{"id":489,"date":"2023-01-11T15:13:05","date_gmt":"2023-01-11T14:13:05","guid":{"rendered":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/?post_type=chapter&#038;p=489"},"modified":"2024-12-19T09:35:15","modified_gmt":"2024-12-19T08:35:15","slug":"mohamadou2023","status":"web-only","type":"chapter","link":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/texte\/mohamadou2023\/","title":{"rendered":"Des ressources didactiques pour la classe de fulfulde. Recension d\u2019ouvrages et propositions d\u2019activit\u00e9s d\u2019enseignement-apprentissage"},"content":{"raw":"<h2 style=\"text-align: justify\">Introduction<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La d\u00e9cision d\u2019int\u00e9grer les langues camerounaises dans le syst\u00e8me \u00e9ducatif comporte, de mani\u00e8re cons\u00e9quente, des imp\u00e9ratifs qui, s\u2019ils ne sont pas remplis, entra\u00eenent des blocages au niveau du processus d\u2019impl\u00e9mentation de ces enseignements. La confection des manuels, leur disponibilit\u00e9 et leur accessibilit\u00e9 sont des crit\u00e8res dont il faut absolument tenir compte. De ce point, le manuel assure des fonctions essentielles. Selon G\u00e9rard et Roegiers (2009), au-del\u00e0 des fonctions traditionnelles comme celle de servir d\u2019outil de transmission des connaissances et celle de compilateur d\u2019exercices, \u00ab\u00a0les manuels scolaires doivent \u00e9galement r\u00e9pondre \u00e0 de nouveaux besoins\u00a0: d\u00e9velopper aupr\u00e8s des \u00e9l\u00e8ves des habitudes de travail, proposer des m\u00e9thodes d\u2019apprentissage, int\u00e9grer les connaissances acquises \u00e0 la vie de tous les jours\u00a0\u00bb (2009, p.\u00a07). L\u2019impact du manuel sur la performance des apprentissages a \u00e9t\u00e9 maintes fois relev\u00e9 par Chatry-Komarek (1994).<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Dans le cas du <em>fulfulde<\/em>, on dispose d\u2019une abondante litt\u00e9raire scientifique. Certaines de ces ressources datent de plusieurs d\u00e9cennies, d\u2019autres d\u00e9finitivement indisponibles dans le commerce. Il y a donc une n\u00e9cessit\u00e9 de travailler \u00e0 reconstituer une base documentaire actualis\u00e9e et accessible. La technologie aujourd\u2019hui le permet et le facilite. \u00c0 l\u2019\u00e8re du num\u00e9rique et du libre acc\u00e8s, certaines de ces ressources doivent pouvoir profiter au grand nombre.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Pr\u00e9cisons que les textes pr\u00e9sent\u00e9s ici sont loin de repr\u00e9senter la totalit\u00e9 des travaux produits dans ce champ de recherche. Les principaux crit\u00e8res qui ont pr\u00e9sid\u00e9 \u00e0 leur choix sont la disponibilit\u00e9 et l\u2019accessibilit\u00e9 du discours scientifique utilis\u00e9. Nous commencerons par une pr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale du contexte de l\u2019\u00e9tude en rappelant la probl\u00e9matique autour de la question du manuel pour l\u2019enseignement des langues et cultures nationales (LCN), puis les choix qui semblent utiles \u00e0 faire dans la perspective d\u2019une construction de capacit\u00e9s \u00e0 la fois scripturales et de lecture qui s\u2019appuie sur une multiplicit\u00e9 de ressources s\u00e9miotiques. Ensuite, nous pr\u00e9senterons les ressources didactiques que nous avons recens\u00e9es. Cette pr\u00e9sentation s\u2019accompagne, pour certaines, de propositions d\u2019activit\u00e9s de classe dans lesquelles les ressources peuvent servir de support. Ces propositions qui sont con\u00e7ues pour les classes de 4e et 3e tiennent compte des sp\u00e9cificit\u00e9s de la langue, des contraintes li\u00e9es au contexte d\u2019apprentissage et le potentiel que repr\u00e9sentent aujourd\u2019hui les nouveaux art\u00e9facts de communication, notamment les m\u00e9dias et le num\u00e9rique.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Contextualisation de l\u2019\u00e9tude<\/strong><\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La pr\u00e9sente \u00e9tude s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la question des ressources didactiques en g\u00e9n\u00e9ral. Son origine se trouve dans un constat qui persiste d\u00e9j\u00e0 depuis bient\u00f4t une dizaine d\u2019ann\u00e9es\u00a0: l\u2019absence de manuels scolaires pour l\u2019enseignement du <em>fulfulde<\/em>. Si les causes d\u2019une telle situation peuvent \u00eatre facilement identifi\u00e9es, la dur\u00e9e de l\u2019impasse interroge. Quelles documentations les enseignants et enseignantes ont \u00e0 leur disposition pour pr\u00e9parer et dispenser leurs cours? Lesquelles sont disponibles ou accessibles? L\u2019enseignement du <em>fulfulde<\/em> s\u2019ins\u00e8re dans la discipline scolaire appel\u00e9e \u00ab\u00a0Langues et cultures nationales\u00a0\u00bb dans les lyc\u00e9es. Le programme officiel pr\u00e9cise le niveau concern\u00e9 et la proc\u00e9dure du choix des langues \u00e0 enseigner.<\/p>\r\n\r\n<blockquote>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le travail de r\u00e9flexion men\u00e9 par les Inspecteurs des Langues et Cultures Nationales a amen\u00e9 \u00e0 la r\u00e9solution d\u2019introduire en sixi\u00e8me et cinqui\u00e8me, l\u2019apprentissage de la phon\u00e9tique et de la grammaire appliqu\u00e9es, et celui des Langues Nationales particuli\u00e8res \u00e0 partir de la classe de quatri\u00e8me. Ces langues sont soit celles de la localit\u00e9 envisag\u00e9e ou des langues v\u00e9hiculaires (MINESEC, 2014, p.\u00a013-14).<\/p>\r\n<\/blockquote>\r\n<p style=\"text-align: justify\">C\u2019est donc \u00e0 partir de la classe de 4e que les apprenants et apprenantes choisissent une langue camerounaise sp\u00e9cifique. Le choix est conditionn\u00e9 par la disponibilit\u00e9 des enseignants ou enseignantes de la langue choisie. Mais ces deux contraintes sont li\u00e9es \u00e0 la formation de ces personnes et \u00e0 leur affectation dans les \u00e9tablissements scolaires. Ce qui rel\u00e8ve d\u2019un probl\u00e8me plus g\u00e9n\u00e9ral et excentr\u00e9 par rapport \u00e0 l\u2019\u00e9cole. La question du manuel quant \u00e0 elle nous ram\u00e8ne directement dans les pratiques de classe, car en tant qu\u2019outil d\u2019apprentissage, le manuel constitue l\u2019un des lieux de concr\u00e9tisation et de consolidation des apprentissages.<\/p>\r\n\r\n<h3 style=\"text-align: justify\"><strong>La question du manuel<\/strong><\/h3>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Cette question touche \u00e0 une probl\u00e9matique beaucoup plus ambitieuse et probablement plus technique parce que relevant davantage des disciplines techniques (linguistique, didactique, psychop\u00e9dagogues, etc.) que du domaine de la politique. En effet, la r\u00e9daction d\u2019un programme d\u2019enseignement requiert une certaine technicit\u00e9. Dans son ouvrage sur la conception et la r\u00e9alisation des manuels scolaires pour le primaire, Poth souligne la d\u00e9licatesse de cette t\u00e2che.<\/p>\r\n\r\n<blockquote>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019exp\u00e9rience prouve d\u2019ailleurs que l\u2019absence de manuels et la mauvaise qualit\u00e9 de ceux qui ont \u00e9t\u00e9 mis quelquefois \u00e0 la disposition des ma\u00eetres et des \u00e9l\u00e8ves ont jou\u00e9 un r\u00f4le d\u00e9terminant dans l\u2019\u00e9chec de plusieurs r\u00e9formes linguistiques d\u00e9funtes ou contest\u00e9es qui avaient pour objectif d\u2019int\u00e9grer les langues nationales ou maternelles dans le syst\u00e8me \u00e9ducatif (Poth, 1997, p.\u00a07).<\/p>\r\n<\/blockquote>\r\n<p style=\"text-align: justify\">En fait, le manuel lui-m\u00eame r\u00e9sulte d\u2019un travail de cadrage th\u00e9orique et m\u00e9thodologique, ainsi que de la d\u00e9limitation des contenus \u00e0 enseigner qui se trouvent dans le programme officiel. Dans l\u2019\u00e9tat actuel des choses, le programme d\u2019\u00e9tude propos\u00e9 pour l\u2019enseignement des langues camerounaises laisse en suspens de nombreuses questions, notamment sur les aspects sp\u00e9cifiques \u00e0 chacune des langues (langues \u00e0 tons ou sans tons, langues \u00e0 classes nominales ou sans, ordre syntaxique, etc.). En effet, ce document ne s\u2019attache \u00e0 aucune langue camerounaise particuli\u00e8re, mais se contente de lister des notions grammaticales applicables aux langues camerounaises en g\u00e9n\u00e9ral, sans tenir compte des sp\u00e9cificit\u00e9s propres \u00e0 chacune d\u2019elles. Certes, la d\u00e9signation \u00ab\u00a0Langues et cultures nationales\u00a0\u00bb correspond \u00e0 une mati\u00e8re dans le programme d\u2019enseignement secondaire, mais l\u2019unicit\u00e9 de la d\u00e9nomination doit-elle conduire \u00e0 consid\u00e9rer ces langues de mani\u00e8re uniforme? Ne devrait-on pas consid\u00e9rer ces langues au m\u00eame titre que les autres langues (officielles et \u00e9trang\u00e8res) enseign\u00e9es? Puisqu\u2019on attribue la double mission d\u2019enracinement culturel et d\u2019ouverture au monde \u00e0 l\u2019enseignement des langues (MINSEC, 2014, p.