{"id":47,"date":"2019-07-24T21:41:50","date_gmt":"2019-07-24T15:41:50","guid":{"rendered":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/?post_type=chapter&#038;p=47"},"modified":"2022-05-16T16:14:52","modified_gmt":"2022-05-16T14:14:52","slug":"une-part-de-ville-volume-1-numero-1","status":"web-only","type":"chapter","link":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/texte\/une-part-de-ville-volume-1-numero-1\/","title":{"rendered":"Appel volume 1, num\u00e9ro 1 : \u00ab Une part de ville ! Les populations migrantes en qu\u00eate de territoire \u00bb"},"content":{"raw":"<h2 style=\"text-align: center\"><strong>Dossier coordonn\u00e9 par Pierre Boris N\u2019NDE (Universit\u00e9 de Ngaound\u00e9r\u00e9 et LIRAJ)<\/strong><\/h2>\r\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Pr\u00e9sentation<\/strong><\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les travaux sur les conflits et les migrations forc\u00e9es dans les villes en Afrique se renouvellent.\u00a0 Certains ont questionn\u00e9 la ville du futur dans ses processus d'accueil des r\u00e9fugi\u00e9-e-s (Hanappe, 2018). D\u2019autres ont orient\u00e9 leur regard sur les rapports sociaux qui r\u00e9gissent les communaut\u00e9s d\u2019accueil et migrantes (Jacobsen, 2017\u00a0; Miller, 2018). Une troisi\u00e8me cat\u00e9gorie a abord\u00e9 la question sous l'angle des parcours en explorant les probl\u00e9matiques li\u00e9es \u00e0 la surpopulation urbaine due \u00e0 l'afflux important de r\u00e9fugi\u00e9-e-s et leurs conditions de pr\u00e9carit\u00e9 extr\u00eames (Fresia, 2006 ; Bertrand Monique, 2009).<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les instabilit\u00e9s que connaissent certaines r\u00e9gions d\u2019Afrique freinent le d\u00e9veloppement des zones urbaines. Outre les vagues de d\u00e9placement interne et les migrations internationales, la ville est d\u00e9sormais confront\u00e9e \u00e0 la gestion du flux important de migrant-e-s. Abidjan et Accra l'ont connu avec les populations r\u00e9fugi\u00e9es victimes des conflits au Lib\u00e9ria, en Sierra L\u00e9one et au Nig\u00e9ria (suite \u00e0 la guerre du Biafra). Douala et Yaound\u00e9 en ont fait l'exp\u00e9rience autrefois avec le conflit nig\u00e9rian, tr\u00e8s r\u00e9cemment avec les insurrections de Boko Haram, les ins\u00e9curit\u00e9s en R\u00e9publique Centrafricaine et, actuellement, avec le conflit de s\u00e9cession qui a d\u00e9but\u00e9 en 2016 dans les r\u00e9gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Les villes centrafricaines surmontent, quant \u00e0 elles, des ins\u00e9curit\u00e9s dues aux mouvements entrants de groupes arm\u00e9s, de r\u00e9fugi\u00e9-e-s \u00e9trangers\/\u00e9trang\u00e8res et aux migrations des populations vers les territoires voisins (Akandji-Komb\u00e9 et Maia, 2018 ; Houssein, 2014 ; Binoua, 2005).<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Rabat et Casablanca connaissent cette r\u00e9alit\u00e9 suite aux conflits en Libye\u00a0; les villes de Kinshasa, Brazzaville ou Kigali sont \u00e9galement connues pour abriter les populations d\u00e9plac\u00e9es victimes des conflits, notamment dans le Kivu (R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo).<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">On parlerait d\u00e9sormais de nouveaux voisins, de nouvelles cohabitations et de nouveaux comportements, bref, de rapports diff\u00e9rents \u00e0 l'espace, aux territoires, aux ressources urbaines. Dans presque tous les cas, ces villes ne sont pas pr\u00e9par\u00e9es \u00e0 accueillir un tel flux de populations. Pour son premier dossier, la revue <strong><em>Gari. Recherches et d\u00e9bats sur les villes africaines<\/em><\/strong> propose trois axes non exhaustifs \u00e0 explorer.