{"id":475,"date":"2020-02-03T12:52:28","date_gmt":"2020-02-03T06:52:28","guid":{"rendered":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/?post_type=chapter&#038;p=475"},"modified":"2021-11-02T14:18:10","modified_gmt":"2021-11-02T13:18:10","slug":"volume-2-numero-2-paix-temps-et-territoires-a-lere-des-dynamiques-contemporaines","status":"web-only","type":"chapter","link":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/texte\/volume-2-numero-2-paix-temps-et-territoires-a-lere-des-dynamiques-contemporaines\/","title":{"rendered":"Appel volume 2, num\u00e9ro 2 : \u00ab Paix, temps et territoires \u00e0 l\u2019\u00e8re des dynamiques contemporaines \u00bb"},"content":{"raw":"<h2 style=\"text-align: center\">Dossier coordonn\u00e9 par Erick SOURNA LOUMTOUANG (MINRESI) &amp; Alphonse Zozime TAMEKAMTA (Centre Africain de Recherche pour la Paix et le D\u00e9veloppement Durable)<\/h2>\r\n<h2>Pr\u00e9sentation<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La <strong>paix<\/strong> constitue un id\u00e9al social et politique qui traduit non seulement une absence de perturbation, d\u2019agitation ou de conflit, mais aussi un \u00e9tat de s\u00e9curit\u00e9. Elle est la ressource qui fait le plus d\u00e9faut dans ce monde \u00ab\u00a0d\u2019inimiti\u00e9\u00a0\u00bb (Mbembe, 2016). Nous sommes donc des \u00ab\u00a0mendiants de la paix\u00a0\u00bb (Biya, 2017),\u00a0\u00e0 en croire le Chef de l\u2019\u00c9tat camerounais. Car, les projets aaronien (Aaron, 1962) de paix perp\u00e9tuelle semblent \u00eatre tomb\u00e9s en d\u00e9su\u00e9tude depuis la p\u00e9riode post-guerre froide. Les guerres d\u2019intervention sous fond de d\u00e9mocratisation et de lutte contre le terrorisme, le g\u00e9nocide rwandais et bien d\u2019autres conflits inscrivent, comme le reconna\u00eet Bertrand Badie (2016, p.\u00a011), la guerre comme fondement de notre modernit\u00e9. La paix est donc en ce moment la chose du monde la moins partag\u00e9e alors qu\u2019elle est, pour la plupart des \u00c9tats au monde, une condition <em>sine qua non <\/em>de la survie de l\u2019humanit\u00e9 et de tout d\u00e9veloppement durable (Biya, 2017).\u00a0 Quel est le rapport de la paix au temps et \u00e0 l\u2019espace\u00a0? Est-ce que la paix est per\u00e7ue ou construite de la m\u00eame fa\u00e7on selon les espaces\u00a0? Quel est l\u2019effet de l\u2019espace sur la paix\u00a0? <em>Quid<\/em> des consid\u00e9rations id\u00e9ologiques, culturelles rattach\u00e9es \u00e0 ces espaces\u00a0?<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Au sujet du rapport du conflit \u00e0 l\u2019espace, on peut aussi bien questionner les conflits dans un espace d\u00e9termin\u00e9 ou engendr\u00e9 par la lutte pour un espace, la temporalit\u00e9 particuli\u00e8re de cet espace, les raisons du conflit selon les espaces et les temporalit\u00e9s, etc. Au-del\u00e0 du questionnement sur la mani\u00e8re dont la signification de la paix peut varier ou varie dans le temps et dans l\u2019espace, avec la pression temporelle qui se fait ressentir dans plusieurs domaines et la logique de recherche de continuit\u00e9s spatiales, il y a aujourd\u2019hui un s\u00e9rieux enjeu de ma\u00eetrise du temps et de l\u2019espace. Une approche qui serait sans doute utile \u00e0 la pr\u00e9servation des rationalit\u00e9s qui sous-tendent l\u2019id\u00e9al de paix. Plus la mondialisation \u00e9conomique gagne du terrain, plus le local retrouve son sens, plus l\u2019urgence s\u2019impose, plus la ma\u00eetrise du temps long devient n\u00e9cessaire\u00a0; plus la fragmentation et le zapping triomphent, plus on recherche la continuit\u00e9 et la permanence (Gwiazdzinski, 2012, p.\u00a084).