\u00a05), on se demande si la place que l\u2019on accorde \u00e0 ces langues participe vraiment d\u2019une recherche d\u2019\u00e9galit\u00e9. D\u2019ailleurs, on remarquera que la mati\u00e8re LCN est rattach\u00e9e au domaine d\u2019apprentissage intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Arts et cultures nationales\u00a0\u00bb, et non au domaine \u00ab\u00a0Langues et litt\u00e9rature\u00a0\u00bb dans lequel on retrouve le fran\u00e7ais, l\u2019anglais, les langues \u00e9trang\u00e8res, et les litt\u00e9ratures (MINESEC, 2014, p.\u00a06); ce dernier domaine \u00e9tant dot\u00e9 d\u2019une enveloppe horaire hebdomadaire de onze heures, contre trois heures seulement pour le second.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Il est invraisemblable que l\u2019on puisse confectionner un programme d\u2019\u00e9tudes qui soit repr\u00e9sentatif de toutes les langues camerounaises, mais on peut s\u2019interroger sur son efficacit\u00e9 si tant est que celles-ci appartiennent \u00e0 des familles linguistiques diff\u00e9rentes, et chacune avec ses sp\u00e9cificit\u00e9s. Ce que nous voulons dire est qu\u2019il serait plus efficace d\u2019avoir un programme par langue enseign\u00e9e de sorte que les aspects sp\u00e9cifiques \u00e0 chaque langue soient repr\u00e9sent\u00e9s, et que les aspects qui seraient inexistants ou superflus dans certaines ne soient pas ainsi pr\u00e9vus ou impos\u00e9s dans les autres. En guise d\u2019exemple, dans le cas du <em>fulfulde<\/em>, la notion de ton est totalement superflue alors qu\u2019elle est fondamentale pour une langue comme le <em>mbum<\/em>.<\/p>\r\n\r\n<h3 style=\"text-align: justify\"><strong>Quels choix pour une litt\u00e9racie multimodale?<\/strong><\/h3>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019apprentissage de la lecture-\u00e9criture, dans les milieux plurilingues comme celui du Nord-Cameroun, requiert des \u00ab\u00a0comp\u00e9tences plurilitt\u00e9raci\u00e9es\u00a0\u00bb (Moore, 2006, p.\u00a0118). En effet, les apprenants et apprenantes, surtout en zone urbaine, baignent dans une mosa\u00efque de langues; des langues qu\u2019ils et elles pratiquent selon diff\u00e9rents contextes, au moyen de diverses ressources s\u00e9miotiques.<\/p>\r\n\r\n<blockquote>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Avec la multiplication des t\u00e9l\u00e9communications num\u00e9riques ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les recherches sur les pratiques de litt\u00e9ratie d\u00e9passent maintenant l\u2019\u00e9tude des interactions autour de textes \u00e9crits pour prendre en compte la grande diversit\u00e9 des formes de communication int\u00e9grant plusieurs moyens d\u2019expression\u00a0: l\u2019oral, l\u2019\u00e9crit, la musique, la gestuelle, le son, l\u2019image fixe et mobile, et la gestion de l\u2019espace (Dagenais, 2012, paragr.\u00a01).<\/p>\r\n<\/blockquote>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le choix d\u2019une approche multimodale est, par cons\u00e9quent, indiqu\u00e9. Il s\u2019agit de mettre en relation les apprentissages avec le milieu r\u00e9el des apprenants et apprenantes. En effet, le d\u00e9veloppement et l\u2019\u00e9volution rapide de la t\u00e9l\u00e9phonie mobile dans les villes africaines sont un fait que toute entreprise \u00e9ducative ne saurait ignorer. La place qu\u2019occupent ces objets connect\u00e9s est aujourd\u2019hui suffisamment attest\u00e9e. Ils devront \u00eatre les m\u00e9diums privil\u00e9gi\u00e9s afin de mettre en place des dispositifs et des outils p\u00e9dagogiques \u00e0 la fois originaux, adapt\u00e9s, attractifs, et surtout p\u00e9dagogiquement efficients.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Aussi, la recension bibliographique que nous pr\u00e9sentons ici tient-elle compte \u00e0 la fois du domaine d\u2019apprentissage au sein duquel s\u2019inscrit le cours de <em>fulfulde<\/em> et des cinq domaines de vie d\u00e9finis par le programme\u00a0: vie quotidienne, vie socioculturelle, vie \u00e9conomique, environnement, bien-\u00eatre et sant\u00e9, et m\u00e9dia et communication. Deux autres crit\u00e8res ont guid\u00e9 la s\u00e9lection des ouvrages\u00a0: la disponibilit\u00e9 et l\u2019accessibilit\u00e9. Par disponibilit\u00e9, nous entendons le fait que les enseignant-e-s et les apprenant-e-s peuvent entrer en possession de l\u2019ouvrage soit en l\u2019acqu\u00e9rant dans le commerce, soit en l\u2019empruntant \u00e0 une biblioth\u00e8que scolaire ou universitaire. Quant \u00e0 l\u2019accessibilit\u00e9, elle englobe deux dimensions\u00a0: les aspects li\u00e9s \u00e0 l\u2019orthographe et \u00e0 la typographie des textes, ainsi que le degr\u00e9 de connaissance de litt\u00e9rature scientifique sur la langue (m\u00e9talangage, \u00e9l\u00e9ments de dialectologie). Les ouvrages cit\u00e9s sont donc \u00e0 la fois disponibles et accessibles. Ceci est un principe de r\u00e9alisme, car une bonne quantit\u00e9 de la documentation sur la langue se trouve dans les biblioth\u00e8ques priv\u00e9es. Dans ce contexte, le fait qu\u2019un ouvrage soit disponible dans le commerce est un motif suffisamment valable pour le retenir. Ce principe a pourtant une limite. En effet, nous avons choisi d\u2019inclure quand m\u00eame deux ouvrages malgr\u00e9 leur indisponibilit\u00e9 du fait de leurs sp\u00e9cificit\u00e9s\u00a0: utilisation d\u2019une terminologie sp\u00e9cialis\u00e9e notamment. Faute de r\u00e9\u00e9dition et en l\u2019absence d\u2019un ouvrage r\u00e9cent portant sur ces questions, nous les avons int\u00e9gr\u00e9s quand m\u00eame dans la liste. Cette derni\u00e8re ne pr\u00e9tend pas \u00e0 l\u2019exhaustivit\u00e9, et la typologie qui en fait ici ne repose sur aucune esp\u00e8ce de hi\u00e9rarchisation.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Les ressources didactiques par types<\/strong><\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Nous distinguons trois cat\u00e9gories d\u2019ouvrages qui nous semblent indispensables\u00a0: les manuels d\u2019apprentissage, les monographies portant sur la grammaire ou la litt\u00e9rature peules et les dictionnaires. Chacune de ces cat\u00e9gories r\u00e9pond \u00e0 un type de besoin didactique pr\u00e9cis.<\/p>\r\n\r\n<h3 style=\"text-align: justify\"><strong>Les manuels d\u2019apprentissage et d\u2019auto-apprentissage de la langue<\/strong><\/h3>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les quatre ouvrages \u00e0 caract\u00e8re didactique que nous avons retenus se r\u00e9partissent en deux sous-cat\u00e9gories. Il y a d\u2019abord les ouvrages r\u00e9dig\u00e9s en fran\u00e7ais, puis ceux qui sont \u00e9crits en <em>fulfulde<\/em>. Dans ces derniers, en plus de proposer des contenus et des activit\u00e9s d\u2019apprentissage, on prend connaissance de la terminologie grammaticale en peul.<\/p>\r\n\r\n<ul style=\"text-align: justify\">\r\n \t<li>NOYE, Dominique. (1974). <em>Cours de foulfould\u00e9 (dialecte peul du Diamar\u00e9, Nord-Cameroun)\u00a0: Grammaire et exercices, textes, lexiques peul-fran\u00e7ais et fran\u00e7ais-peul<\/em>. Maroua\u00a0: Mission catholique \/ Paris\u00a0: P.\u00a0Geuthner, 381 p.<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p style=\"text-align: justify\">C\u2019est un manuel de 381 pages organis\u00e9 en trois parties. La premi\u00e8re est consacr\u00e9e aux r\u00e8gles grammaticales et de nombreux exercices. Quant \u00e0 la deuxi\u00e8me, elle pr\u00e9sente une s\u00e9rie de contes, de devinettes et de proverbes peuls. La troisi\u00e8me et derni\u00e8re partie offre un lexique bilingue bidirectionnel peul-fran\u00e7ais et fran\u00e7ais-peul qui s\u2019\u00e9tale sur une cinquantaine de pages. Prononciation et transcription, les pronoms personnels, les aspects verbaux, la num\u00e9ration, les types phrastiques, les pronoms relatifs, entre autres, y sont pr\u00e9sents. Les aspects fonctionnels de la langue sont aussi pr\u00e9sents, notamment \u00e0 travers les formules de salutation. Si l\u2019on souhaite utiliser cet ouvrage, il est n\u00e9cessaire de revoir le syst\u00e8me d\u2019\u00e9criture qui a \u00e9volu\u00e9. Les adaptations n\u00e9cessaires concernent entre autres les pr\u00e9nasales qui sont \u00e9crites en exposant, l\u2019utilisation du tilde sur le n qui est aujourd\u2019hui remplac\u00e9 par le digraphe \/ny\/.<\/p>\r\n\r\n<ul style=\"text-align: justify\">\r\n \t<li>LABATUT, Roger, MBODJ, Djibi Oumar et MOHAMADOU, Aliou. (1994). <em>Initiation \u00e0 la langue peule<\/em>. Paris\u00a0: INALCO.<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Ce manuel d\u2019auto-apprentissage de l\u2019INALCO est sans doute l\u2019ouvrage le plus repr\u00e9sentatif en nombre de vari\u00e9t\u00e9s dialectales. Pour chaque le\u00e7on pr\u00e9sent\u00e9e, un texte support est d\u00e9clin\u00e9 dans les cinq groupes de parlers des aires dialectales prises en consid\u00e9ration\u00a0: le parler du Diamar\u00e9 pour l\u2019<em>Aadamaawa<\/em>, celui de Liptako pour le Burkina Faso et le Niger occidental, celui du <em>Maasina<\/em> pour le Mali, celui du <em>Fuuta Tooro<\/em> pour le S\u00e9n\u00e9gal et la Mauritanie et celui de Lab\u00e9 pour le <em>Fuuta Jalloo<\/em>. Les notions grammaticales qui sont pr\u00e9sent\u00e9es sont toujours l\u2019occasion de rapprochement et de contrastes entre les diff\u00e9rents parlers.