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Axe 1 : Habitat, logement et migrant-e-s<\/strong><\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019arriv\u00e9e subite des populations en d\u00e9tresse contribue \u00e0 l\u2019\u00e9rection et au d\u00e9veloppement des installations provisoires ou spontan\u00e9es servant de logements. Celles-ci s'ajoutent \u00e0 la pr\u00e9carit\u00e9 existante et contribuent \u00e0 \u00e9tendre le paysage des bidonvilles. L'accroissement de la promiscuit\u00e9 en entra\u00eenant des questions d'hygi\u00e8ne, de salubrit\u00e9 et de sant\u00e9 publique repr\u00e9sente une approche de la r\u00e9flexion qu'il serait sans doute important de d\u00e9velopper. Si les populations en d\u00e9tresse r\u00e9clament une part de ville, il ne faut pas perdre de vue qu'elles sont en qu\u00eate de s\u00e9curit\u00e9, en fuite, en qu\u00eate d'un espace provisoire ou pour utiliser une expression plus technique, elles sont en <em>transition<\/em>. Lorsque les bidonvilles font leur apparition dans les villes qui cherchent p\u00e9niblement \u00e0 s\u2019affirmer, on pourrait s\u2019interroger notamment sur les capacit\u00e9s ou les aptitudes des municipalit\u00e9s, des gouvernements ou m\u00eame des organisations (locales, nationales ou internationales) \u00e0 apporter des r\u00e9ponses durables aux n\u00e9cessit\u00e9s des migrant-e-s et victimes de conflits.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Axe 2 : Les villes au c\u0153ur de la transition humanitaire<\/strong><\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La transition humanitaire, expression processuelle de l'action humanitaire, \u00ab traduit le passage d\u2019un paradigme dominant de solidarit\u00e9 Nord-Sud d\u2019essence occidentale \u00e0 un mod\u00e8le beaucoup plus complexe \u00bb (Mattei et Troit, 2016, p. 211), celui de l'autonomisation ou de la responsabilit\u00e9 \u00e9thique des acteurs locaux, et plus encore de la prise en compte de la souverainet\u00e9 des \u00c9tats, \u00e0 conduire les affaires humanitaires qui se d\u00e9roulent sur leur territoire. En fait, quelle est la place des villes africaines dans les crises humanitaires ? Dans quelle(s) mesure(s) les activit\u00e9s humanitaires contribuent-elles, et ce d'une quelconque mani\u00e8re, aux dynamiques urbaines ? Quels cas est-il possible de relever pour illustrer les influences des approches humanitaires sur le comportement des villes ? Quelles peuvent \u00eatre les r\u00e9siliences observ\u00e9es de la part des acteurs humanitaires et des populations b\u00e9n\u00e9ficiaires ? Quelles sont d\u00e9sormais les diff\u00e9rentes tendances de d\u00e9veloppement vers lesquelles ces villes s'alignent ?<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Par ailleurs, le concept de transition dans les recherches en anthropologie et en d\u00e9mographie sugg\u00e8re une \u00e9tape du parcours du migrant qui, dans certains cas, peut s'av\u00e9rer permanente. Mekki-Berada, Moffette, Kilani, Ettoussi, Helly, Schensul et El Khayat (2013) examinent, \u00e0 cet effet, les populations migrantes de l'Afrique Subsaharienne en transit \u00e0 Casablanca ou \u00e0 Rabat, attendant permanemment de traverser la mer m\u00e9diterran\u00e9enne, une \u00e9tape qui devient finalement une destination non avou\u00e9e. Comment les migrant-e-s s'approprient-ils\/elles les villes qui connaissent d\u00e9j\u00e0 la \u00ab permanence du transit \u00bb ? Est-il possible d\u2019examiner leur r\u00f4le dans la gestion des transitions humanitaires ? Quelles sont les esp\u00e9rances dans l\u2019exploitation des portions de territoire ? Quels enseignements peut-on tirer des parcours de vie ?<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Axe 3 : L\u2019accueil des migrant-e-s et la question de la s\u00e9curit\u00e9<\/strong><\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 ou tout au moins, le sentiment d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 accompagne tr\u00e8s souvent l\u2019installation et l\u2019occupation urbaine des populations en d\u00e9tresse. Elles peuvent faire l'objet de repr\u00e9sailles ou alors peuvent \u00eatre elles-m\u00eames \u00e0 l\u2019origine de violences qui ont leurs r\u00e9percussions sur le bien-\u00eatre des villes d\u2019accueil. Mais on notera \u00e9galement le ressentiment entre les groupes, lequel peut \u00eatre d\u2019une forte intensit\u00e9 et s'exprimer par la violence. S'installer