<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le <strong>temps<\/strong> a toujours suscit\u00e9 l\u2019angoisse chez l\u2019homme en tant que substratum de l\u2019ensemble des consid\u00e9rations li\u00e9es \u00e0 l\u2019existence m\u00eame. Le temps est pluriel, il affecte tout. Il est aussi polys\u00e9mique et change\u00a0; les temps changent, peut-on dire sous un autre angle. Il existe diverses temporalit\u00e9s insinu\u00e9es par l\u2019observation des r\u00e9alit\u00e9s ou des ph\u00e9nom\u00e8nes juridiques, sociaux, \u00e9conomiques, etc. Notre \u00e9poque est en train de vivre une mutation radicale de son rapport au temps (Aubert, 2010) qui s\u2019inscrit dans une vision \u00ab\u00a0hypermoderne\u00a0\u00bb. Le temps est l\u2019objet privil\u00e9gi\u00e9 de l\u2019historien, son instrument de travail \u00e0 travers la chronologie. Il est l\u2019indicateur des transformations qui affectent le monde vivant, humain, animal et min\u00e9ralogique, etc. Per\u00e7u \u00e0 diverses \u00e9chelles, le temps peut \u00eatre s\u00e9quenc\u00e9 selon une vision duale. Le \u00ab\u00a0temps long\u00a0\u00bb comme l\u2019appr\u00e9hende Braudel (1999) est un temps min\u00e9ralogique et le \u00ab\u00a0temps court\u00a0\u00bb qu\u2019il qualifie de temps propice \u00e0 la r\u00e9daction de l\u2019histoire de souffle court est \u00e9galement important dans l\u2019appr\u00e9hension des changements \u00e0 l\u2019\u00e9chelle plan\u00e9taire. Il s\u2019agit ainsi de concevoir le temps dans son acception la plus complexe en associant \u00e0 la fois les temps long et court. Se poser la question du temps est important au regard de l\u2019accentuation des pressions temporelles qui affecte tous les aspects de la vie de l\u2019homme. L\u2019\u00e9tat d\u2019anxi\u00e9t\u00e9 contemporaine sur le temps \u00e0 l\u2019aune de la succession complexe des mouvements d\u2019acc\u00e9l\u00e9ration (changement, progr\u00e8s, etc.) et de d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration (adaptation\u2026) qui justifient la sensibilit\u00e9 au temps s\u2019impose au regard de l\u2019\u00e9vidente multiplicit\u00e9 des perspectives des changements globaux (\u00e9conomiques, sociaux, politiques, etc.) et de la variabilit\u00e9 des perceptions des logiques temporelles.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019<strong>espace<\/strong> est aussi le territoire plus ou moins mat\u00e9riel ou immat\u00e9riel, \u00e9tendu dans le cadre duquel un ensemble ou sous-ensemble de r\u00e8gles est destin\u00e9 \u00e0 s\u2019appliquer (Drago, cit\u00e9 par Terr\u00e9, 2015, p.\u00a0418). La d\u00e9limitation des espaces (terrestre, maritime ou a\u00e9rien) a toujours \u00e9t\u00e9 un enjeu du droit international faisant l\u2019objet des rivalit\u00e9s et de contentieux entre \u00c9tats. Cicatrice laiss\u00e9e par l\u2019histoire, la fronti\u00e8re int\u00e9resse le juriste entre autres. Le territoire\u00a0se transforme et se recompose en permanence entre continuit\u00e9 (succession d\u2019\u00c9tats, etc.) et fragmentation\u00a0(la fin des territoires, Badie, 2013), territoires polychromiques, territoires ouverts \u00e0 la mondialisation avec l\u2019expansion des NTIC. \u00c0 l\u2019heure o\u00f9 la consid\u00e9ration de la proximit\u00e9 s\u2019amplifie et se diversifie, le local s\u2019affirme de m\u00eame que l\u2019actualit\u00e9 des conflits territoriaux (en contexte africain). L\u2019obsession du territoire (Scelle, 1958, p.\u00a0347) constitue un d\u00e9fi majeur pour la consolidation de la paix. Il se pose la n\u00e9cessit\u00e9 de ma\u00eetriser le territoire tant la profondeur des territoires semble nous \u00e9chapper, ce qui complique la lecture du rapport au temps et perturbe les rationalit\u00e9s de l\u2019id\u00e9al de paix. Les diff\u00e9rentes transformations du monde \u00e0 travers l\u2019influence du processus de mondialisation affectent les territoires. Ces mutations prot\u00e9iformes ne peuvent plus simplement \u00eatre lues dans le sens restreint du territoire, mais \u00e9galement dans une perspective des spatialit\u00e9s en contact. Ce qui dans le contexte actuel impose un changement d\u2019\u00e9chelle dans l\u2019analyse et l\u2019imbrication de ces trois notions. L\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e9tant de mettre en musique les interactions, positives et n\u00e9gatives, entre la Paix qui \u00e9volue dans le temps et se situe dans un territoire lui-m\u00eame dynamique et portant en lui les g\u00e8nes pacifiques et conflictuels.