<\/p>\r\n\r\n<ul style=\"text-align: justify\">\r\n \t<li>MOHAMMADU Moodibbo Aliyyu, JIBI, Umar Mbooc, MAMMADU Alasan Bah. (1982). <em>Alkule fulfulde, deftere fu\u0257\u0257orde jannde e binndol pulaar<\/em>. <em>Binndi e jannde<\/em>. Mantes la Jolie\u00a0: KJPF.<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Allkule fulfulde<\/em> est un petit manuel d\u2019initiation \u00e0 la lecture et de l\u2019\u00e9criture comme l\u2019indique son sous-titre en <em>pulaar<\/em>\u00a0: <em>Deftere fu\u0257\u0257orde ja\u014bde e binndol<\/em>. Le terme \u00ab\u00a0<em>alkule<\/em>\u00a0\u00bb, pluriel de \u00ab\u00a0<em>alkulal<\/em>\u00a0\u00bb est un n\u00e9ologisme pour d\u00e9signer les lettres de l\u2019alphabet. Sur la m\u00eame base, on distingue <em>alkulal laa\u0253ngal<\/em> (voyelle) d\u2019<em>alkulal muumal <\/em>(consonne). Le sens des termes est construit sur une sorte de perception du son. La racine <em>laa<\/em><em>\u0253<\/em><em>-<\/em> ayant servi \u00e0 la formation de <em>laa<\/em><em>\u0253<\/em><em>ngal<\/em> signifie \u00ab\u00a0propre, pure\u00a0\u00bb, tandis que la racine <em>muum-<\/em> que l\u2019on rep\u00e8re dans <em>muumal<\/em> s\u2019interpr\u00e8te comme \u00ab\u00a0entier\u00a0\u00bb. La consonne serait per\u00e7ue comme \u00ab\u00a0enti\u00e8re\u00a0\u00bb tandis que la voyelle serait un son \u00ab\u00a0pure\u00a0\u00bb. Dans la tradition de l\u2019enseignement coranique du Nord-Cameroun, on rencontre <em>harfeere<\/em> (singulier) et <em>karfeeje<\/em> (pluriel). Si l\u2019ouvrage est \u00e9crit en pulaar, les auteurs se sont efforc\u00e9s de choisir des termes communs autant aux parlers occidentaux qu\u2019aux parlers orientaux.<\/p>\r\n\r\n<ul style=\"text-align: justify\">\r\n \t<li>MOHAMMADU, Aliyyu, JIBI Umar Mbooc et BAYLAA, Kubali. (1992). <em>Naatirde doo\u0257e celluka<\/em>, Paris\u00a0: Binndi e jannde.<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Naatirde doos\u0257e celluka<\/em> est un ouvrage singulier du point de vue de la d\u00e9marche scientifique. Il s\u2019agit d\u2019une contribution importante sur le plan de la terminologie en langues africaines. Cette introduction \u00e0 la grammaire peule r\u00e9dig\u00e9e en <em>pulaar<\/em> aborde le syst\u00e8me nominal (<em>nju\u0253\u0253udi kalimaaji<\/em>) et la conjugaison des verbes (<em>pirlitte golle<\/em>). Le n\u00e9ologisme \u00ab\u00a0<em>nju\u0253\u0253udi<\/em>\u00a0\u00bb est construit sur la racine <em>yu\u0253\u0253-<\/em>, qui attest\u00e9 au <em>Fuuta Tooro<\/em>, dans le <em>Maasina<\/em> comme dans l\u2019<em>Aadamaawa<\/em>, renvoie \u00e0 \u00ab\u00a0enfiler les perles\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0composer des vers\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0\u00eatre bien organis\u00e9\u00a0\u00bb (Seydou, 1998, p.\u00a0870-871)<em>. <\/em>Quant \u00e0 <em>piirlitte<\/em>, form\u00e9 sur <em>firlit-<\/em> qui signifie \u00ab\u00a0d\u00e9rouler\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0disperser\u00a0\u00bb en <em>pulaar<\/em> et \u00ab\u00a0traduire\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0expliquer\u00a0\u00bb en <em>fulfulde<\/em> de l\u2019<em>Aadamaawa<\/em> (Seydou, 1998, p.\u00a0190). Nous recommandons cet ouvrage aux enseignants et enseignantes du peul d\u2019autant plus qu\u2019il offre une entr\u00e9e en mati\u00e8re pour se familiariser avec la terminologie grammaticale en peul. Aliyu Mohammadu, Jibi Umar Mbooc et Baylaa Kulibali ont mis en place un ensemble de termes utiles \u00e0 la description grammaticale. La d\u00e9marche des auteurs est de partir ce qui existe, \u00e0 partir d\u2019une longue tradition et des pratiques dans les \u00e9coles coraniques qui ont mis en place une terminologie utilis\u00e9e dans l\u2019enseignement des savoirs coraniques par exemple. \u00c9tant donn\u00e9 que nous ne disposons pas, \u00e0 notre connaissance, d\u2019un \u00e9quivalent en parlers <em>Aadamaawa<\/em>, les personnes qui souhaiteraient utiliser l\u2019ouvrage devront faire l\u2019effort de se munir de dictionnaires du <em>pulaar<\/em>. Les ressources ne manquent pas. L\u2019un des exemples parmi les plus accessibles pour les locuteurs et locutrices du <em>fulfulde<\/em> est le chapitre sur la formation des phrases, pr\u00e9cis\u00e9ment la section consacr\u00e9e \u00e0 la ponctuation. On peut citer par exemple la s\u00e9rie suivante\u00a0:<\/p>\r\n\r\n<ol style=\"text-align: justify\">\r\n \t<li><em>to\u0253\u0253ere<\/em> \u2192 le point<\/li>\r\n \t<li><em>to\u0253\u0253ere naamnal<\/em> \u2192 le point d\u2019interrogation<\/li>\r\n \t<li><em>to\u0253\u0253ere kaawis<\/em> \u2192 le point d\u2019exclamation<\/li>\r\n \t<li><em>to\u0253\u0253e tati<\/em> \u2192 les points de suspension (litt\u00e9ralement \u00ab\u00a0les trois points\u00a0\u00bb)<\/li>\r\n<\/ol>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Sur ces quatre n\u00e9ologismes, (a) et (c) sont totalement accessibles pour les apprenants et apprenantes fularophones. Le nom \u00ab\u00a0<em>naamnal<\/em>\u00a0\u00bb employ\u00e9 en (b) a pour \u00e9quivalent en <em>fulfulde<\/em> \u00ab\u00a0<em>\u01b4amol<\/em>\u00a0\u00bb. Quant \u00e0 <em>kaawis<\/em> en (c), il est form\u00e9 \u00e0 partir de la racine nominale <em>kaaw<\/em>- elle-m\u00eame issue de la racine verbale <em>haaw-<\/em> qui renvoie \u00e0 la notion \/s\u2019\u00e9tonner, surprendre\/ en <em>pulaar;<\/em> <em>haay<\/em><em>\u0257<\/em><em>-<\/em> pourrait servir d\u2019\u00e9quivalent en <em>fulfulde<\/em>.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">D\u2019autres termes tels que <em>kalimawol, piirlitte <\/em>traversent pratiquement toutes les aires dialectales du peul, ou sont adaptables de fa\u00e7on relativement facile. L\u2019importance de ce genre d\u2019ouvrage se fait ressentir surtout lorsqu\u2019il faut enseigner des notions grammaticales en utilisant le <em>fulfulde <\/em>comme langue d\u2019enseignement. Il semble que de loin plus efficace de savoir comment nommer des notions fondamentales comme le verbe, la phrase ou une classe nominale sur la base d\u2019un ouvrage de r\u00e9f\u00e9rence sur lequel il y a un minimum de consensus.<\/p>\r\n\r\n<h3 style=\"text-align: justify\"><strong>Les monographies sur la langue et sa litt\u00e9rature<\/strong><\/h3>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Parmi les ouvrages consacr\u00e9s aux \u00e9tudes du peul, nous distinguons ceux qui portent sur des aspects sp\u00e9cifiquement linguistiques et ceux qui traitent de la litt\u00e9rature peule \u00e0 travers la diversit\u00e9 de genres.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>La langue et son enseignement<\/strong><\/p>\r\n\r\n<ul style=\"text-align: justify\">\r\n \t<li>TOURNEUX, Henry. (2011). (avec la collaboration de BOUBAKARY Abdoulaye et HADIDJA Kona\u00ef), <em>La transmission des savoirs en Afrique\u00a0: Savoirs locaux et langues locales pour l\u2019enseignement<\/em>. Paris\u00a0: Karthala, 304 p.\u00a0avec un DVD bilingue [1. La culture du sorgho repiqu\u00e9 au Cameroun. 2. La boule de sorgho.]<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Cet ouvrage de 304 pages organis\u00e9 en trois parties est une contribution majeure du point de vue m\u00e9thodologique. M\u00eame si c\u2019est le niveau primaire qui est prioritairement concern\u00e9 dans cet ouvrage, il est ind\u00e9niable que les propositions avanc\u00e9es ici peuvent profiter autant aux enseignants et enseignantes du primaire qu\u2019\u00e0 ceux et celles du secondaire. Dans une approche qui tient compte du plurilinguisme, le propos du livre tient sur deux points essentiels\u00a0: quels contenus enseigner et comment proc\u00e9der? Les r\u00e9ponses sont pr\u00e9cises. Premi\u00e8rement, il faut enseigner les savoirs locaux, c\u2019est-\u00e0-dire \u00ab\u00a0les connaissances dont disposent des groupes humains localis\u00e9s, ind\u00e9pendamment d\u2019apports ext\u00e9rieurs en cours\u00a0\u00bb (Tourneux, 2011, p.\u00a034). Deuxi\u00e8mement, les le\u00e7ons sur les savoirs locaux devront \u00eatre pr\u00e9par\u00e9es suivant la m\u00e9thodologie de la r\u00e9daction bilingue (fran\u00e7ais-<em>fulfulde<\/em>, dans ce cas-ci).