dans des villes paisibles repr\u00e9sente \u00e9galement une dose de d\u00e9fi, celui de vivre en pr\u00e9carit\u00e9 devant les \u00ab\u00a0bonheurs\u00a0\u00bb qui sont apparents. Le sentiment d'ins\u00e9curit\u00e9 (Mucchieli et Robert, 2002 ; Lagrange, 1984 ; Roch\u00e9, 1998), celui qui cr\u00e9e des cat\u00e9gories \u00e0 la fois de victime, d'environnement <em>ins\u00e9curs<\/em>, de potentiel(le) criminel(le) ou de la peur m\u00e9rite d'\u00eatre examin\u00e9. Autant l'\u00e9tranger-\u00e8re est porteur de malheur, autant de la part de ville qu'il ou elle se r\u00e9clame d\u00e9pend l'\u00e9quilibre des quartiers qu'il ou elle habite. Comment le migrant ou la migrante participe-t-il\/elle \u00e0 l'ins\u00e9curit\u00e9 ou \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 d\u2019une ville ? Cela sous-entend bien \u00e9videmment toute une dynamique de communication non seulement avec les communaut\u00e9s des quartiers, mais \u00e9galement une collaboration aux projets communs li\u00e9s \u00e0 la gouvernance locale. Comment donc interroger les questions s\u00e9curitaires de la ville en consid\u00e9rant les param\u00e8tres de l'\u00e9tranger ou de l\u2019\u00e9trang\u00e8re, du migrant ou de la migrante, du r\u00e9fugi\u00e9 ou de la r\u00e9fugi\u00e9e ?<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Conditions de soumission<\/strong><\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La revue <em>Gari<\/em> publie exclusivement en langue fran\u00e7aise, mais peut exceptionnellement admettre des textes en anglais ou en d\u2019autres langues si elle dispose d\u2019une ressource humaine circonstancielle pour les \u00e9valuer et les r\u00e9viser. Les r\u00e9sum\u00e9s ainsi que les textes d\u00e9finitifs seront exclusivement soumis en ligne \u00e0 l\u2019adresse suivante\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/formulaire\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/formulaire\/<\/a><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Avant l\u2019envoi des textes d\u00e9finitifs, les auteurs et autrices sont pri\u00e9-e-s de t\u00e9l\u00e9charger la <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/instruction\/\">feuille de style<\/a> et de respecter scrupuleusement les normes de pr\u00e9sentation qu\u2019ils ou elles trouveront \u00e0 cette adresse\u00a0:<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/politiques\/instruction-aux-auteurs-et-aux-autrices\/\">https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/politiques\/instruction-aux-auteurs-et-aux-autrices\/<\/a><\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Calendrier<\/strong><\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Ouverture de l\u2019appel\u00a0: 20 novembre 2019<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Date limite de r\u00e9ception des r\u00e9sum\u00e9s (<a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/formulaire\/\">en ligne uniquement<\/a><\/strong><strong>) : 20 f\u00e9vrier 2020<\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse aux auteurs et autrices apr\u00e8s \u00e9valuation de la proposition : 10 mars 2020<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>R\u00e9ception des textes complets (<a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/formulaire\/\">en ligne uniquement<\/a><\/strong><strong>)\u00a0: 5 juin 2020<\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Publication du volume : 15 octobre 2020.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\"><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/politiques\/comite-de-redaction\/\"><strong>Comit\u00e9 de r\u00e9daction <\/strong><\/a><\/h2>\r\n<h2 style=\"text-align: justify\"><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/politiques\/comite-scientifique\/\">Comit\u00e9 scientifique<\/a><\/h2>\r\n<h2 class=\"hanging-indent\"><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/h2>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Akandji-Komb\u00e9, Jean-Fran\u00e7ois. et Maia, Catherine., 2018. O tribunal penal especial centro-africano: os desafios do estabelecimento de uma justi\u00e7a penal internacionalizada na Rep\u00fablica centro-africana. <em>Revista da Faculdade de Direito e Ci\u00eancia Pol\u00edtica<\/em>, <em>11<\/em>, 70-97. Disponible \u00e0 l\u2019adresse <a href=\"https:\/\/revistas.ulusofona.pt\/index.php\/rfdulp\/article\/view\/6467\">https:\/\/revistas.ulusofona.pt\/index.php\/rfdulp\/article\/view\/6467<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Bertrand, Monique. 