue les crises d\u2019aujourd\u2019hui de celles d\u2019hier? Quels facteurs permettent-ils de comprendre la recrudescence des crises aujourd\u2019hui? Quelles seront les crises de demain? Peut-on pr\u00e9voir les crises de demain? Certains environnements ou milieux sont-ils davantage enclins aux crises que d\u2019autres? Les crises sont-elles finalement une fatalit\u00e9 ou la marque d\u2019un monde qui respire? \u00c0 partir de quel(s) seuil(s) une crise devient-elle redoutable?<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Toutes les analyses contenues dans ce deuxi\u00e8me num\u00e9ro du premier volume d\u2019<em>Adilaaku<\/em> entendent apporter ce d\u00e9bat aux lecteurs et lectrices de mani\u00e8re intelligente et modeste. Les contributions sont significatives et r\u00e9pondent, d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre, \u00e0 ces diff\u00e9rentes interrogations, notamment sur les aspects \u00e9conomiques et sociopolitiques. Les auteurs et autrices qui ont men\u00e9 la r\u00e9flexion sont\u00a0: <strong>Ren\u00e9 Lionel Brice Molo Zogo<\/strong>, <strong>Hermann Nanan Lekogmo<\/strong>, <strong>Bertrand-Michel Mahini<\/strong>, <strong>Daouda Sakinatou<\/strong>, <strong>Jos\u00e9 Donadoni Manga Kalniga<\/strong>, <strong>Bayie Kamanda Anyi Mukep Massa<\/strong>, <strong>Serges Fr\u00e9d\u00e9ric Mboumegne Dzesseu<\/strong>, <strong>Pregnon Claude Nahi<\/strong> et <strong>Miraille Cl\u00e9mence Mawa<\/strong>. Le comit\u00e9 de r\u00e9daction de la revue <em>Adilaaku<\/em> a pris plaisir \u00e0 accueillir les textes.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/h2>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Arendt, Hannah. 1972. <em>La crise de la culture<\/em>. Paris: Gallimard.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Arendt, Franck. 2009. <em>Lectures contemporaines de la crise de l\u2019\u00e9ducation<\/em>. Paris: L\u2019Harmattan.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Barus-Michel, Jacqueline et Dorna, Alexandre. 2009. Introduction au dossier crises. <em>Les Cahiers de psychologie politique<\/em>, <em>14<\/em>.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Cohen, \u00c9lie. 2013. <em>Crise ou changement de mod\u00e8le?<\/em>. Paris: La Documentation Fran\u00e7aise.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Hazard, Paul. 1934. <em>Crise de la conscience europ\u00e9enne<\/em> <em>(1680-1715)<\/em>. Paris: Bovin.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Nouazi Kemkeng, Carole Val\u00e9rie. 2019. \u00c0 propos de la crise des crit\u00e8res de d\u00e9finition de l\u2019\u00c9tat en droit international contemporain. <em>Adilaaku.<\/em> <em>Droit, soci\u00e9t\u00e9 et politique en Afrique,<\/em> 1 (1), 7-13.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Ricoeur, Paul. 1988. La crise : un ph\u00e9nom\u00e8ne sp\u00e9cifiquement moderne?. <em>Revue de th\u00e9ologie et de philosophie<\/em>, <em>3<\/em>, 1-19.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Tourneux, Odile. 2016. La crise de la souverainet\u00e9 contemporaine. Association belge de science politique.\r\n<a href=\"http:\/\/www.absp.be\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/La-crise-de-la-souverainete%CC%81-contemporaine_Odile-Tourneux.pdf\">http:\/\/www.absp.be\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/La-crise-de-la-souverainete%CC%81-contemporaine_Odile-Tourneux.pdf<\/a><\/p>","rendered":"<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Type de texte&nbsp;: <\/strong>\u00c9ditorial<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Ce deuxi\u00e8me num\u00e9ro d\u2019<em>Adilaaku <\/em>sur les \u00ab Crises contemporaines \u00bb s\u2019inscrit dans la continuit\u00e9 du premier<a class=\"footnote\" title=\"Avertissement: cette pr\u00e9sentation reprend quelques aspects de mon texte \u00ab \u00c0 propos de la crise des crit\u00e8res de d\u00e9finition de l\u2019\u00c9tat en droit international contemporain \u00bb paru dans Adilaaku, volume 1, num\u00e9ro 1.