<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Cette approche a le double avantage d\u2019ancrer les apprentissages dans le milieu de vie des \u00e9l\u00e8ves et de mettre en valeur les savoirs endog\u00e8nes tr\u00e8s longtemps ignor\u00e9s de la science moderne. Sur cette base, l\u2019ouvrage inventorie des th\u00e8mes formant des ensembles tels que l\u2019\u00e9tude du milieu ou les activit\u00e9s techniques des humaines. Ce sont ces cadrages th\u00e9matiques qui servent de base au recueil d\u2019informations qui vont \u00eatre utilis\u00e9es comme corpus pour les le\u00e7ons sur les savoirs locaux. Proc\u00e9dant de mani\u00e8re pragmatique, Tourneux pr\u00e9sente, dans la deuxi\u00e8me partie de l\u2019ouvrage, une s\u00e9rie de six le\u00e7ons con\u00e7ues selon le mod\u00e8le th\u00e9oris\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment. Par exemple, la le\u00e7on 2 porte sur \u00ab\u00a0Les saisons\u00a0\u00bb (<em>fasluuji<\/em>). Y sont successivement pr\u00e9sent\u00e9s les noms des saisons (<em>in\u0257e fasluuji<\/em>), le calcul savant des saisons (<em>no moodi\u0253\u0253e ndaardata fasluuji<\/em>), les activit\u00e9s li\u00e9es aux diff\u00e9rentes saisons (<em>kuu\u0257e kuuwetee\u0257e nder fasluuji<\/em>), les coutumes alimentaires li\u00e9es aux saisons (<em>al\u2019aada ko nyaametee nder fasluuji<\/em>). La le\u00e7on est \u00e9galement agr\u00e9ment\u00e9e par des proverbes et des chants li\u00e9s aux saisons. Elle se cl\u00f4ture par une s\u00e9rie de questions et d\u2019exercices pour consolider les apprentissages. L\u2019ouvrage est un v\u00e9ritable d\u00e9fi lanc\u00e9 \u00e0 toutes les personnes sceptiques quant \u00e0 l\u2019usage des savoirs traditionnels et leur int\u00e9gration dans les programmes d\u2019enseignement. En outre, l\u2019ouvrage est accompagn\u00e9 de deux documentaires bilingues (fran\u00e7ais et <em>fulfulde<\/em>) contenus dans un DVD. Ces vid\u00e9os portent sur la culture du sorgho de saison s\u00e8che et sur la pr\u00e9paration de la boule de sorgho, un aliment de base dans la partie septentrionale du Cameroun. C\u2019est donc un support adapt\u00e9 pour une approche de type multimodal puisqu\u2019il combine texte, image, son, couleur\u2026 Pour fixer les id\u00e9es, nous avons choisi le deuxi\u00e8me documentaire intitul\u00e9 \u00ab\u00a0La boule de sorgho\u00a0\u00bb comme support de cours \u00e0 destination des \u00e9l\u00e8ves du coll\u00e8ge. C\u2019est la version fran\u00e7aise du documentaire qui a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e, mais on peut bien utiliser les deux. Pour rendre interactif le d\u00e9roulement de la le\u00e7on, nous avons opt\u00e9 pour l\u2019exploitation du logiciel en ligne <em>Edpuzzle<\/em>, un exerciseur connu notamment dans le domaine de la didactique des langues secondes et \u00e0 distance. Son principe est simple et ludique. On introduit une vid\u00e9o dans le module, puis on proc\u00e8de \u00e0 un s\u00e9quen\u00e7age de la vid\u00e9o en introduisant des \u00ab\u00a0coupes\u00a0\u00bb \u00e0 des endroits pr\u00e9cis o\u00f9 l\u2019on r\u00e9dige une question adress\u00e9e aux \u00e9l\u00e8ves. Quand celui-ci ou celle-ci lance la lecture de la vid\u00e9o, elle s\u2019appr\u00eate aux endroits o\u00f9 s\u2019affichent successivement 36 questions[footnote]Nous pr\u00e9sentons ici quelques-unes de ces questions. Elles sont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es d\u2019un num\u00e9ro d\u2019ordre que nous leur avons affect\u00e9 dans l\u2019application. Les images illustratives sont des captures d\u2019\u00e9cran du documentaire contenu dans le DVD avec l\u2019aimable autorisation d\u2019Henry Tourneux et Hadidja Kona\u00ef.[\/footnote]. Les \u00e9l\u00e8ves devront alors r\u00e9pondre avant de continuer le visionnage. L\u2019activit\u00e9 se d\u00e9cline donc en une interaction entre l\u2019\u00e9l\u00e8ve et l\u2019outil informatique sous le contr\u00f4le de l\u2019enseignant ou l\u2019enseignante. Nous donnons ci-dessous une description sommaire de l\u2019activit\u00e9. Pour permettre aux lecteurs et lectrices de se faire une id\u00e9e pr\u00e9cise de la chose, nous avons ins\u00e9r\u00e9 \u00e0 s\u00e9quence un QR Code qui donne acc\u00e8s \u00e0 la vid\u00e9o, pour ceux et celles qui liront l\u2019article en ligne.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Tableau 1. Activit\u00e9 d\u2019apprentissage en classe de langue et culture peules (4e) utilisant une vid\u00e9o didactique construite \u00e0 l\u2019aide du logiciel Edpuzzle<\/p>\r\n<img class=\"size-full wp-image-493 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/1_MO_Des-ressources.jpg\" alt=\"\" width=\"736\" height=\"489\" \/>\r\n\r\n<img class=\"size-full wp-image-494 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/2_MO_Des-ressources.jpg\" alt=\"\" width=\"731\" height=\"334\" \/>\r\n<ul style=\"text-align: justify\">\r\n \t<li>NOYE, Dominique. (1971). <em>Un cas d\u2019apprentissage linguistique\u00a0: L\u2019acquisition de la langue par les jeunes Peuls du Diamar\u00e9 (Nord-Cameroun)<\/em>. Paris\u00a0: P.\u00a0Geuthner, 206 p.<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Il s\u2019agit de la th\u00e8se de Noye publi\u00e9e sous la forme d\u2019un ouvrage. Le corpus met en avant les jeux verbaux, les phrases-pi\u00e8ges, les devinettes et les contes. On trouve notamment une quantit\u00e9 importante de textes qui permettent de travailler sur une vingtaine de classes nominales du peul. Nous en donnons ci-dessous un extrait.<\/p>\r\n<img class=\"size-full wp-image-587 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/Texte-1-MO.jpg\" alt=\"\" width=\"601\" height=\"348\" \/>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Ce texte est exploitable pour des le\u00e7ons de grammaire peule. Par exemple, on peut tirer parti de ce mat\u00e9riau si l\u2019on veut travailler sur les classes nominales. Dans ce texte, on r\u00e9pertorie les noms suivants qui font partie de la classe NGOL\u00a0: <em>\u0257oyngol<\/em>,<em> koy\u0257ol<\/em>,<em> ko\u014bngol<\/em>. Une activit\u00e9 sur la formation de ces mots consisterait, entre autres, \u00e0 isoler pour chacun des mots, la base et le suffixe de classe. \u00c0 un autre niveau, les \u00e9l\u00e8ves pourraient d\u00e9terminer \u00e0 quel degr\u00e9 se situent les suffixes identifi\u00e9s. Pour aller un peu plus loin, on cherchera \u00e0 mettre en relation les classes du singulier et celles du pluriel; ce qui correspond, relativement \u00e0 la liste des mots choisis, au genre NGOL \u2013 \u018aI. Voici un exemple de consigne\u00a0:<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Tableau 2. Exemple d\u2019exercice sur la correspondance entre les noms de la classe NGOL (singulier) et de la classe \u018aI (pluriel)<\/p>\r\n<img class=\"size-full wp-image-495 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/3_MO_Des-ressources.jpg\" alt=\"\" width=\"698\" height=\"333\" \/>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Avec ce m\u00eame support, on peut \u00e9galement envisager une \u00e9tude de l\u2019aspect verbal. L\u2019extrait souligne \u00e9galement le contraste entre l\u2019accompli (<em>maatindiri<\/em>,<em> jinjinndiri<\/em>,<em> hawti<\/em>,<em> juki<\/em>,<em> naati<\/em>\u2026) et le relatif employ\u00e9 dans l\u2019introduction au discours rapport\u00e9 (<em>wi\u2019ata<\/em>).<\/p>\r\n\r\n<ul style=\"text-align: justify\">\r\n \t<li>MOHAMADOU, Aliou. (2014). <em>Le verbe en peul\u00a0: formes et valeurs en pulaar du Fuuta-Tooro<\/em>. Paris\u00a0: Karthala, 250 p.<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le choix d\u2019inclure cet ouvrage qui pourtant s\u2019appuie sur le <em>pulaar <\/em>du <em>Fuuta Tooro<\/em> se justifie par deux raisons. D\u2019abord, cet ouvrage est sans doute celui qui pr\u00e9sente \u00e0 la fois une analyse syst\u00e9matique \u00e0 partir d\u2019un corpus de r\u00e9f\u00e9rence et une synth\u00e8se des travaux ant\u00e9rieurs, comme celui d\u2019Arnott (1970) sur le <em>fulfulde <\/em>de Gombe (Nig\u00e9ria). Ensuite, les lecteurs et lectrices qui consid\u00e8rent les faits dialectologiques ne seront pas totalement d\u00e9pays\u00e9-e-s dans la mesure o\u00f9 les choix op\u00e9r\u00e9s par l\u2019auteur permettent de faire des comparaisons.<\/p>\r\n\r\n<blockquote>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les mod\u00e8les des conjugaisons propos\u00e9s l\u2019ont \u00e9t\u00e9 en choisissant autant que possible les radicaux les plus r\u00e9pandus en peul, afin de permettre des rapprochements entre les diff\u00e9rentes variantes dialectales de la langue, et partant, adapter ces conjugaisons aux exigences de chaque parler (Mohamadou, 2014, p. 50, note 1).<\/p>\r\n<\/blockquote>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les formes verbales pr\u00e9sent\u00e9es ne sont pas totalement \u00e9trang\u00e8res aux locuteurs et locutrices du <em>fulfulde<\/em>. Les paradigmes verbaux constituent une formidable ouverture vers les dialectes occidentaux du peul, moyennant des efforts d\u2019adaptation.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Les monographies sur la litt\u00e9rature en <em>fulfulde<\/em><\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les textes disponibles concernent globalement les genres de la litt\u00e9rature orale\u00a0: contes, blasons, po\u00e9sie chant\u00e9e.<\/p>\r\n\r\n<ul style=\"text-align: justify\">\r\n \t<li>NOYE, Dominique (\u00e9d.). (1976). <em>Blasons peuls\u00a0: \u00c9loges et satires du Nord-Cameroun<\/em>. Paris\u00a0: P.\u00a0Geuthner, 192 p.<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Ce recueil de textes versifi\u00e9s ressortit au genre du <em>jobbitoore<\/em>, discours d\u2019\u00e9loges que l\u2019on rencontre au Nord-Cameroun. Ce sont des textes brefs dans lesquels les personnages (humains, animaux, v\u00e9g\u00e9taux) prennent la parole pour faire une sorte d\u2019autoportrait m\u00ealant ironie et satire sociale. Les pi\u00e8ces transcrites et traduites en fran\u00e7ais sont des supports ad\u00e9quats autant pour les le\u00e7ons de lecture que les cours de grammaire. Prenons un texte comme <em>Jobbitoore puccu<\/em> (\u00ab\u00a0L\u2019\u00e9loge du cheval\u00a0\u00bb).