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Articuler dans ce dossier th\u00e9matique les notions de paix, temps et territoire rel\u00e8ve tout d\u2019abord d\u2019un souci de cr\u00e9er entre elles une coh\u00e9rence et de rendre ensuite plus lisible les mutations contemporaines. Il s\u2019agit davantage de diagnostiquer leur interconnexion \u00e0 l\u2019aune des dynamiques contemporaines fortes d\u2019am\u00e9nagement, de transformation et de recomposition. Aussi comment cette valeur participe-t-elle \u00e0 la (re)construction et\/ou \u00e0 la red\u00e9finition des temporalit\u00e9s et des espaces\u00a0? Comment se pense la paix dans les territoires depuis le d\u00e9but du XXIe si\u00e8cle\u00a0? Y a-t-il pendant la p\u00e9riode X plus de guerres ou plus de paix que pendant la p\u00e9riode Y ? Y a-t-il davantage de paix ou non dans telle r\u00e9gion du monde compar\u00e9e \u00e0 telle autre ? Au-del\u00e0 de la d\u00e9marche qui consiste \u00e0 am\u00e9nager le temps afin d\u2019exercer un effet sur l\u2019occupation de l\u2019espace ou encore l\u2019am\u00e9nagement du territoire afin de r\u00e9pondre aux pr\u00e9occupations du temps, il serait aussi question de d\u00e9terminer comment la dynamique du temps et de l\u2019espace influe sur la pr\u00e9vention, la promotion, et la consolidation du paradigme de la paix.<\/p>\r\n\r\n<h2>Axes de r\u00e9flexion<\/h2>\r\n<strong>Axe n\u00b01 : Conflits et paix d\u2019hier \u00e0 aujourd\u2019hui\u00a0 <\/strong>\r\n<ul>\r\n \t<li>Les menaces \u00e0 la paix (int\u00e9rieures et ext\u00e9rieures)<\/li>\r\n \t<li>La probl\u00e9matique de la paix et de la s\u00e9curit\u00e9 au Cameroun<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<strong>Axe n\u00b02 : \u00c9tats, fronti\u00e8res et s\u00e9curit\u00e9 en Afrique<\/strong>\r\n<ul>\r\n \t<li>La territorialit\u00e9 et la souverainet\u00e9 des \u00c9tats<\/li>\r\n \t<li>La mort des territoires \u00e0 l\u2019\u00e8re de la mondialisation<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<strong>Axe n\u00b03 : Acteurs et dispositifs de promotion de la paix<\/strong>\r\n<ul>\r\n \t<li>La paix comme facteur de s\u00e9curisation du processus \u00e9lectoral<\/li>\r\n \t<li>Les m\u00e9canismes de promotion de la paix<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<strong>Axe n\u00b04 : Paix, justice socio\u00e9conomique et s\u00e9curit\u00e9 humaine<\/strong>\r\n<ul>\r\n \t<li>La paix par la justice (justice humaine, justice socio\u00e9conomique, etc.)<\/li>\r\n \t<li>Les institutions internationales et la r\u00e9alisation de la paix<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<strong>Axe n\u00b05 : L\u2019\u00e9mergence de menaces hybrides de la paix<\/strong>\r\n<ul>\r\n \t<li>L\u2019\u00c9tat face aux menaces internationales<\/li>\r\n \t<li>Internet, mondialisation, nouvelles vuln\u00e9rabilit\u00e9s et possibilit\u00e9s d\u2019op\u00e9rations de d\u00e9stabilisation, etc.<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<strong>Axe n\u00b06 :\u00a0Construire la paix : repenser les approches de stabilisation<\/strong>\r\n<ul>\r\n \t<li>Culture de la paix, pr\u00e9vention et gestion des conflits<\/li>\r\n \t<li>La paix, fondement d\u2019un d\u00e9veloppement durable<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<h2>Conditions de soumission<\/h2>\r\nLa revue <em>Adilaaku<\/em> publie exclusivement en langue fran\u00e7aise, mais peut exceptionnellement admettre des textes en anglais ou en d\u2019autres langues si elle dispose d\u2019une ressource humaine circonstancielle pour les \u00e9valuer et les r\u00e9viser. Elle pratique l\u2019\u00e9valuation par les pair-e-s (<em>peer-review<\/em>) et dispose d\u2019une politique antiplagiat arrim\u00e9e \u00e0 celle du <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/\">Grenier des savoirs<\/a>. Les r\u00e9sum\u00e9s ainsi