2011. <em>De Bamako \u00e0 Accra : mobilit\u00e9s urbaines et ancrages locaux en Afrique de l\u2019Ouest<\/em>. Paris\u00a0: Karthala.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Binoua, Josu\u00e9. 2005<em>. Centrafrique, l\u2019instabilit\u00e9 permanente<\/em>. Paris\u00a0: L\u2019Harmattan.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Fresia, Marion. 2006, Des \u00ab r\u00e9fugi\u00e9s-migrants \u00bb : Les parcours d\u2019exil des r\u00e9fugi\u00e9s mauritiniens au S\u00e9n\u00e9gal. <em>UNHCR New Issues in Refugee Research. <\/em><em>Research Paper No<\/em>. <em>135<\/em>. Consult\u00e9 \u00e0 l\u2019adresse https:\/\/www.unhcr.org\/fr\/4bc714b05.pdf<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Hanappe, Cyrille. 2018. Comment fabriquer de l\u2019hospitalit\u00e9 urbaine ? Partir du cas de Grande-Synthe. <em>Hommes &amp; migrations<\/em>, <em>1323<\/em>, 69-80.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Houssein, Mohamed. 2014. Les conflits arm\u00e9s en Centrafrique, causes et cons\u00e9quences. Consult\u00e9 en ligne \u00e0 l\u2019adresse <a href=\"http:\/\/www.irenees.net\/bdf_fiche-analyse-1011_fr.html\">http:\/\/www.irenees.net\/bdf_fiche-analyse-1011_fr.html<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Jacobsen, Karen. 2017. Refugees in towns: experiences of integration. <em>Forced Migration Review<\/em>, oct., 78-79. Consult\u00e9 \u00e0 l\u2019adresse <a href=\"https:\/\/www.fmreview.org\/latinamerica-caribbean\/jacobsen%20\">https:\/\/www.fmreview.org\/latinamerica-caribbean\/jacobsen <\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Lagrange, Hugues. 1984, Perceptions de la violence et sentiment d'ins\u00e9curit\u00e9. <em>D\u00e9viance et soci\u00e9t\u00e9<\/em>, <em>8<\/em> (4), 321-344.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Mattei, Jean-Fran\u00e7ois et Troit, Virginie. 2016. La transition humanitaire. <em>M\u00e9decine\/sciences<\/em>, 32, 211-215.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Mekki-Berada, Abdelwahed, Moffette, David, Kilani, Mondher, Ettoussi, Azzouz, Helly, Denise, Schensul, Jean J. et El Khayat, Ghita. 2013. Droits pr\u00e9caires, d\u00e9chirures \u00e9motionnelles et r\u00e9silience des migrantes subsahariennes en transit.\u00a0\u00a0 Dans\u00a0\u00a0 Saillant\u00a0\u00a0 Francine\u00a0 et\u00a0\u00a0 Karoline Truchon, <em>Droits et cultures en mouvements<\/em> (p.\u00a0229-249). Qu\u00e9bec\u00a0: Presses de l\u2019Universit\u00e9 Laval.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Miller, Sarah Deardorff. 2018. Assessing the Impacts of Hosting Refugees. <em>World Refugee Council Research Paper No. 4<\/em>, August. Consult\u00e9 \u00e0 l\u2019adresse <a href=\"https:\/\/www.cigionline.org\/sites\/default\/files\/documents\/WRC%20Research%20Paper%20no.4.pdf\">https:\/\/www.cigionline.org\/sites\/default\/files\/documents\/WRC%20Research%20Paper%20no.4.pdf<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Mucchieli, Laurent et Robert, Philippe. 2002. <em>Crime et s\u00e9curit\u00e9. L\u2019\u00e9tat des savoirs<\/em>. Paris\u00a0: La D\u00e9couverte.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Roch\u00e9 S\u00e9bastian. 1998. Expliquer le sentiment d'ins\u00e9curit\u00e9 : pression, exposition, vuln\u00e9rabilit\u00e9 et acceptabilit\u00e9. <em>Revue fran\u00e7aise de science politique<\/em>, <em>48<\/em> (2), 274-305.<\/p>","rendered":"<h2 style=\"text-align: center\"><strong>Dossier coordonn\u00e9 par Pierre Boris N\u2019NDE (Universit\u00e9 de Ngaound\u00e9r\u00e9 et LIRAJ)<\/strong><\/h2>\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Pr\u00e9sentation<\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Les travaux sur les conflits et les migrations forc\u00e9es dans les villes en Afrique se renouvellent.