<\/p>\r\n\r\n<div style=\"text-align: justify\" align=\"center\">\r\n<table class=\"aligncenter\">\r\n<tbody>\r\n<tr>\r\n<td><em>Ngu wi\u2019<\/em>\u00a0:\r\n\r\n<em>Miin wi\u2019ete puccu<\/em>,\r\n\r\n<em>puccitanngu gawri<\/em>,\r\n\r\n<em>ramma noppi<\/em>,<em> juuta wicco<\/em>,\r\n\r\n<em>ngam miin puccu<\/em>,\r\n\r\n<em>to go<\/em><em>\u0257\u0257o soodi yam<\/em>,\r\n\r\n<em>gantake yam<\/em>,\r\n\r\n<em>mi nyaami<\/em>,<em> nyaamndu woondu<\/em>,\r\n\r\n<em>mi yari<\/em>,<em> njaram nboo\u0257\u0257am<\/em>,\r\n\r\n<em>mi waalake<\/em>,<em> nbalndi nboondi<\/em>,\r\n\r\n<em>jawmam gantii\u0257o yam oo<\/em>,\r\n\r\n<em>o wurtini yam<\/em>,\r\n\r\n<em>o wa\u0257i da\u0257\u0257aaje maako boo\u0257\u0257e<\/em>,\r\n\r\n<em>o wa\u0257i kirke maako boo\u0257\u0257e<\/em>,\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<td><em>ka\u014bko boo<\/em>\r\n\r\n<em>o wa\u0257i limce maako boo\u0257\u0257e<\/em>\r\n\r\n<em>o wa\u01b4\u01b4ake yam<\/em>,<em> miin puucu<\/em>,\r\n\r\n<em>walla fajiri<\/em>,\r\n\r\n<em>naange baalte<\/em>,\r\n\r\n<em>walla asiri<\/em>,\r\n\r\n<em>To o yaali yim<\/em><em>\u0253e \u0257on njoo\u0257i<\/em>,\r\n\r\n<em>O saamni yam<\/em>,<em> o wari<\/em>,\r\n\r\n<em>O footi yam<\/em>,\r\n\r\n<em>\u0253e \u0253a\u014btanan mo juu\u0257e<\/em>.\r\n\r\n<em>Debbo koo \u0257on nder saare<\/em>,\r\n\r\n<em>\u01b4e\u014bto dow mahol<\/em>,\r\n\r\n<em>\u01b4eewa-mmi<\/em>.\r\n\r\n<em>To mi fooyi<\/em>,\r\n\r\n<em>Koo labangal am mi yaarataa<\/em>.\r\n<p style=\"text-align: right\">Dominique Noye, <em>Blasons peuls<\/em>, Paris,<\/p>\r\n<p style=\"text-align: right\">P.\u00a0Guethner, 1976, p.\u00a090<\/p>\r\n<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\n<\/div>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Pour une lecture m\u00e9thodique, on peut entrer par les pronoms personnels, les accords de classe, les aspects verbaux.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Tableau 3. Grille de lecture m\u00e9thodique<\/p>\r\n<img class=\"size-full wp-image-496 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/4_MO_Des-ressources.jpg\" alt=\"\" width=\"697\" height=\"377\" \/>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Pour les personnes souhaitant travailler en ligne, nous proposons par exemple deux types d\u2019exercices ludiques con\u00e7us \u00e0 l\u2019aide de la suite logicielle Hot Potatoes[footnote]La suite logicielle <em>Hot Potatoes<\/em> est d\u00e9velopp\u00e9e par le laboratoire <em>Humanities Computing and Media Centre<\/em> de l\u2019Universit\u00e9 de Victoria (Canada). Elle comprend les applications <em>JQuiz<\/em>, <em>JCloze<\/em>, <em>JCross<\/em>, <em>JMix<\/em> et <em>JMatch<\/em>.[\/footnote]. Le premier est une composition de mots-crois\u00e9s s\u00e9lectionn\u00e9s dans le texte du blason, et le second est un jeu d\u2019appariement entre les noms et les adjectifs qui doivent respecter la r\u00e8gle d\u2019accord des classes nominales.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Capture d\u2019\u00e9cran 1. Grille de mots-crois\u00e9s con\u00e7ue \u00e0 partir du texte du blason avec JCross<\/p>\r\n<img class=\" wp-image-497 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/5_MO_Des-ressources.JPG.png\" alt=\"\" width=\"622\" height=\"311\" \/>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Dans la premi\u00e8re capture d\u2019\u00e9cran, on aura en bas la grille de mots-crois\u00e9s. Lorsque l\u2019on clique sur le num\u00e9ro d\u2019une ligne ou d\u2019une colonne, la d\u00e9finition du mot recherch\u00e9 appara\u00eet en fran\u00e7ais. Ici, par exemple, on peut lire directement au-dessus de la grille \u00ab\u00a0Nourriture\u00a0\u00bb. C\u2019est dans la case vide qui suit imm\u00e9diatement le mot que l\u2019on doit \u00e9crire le mot demand\u00e9. Pour guider les \u00e9l\u00e8ves, nous avons ins\u00e9r\u00e9 l\u2019image de la boule de sorgho plac\u00e9e \u00e0 en haut \u00e0 droite de la grille.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Capture d\u2019\u00e9cran 2. Exercice d\u2019appariement entre les noms et les adjectifs con\u00e7u \u00e0 partir du texte du blason avec JMatch<\/p>\r\n<img class=\" wp-image-498 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/6_MO_Des-ressources.jpg\" alt=\"\" width=\"634\" height=\"304\" \/>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La seconde capture montre un exercice qui permet de faire travailler sur la concordance entre la classe nominale d\u2019un nom et l\u2019adjectif auquel ce nom se rapporte. L\u2019interface propose de choisir dans une liste d\u2019adjectifs qui s\u2019affiche. Au terme de l\u2019op\u00e9ration, on peut visualiser le r\u00e9sultat en cliquant sur \u00ab\u00a0v\u00e9rifier\u00a0\u00bb. Le recours \u00e0 ces outils d\u2019apprentissage a un impact non seulement sur la motivation des \u00e9l\u00e8ves, mais il facilite aussi l\u2019acc\u00e8s aux connaissances par individualisation gr\u00e2ce aux nombreuses ressources disponibles gratuitement.<\/p>\r\n\r\n<ul style=\"text-align: justify\">\r\n \t<li>BAUMGARDT, Ursula. (2000). <em>Une conteuse peule et son r\u00e9pertoire\u00a0: Goggo Addi de Garoua, Cameroun<\/em>. Paris\u00a0: Karthala, 552 p.<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Cet ouvrage rassemble et pr\u00e9sente un ensemble de soixante-dix contes dits par une m\u00eame conteuse. L\u2019analyse est organis\u00e9e autour de cinq principaux axes th\u00e9matiques\u00a0: l\u2019espace, la soci\u00e9t\u00e9, la m\u00e8re, la fille \u00e0 marier et l\u2019\u00e9pouse. Les enseignant-e-s disposent ici d\u2019une collection de textes pouvant servir de cours pour les le\u00e7ons. Les textes en <em>fulfulde<\/em> sont transcrits et traduits en fran\u00e7ais. Les circonstances et le contexte \u00e9nonciatif des contes sont pr\u00e9cis\u00e9s. L\u2019autrice a \u00e9galement pris soin de faire une biographie de la conteuse dont la vie est parsem\u00e9e d\u2019\u00e9preuves difficiles.<\/p>\r\n\r\n<ul style=\"text-align: justify\">\r\n \t<li>LACROIX, Pierre-Francis (\u00e9d.). (1965). <em>Po\u00e9sie peule de l\u2019Adamawa<\/em>, (Classiques africains 3-4), 2 vol. Paris\u00a0: Julliard [diffusion Karthala, Paris], 647 p.<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019\u00e9tude que Lacroix a consacr\u00e9e aux po\u00e8mes dits profanes de l\u2019<em>Aadamaawa <\/em>est r\u00e9partie dans deux volumes. Elle s\u2019est int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 la fois aux manuscrits des auteurs et qu\u2019aux versions chant\u00e9es des textes qui furent enregistr\u00e9es par six chanteurs bien connus\u00a0: Bello dow Keerol, Sambo Dibi, Buuba Mal Jariida, Moodi Yaawa, Isa Dembo. Les genres po\u00e9tiques explor\u00e9s sont de trois sortes\u00a0: les <em>waajuuje<\/em>, les <em>mantooje<\/em> et les <em>fuluuluje<\/em>. Le terme \u00ab\u00a0<em>waajuuje<\/em>\u00a0\u00bb est issu du nom <em>\u00ab<\/em>\u00a0<em>waaju\u00a0<\/em>\u00bb qui signifie \u00ab\u00a0sermon, pr\u00e9dication, exhortation\u00a0\u00bb. Le terme est affect\u00e9 \u00e0 la classe du pluriel \u018aE, comme l\u2019indique le morph\u00e8me <em>-je<\/em> qui est la forme que prend le suffixe de classe au degr\u00e9 2; celui-ci rappelle alors qu\u2019il s\u2019agit des <em>gime<\/em> (classe \u018aE), un chant de type religieux. Pr\u00e9cisons qu\u2019on rencontre \u00e9galement la forme <em>waazu<\/em>, le phon\u00e8me [z] apparaissant en <em>fulfulde<\/em> dans les emprunts, en l\u2019occurrence \u00e0 l\u2019arabe, il est souvent r\u00e9alis\u00e9 [\u02a4]. C\u2019est ce qui justifie l\u2019\u00e9criture <em>waaju<\/em> \u00e0 la place de <em>waazu<\/em> (Mohamadou <em>et al.<\/em>, 2017, p.\u00a02). Si le terme appara\u00eet majoritairement en contexte religieux, il peut aussi \u00eatre employ\u00e9 dans des situations de communication ordinaire dans le sens de \u00ab\u00a0le\u00e7on\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0exhortation\u00a0\u00bb. <em>Ma\u014btooje<\/em> (sing. <em>ma\u014btoore<\/em>) est issu du verbe <em>ma\u014btugo<\/em>,\u00a0\u00ab\u00a0faire l\u2019\u00e9loge de quelqu\u2019un\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0chanter les louanges de\u00a0\u00bb. Quant \u00e0 <em>fuuluuje<\/em>, il vient de <em>fuuluulu <\/em>qui signifie \u00ab\u00a0chose de peu d\u2019importance, bavardage\u00a0\u00bb. Les textes rassembl\u00e9s dans cet ouvrage s\u2019ins\u00e8rent parfaitement dans le module \u00ab\u00a0La vie socioculturelle\u00a0\u00bb pr\u00e9vu au programme des coll\u00e8ges.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Les dictionnaires<\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La recherche lexicographique est un \u00e9l\u00e9ment important dans l\u2019acquisition d\u2019une langue, particuli\u00e8rement pour les besoins orthographiques, mais aussi s\u00e9mantiques. La langue peule compte parmi les langues africaines les plus document\u00e9es en mati\u00e8re de ressources lexicographiques (Mohamadou, 2014). On distinguera les dictionnaires g\u00e9n\u00e9raux et les dictionnaires sp\u00e9cialis\u00e9s.<\/p>\r\n\r\n<ul style=\"text-align: justify\">\r\n \t<li>NOYE, Dominique. (1989). <em>Dictionnaire foulfould\u00e9-fran\u00e7ais, Dialecte peul du Diamar\u00e9, Nord-Cameroun<\/em>. Garoua \/ Procure des Missions, Paris\u00a0: P.\u00a0Geuthner.