que les textes d\u00e9finitifs seront exclusivement soumis en ligne \u00e0 l\u2019adresse suivante\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/texte\/appel-volume-2-numero-1-legislation-penale-et-rapports-sociaux-en-afrique\/blank\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/formulaire\/<\/a>\r\n\r\nAvant l\u2019envoi des textes d\u00e9finitifs, les auteurs et autrices sont pri\u00e9-e-s de t\u00e9l\u00e9charger la <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/instruction\/\">feuille de style<\/a> et de respecter scrupuleusement les normes de pr\u00e9sentation qu\u2019ils ou elles trouveront \u00e0 cette adresse\u00a0:\r\n\r\n<a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/politiques\/instruction-aux-auteurs-et-aux-autrices\/\">https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/politiques\/instruction-aux-auteurs-et-aux-autrices\/<\/a>\r\n<h2>Calendrier<\/h2>\r\nOuverture de l\u2019appel\u00a0: 3 f\u00e9vrier 2020\r\n\r\n<strong>Date limite de r\u00e9ception des r\u00e9sum\u00e9s (<\/strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/formulaire\/\"><strong>en ligne uniquement<\/strong><\/a><strong>) : 27 avril 2020<\/strong>\r\n\r\nR\u00e9ponse aux auteurs et autrices apr\u00e8s \u00e9valuation de la proposition : 20 mai 2020\r\n\r\nR\u00e9ception des textes complets (<a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/formulaire\/\">en ligne uniquement<\/a>) : 20 ao\u00fbt 2020\r\n\r\nPublication du volume : 30 novembre 2020\r\n<h2><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/politiques\/comite-de-redaction\/\">Comit\u00e9 de r\u00e9daction<\/a><\/h2>\r\n<h2><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/politiques\/comite-scientifique-et-politique-devaluation\/\">Comit\u00e9 scientifique<\/a><\/h2>\r\n<h2 class=\"hanging-indent\"><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/h2>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Aaron, Raymond. 1962. <em>Paix et guerre entre les nations<\/em>. Paris\u00a0: Calmann Levy.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Badie, Bertrand. 2013. <em>La fin des territoires<\/em>. Paris\u00a0: CNRS \u00c9ditions<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Badie, Bertrand. 2016. Guerres d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui. Dans Badie, Bertrand et Vidal, Dominique, <em>Nouvelles guerres. Comprendre les conflits au XXIe si\u00e8cle<\/em> (p. 11-25). Paris\u00a0: La D\u00e9couverte.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Biya, Paul. 2017. Extrait de la d\u00e9claration prononc\u00e9e lors de la 72\u00e8me session de l\u2019Assembl\u00e9e G\u00e9n\u00e9rale des Nations Unies, New York, 13 septembre - 24 d\u00e9cembre, p. 2.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Braudel, Fernand. 1999. <em>La M\u00e9diterran\u00e9e. L\u2019espace et l\u2019histoire<\/em>. Paris\u00a0: Flammarion.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Terr\u00e9, F. 2015. <em>Introduction g\u00e9n\u00e9rale au droit <\/em>(10\u00e8me \u00e9dition). Paris\u00a0: Dalloz.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Mbembe, Achille. 2016. <em>Politiques de l\u2019inimiti\u00e9<\/em>. Paris\u00a0: La D\u00e9couverte.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Scelle, Georges. 1958. Obsession du territoire. Essai d\u2019\u00e9tude r\u00e9aliste du droit international. Dans <em>Symboloe Verzigl<\/em> (p.\u00a0347-361). La Haye\u00a0: La Hague.