\u00a0 Certains ont questionn\u00e9 la ville du futur dans ses processus d&rsquo;accueil des r\u00e9fugi\u00e9-e-s (Hanappe, 2018). D\u2019autres ont orient\u00e9 leur regard sur les rapports sociaux qui r\u00e9gissent les communaut\u00e9s d\u2019accueil et migrantes (Jacobsen, 2017\u00a0; Miller, 2018). Une troisi\u00e8me cat\u00e9gorie a abord\u00e9 la question sous l&rsquo;angle des parcours en explorant les probl\u00e9matiques li\u00e9es \u00e0 la surpopulation urbaine due \u00e0 l&rsquo;afflux important de r\u00e9fugi\u00e9-e-s et leurs conditions de pr\u00e9carit\u00e9 extr\u00eames (Fresia, 2006 ; Bertrand Monique, 2009).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les instabilit\u00e9s que connaissent certaines r\u00e9gions d\u2019Afrique freinent le d\u00e9veloppement des zones urbaines. Outre les vagues de d\u00e9placement interne et les migrations internationales, la ville est d\u00e9sormais confront\u00e9e \u00e0 la gestion du flux important de migrant-e-s. Abidjan et Accra l&rsquo;ont connu avec les populations r\u00e9fugi\u00e9es victimes des conflits au Lib\u00e9ria, en Sierra L\u00e9one et au Nig\u00e9ria (suite \u00e0 la guerre du Biafra). Douala et Yaound\u00e9 en ont fait l&rsquo;exp\u00e9rience autrefois avec le conflit nig\u00e9rian, tr\u00e8s r\u00e9cemment avec les insurrections de Boko Haram, les ins\u00e9curit\u00e9s en R\u00e9publique Centrafricaine et, actuellement, avec le conflit de s\u00e9cession qui a d\u00e9but\u00e9 en 2016 dans les r\u00e9gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Les villes centrafricaines surmontent, quant \u00e0 elles, des ins\u00e9curit\u00e9s dues aux mouvements entrants de groupes arm\u00e9s, de r\u00e9fugi\u00e9-e-s \u00e9trangers\/\u00e9trang\u00e8res et aux migrations des populations vers les territoires voisins (Akandji-Komb\u00e9 et Maia, 2018 ; Houssein, 2014 ; Binoua, 2005).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Rabat et Casablanca connaissent cette r\u00e9alit\u00e9 suite aux conflits en Libye\u00a0; les villes de Kinshasa, Brazzaville ou Kigali sont \u00e9galement connues pour abriter les populations d\u00e9plac\u00e9es victimes des conflits, notamment dans le Kivu (R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">On parlerait d\u00e9sormais de nouveaux voisins, de nouvelles cohabitations et de nouveaux comportements, bref, de rapports diff\u00e9rents \u00e0 l&rsquo;espace, aux territoires, aux ressources urbaines. Dans presque tous les cas, ces villes ne sont pas pr\u00e9par\u00e9es \u00e0 accueillir un tel flux de populations. Pour son premier dossier, la revue <strong><em>Gari. Recherches et d\u00e9bats sur les villes africaines<\/em><\/strong> propose trois axes non exhaustifs \u00e0 explorer.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Axe 1 : Habitat, logement et migrant-e-s<\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019arriv\u00e9e subite des populations en d\u00e9tresse contribue \u00e0 l\u2019\u00e9rection et au d\u00e9veloppement des installations provisoires ou spontan\u00e9es servant de logements. Celles-ci s&rsquo;ajoutent \u00e0 la pr\u00e9carit\u00e9 existante et contribuent \u00e0 \u00e9tendre le paysage des bidonvilles. L&rsquo;accroissement de la promiscuit\u00e9 en entra\u00eenant des questions d&rsquo;hygi\u00e8ne, de salubrit\u00e9 et de sant\u00e9 publique repr\u00e9sente une approche de la r\u00e9flexion qu&rsquo;il serait sans doute important de d\u00e9velopper. Si les populations en d\u00e9tresse r\u00e9clament une part de ville, il ne faut pas perdre de vue qu&rsquo;elles sont en qu\u00eate de s\u00e9curit\u00e9, en fuite, en qu\u00eate d&rsquo;un espace provisoire ou pour utiliser une expression plus technique, elles sont en <em>transition<\/em>. Lorsque les bidonvilles font leur apparition dans les villes qui cherchent p\u00e9niblement \u00e0 s\u2019affirmer, on pourrait s\u2019interroger notamment sur les capacit\u00e9s ou les aptitudes des municipalit\u00e9s, des gouvernements ou m\u00eame des organisations (locales, nationales ou internationales) \u00e0 apporter des r\u00e9ponses durables aux n\u00e9cessit\u00e9s des migrant-e-s et victimes de conflits.