<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le <em>Dictionnaire foulfould\u00e9-fran\u00e7ais<\/em> de Dominique Noye (1989) est sans doute une r\u00e9f\u00e9rence incontournable. Cet ouvrage de plus 400 pages repose sur la vari\u00e9t\u00e9 dialectale du Diamar\u00e9, consid\u00e9r\u00e9e comme le standard des parlers <em>Aadaamaawa<\/em>. L\u2019ouvrage comporte des pages sur des notions grammaticales capitales pour le <em>fulfulde<\/em>\u00a0: un inventaire des sons, la liste des alternances consonantiques, les suffixes de classe et leur degr\u00e9, les pronoms personnels, les substitutifs et les suffixes de d\u00e9rivations verbales. Les entr\u00e9es du dictionnaire sont les racines verbales qui tiennent une place importante dans la langue. Ce qui peut poser des difficult\u00e9s \u00e0 une personne non avertie. Mais nous savons aussi le va-et-vient entre la racine verbale et les formes d\u00e9riv\u00e9es est un exercice instructif en <em>fulfulde<\/em>. En utilisant ce dictionnaire, on peut donc renforcer la connaissance de la langue en envisageant le vocabulaire sous la forme de faisceaux lexicaux dont le pivot est la racine.<\/p>\r\n\r\n<ul style=\"text-align: justify\">\r\n \t<li>PARIETTI, Giuseppe. (1997). <em>Dictionnaire fran\u00e7ais-foulfould\u00e9, et index foulfould\u00e9, compl\u00e9ment au dictionnaire foulfould\u00e9-fran\u00e7ais de Dominique Noye<\/em>. Guidiguis (Cameroun)\u00a0: Mission catholique, 488 p.<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le dictionnaire Parietti prolonge et enrichit le travail de Noye (1989). Il est plus accessible pour des personnes non sp\u00e9cialistes. Les entr\u00e9es sont organis\u00e9es selon le sens fran\u00e7ais-<em>fulfulde<\/em> avec des renvois au num\u00e9ro de la page, ainsi qu\u2019\u00e0 la colonne o\u00f9 se trouve le mot dans le dictionnaire de Noye (1989). D\u2019autres termes, ainsi que des corrections d\u2019erreurs, ont \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9s. En r\u00e9alit\u00e9, les deux dictionnaires constituent une paire n\u00e9cessairement li\u00e9e, on a besoin du dictionnaire de Noye pour bien exploiter celui Parietti.<\/p>\r\n\r\n<ul style=\"text-align: justify\">\r\n \t<li>SEYDOU, Christiane (avec la collaboration de D. W. Arnott, H. Bocquen\u00e9, F. Fagerberg-Diallo, F. S. K\u00e2, M. McIntosh, O. Ndoudi, A. M. Yattara), (1998). <em>Dictionnaire pluridialectal des racines verbales du peul, peul-fran\u00e7ais-anglais \/ A Dictionary of Verb Roots in Fulfulde Dialects Fulfulde-French-English<\/em>. Paris\u00a0: Agence de la Francophonie, Karthala, LIII 898 p.<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le <em>Dictionnaire pluridialectal des racines verbales du peul<\/em> constitue un ouvrage central dans la lexicographie peule, car il fournit une vue d\u2019ensemble des parlers peuls. Les dialectes repr\u00e9sent\u00e9s sont\u00a0: le <em>pulaar<\/em> du S\u00e9n\u00e9gal, le parler du <em>Maasina<\/em> au Mali, les parlers du Nig\u00e9ria et de l\u2019Adamaoua au Cameroun. Le corps du dictionnaire est organis\u00e9 en cinq colonnes qui fournissent les informations selon l\u2019ordre suivant\u00a0: entr\u00e9e, dialecte, origine, permutation et voix, sens. Pr\u00e9cisons qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un dictionnaire bilingue fran\u00e7ais-anglais unidirectionnel. En prenant par exemple la racine <em>loot-<\/em>, on peut constater qu\u2019il a le sens de \u00ab\u00a0laver\u00a0\u00bb sur toute l\u2019aire peule. Mais en m\u00eame temps, on peut d\u00e9celer les sens secondaires en fonction de la vari\u00e9t\u00e9 dialectale. C\u2019est ainsi que <em>loot-<\/em> peut prendre le sens de \u00ab\u00a0avoir ses r\u00e8gles\u00a0\u00bb en <em>Aadamaawa<\/em>. L\u2019ouvrage fait plus de 800 pages et se donnait comme ambition de constituer une premi\u00e8re pierre \u00e0 l\u2019\u00e9dification d\u2019un dictionnaire g\u00e9n\u00e9ral de la langue peule. Il joue un r\u00f4le d\u2019ouverture dans la mesure o\u00f9 il permet d\u2019\u00e9viter de cantonner ou d\u2019isoler le <em>fulfulde<\/em> \u00e0 une unique vari\u00e9t\u00e9 dialectale, et permet ainsi de l\u2019ins\u00e9rer dans un vaste ensemble linguistique. Ce qui repr\u00e9sente un v\u00e9ritable avantage lorsqu\u2019on envisage un monde interconnect\u00e9 dans lequel les locuteurs et locutrices du peul se rencontrent et sont amen\u00e9-e-s \u00e0 interagir. Nous en avons personnellement fait l\u2019exp\u00e9rience r\u00e9cemment lorsque Radio France internationale a commenc\u00e9 \u00e0 diffuser des \u00e9missions en peul. Les auditeurs et auditrices du Cameroun qui \u00e9coutent ces programmes avec un brin de curiosit\u00e9 sont habit\u00e9-e-s par ce double sentiment d\u2019identification \u00e0 une langue qui lui famili\u00e8re et celui d\u2019embarras face \u00e0 ces constructions particuli\u00e8res et inconnues.<\/p>\r\n\r\n<ul style=\"text-align: justify\">\r\n \t<li>TOURNEUX, Henry (avec la collaboration de BOUBAKARY Abdoulaye, HADIDJA Kona\u00ef et FAKIH Ousmane). (2007). <em>Dictionnaire peul du corps et de la sant\u00e9 (Diamar\u00e9, Cameroun)<\/em>. Paris\u00a0: OIF\/Karthala, 616 p.<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le <em>Dictionnaire peul du corps et de la sant\u00e9<\/em> rentre bien dans le module de \u00ab\u00a0Bien-\u00eatre et sant\u00e9\u00a0\u00bb du programme officiel. Il offre une quantit\u00e9 d\u2019informations importantes non seulement sur la d\u00e9signation des maladies et de leurs sympt\u00f4mes, mais aussi sur les repr\u00e9sentations qui leur sont associ\u00e9es. Pour une classe de <em>fulfulde<\/em>, on peut d\u00e9celer un int\u00e9r\u00eat au moins \u00e0 un double niveau\u00a0: l\u2019apprentissage du vocabulaire et l\u2019immersion dans la culture. Ainsi, on peut y op\u00e9rer des fouilles relatives \u00e0 la d\u00e9signation des maladies, y effectuer des exercices sur des constructions collocatives, travailler \u00e0 l\u2019appropriation linguistique \u00e0 travers les proverbes et les sagesses. En prenant par exemple l\u2019entr\u00e9e \u02c2 \u0181ernde \u02c3 (p.\u00a052-55), on touche du doigt la polys\u00e9mie de ce terme ainsi que sa productivit\u00e9 lexicale. Le terme d\u00e9signe tour \u00e0 tour le \u00ab\u00a0c\u0153ur\u00a0\u00bb, la \u00ab\u00a0r\u00e9gion \u00e9pigastrique\u00a0\u00bb, l\u2019 \u00ab\u00a0estomac\u00a0\u00bb, le \u00ab\u00a0si\u00e8ge des sentiments et des intentions\u00a0\u00bb, le \u00ab\u00a0si\u00e8ge de la pens\u00e9e intime\u00a0\u00bb, le \u00ab\u00a0courage\u00a0\u00bb. C\u2019est \u00e9galement l\u2019occasion de travailler sur les locutions idiomatiques qui comprennent ce terme. Ainsi, pour dire que l\u2019on a peur, on dit \u00ab\u00a0mon c\u0153ur se coupa\u00a0\u00bb, lorsque l\u2019on est f\u00e2ch\u00e9, c\u2019est que notre \u00ab\u00a0c\u0153ur est f\u00e2ch\u00e9\u00a0\u00bb (<em>\u0253ernde<\/em> <em>am mettii<\/em>\u00a0\u00bb). Mais le c\u0153ur repr\u00e9sente aussi l\u2019humeur et le caract\u00e8re de l\u2019individu. Un \u00eatre m\u00e9chant est une \u00ab\u00a0personne noire de c\u0153ur\u00a0\u00bb (<em>\u0253alwa-\u0253ernde<\/em>), un \u00eatre honn\u00eate est per\u00e7u comme une \u00ab\u00a0personne propre de c\u0153ur\u00a0\u00bb (<em>laa\u0253a-\u0253ernde<\/em>), un paresseux est une \u00ab\u00a0personne morte de c\u0153ur\u00a0\u00bb (<em>waata-\u0253ernde<\/em>). \u00c0 l\u2019\u00e9tude de ces compos\u00e9s, on peut associer celle des proverbes tels que\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Ko \u0253ernde yi\u0257i, \u0253alel leebura<\/em>\u00a0\u00bb, qui signifie litt\u00e9ralement \u00ab\u00a0ce que le c\u0153ur veut, le petit corps est un man\u0153uvre\u00a0\u00bb (Tourneux, 2007, p.\u00a054). Nous proposons des exercices sur l\u2019interpr\u00e9tation des proverbes et maximes, et sur la construction des mots compos\u00e9s sur ce th\u00e8me du c\u0153ur. Listons d\u2019abord les proverbes, les expressions idiomatiques et les compos\u00e9s contenus dans l\u2019ouvrage (Tourneux, 2007, p.\u00a052-56).<\/p>\r\n<img class=\"size-full wp-image-588 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/Texte-2-MO.jpg\" alt=\"\" width=\"537\" height=\"291\" \/>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Trois types d\u2019activit\u00e9s sont envisageables\u00a0: un questionnaire \u00e0 choix multiples pour la construction du sens des proverbes et maximes, un exercice \u00e0 trous pour l\u2019apprentissage des mots compos\u00e9s et un exercice d\u2019appariement pour la formation des expressions idiomatiques.