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Gwiazdzinski, Luc. 2012. Temps et territoires : les pistes de l\u2019hyperchronie. <em>Territoires 2040 : revue d'\u00e9tudes et de prospective <\/em>(p.75-97). Documentation fran\u00e7aise, DATAR. <a href=\"https:\/\/halshs.archives-ouvertes.fr\/halshs-00809369\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">\u27e8halshs-00809369\u27e9<\/a><\/p>","rendered":"<h2 style=\"text-align: center\">Dossier coordonn\u00e9 par Erick SOURNA LOUMTOUANG (MINRESI) &amp; Alphonse Zozime TAMEKAMTA (Centre Africain de Recherche pour la Paix et le D\u00e9veloppement Durable)<\/h2>\n<h2>Pr\u00e9sentation<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">La <strong>paix<\/strong> constitue un id\u00e9al social et politique qui traduit non seulement une absence de perturbation, d\u2019agitation ou de conflit, mais aussi un \u00e9tat de s\u00e9curit\u00e9. Elle est la ressource qui fait le plus d\u00e9faut dans ce monde \u00ab\u00a0d\u2019inimiti\u00e9\u00a0\u00bb (Mbembe, 2016). Nous sommes donc des \u00ab\u00a0mendiants de la paix\u00a0\u00bb (Biya, 2017),\u00a0\u00e0 en croire le Chef de l\u2019\u00c9tat camerounais. Car, les projets aaronien (Aaron, 1962) de paix perp\u00e9tuelle semblent \u00eatre tomb\u00e9s en d\u00e9su\u00e9tude depuis la p\u00e9riode post-guerre froide. Les guerres d\u2019intervention sous fond de d\u00e9mocratisation et de lutte contre le terrorisme, le g\u00e9nocide rwandais et bien d\u2019autres conflits inscrivent, comme le reconna\u00eet Bertrand Badie (2016, p.\u00a011), la guerre comme fondement de notre modernit\u00e9. La paix est donc en ce moment la chose du monde la moins partag\u00e9e alors qu\u2019elle est, pour la plupart des \u00c9tats au monde, une condition <em>sine qua non <\/em>de la survie de l\u2019humanit\u00e9 et de tout d\u00e9veloppement durable (Biya, 2017).\u00a0 Quel est le rapport de la paix au temps et \u00e0 l\u2019espace\u00a0? Est-ce que la paix est per\u00e7ue ou construite de la m\u00eame fa\u00e7on selon les espaces\u00a0? Quel est l\u2019effet de l\u2019espace sur la paix\u00a0? <em>Quid<\/em> des consid\u00e9rations id\u00e9ologiques, culturelles rattach\u00e9es \u00e0 ces espaces\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Au sujet du rapport du conflit \u00e0 l\u2019espace, on peut aussi bien questionner les conflits dans un espace d\u00e9termin\u00e9 ou engendr\u00e9 par la lutte pour un espace, la temporalit\u00e9 particuli\u00e8re de cet espace, les raisons du conflit selon les espaces et les temporalit\u00e9s, etc. Au-del\u00e0 du questionnement sur la mani\u00e8re dont la signification de la paix peut varier ou varie dans le temps et dans l\u2019espace, avec la pression temporelle qui se fait ressentir dans plusieurs domaines et la logique de recherche de continuit\u00e9s spatiales, il y a aujourd\u2019hui un s\u00e9rieux enjeu de ma\u00eetrise du temps et de l\u2019espace. Une approche qui serait sans doute utile \u00e0 la pr\u00e9servation des rationalit\u00e9s qui sous-tendent l\u2019id\u00e9al de paix. Plus la mondialisation \u00e9conomique gagne du terrain, plus le local retrouve son sens, plus l\u2019urgence s\u2019impose, plus la ma\u00eetrise du temps long devient n\u00e9cessaire\u00a0; plus la fragmentation et le zapping triomphent, plus on recherche la continuit\u00e9 et la permanence (Gwiazdzinski, 2012, p.\u00a084).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le <strong>temps<\/strong> a toujours suscit\u00e9 l\u2019angoisse chez l\u2019homme en tant que substratum de l\u2019ensemble des consid\u00e9rations li\u00e9es \u00e0 l\u2019existence m\u00eame. Le temps est pluriel, il affecte tout. Il est aussi polys\u00e9mique et change\u00a0; les temps changent, peut-on dire sous un autre angle. Il existe diverses temporalit\u00e9s insinu\u00e9es par l\u2019observation des r\u00e9alit\u00e9s ou des ph\u00e9nom\u00e8nes juridiques, sociaux, \u00e9conomiques, etc. Notre \u00e9poque est en train de vivre une mutation radicale de son rapport au temps (Aubert, 2010) qui s\u2019inscrit dans une vision \u00ab\u00a0hypermoderne\u00a0\u00bb. Le temps est l\u2019objet privil\u00e9gi\u00e9 de l\u2019historien, son instrument de travail \u00e0 travers la chronologie. Il est l\u2019indicateur des transformations qui affectent le monde vivant, humain, animal et min\u00e9ralogique, etc. Per\u00e7u \u00e0 diverses \u00e9chelles, le temps peut \u00eatre s\u00e9quenc\u00e9 selon une vision duale. Le \u00ab\u00a0temps long\u00a0\u00bb comme l\u2019appr\u00e9hende Braudel (1999) est un