{"id":3,"date":"2019-06-25T13:27:18","date_gmt":"2019-06-25T07:27:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/2019\/06\/25\/main-body\/"},"modified":"2022-05-22T17:32:12","modified_gmt":"2022-05-22T15:32:12","slug":"1-1","status":"publish","type":"part","link":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/numero\/1-1\/","title":{"rendered":"Volume 1, num\u00e9ro 1 &#8211; 2021 : Une part de ville! Les populations migrantes en qu\u00eate de territoire"},"content":{"raw":"<h2><strong>Table des mati\u00e8res<\/strong><\/h2>\r\n&nbsp;","rendered":"<h2><strong>Table des mati\u00e8res<\/strong><\/h2>\n<p>&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/texte\/presentation_1-1\/\">Pr\u00e9sentation<\/a><\/p>\n<p class=\"numero_author\" data-type=\"author\">Pierre Boris N\u2019NDE<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/texte\/obah_nyama_mengue2021\/\">Action humanitaire et urbanisation au Tchad : le cas d\u2019Ab\u00e9ch\u00e9 et Gor\u00e9<\/a><\/p>\n<p class=\"numero_author\" data-type=\"author\">Yvan Hyannick OBAH, Lo\u00efc Bertrand BIANGO NYAMA et Marie Th\u00e9r\u00e8se MENGUE<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La pr\u00e9sente r\u00e9flexion questionne la transformation des espaces traditionnels en centres urbains modernes, sous la banni\u00e8re de l\u2019action humanitaire. En Afrique, l\u2019attrait des villes occidentales, l\u2019exub\u00e9rance du ph\u00e9nom\u00e8ne migratoire (multifactoriel) et la forte croissance d\u00e9mographique entra\u00eenent une urbanisation rapide et incontr\u00f4l\u00e9e. Au Tchad, les conflits et crises (internes et externes) ont un double rapport \u00e0 l\u2019urbanisation des villes traditionnelles et des villages. Si au premier abord les effets en termes de d\u00e9g\u00e2ts mat\u00e9riaux et de d\u00e9sastres humanitaires ob\u00e8rent des dynamiques urbaines, ces conflits et crises constituent cependant un catalyseur des transformations rurales et urbaines \u00e0 travers le d\u00e9ploiement de l\u2019action humanitaire. Cette tendance, qui fait l\u2019objet de ce travail, invite \u00e0 questionner l\u2019influence de l\u2019action humanitaire\u00a0sur l\u2019urbanisation, en prenant le cas des villes d\u2019Ab\u00e9ch\u00e9 et Gor\u00e9 au Tchad. Les analyses s\u2019adossent sur la perspective sociologique balandienne centr\u00e9e sur le concept de \u00ab mutations \u00bb qui appr\u00e9hende ici l\u2019action humanitaire comme un facteur de construction et d\u2019identification d\u2019un nouveau type de villes. Elles s\u2019appuient \u00e9galement sur des donn\u00e9es empiriques recueillies gr\u00e2ce aux observations directes et indirectes men\u00e9es dans les zones d\u2019\u00e9tude (Ab\u00e9ch\u00e9 et Gor\u00e9). Le premier axe de la r\u00e9flexion proc\u00e8de \u00e0 une sociographie de l\u2019action humanitaire au Tchad afin de faire ressortir ses fondements et ses ressorts. Le second moment de l\u2019analyse met l\u2019emphase sur les \u00e9l\u00e9ments de compl\u00e9mentarit\u00e9 et de divergence entre l\u2019action humanitaire et l\u2019urbanisation. Le troisi\u00e8me moment enfin s\u2019appesantit sur les d\u00e9fis li\u00e9s \u00e0 l\u2019urbanisation par l\u2019action humanitaire au Tchad.