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Capture d\u2019\u00e9cran 3 : Questionnaire \u00e0 choix multiples relatif aux proverbes peuls \u00a0sur le th\u00e8me \u00ab\u00a0\u0181ernde\u00a0\u00bb r\u00e9alis\u00e9 avec JQuiz<\/p>\r\n<img class=\" wp-image-499 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/7_MO_Des-ressources.jpg\" alt=\"\" width=\"639\" height=\"440\" \/>\r\n<p style=\"text-align: center\">Capture d\u2019\u00e9cran 4. Exercice \u00e0 trous sur la formation des compos\u00e9s avec \u00ab\u00a0\u0253ernde\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019aide JCloze<\/p>\r\n<img class=\"wp-image-500 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/8_MO_Des-ressources.JPG.png\" alt=\"\" width=\"634\" height=\"272\" \/>\r\n<ul style=\"text-align: justify\">\r\n \t<li>TOURNEUX, Henry et YAYA, Da\u00efrou (avec la collaboration de BOUBAKARY Abdoulaye). (2017). <em>Dictionnaire peul encyclop\u00e9dique de la nature (faune \/ flore), de l\u2019agriculture, de l\u2019\u00e9levage et des usages en pharmacop\u00e9e (Diamar\u00e9, Cameroun), suivi d\u2019un index m\u00e9dicinal et d\u2019un index fran\u00e7ais-fulfulde<\/em>. Yaound\u00e9\u00a0: CERDOTOLA, 778 p<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Dans la m\u00eame lign\u00e9e, le <em>Dictionnaire peul encyclop\u00e9dique de la nature (faune\/flore), de l\u2019agriculture, de l\u2019\u00e9levage et des usages en pharmacop\u00e9e<\/em> poursuit les objectifs similaires. On peut l\u2019int\u00e9grer au module \u00ab\u00a0Citoyennet\u00e9 et environnement\u00a0\u00bb, car l\u2019ouvrage fournit une masse d\u2019informations sur le milieu naturel. De m\u00eame, les pratiques culturelles sont largement d\u00e9crites et illustr\u00e9es. Ce n\u2019est pas un simple r\u00e9pertoire de termes relatifs aux domaines cit\u00e9s dans le titre. Sa vocation encyclop\u00e9dique est amplement perceptible dans la mesure sous une entr\u00e9e, en plus des informations canoniques (d\u00e9finition, informations grammaticales, exemples), on trouve une foule de savoirs endog\u00e8nes provenant \u00e0 la fois des connaissances linguistiques (proverbes, sagesse, litt\u00e9rature), mais aussi d\u2019entretiens issus de corpus riche et vari\u00e9. L\u2019entr\u00e9e \u02c2 Nagge \u02c3 (p.\u00a0490) par exemple se d\u00e9ploie sur trois pages et offre une vue panoramique sur la notion \/vache\/ \u00e0 travers la culture peule (Tourneux, et Da\u00efrou, 2017, p.\u00a0490).<\/p>\r\n<img class=\"size-full wp-image-589 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/Texte-3-MO.jpg\" alt=\"\" width=\"532\" height=\"471\" \/>\r\n<div style=\"text-align: justify\" align=\"center\"><\/div>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Avec cette entr\u00e9e, on per\u00e7oit \u00e0 la fois la richesse du vocabulaire relatif \u00e0 cet animal et la pr\u00e9pond\u00e9rance de l\u2019activit\u00e9 pastorale au sein de la communaut\u00e9. Une fois encore, c\u2019est l\u2019occasion d\u2019exploiter, dans un cours de <em>fulfulde<\/em>, le jeu d\u2019accord de classe entre les adjectifs, mais cette fois-ci il faut \u00e9tablir un rapport entre les adjectifs se rapportant au nom d\u00e9signant le m\u00e2le (<em>ngaari<\/em>) et ceux qui se rattachent au nom d\u00e9signant la femelle (<em>nagge<\/em>).<\/p>\r\n<img class=\" wp-image-501 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/9_MO_Des-ressources.JPG.png\" alt=\"\" width=\"750\" height=\"414\" \/>\r\n<ul style=\"text-align: justify\">\r\n \t<li>Bah, Oumar (\u00e9d.).\u00a0<em>Dictionnaire pular-fran\u00e7ais.<\/em>2014. Webonary.org. <a style=\"font-size: 1em\" href=\"https:\/\/www.webonary.org\/pular\/overview\/introduction\/\">https:\/\/www.webonary.org\/pular\/overview\/introduction\/<\/a><\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le <em>Webonary<\/em> (dictionnaire en ligne) du <em>pular<\/em> d\u2019Omar Bah \u00e9dit\u00e9 par la Soci\u00e9t\u00e9 internationale de linguistique (SIL) est un outil pratique pour les v\u00e9rifications rapides. S\u2019il est principalement fond\u00e9 sur le dialecte de <em>Fuuta Jallo<\/em> (Guin\u00e9e et sa p\u00e9riph\u00e9rie), ce dictionnaire indique r\u00e9guli\u00e8rement les \u00e9quivalents dans quatre autres aires dialectales\u00a0: <em>Fuuta Tooro<\/em>, <em>Aadamaawa<\/em>, <em>Maasina<\/em>, <em>Liptaako<\/em>. La recherche de mots se fait dans les deux sens\u00a0: pular-fran\u00e7ais et fran\u00e7ais-pular. Pour aider les personnes qui ne disposent pas de clavier sp\u00e9cialis\u00e9, l\u2019interface propose un clavier constitu\u00e9 des caract\u00e8res sp\u00e9ciaux du syst\u00e8me orthographique peul. On note que la repr\u00e9sentation de la pr\u00e9palatale \/ny\/ en \/\u00f1\/ ne suit pas les recommandations de la Conf\u00e9rence de Bamako (1966).<\/p>\r\n\r\n<ul style=\"text-align: justify\">\r\n \t<li><em>Encyclop\u00e9die des litt\u00e9ratures en langues africaines<\/em> \u2013 ELLAF. (2019). <a href=\"http:\/\/ellaf.huma-num.fr\/\">http:\/\/ellaf.huma-num.fr\/<\/a><\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p style=\"text-align: justify\">ELLAF est une biblioth\u00e8que num\u00e9rique sp\u00e9cialis\u00e9e dans le domaine des litt\u00e9ratures en langues africaines. Celle-ci est g\u00e9r\u00e9e par l\u2019Association pour le d\u00e9veloppement des litt\u00e9ratures en langues africaines (ADELLAF). Le site propose des descriptions sommaires de 16 langues africaines, une pr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale de la production litt\u00e9raire dans ces langues, des corpus issus des litt\u00e9ratures dans ces langues, des notes et \u00e9tudes, un dictionnaire des concepts et une bibliographie. Pour ce qui est du <em>fulfulde<\/em>, par exemple, on trouve 33 contes transcrits et traduits en fran\u00e7ais par Tourneux et Hadidja[footnote]http:\/\/ellaf.huma-num.fr\/corpora\/textes-peuls\/peul-oralite-prose\/[\/footnote]. Mise \u00e0 jour constamment, ELLAF accueille de nouvelles langues et de nouveaux textes au fur et mesure.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019inventaire documentaire que nous venons de faire est sans doute partiel et s\u00e9lectif. Mais l\u2019objectif fix\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9part conduit n\u00e9cessairement \u00e0 une d\u00e9limitation qui repose sur des choix pr\u00e9cis. Dans le tableau r\u00e9capitulatif ci-dessus, nous r\u00e9sumons la liste tout en rappelant les contraintes que les enseignants et enseignantes devront surmonter.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Tableau 4. R\u00e9capitulatif des ressources recens\u00e9es<\/p>\r\n<img class=\"size-full wp-image-502 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/10_MO_Des-ressources.jpg\" alt=\"\" width=\"698\" height=\"508\" \/>\r\n\r\n<img class=\"size-full wp-image-503 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/11_MO_Des-ressources.jpg\" alt=\"\" width=\"698\" height=\"361\" \/>\r\n\r\n<img class=\"size-full wp-image-504 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/12_MO_Des-ressources.jpg\" alt=\"\" width=\"697\" height=\"305\" \/>\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">Conclusion<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La pr\u00e9sente contribution vise \u00e0 donner un aper\u00e7u des ressources exploitables en classe de <em>fulfulde<\/em>. Si elle est prioritairement destin\u00e9e aux enseignants et enseignantes, elle n\u2019exclut pas les apprenants et apprenantes. En l\u2019absence d\u2019un manuel officiel qui puisse servir de r\u00e9f\u00e9rence, les ouvrages inventori\u00e9s constituent une base sur laquelle l\u2019on peut s\u2019appuyer pour b\u00e2tir des le\u00e7ons, sachant que les savoirs contenus dans ces ouvrages doivent faire l\u2019objet d\u2019un traitement didactique qui tiendra compte du niveau d\u2019apprentissage, du contexte et des orientations officielles en la mati\u00e8re. La documentation, dans le domaine de l\u2019enseignement des langues et cultures camerounaises, joue un r\u00f4le crucial aussi bien pour les enseignant-e-s que pour les apprenant-e-s. Elle constitue une source importante \u00e0 partir de laquelle se construisent les connaissances, les activit\u00e9s d\u2019apprentissage et elle influe sur la fa\u00e7on dont se d\u00e9roulent les interactions en situation de classe.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">\u00c0 travers cette recension documentaire, nous esp\u00e9rons fournir un peu plus d\u2019informations et des outils concrets et utilisables lors des apprentissages. Au-del\u00e0 de la question des supports d\u2019enseignement, c\u2019est aussi et surtout leur mall\u00e9abilit\u00e9 et leur adaptabilit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9volution des pratiques enseignantes qui devraient pr\u00e9occuper. Baignant dans un univers o\u00f9 est le num\u00e9rique est quasi omnipr\u00e9sent, les \u00e9l\u00e8ves doivent \u00eatre en mesure d\u2019apprendre en utilisant des outils manipul\u00e9s au quotidien. L\u2019approche multimodale s\u2019impose dans ce cas. C\u2019est ce que nous avons soulign\u00e9 en proposant des activit\u00e9s d\u2019apprentissage qui utilisent des exerciseurs.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Pour terminer, nous tenons \u00e0 pr\u00e9ciser qu\u2019il nous semble que l\u2019une des exigences que commande, \u00e0 notre avis, l\u2019enseignement du <em>fulfulde<\/em>, c\u2019est une connaissance qui ne se limite pas \u00e0 une seule vari\u00e9t\u00e9 dialectale de la langue. C\u2019est un effort que devra faire l\u2019enseignant ou l\u2019enseignante de la langue. Il faut voir dans cette action un moyen de se doter d\u2019atouts qui permettent une ouverture et une vision d\u2019ensemble du monde peul. D\u2019ailleurs, nous avons montr\u00e9 que d\u2019importants ouvrages sur certains aspects de la langue n\u2019existent pas forc\u00e9ment dans la vari\u00e9t\u00e9 dialectale enseign\u00e9e au Cameroun. Il revient donc aux enseignant-e-s d\u2019aller chercher l\u2019information dans les ouvrages traitant des parlers autres que celui qu\u2019ils et elles enseignent.