\" id=\"return-footnote-330-1\" href=\"#footnote-330-1\" aria-label=\"Footnote 1\"><sup class=\"footnote\">[1]<\/sup><\/a>. Le dossier th\u00e9matique, dans son ensemble, approche le probl\u00e8me de la coh\u00e9sion et de la stabilit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat-nation aujourd\u2019hui dans un contexte travers\u00e9 par la mont\u00e9e en puissance des revendications identitaires, par la crise des fronti\u00e8res, par le \u00ab choc des civilisations \u00bb. Du premier au deuxi\u00e8me num\u00e9ro, les contributions qui y sont r\u00e9unies admettent que l\u2019interd\u00e9pendance entre les concepts de R\u00e9publique et de nation s\u2019effrite in\u00e9luctablement. Le questionnement sur la nation aujourd\u2019hui, puis sur celui des crises contemporaines, n\u2019est pas d\u00e9pourvu de tout lien.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">La crise, un concept en crise?<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Au regard du contexte actuel, national ou international, o\u00f9 tout est en crise, \u00e0 commencer par la notion de crise elle-m\u00eame, il faut dire que la \u00ab\u00a0crise\u00a0\u00bb<em>\u00a0<\/em>est une notion si englobante qu\u2019il devient plus facile d\u2019\u00e9num\u00e9rer ce qui n\u2019est pas en crise que ce qui l\u2019est. La d\u00e9finition la plus g\u00e9n\u00e9rale qu\u2019on puisse en donner est la rupture brusque d\u2019un ordre consid\u00e9r\u00e9 comme normal (consid\u00e9r\u00e9, car il n\u2019y a, au final, rien de plus normal que d\u2019aller de crise en crise). Le mot \u00ab\u00a0crise\u00a0\u00bb traduit l\u2019id\u00e9e d\u2019un changement d\u2019\u00e9tat, d\u2019un accident de parcours dans une \u00e9volution g\u00e9n\u00e9rale qui resterait inchang\u00e9e. Selon Cohen (2013, p. 9), la crise est aussi un r\u00e9v\u00e9lateur tr\u00e8s utile des dysfonctionnements des syst\u00e8mes et des difficult\u00e9s. Elle hante donc notre vie quotidienne. La typologie des crises permet de voir qu\u2019elles concernent tous les secteurs de la vie. On aura donc des crises \u00e9conomiques, des crises sociales contemporaines, des crises politiques, des crises d\u2019identit\u00e9s, des crises s\u00e9curitaires, des crises constitutionnelles, des crises des relations internationales, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Du point de vue sociologique, la crise renvoie \u00e0 la situation anomique de perturbations affectant finalement le syst\u00e8me social dans son ensemble (Tourneux, 2016). Cela peut commencer par des dysfonctionnements graves, catastrophiques au sens technique, d\u2019un sous-syst\u00e8me de la soci\u00e9t\u00e9 \u2013 par exemple, le syst\u00e8me de l\u2019emploi, celui de l\u2019\u00e9ducation ou celui de la redistribution. Du point de vue \u00e9conomique, la crise serait un moment o\u00f9 l\u2019\u00e9conomie pr\u00e9sente des indicateurs n\u00e9gatifs, ayant une contraction au niveau des activit\u00e9s, de hauts niveaux de ch\u00f4mage et l\u2019augmentation de la pauvret\u00e9. La crise du politique, quant \u00e0 elle, est la situation de conflit qui menace la continuit\u00e9 d\u2019un gouvernement. La crise l\u2019\u00c9tat, aujourd\u2019hui, se manifeste par l\u2019effritement du principe de la souverainet\u00e9 \u00e9tatique. Face \u00e0 la mondialisation des \u00e9changes, \u00e0 la r\u00e9gionalisation, \u00e0 l\u2019emprise des organisations internationales et au mouvement de construction communautaire, aux interventions d\u2019humanitaires, \u00e0 l\u2019\u00e9mergence de nouveaux probl\u00e8mes mondiaux, le mod\u00e8le d\u2019un pouvoir absolu et ind\u00e9pendant des \u00c9tats serait inad\u00e9quat.