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/texte\/nnde2021\/\">Quand l\u2019accueil force la transition : migrations, ins\u00e9curit\u00e9s et transformation urbaine \u00e0 Garoua Boula\u00ef<\/a><\/p>\n<p class=\"numero_author\" data-type=\"author\">Pierre Boris N\u2019NDE<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les d\u00e9placements de populations d\u2019une localit\u00e9 \u00e0 une autre sont de nature \u00e0 modifier les espaces d\u2019accueil. \u00c0 Garoua Boula\u00ef, les migrations pour des causes humanitaires qui ont entra\u00een\u00e9 l\u2019installation des populations centrafricaines ont mis en lumi\u00e8re l\u2019insuffisance, la d\u00e9fectuosit\u00e9 ou l\u2019absence des dispositifs urbains d\u2019accueil. D\u00e8s lors la ville se r\u00e9invente avec ses nouveaux arrivants m\u00ealant ins\u00e9curit\u00e9s, \u00e9conomie informelle et nouvelles s\u00e9curisations. Les structures ou modalit\u00e9s d\u2019accueil et les nouveaux acteurs qui \u00e9mergent en vue de contenir, accueillir et g\u00e9rer les populations en d\u00e9tresse contribuent \u00e0 fa\u00e7onner la ville en lui proposant une urbanisation par l\u2019\u00e9talement. Sortant de son statut de r\u00e9gion de transit, la petite ville fortement ruralis\u00e9e se transforme pour inclure ce que lui sugg\u00e8rent les nouvelles populations. La transition urbaine qui s\u2019impose dans l\u2019urgence peut \u00eatre examin\u00e9e sous l\u2019angle des ins\u00e9curit\u00e9s. L\u2019<em>humanitarisation<\/em> et la militarisation qu\u2019imposent les conflits arm\u00e9s dans les villes et villages du pays frontalier, la r\u00e9publique centrafricaine, participent \u00e0 cette transition.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/texte\/assonsi-soma2021\/\">Fuir le Sahel et le Nord burkinab\u00e8, se r\u00e9fugier dans la capitale ouagalaise<\/a><\/p>\n<p class=\"numero_author\" data-type=\"author\">Assonsi SOMA<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La crise s\u00e9curitaire et humanitaire dans les r\u00e9gions du Sahel et du Nord du Burkina Faso a contraint de nombreuses familles \u00e0 fuir la zone afin d\u2019\u00e9chapper \u00e0 la mort ou \u00e0 la violence. La ville de Ouagadougou, capitale du pays, a \u00e9t\u00e9 choisie par certaines personnes d\u00e9plac\u00e9es comme lieu de refuge. L\u2019objectif principal de cette \u00e9tude est, d\u2019une part, de cerner les motivations du choix de cette ville par les personnes d\u00e9plac\u00e9es internes comme lieu de refuge privil\u00e9gi\u00e9. D\u2019autre part, elle vise \u00e0 analyser les capacit\u00e9s des autorit\u00e9s \u00e0 trouver des solutions efficientes pour l\u2019insertion socioterritoriale des nouveaux et nouvelles arrivant\u00b7e\u00b7s, les effets pervers de la fabrique tous azimuts de nouveaux territoires spontan\u00e9s par ces derniers dans la ville en termes d\u2019occupation harmonieuse de l\u2019espace et de cohabitation pacifique et les strat\u00e9gies de r\u00e9silience d\u00e9velopp\u00e9es pour leur survie. Pour ce faire, l\u2019\u00e9tude s\u2019appuie sur un corpus de textes existants sur le sujet et des donn\u00e9es recueillies sur le terrain au moyen de l\u2019observation directe. Elle permet ainsi de relever les attitudes mitig\u00e9es de l\u2019accueil, particuli\u00e8rement la m\u00e9fiance des diff\u00e9rents acteurs vis-\u00e0-vis de l\u2019arriv\u00e9e massive des d\u00e9plac\u00e9\u00b7e\u00b7s internes, dans l\u2019option d\u2019envisager une meilleure insertion socioterritoriale de cette population en d\u00e9tresse.