temps min\u00e9ralogique et le \u00ab\u00a0temps court\u00a0\u00bb qu\u2019il qualifie de temps propice \u00e0 la r\u00e9daction de l\u2019histoire de souffle court est \u00e9galement important dans l\u2019appr\u00e9hension des changements \u00e0 l\u2019\u00e9chelle plan\u00e9taire. Il s\u2019agit ainsi de concevoir le temps dans son acception la plus complexe en associant \u00e0 la fois les temps long et court. Se poser la question du temps est important au regard de l\u2019accentuation des pressions temporelles qui affecte tous les aspects de la vie de l\u2019homme. L\u2019\u00e9tat d\u2019anxi\u00e9t\u00e9 contemporaine sur le temps \u00e0 l\u2019aune de la succession complexe des mouvements d\u2019acc\u00e9l\u00e9ration (changement, progr\u00e8s, etc.) et de d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration (adaptation\u2026) qui justifient la sensibilit\u00e9 au temps s\u2019impose au regard de l\u2019\u00e9vidente multiplicit\u00e9 des perspectives des changements globaux (\u00e9conomiques, sociaux, politiques, etc.) et de la variabilit\u00e9 des perceptions des logiques temporelles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019<strong>espace<\/strong> est aussi le territoire plus ou moins mat\u00e9riel ou immat\u00e9riel, \u00e9tendu dans le cadre duquel un ensemble ou sous-ensemble de r\u00e8gles est destin\u00e9 \u00e0 s\u2019appliquer (Drago, cit\u00e9 par Terr\u00e9, 2015, p.\u00a0418). La d\u00e9limitation des espaces (terrestre, maritime ou a\u00e9rien) a toujours \u00e9t\u00e9 un enjeu du droit international faisant l\u2019objet des rivalit\u00e9s et de contentieux entre \u00c9tats. Cicatrice laiss\u00e9e par l\u2019histoire, la fronti\u00e8re int\u00e9resse le juriste entre autres. Le territoire\u00a0se transforme et se recompose en permanence entre continuit\u00e9 (succession d\u2019\u00c9tats, etc.) et fragmentation\u00a0(la fin des territoires, Badie, 2013), territoires polychromiques, territoires ouverts \u00e0 la mondialisation avec l\u2019expansion des NTIC. \u00c0 l\u2019heure o\u00f9 la consid\u00e9ration de la proximit\u00e9 s\u2019amplifie et se diversifie, le local s\u2019affirme de m\u00eame que l\u2019actualit\u00e9 des conflits territoriaux (en contexte africain). L\u2019obsession du territoire (Scelle, 1958, p.\u00a0347) constitue un d\u00e9fi majeur pour la consolidation de la paix. Il se pose la n\u00e9cessit\u00e9 de ma\u00eetriser le territoire tant la profondeur des territoires semble nous \u00e9chapper, ce qui complique la lecture du rapport au temps et perturbe les rationalit\u00e9s de l\u2019id\u00e9al de paix. Les diff\u00e9rentes transformations du monde \u00e0 travers l\u2019influence du processus de mondialisation affectent les territoires. Ces mutations prot\u00e9iformes ne peuvent plus simplement \u00eatre lues dans le sens restreint du territoire, mais \u00e9galement dans une perspective des spatialit\u00e9s en contact. Ce qui dans le contexte actuel impose un changement d\u2019\u00e9chelle dans l\u2019analyse et l\u2019imbrication de ces trois notions. L\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e9tant de mettre en musique les interactions, positives et n\u00e9gatives, entre la Paix qui \u00e9volue dans le temps et se situe dans un territoire lui-m\u00eame dynamique et portant en lui les g\u00e8nes pacifiques et conflictuels.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Articuler dans ce dossier th\u00e9matique les notions de paix, temps et territoire rel\u00e8ve tout d\u2019abord d\u2019un souci de cr\u00e9er entre elles une coh\u00e9rence et de rendre ensuite plus lisible les mutations contemporaines. Il s\u2019agit davantage de diagnostiquer leur interconnexion \u00e0 l\u2019aune des dynamiques contemporaines fortes d\u2019am\u00e9nagement, de transformation et de recomposition. Aussi comment cette valeur participe-t-elle \u00e0 la (re)construction et\/ou \u00e0 la red\u00e9finition des temporalit\u00e9s et des espaces\u00a0? Comment se pense la paix dans les territoires