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La globalisation, caract\u00e9ris\u00e9e entre autres, par la crise des th\u00e9ories et des mod\u00e8les de d\u00e9veloppement, emm\u00e8ne aujourd\u2019hui plus que par le pass\u00e9, les acteurs et actrices de d\u00e9veloppement \u00e0 s\u2019interroger sur son impact sur la gouvernance et sur la vie des populations. Les crises sont des moments de bouleversement affectant des syst\u00e8mes jusque-l\u00e0 coh\u00e9rents. Ces moments sont diagnostiqu\u00e9s aujourd\u2019hui \u00e0 tous les niveaux de la vie moderne autant individuelle que soci\u00e9tale (Barus-Michel et Dorna, 2009). Ils traduisent un changement majeur touchant une des grandes dimensions de la vie sociale et ayant souvent une dimension spirituelle\u00a0: crise de civilisation (Hazard, 1680-1715), crise morale, crise de la culture (Arendt, 1972), crise de l\u2019\u00e9ducation (Arendt, 2009), crise des g\u00e9n\u00e9rations, crise de la modernit\u00e9 (Ricoeur, 1988). Bref, il y a crise lorsqu\u2019un ordre immuable depuis longtemps et accept\u00e9 par tous et par toutes semble menac\u00e9 d\u2019effondrement, de d\u00e9clin ou de r\u00e9volution.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Les angles d\u2019attaque des auteurs et autrices de ce num\u00e9ro<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Au-del\u00e0 du caract\u00e8re polys\u00e9mique, qu\u2019est-ce qui distingue les crises d\u2019aujourd\u2019hui de celles d\u2019hier? Quels facteurs permettent-ils de comprendre la recrudescence des crises aujourd\u2019hui? Quelles seront les crises de demain? Peut-on pr\u00e9voir les crises de demain? Certains environnements ou milieux sont-ils davantage enclins aux crises que d\u2019autres? Les crises sont-elles finalement une fatalit\u00e9 ou la marque d\u2019un monde qui respire? \u00c0 partir de quel(s) seuil(s) une crise devient-elle redoutable?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Toutes les analyses contenues dans ce deuxi\u00e8me num\u00e9ro du premier volume d\u2019<em>Adilaaku<\/em> entendent apporter ce d\u00e9bat aux lecteurs et lectrices de mani\u00e8re intelligente et modeste. Les contributions sont significatives et r\u00e9pondent, d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre, \u00e0 ces diff\u00e9rentes interrogations, notamment sur les aspects \u00e9conomiques et sociopolitiques. Les auteurs et autrices qui ont men\u00e9 la r\u00e9flexion sont\u00a0: <strong>Ren\u00e9 Lionel Brice Molo Zogo<\/strong>, <strong>Hermann Nanan Lekogmo<\/strong>, <strong>Bertrand-Michel Mahini<\/strong>, <strong>Daouda Sakinatou<\/strong>, <strong>Jos\u00e9 Donadoni Manga Kalniga<\/strong>, <strong>Bayie Kamanda Anyi Mukep Massa<\/strong>, <strong>Serges Fr\u00e9d\u00e9ric Mboumegne Dzesseu<\/strong>, <strong>Pregnon Claude Nahi<\/strong> et <strong>Miraille Cl\u00e9mence Mawa<\/strong>. Le comit\u00e9 de r\u00e9daction de la revue <em>Adilaaku<\/em> a pris plaisir \u00e0 accueillir les textes.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/h2>\n<p class=\"hanging-indent\">Arendt, Hannah. 1972. <em>La crise de la culture<\/em>. Paris: Gallimard.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Arendt, Franck. 2009. <em>Lectures contemporaines de la crise de l\u2019\u00e9ducation<\/em>. Paris: L\u2019Harmattan.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Barus-Michel, Jacqueline et Dorna, Alexandre. 