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/texte\/sere-seydou2021\/\">Trajectoire r\u00e9sidentielle des d\u00e9plac\u00e9\u00b7e\u00b7s internes et migrant\u00b7e\u00b7s \u00e0 Ouagadougou<\/a><\/p>\n<p class=\"numero_author\" data-type=\"author\">Seydou SERE<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso est une m\u00e9tropole en forte croissance d\u00e9mographique et spatiale, avec une population aujourd\u2019hui estim\u00e9e \u00e0 3 millions d\u2019habitants pour une superficie de 518 km2. Cette dynamique rapide est li\u00e9e \u00e0 la croissance naturelle et \u00e0 une migration importante, \u00e0 la fois internationale, avec les d\u00e9plac\u00e9s du conflit ivoirien au cours des ann\u00e9es 2000, et interne, avec la persistance de flux migratoires d\u2019origine rurale. Selon l\u2019observatoire de la population de Ouagadougou (OPO), 71\u00a0% des adultes de plus de 15 ans ne sont pas n\u00e9\u00b7e\u00b7s dans la capitale. Cette croissance soutenue exerce une pression extr\u00eamement forte sur la situation r\u00e9sidentielle des natifs et des migrants, contraints tr\u00e8s souvent \u00e0 loger dans les quartiers p\u00e9riph\u00e9riques lotis et non lotis. Cet article analyse, les trajectoires r\u00e9sidentielles des migrant\u00b7e\u00b7s internes et internationaux \u00e0 Ouagadougou. Cette analyse s\u2019appuie sur un \u00e9tat de l\u2019art des migrations urbaines au Burkina Faso, et des donn\u00e9es de l\u2019\u00e9tude \u00ab\u00a0Ouaga 2009\u00a0\u00bb, utilis\u00e9es dans le cadre de nos recherches doctorales. Ainsi, l\u2019article aborde les points sur les lieux de naissance des Ouagalais\u00b7es, les flux migratoires, les quartiers d\u2019accueil \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e et les motifs des migrations vers Ouagadougou, ainsi que les trajectoires r\u00e9sidentielles.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/texte\/hanappe2021\/\">Penser et construire la ville-accueil entre r\u00e9silience et durabilit\u00e9. Entretien avec Cyrille Hanappe<\/a><\/p>\n<p class=\"numero_author\" data-type=\"author\">Pierre Boris N\u2019NDE<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\u00ab En Am\u00e9rique du Nord, la ville s\u2019est constitu\u00e9e par les ghettos; ceux qui arrivaient en ville et pour une g\u00e9n\u00e9ration au moins, le temps d\u2019\u00eatre assimil\u00e9 dans le pays, les migrants demeuraient dans les ghettos. Aujourd\u2019hui, c\u2019est devenu touristique dans plusieurs villes \u00e9tats-uniennes : \u2018\u2018little Italy\u2019\u2019, \u2018\u2018China town\u2019\u2019, \u2018\u2018little Odessa\u2019\u2019. Le ghetto, c\u2019est un endroit o\u00f9 les migrants restaient au moins le temps d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration, en ressortaient quand ils estimaient \u00eatre assez int\u00e9gr\u00e9s dans les logiques du pays d\u2019accueil ou alors lorsqu\u2019ils aspiraient \u00e0 des ambitions plus grandes que celles des ghettos. En France ou en Europe, ces logiques de ghetto sont particuli\u00e8res, on ne les aime pas du tout pour des raisons bonnes et mauvaises. Le fait que les espaces urbains soient on\u00e9reux perturbe l\u2019existence des ghettos. Les villes se retrouvent de plus en plus avec des migrants marginalis\u00e9s \u00bb, souligne Cyrille Hanappe dans l\u2019entretien accord\u00e9 \u00e0 la revue <em>Gari<\/em>.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/texte\/nnde_et_talla2021\/\">Informalit\u00e9, appropriation populaire et projection d\u2019espaces urbains s\u00e9curis\u00e9s<\/a><\/p>\n<p class=\"numero_author\" data-type=\"author\">Pierre Boris N\u2019NDE et Guy Sylvain TALLA<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les villes africaines et plus pr\u00e9cis\u00e9ment camerounaises sont au c\u0153ur de transformations dues en grande partie aux investissements communautaires et populaires. \u00c0 partir d\u2019un projet de s\u00e9curisation des quartiers urbains devant les