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Axe 2 : Les villes au c\u0153ur de la transition humanitaire<\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">La transition humanitaire, expression processuelle de l&rsquo;action humanitaire, \u00ab traduit le passage d\u2019un paradigme dominant de solidarit\u00e9 Nord-Sud d\u2019essence occidentale \u00e0 un mod\u00e8le beaucoup plus complexe \u00bb (Mattei et Troit, 2016, p. 211), celui de l&rsquo;autonomisation ou de la responsabilit\u00e9 \u00e9thique des acteurs locaux, et plus encore de la prise en compte de la souverainet\u00e9 des \u00c9tats, \u00e0 conduire les affaires humanitaires qui se d\u00e9roulent sur leur territoire. En fait, quelle est la place des villes africaines dans les crises humanitaires ? Dans quelle(s) mesure(s) les activit\u00e9s humanitaires contribuent-elles, et ce d&rsquo;une quelconque mani\u00e8re, aux dynamiques urbaines ? Quels cas est-il possible de relever pour illustrer les influences des approches humanitaires sur le comportement des villes ? Quelles peuvent \u00eatre les r\u00e9siliences observ\u00e9es de la part des acteurs humanitaires et des populations b\u00e9n\u00e9ficiaires ? Quelles sont d\u00e9sormais les diff\u00e9rentes tendances de d\u00e9veloppement vers lesquelles ces villes s&rsquo;alignent ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Par ailleurs, le concept de transition dans les recherches en anthropologie et en d\u00e9mographie sugg\u00e8re une \u00e9tape du parcours du migrant qui, dans certains cas, peut s&rsquo;av\u00e9rer permanente. Mekki-Berada, Moffette, Kilani, Ettoussi, Helly, Schensul et El Khayat (2013) examinent, \u00e0 cet effet, les populations migrantes de l&rsquo;Afrique Subsaharienne en transit \u00e0 Casablanca ou \u00e0 Rabat, attendant permanemment de traverser la mer m\u00e9diterran\u00e9enne, une \u00e9tape qui devient finalement une destination non avou\u00e9e. Comment les migrant-e-s s&rsquo;approprient-ils\/elles les villes qui connaissent d\u00e9j\u00e0 la \u00ab permanence du transit \u00bb ? Est-il possible d\u2019examiner leur r\u00f4le dans la gestion des transitions humanitaires ? Quelles sont les esp\u00e9rances dans l\u2019exploitation des portions de territoire ? Quels enseignements peut-on tirer des parcours de vie ?<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Axe 3 : L\u2019accueil des migrant-e-s et la question de la s\u00e9curit\u00e9<\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Le ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 ou tout au moins, le sentiment d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 accompagne tr\u00e8s souvent l\u2019installation et l\u2019occupation urbaine des populations en d\u00e9tresse. Elles peuvent faire l&rsquo;objet de repr\u00e9sailles ou alors peuvent \u00eatre elles-m\u00eames \u00e0 l\u2019origine de violences qui ont leurs r\u00e9percussions sur le bien-\u00eatre des villes d\u2019accueil. Mais on notera \u00e9galement le ressentiment entre les groupes, lequel peut \u00eatre d\u2019une forte intensit\u00e9 et s&rsquo;exprimer par la violence. S&rsquo;installer dans des villes paisibles repr\u00e9sente \u00e9galement une dose de d\u00e9fi, celui de vivre en pr\u00e9carit\u00e9 devant les \u00ab\u00a0bonheurs\u00a0\u00bb qui sont apparents. Le sentiment d&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 (Mucchieli et Robert, 2002 ; Lagrange, 1984 ; Roch\u00e9, 1998), celui qui cr\u00e9e des cat\u00e9gories \u00e0 la fois de victime, d&rsquo;environnement <em>ins\u00e9curs<\/em>, de potentiel(le) criminel(le) ou de la peur m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre examin\u00e9. Autant l&rsquo;\u00e9tranger-\u00e8re est porteur de malheur, autant de la part de ville qu&rsquo;il ou elle se r\u00e9clame d\u00e9pend l&rsquo;\u00e9quilibre des quartiers qu&rsquo;il ou elle habite. Comment le