depuis le d\u00e9but du XXIe si\u00e8cle\u00a0? Y a-t-il pendant la p\u00e9riode X plus de guerres ou plus de paix que pendant la p\u00e9riode Y ? Y a-t-il davantage de paix ou non dans telle r\u00e9gion du monde compar\u00e9e \u00e0 telle autre ? Au-del\u00e0 de la d\u00e9marche qui consiste \u00e0 am\u00e9nager le temps afin d\u2019exercer un effet sur l\u2019occupation de l\u2019espace ou encore l\u2019am\u00e9nagement du territoire afin de r\u00e9pondre aux pr\u00e9occupations du temps, il serait aussi question de d\u00e9terminer comment la dynamique du temps et de l\u2019espace influe sur la pr\u00e9vention, la promotion, et la consolidation du paradigme de la paix.<\/p>\n<h2>Axes de r\u00e9flexion<\/h2>\n<p><strong>Axe n\u00b01 : Conflits et paix d\u2019hier \u00e0 aujourd\u2019hui\u00a0 <\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Les menaces \u00e0 la paix (int\u00e9rieures et ext\u00e9rieures)<\/li>\n<li>La probl\u00e9matique de la paix et de la s\u00e9curit\u00e9 au Cameroun<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Axe n\u00b02 : \u00c9tats, fronti\u00e8res et s\u00e9curit\u00e9 en Afrique<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>La territorialit\u00e9 et la souverainet\u00e9 des \u00c9tats<\/li>\n<li>La mort des territoires \u00e0 l\u2019\u00e8re de la mondialisation<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Axe n\u00b03 : Acteurs et dispositifs de promotion de la paix<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>La paix comme facteur de s\u00e9curisation du processus \u00e9lectoral<\/li>\n<li>Les m\u00e9canismes de promotion de la paix<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Axe n\u00b04 : Paix, justice socio\u00e9conomique et s\u00e9curit\u00e9 humaine<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>La paix par la justice (justice humaine, justice socio\u00e9conomique, etc.)<\/li>\n<li>Les institutions internationales et la r\u00e9alisation de la paix<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Axe n\u00b05 : L\u2019\u00e9mergence de menaces hybrides de la paix<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>L\u2019\u00c9tat face aux menaces internationales<\/li>\n<li>Internet, mondialisation, nouvelles vuln\u00e9rabilit\u00e9s et possibilit\u00e9s d\u2019op\u00e9rations de d\u00e9stabilisation, etc.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Axe n\u00b06 :\u00a0Construire la paix : repenser les approches de stabilisation<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Culture de la paix, pr\u00e9vention et gestion des conflits<\/li>\n<li>La paix, fondement d\u2019un d\u00e9veloppement durable<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Conditions de soumission<\/h2>\n<p>La revue <em>Adilaaku<\/em> publie exclusivement en langue fran\u00e7aise, mais peut exceptionnellement admettre des textes en anglais ou en d\u2019autres langues si elle dispose d\u2019une ressource humaine circonstancielle pour les \u00e9valuer et les r\u00e9viser. Elle pratique l\u2019\u00e9valuation par les pair-e-s (<em>peer-review<\/em>) et dispose d\u2019une politique antiplagiat arrim\u00e9e \u00e0 celle du <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/\">Grenier des savoirs<\/a>. Les r\u00e9sum\u00e9s ainsi que les textes d\u00e9finitifs seront exclusivement soumis en ligne \u00e0 l\u2019adresse suivante\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/texte\/appel-volume-2-numero-1-legislation-penale-et-rapports-sociaux-en-afrique\/blank\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/formulaire\/<\/a><\/p>\n<p>Avant l\u2019envoi des textes d\u00e9finitifs, les auteurs et autrices sont pri\u00e9-e-s de t\u00e9l\u00e9charger la <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/instruction\/\">feuille de style<\/a> et de respecter scrupuleusement les normes de pr\u00e9sentation qu\u2019ils ou elles trouveront \u00e0 cette