insuffisances de la s\u00e9curit\u00e9 publique, les communaut\u00e9s arrivent \u00e0 s\u2019organiser de mani\u00e8re informelle pour prot\u00e9ger les habitant\u00b7e\u00b7s et r\u00e9pondre aux menaces d\u2019ins\u00e9curit\u00e9. Cette r\u00e9ponse proc\u00e8de par une forme de gouvernance locale qui leur est propre et qui agit non seulement \u00e0 travers l\u2019occupation des espaces, mais \u00e0 travers l\u2019appropriation des lieux et places en vue de les red\u00e9finir. D\u2019une vision pour la s\u00e9curit\u00e9 des quartiers, les communaut\u00e9s engag\u00e9es mobilisent toutes sortes d\u2019\u00e9nergie et de ressources afin de donner \u00e0 leur quartier une dynamique r\u00eav\u00e9e, imaginaire, futuriste, utopique. L\u2019utopie qui na\u00eet, l\u2019utopie s\u00e9curitaire n\u2019est qu\u2019une projection imag\u00e9e de la ville du futur telle que pens\u00e9e par les communaut\u00e9s. Son ex\u00e9cution peut donc se faire sous certaines contraintes ou sous la violence.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/texte\/ngassam2021\/\">Les Oubli\u00e9\u00b7e\u00b7s<\/a><\/p>\n<p class=\"numero_author\" data-type=\"author\">Yvon NGASSAM<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Les Oubli\u00e9\u00b7e\u00b7s<\/em> est une s\u00e9rie tir\u00e9e de l&rsquo;exposition TRACES pr\u00e9sent\u00e9e en premi\u00e8re \u00e0 l\u2019Espace doual\u2019art du 16 octobre au 27 novembre 2021. Appareil photo \u00e0 la main, l\u2019artiste Yvon Ngassam a point\u00e9 son objectif sur les invisibles de la crise de Boko haram qui affecte s\u00e9rieusement la stabilit\u00e9 du bassin du Lac Tchad. C\u00f4t\u00e9 Cameroun, on y d\u00e9couvre des drames individuels qui font retentir la d\u00e9tresse collective des populations d\u00e9plac\u00e9es. Dans la douleur des atrocit\u00e9s, l\u2019humain r\u00eave entres autres de pain, de retour \u00e0 la stabilit\u00e9, d\u2019un avenir radieux pour sa descendance, pour l\u2019humanit\u00e9 et lui-m\u00eame, sans jamais pouvoir v\u00e9ritablement panser les cicatrices de ce pass\u00e9 qui peine \u00e0 s\u2019effacer. Enfants, femmes, jeunes, vieux et vieilles vivent le d\u00e9placement en \u00e9coutant leur exp\u00e9rience et leurs esp\u00e9rances. L\u2019espoir n\u2019est jamais bien loin pour ces gens dont on ne parle que le temps d\u2019un reportage, d\u2019un article ou d\u2019une exposition. \u00c0 la r\u00e9alit\u00e9, chaque artiste utilise son moyen d\u2019expression pour parler \u00e0 la conscience humaine, appeler \u00e0 plus de responsabilit\u00e9 et pousser \u00e0 l\u2019action. Dans ce travail, l\u2019art est mis au service de l\u2019humanit\u00e9 en donnant la parole aux sans-voix.<\/p>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Adresse web du fichier PDF du num\u00e9ro&nbsp;: <\/strong><br \/>https:\/\/zenodo.org\/record\/6570389#.YopXQajMLIU<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"parent":0,"menu_order":2,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"pb_part_invisible":false},"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-3","part","type-part","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/wp-json\/wp\/v2\/types\/part"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":563,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3\/revisions\/563"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3"}],"wp:term":[{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=3"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/gari\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=3"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}