migrant ou la migrante participe-t-il\/elle \u00e0 l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 ou \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 d\u2019une ville ? Cela sous-entend bien \u00e9videmment toute une dynamique de communication non seulement avec les communaut\u00e9s des quartiers, mais \u00e9galement une collaboration aux projets communs li\u00e9s \u00e0 la gouvernance locale. Comment donc interroger les questions s\u00e9curitaires de la ville en consid\u00e9rant les param\u00e8tres de l&rsquo;\u00e9tranger ou de l\u2019\u00e9trang\u00e8re, du migrant ou de la migrante, du r\u00e9fugi\u00e9 ou de la r\u00e9fugi\u00e9e ?<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Conditions de soumission<\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">La revue <em>Gari<\/em> publie exclusivement en langue fran\u00e7aise, mais peut exceptionnellement admettre des textes en anglais ou en d\u2019autres langues si elle dispose d\u2019une ressource humaine circonstancielle pour les \u00e9valuer et les r\u00e9viser. Les r\u00e9sum\u00e9s ainsi que les textes d\u00e9finitifs seront exclusivement soumis en ligne \u00e0 l\u2019adresse suivante\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/formulaire\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/formulaire\/<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Avant l\u2019envoi des textes d\u00e9finitifs, les auteurs et autrices sont pri\u00e9-e-s de t\u00e9l\u00e9charger la <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/instruction\/\">feuille de style<\/a> et de respecter scrupuleusement les normes de pr\u00e9sentation qu\u2019ils ou elles trouveront \u00e0 cette adresse\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/politiques\/instruction-aux-auteurs-et-aux-autrices\/\">https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/politiques\/instruction-aux-auteurs-et-aux-autrices\/<\/a><\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Calendrier<\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Ouverture de l\u2019appel\u00a0: 20 novembre 2019<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Date limite de r\u00e9ception des r\u00e9sum\u00e9s (<a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/formulaire\/\">en ligne uniquement<\/a><\/strong><strong>) : 20 f\u00e9vrier 2020<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse aux auteurs et autrices apr\u00e8s \u00e9valuation de la proposition : 10 mars 2020<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>R\u00e9ception des textes complets (<a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/formulaire\/\">en ligne uniquement<\/a><\/strong><strong>)\u00a0: 5 juin 2020<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Publication du volume : 15 octobre 2020.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\"><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/politiques\/comite-de-redaction\/\"><strong>Comit\u00e9 de r\u00e9daction <\/strong><\/a><\/h2>\n<h2 style=\"text-align: justify\"><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/politiques\/comite-scientifique\/\">Comit\u00e9 scientifique<\/a><\/h2>\n<h2 class=\"hanging-indent\"><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/h2>\n<p class=\"hanging-indent\">Akandji-Komb\u00e9, Jean-Fran\u00e7ois. et Maia, Catherine., 2018. O tribunal penal especial centro-africano: os desafios do estabelecimento de uma justi\u00e7a penal internacionalizada na Rep\u00fablica centro-africana. <em>Revista da Faculdade de Direito e Ci\u00eancia Pol\u00edtica<\/em>, <em>11<\/em>, 70-97. Disponible \u00e0 l\u2019adresse <a href=\"https:\/\/revistas.ulusofona.pt\/index.php\/rfdulp\/article\/view\/6467\">https:\/\/revistas.ulusofona.pt\/index.php\/rfdulp\/article\/view\/6467<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Bertrand, Monique. 2011. <em>De Bamako \u00e0 Accra : mobilit\u00e9s urbaines et ancrages locaux en Afrique de l\u2019Ouest<\/em>. Paris\u00a0: Karthala.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Binoua, Josu\u00e9. 