adresse\u00a0:<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/politiques\/instruction-aux-auteurs-et-aux-autrices\/\">https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/politiques\/instruction-aux-auteurs-et-aux-autrices\/<\/a><\/p>\n<h2>Calendrier<\/h2>\n<p>Ouverture de l\u2019appel\u00a0: 3 f\u00e9vrier 2020<\/p>\n<p><strong>Date limite de r\u00e9ception des r\u00e9sum\u00e9s (<\/strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/formulaire\/\"><strong>en ligne uniquement<\/strong><\/a><strong>) : 27 avril 2020<\/strong><\/p>\n<p>R\u00e9ponse aux auteurs et autrices apr\u00e8s \u00e9valuation de la proposition : 20 mai 2020<\/p>\n<p>R\u00e9ception des textes complets (<a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/formulaire\/\">en ligne uniquement<\/a>) : 20 ao\u00fbt 2020<\/p>\n<p>Publication du volume : 30 novembre 2020<\/p>\n<h2><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/politiques\/comite-de-redaction\/\">Comit\u00e9 de r\u00e9daction<\/a><\/h2>\n<h2><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/politiques\/comite-scientifique-et-politique-devaluation\/\">Comit\u00e9 scientifique<\/a><\/h2>\n<h2 class=\"hanging-indent\"><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/h2>\n<p class=\"hanging-indent\">Aaron, Raymond. 1962. <em>Paix et guerre entre les nations<\/em>. Paris\u00a0: Calmann Levy.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Badie, Bertrand. 2013. <em>La fin des territoires<\/em>. Paris\u00a0: CNRS \u00c9ditions<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Badie, Bertrand. 2016. Guerres d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui. Dans Badie, Bertrand et Vidal, Dominique, <em>Nouvelles guerres. Comprendre les conflits au XXIe si\u00e8cle<\/em> (p. 11-25). Paris\u00a0: La D\u00e9couverte.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Biya, Paul. 2017. Extrait de la d\u00e9claration prononc\u00e9e lors de la 72\u00e8me session de l\u2019Assembl\u00e9e G\u00e9n\u00e9rale des Nations Unies, New York, 13 septembre &#8211; 24 d\u00e9cembre, p. 2.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Braudel, Fernand. 1999. <em>La M\u00e9diterran\u00e9e. L\u2019espace et l\u2019histoire<\/em>. Paris\u00a0: Flammarion.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Terr\u00e9, F. 2015. <em>Introduction g\u00e9n\u00e9rale au droit <\/em>(10\u00e8me \u00e9dition). Paris\u00a0: Dalloz.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Mbembe, Achille. 2016. <em>Politiques de l\u2019inimiti\u00e9<\/em>. Paris\u00a0: La D\u00e9couverte.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Scelle, Georges. 1958. Obsession du territoire. Essai d\u2019\u00e9tude r\u00e9aliste du droit international. Dans <em>Symboloe Verzigl<\/em> (p.\u00a0347-361). La Haye\u00a0: La Hague.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Gwiazdzinski, Luc. 2012. Temps et territoires : les pistes de l\u2019hyperchronie. <em>Territoires 2040 : revue d&rsquo;\u00e9tudes et de prospective <\/em>(p.75-97). Documentation fran\u00e7aise, DATAR. <a href=\"https:\/\/halshs.archives-ouvertes.fr\/halshs-00809369\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">\u27e8halshs-00809369\u27e9<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":11,"menu_order":4,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-475","chapter","type-chapter","status-web-only","hentry"],"part":303,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/475","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/475\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":477,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/475\/revisions\/477"}],"part":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/303"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/475\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=475"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=475"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=475"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/adilaaku\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=475"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}