2009. Introduction au dossier crises. <em>Les Cahiers de psychologie politique<\/em>, <em>14<\/em>.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Cohen, \u00c9lie. 2013. <em>Crise ou changement de mod\u00e8le?<\/em>. Paris: La Documentation Fran\u00e7aise.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Hazard, Paul. 1934. <em>Crise de la conscience europ\u00e9enne<\/em> <em>(1680-1715)<\/em>. Paris: Bovin.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Nouazi Kemkeng, Carole Val\u00e9rie. 2019. \u00c0 propos de la crise des crit\u00e8res de d\u00e9finition de l\u2019\u00c9tat en droit international contemporain. <em>Adilaaku.<\/em> <em>Droit, soci\u00e9t\u00e9 et politique en Afrique,<\/em> 1 (1), 7-13.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Ricoeur, Paul. 1988. La crise : un ph\u00e9nom\u00e8ne sp\u00e9cifiquement moderne?. <em>Revue de th\u00e9ologie et de philosophie<\/em>, <em>3<\/em>, 1-19.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Tourneux, Odile. 2016. La crise de la souverainet\u00e9 contemporaine. Association belge de science politique.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.absp.be\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/La-crise-de-la-souverainete%CC%81-contemporaine_Odile-Tourneux.pdf\">http:\/\/www.absp.be\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/La-crise-de-la-souverainete%CC%81-contemporaine_Odile-Tourneux.pdf<\/a><\/p>\n<hr class=\"metaauthorline\" \/>\n<div class=\"metadata metaauthor\">\n<p class=\"justify\" data-type=\"author\"><strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/contributors\/carole-valerie-nouazi-kemkeng\">Carole Val\u00e9rie NOUAZI KEMKENG<\/a><\/strong><br \/>Titulaire d\u2019un doctorat\/Ph.D en droit public, Carole Val\u00e9rie Nouazi Kemkeng est ma\u00eetre de recherche et chef de D\u00e9partement des \u00e9tudes politiques et juridiques au Centre national d\u2019\u00e9ducation du Minist\u00e8re de la recherche scientifique et de l\u2019innovation (Cameroun).<br \/>\nContact : nouazi.carole@gmail.com<br \/>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"before-footnotes clear\" \/><div class=\"footnotes\"><ol><li id=\"footnote-330-1\"><strong>Avertissement<\/strong>: cette pr\u00e9sentation reprend quelques aspects de mon texte \u00ab \u00c0 propos de la crise des crit\u00e8res de d\u00e9finition de l\u2019\u00c9tat en droit international contemporain \u00bb paru dans <em>Adilaaku<\/em>, volume 1, num\u00e9ro 1. <a href=\"#return-footnote-330-1\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 1\">&crarr;<\/a><\/li><\/ol><\/div>","protected":false},"author":11,"menu_order":1,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":["carole-valerie-nouazi-kemkeng"],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[100],"license":[],"class_list":["post-330","chapter","type-chapter","status-web-only","hentry","contributor-carole-valerie-nouazi-kemkeng"],"part":156,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/330","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"version-history":[{"count":22,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/330\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":725,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/330\/revisions\/725"}],"part":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/156"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/330\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=330"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=330"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=330"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=330"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}