2005<em>. Centrafrique, l\u2019instabilit\u00e9 permanente<\/em>. Paris\u00a0: L\u2019Harmattan.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Fresia, Marion. 2006, Des \u00ab r\u00e9fugi\u00e9s-migrants \u00bb : Les parcours d\u2019exil des r\u00e9fugi\u00e9s mauritiniens au S\u00e9n\u00e9gal. <em>UNHCR New Issues in Refugee Research. <\/em><em>Research Paper No<\/em>. <em>135<\/em>. Consult\u00e9 \u00e0 l\u2019adresse https:\/\/www.unhcr.org\/fr\/4bc714b05.pdf<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Hanappe, Cyrille. 2018. Comment fabriquer de l\u2019hospitalit\u00e9 urbaine ? Partir du cas de Grande-Synthe. <em>Hommes &amp; migrations<\/em>, <em>1323<\/em>, 69-80.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Houssein, Mohamed. 2014. Les conflits arm\u00e9s en Centrafrique, causes et cons\u00e9quences. Consult\u00e9 en ligne \u00e0 l\u2019adresse <a href=\"http:\/\/www.irenees.net\/bdf_fiche-analyse-1011_fr.html\">http:\/\/www.irenees.net\/bdf_fiche-analyse-1011_fr.html<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Jacobsen, Karen. 2017. Refugees in towns: experiences of integration. <em>Forced Migration Review<\/em>, oct., 78-79. Consult\u00e9 \u00e0 l\u2019adresse <a href=\"https:\/\/www.fmreview.org\/latinamerica-caribbean\/jacobsen%20\">https:\/\/www.fmreview.org\/latinamerica-caribbean\/jacobsen <\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Lagrange, Hugues. 1984, Perceptions de la violence et sentiment d&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9. <em>D\u00e9viance et soci\u00e9t\u00e9<\/em>, <em>8<\/em> (4), 321-344.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Mattei, Jean-Fran\u00e7ois et Troit, Virginie. 2016. La transition humanitaire. <em>M\u00e9decine\/sciences<\/em>, 32, 211-215.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Mekki-Berada, Abdelwahed, Moffette, David, Kilani, Mondher, Ettoussi, Azzouz, Helly, Denise, Schensul, Jean J. et El Khayat, Ghita. 2013. Droits pr\u00e9caires, d\u00e9chirures \u00e9motionnelles et r\u00e9silience des migrantes subsahariennes en transit.\u00a0\u00a0 Dans\u00a0\u00a0 Saillant\u00a0\u00a0 Francine\u00a0 et\u00a0\u00a0 Karoline Truchon, <em>Droits et cultures en mouvements<\/em> (p.\u00a0229-249). Qu\u00e9bec\u00a0: Presses de l\u2019Universit\u00e9 Laval.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Miller, Sarah Deardorff. 2018. Assessing the Impacts of Hosting Refugees. <em>World Refugee Council Research Paper No. 4<\/em>, August. Consult\u00e9 \u00e0 l\u2019adresse <a href=\"https:\/\/www.cigionline.org\/sites\/default\/files\/documents\/WRC%20Research%20Paper%20no.4.pdf\">https:\/\/www.cigionline.org\/sites\/default\/files\/documents\/WRC%20Research%20Paper%20no.4.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Mucchieli, Laurent et Robert, Philippe. 2002. <em>Crime et s\u00e9curit\u00e9. L\u2019\u00e9tat des savoirs<\/em>. Paris\u00a0: La D\u00e9couverte.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Roch\u00e9 S\u00e9bastian. 1998. Expliquer le sentiment d&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 : pression, exposition, vuln\u00e9rabilit\u00e9 et acceptabilit\u00e9. <em>Revue fran\u00e7aise de science politique<\/em>, <em>48<\/em> (2), 274-305.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"menu_order":1,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-47","chapter","type-chapter","status-web-only","hentry"],"part":30,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/47","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":12,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/47\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":533,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/47\/revisions\/533"}],"part":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/30"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/47\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=47"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=47"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=47"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=47"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}