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Bah, Oumar (\u00e9d.).\u00a02014. <em>Dictionnaire pular-fran\u00e7ais<\/em>. En ligne : <a href=\"https:\/\/www.webonary.org\/pular\/overview\/introduction\/\">https:\/\/www.webonary.org\/pular\/overview\/introduction\/<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Baumgardt, Ursula. 2000. <em>Une conteuse peule et son r\u00e9pertoire\u00a0: Goggo Addi de Garoua, Cameroun<\/em>. Paris\u00a0: Karthala.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Chatry-Komarek. 1994. <em>Des manuels scolaires sur mesure. Guide pratique \u00e0 l\u2019intention des auteurs de manuels scolaires.<\/em> Paris\u00a0: L\u2019Harmattan.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Dagenais,\u00a0Diane. 2012. Litt\u00e9raties multimodales et perspectives critiques. <em>Recherches en didactique des langues et des cultures<\/em>, 9 (2). <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/rdlc.2338\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/rdlc.2338<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Daouaga Samari, Gilbert. 2018. <em>Approche glottopolitique de l\u2019\u00e9ducation bi\/plurilingue dans l\u2019Adamaoua (Cameroun)\u00a0: attitudes, repr\u00e9sentations et pratiques<\/em>. Th\u00e8se de doctorat en sciences du langage. Universit\u00e9 de Ngaound\u00e9r\u00e9.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\"><em>Encyclop\u00e9die des litt\u00e9ratures en langues africaines<\/em> \u2013 ELLAF. 2019. En ligne :\u00a0<a href=\"http:\/\/ellaf.huma-num.fr\/\">http:\/\/ellaf.huma-num.fr\/<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">G\u00e9rard, Fran\u00e7ois-Marie. 2009. <em>Des manuels scolaires pour apprendre. Concevoir, \u00e9valuer, utiliser. <\/em>Bruxelles\u00a0: De Boeck.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Humanities Computing and Media Centre \u2013 HCMC. 2019. <em>Hot Potatoes (version 7)<\/em>. Universit\u00e9 de Victoria. En ligne :\u00a0<a href=\"http:\/\/hotpot.uvic.ca\/index.php#downloads\">http:\/\/hotpot.uvic.ca\/index.php#downloads<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Labatut, Roger, Mbodj, Djibi Oumar et Mohamadou, Aliou. 1994. <em>Initiation \u00e0 la langue peule<\/em>. Paris\u00a0: INALCO.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Lacroix, Pierre-Francis (\u00e9d.). 1965. <em>Po\u00e9sie peule de l\u2019Adamawa<\/em>, 2 vol. Paris\u00a0: Julliard.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Minist\u00e8re des enseignements secondaires \u2013 MINESEC. 2014. <em>Programme d\u2019\u00e9tudes de 4e et 3e\u00a0: langues nationales<\/em>. Yaound\u00e9\u00a0: MINESEC.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Mohamadou, Aliou. 2014. <em>Le verbe en peul\u00a0: formes et valeurs en pulaar du Fuuta-Tooro<\/em>. Paris\u00a0: Karthala.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Mohammadu Moodibbo Aliyyu, Jibi, Umar Mbooc, Mammadu Alasan Bah. 1982. <em>Alkule fulfulde, deftere fu\u0257\u0257orde jannde e binndol pulaar<\/em>. <em>Binndi e jannde<\/em>. Mantes-la-Jolie\u00a0: KJPF.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Mohammadu, Aliyyu, JIBI Umar Mbooc et Baylaa, Kubali. 1992. <em>Naatirde doo\u0257e celluka<\/em>, Paris\u00a0: Binndi e jannde.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Moore, Dani\u00e8le. 2006. <em>Plurilinguismes et \u00e9cole<\/em>. Paris\u00a0: Didier.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Noye, Dominique (\u00e9d.). 1976. <em>Blasons peuls\u00a0: \u00c9loges et satires du Nord-Cameroun<\/em>. Paris\u00a0: P.\u00a0Geuthner.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Noye, Dominique. 1971. <em>Un cas d\u2019apprentissage linguistique\u00a0: L\u2019acquisition de la langue par les jeunes Peuls du Diamar\u00e9 (Nord-Cameroun)<\/em>. Paris\u00a0: P.\u00a0Geuthner.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Noye, Dominique. 1974. <em>Cours de foulfould\u00e9 (dialecte peul du Diamar\u00e9, Nord-Cameroun)\u00a0: Grammaire et exercices, textes, lexiques peul-fran\u00e7ais et fran\u00e7ais-peul<\/em>. Maroua\u00a0: Mission catholique\/Paris\u00a0: P.\u00a0Geuthner.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Noye, Dominique. 1989. <em>Dictionnaire foulfould\u00e9-fran\u00e7ais, Dialecte peul du Diamar\u00e9, Nord-Cameroun<\/em>. Garoua\/Procure des Missions, Paris\u00a0: P.\u00a0Geuthner.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Parietti, Giuseppe. 1997. <em>Dictionnaire fran\u00e7ais-foulfould\u00e9, et index foulfould\u00e9, compl\u00e9ment au dictionnaire foulfould\u00e9-fran\u00e7ais de Dominique Noye<\/em>. Guidiguis\u00a0: Mission catholique.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Poth, Joseph. 1997. <em>La conception et la r\u00e9alisation des manuels scolaires\u00a0: initiation aux techniques d\u2019auteurs<\/em>. Mons\u00a0: Centre international de phon\u00e9tique appliqu\u00e9e (CIPA).<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Rispail, Mireille. 1998. <em>Pour une socio-didactique de la langue en situation multiculturelle\u00a0: le cas de l\u2019oral<\/em>. Th\u00e8se de doctorat en linguistique, Universit\u00e9 de Grenoble 3.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Seydou, Christiane (avec la collaboration de D. W. Arnott, H. Bocquen\u00e9, F. Fagerberg-Diallo, F. S. K\u00e2, M. McIntosh, O. Ndoudi, A. M. Yattara). 1998. <em>Dictionnaire pluridialectal des racines verbales du peul, peul-fran\u00e7ais-anglais \/ A Dictionary of Verb Roots in Fulfulde Dialects Fulfulde-French-English<\/em>. Paris\u00a0: Agence de la Francophonie, Karthala.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Tourneux, Henry (avec la collaboration de Boubakary Abdoulaye, Hadidja Kona\u00ef et Fakih Ousmane). 2007. <em>Dictionnaire peul du corps et de la sant\u00e9 (Diamar\u00e9, Cameroun)<\/em>. Paris\u00a0: OIF\/Karthala.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Tourneux, Henry et Yaya, Da\u00efrou (avec la collaboration de Boubakary Abdoulaye). 2017. <em>Dictionnaire peul encyclop\u00e9dique de la nature (faune \/ flore), de l\u2019agriculture, de l\u2019\u00e9levage et des usages en pharmacop\u00e9e (Diamar\u00e9, Cameroun), suivi d\u2019un index m\u00e9dicinal et d\u2019un index fran\u00e7ais-fulfulde<\/em>. Yaound\u00e9\u00a0: CERDOTOLA.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Tourneux, Henry. 2011. (avec la collaboration de Boubakary Abdoulaye et Hadidja Kona\u00ef), <em>La transmission des savoirs en Afrique\u00a0: Savoirs locaux et langues locales pour l\u2019enseignement<\/em>. Paris : Karthala. Avec un DVD bilingue [1. La culture du sorgho repiqu\u00e9 au Cameroun. 2. La boule de sorgho.]<\/p>","rendered":"<div class=\"metadata\">\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9&nbsp;: <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019enseignement du <em>fulfulde<\/em>, comme celui de nombreuses langues camerounaises, depuis la d\u00e9cision de l\u2019int\u00e9gration des langues camerounaises dans les programmes du syst\u00e8me \u00e9ducatif, se d\u00e9roule en l\u2019absence de mat\u00e9riels et de ressources didactiques de r\u00e9f\u00e9rence. La pr\u00e9sente \u00e9tude s\u2019int\u00e9resse alors \u00e0 la question de la documentation comme support de l\u2019enseignement et de l\u2019apprentissage. Elle tente d\u2019apporter une r\u00e9ponse \u00e0 un besoin essentiel en dressant un inventaire non exhaustif des ouvrages utiles pour les enseignant-e-s. L\u2019objectif \u00e9tant de donner \u00e0 voir \u00e0 la fois la diversit\u00e9 des productions et l\u2019efficacit\u00e9 de leur usage en situation de classe, nous proposons, pour certaines ressources, des activit\u00e9s d\u2019apprentissage exploitables. Le travail prend en consid\u00e9ration le contexte technologique dans lequel \u00e9voluent les \u00e9l\u00e8ves \u00e0 travers le recours aux corpus multimodaux et aux exerciseurs.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Mots-cl\u00e9s&nbsp;: <\/strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/motscles\/apprentissage\/\">apprentissage<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/motscles\/didactique\/\">didactique<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/motscles\/fulfulde\/\">fulfulde<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/motscles\/multimodalite\/\">multimodalit\u00e9<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/motscles\/ressource\/\">ressource<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Abstract&nbsp;: <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">The teaching of Fulfulde, like that of many Cameroonian languages, since the decision to integrate Cameroonian languages into the education system&rsquo;s curricula, is taking place in the absence of reference teaching materials and resources. The present study therefore addresses the issue of documentation as a support for teaching and learning. It attempts to respond to an essential need by drawing up a non-exhaustive inventory of useful works for teachers. The aim is to show both the diversity of the productions and the effectiveness of their use in the classroom, and for some resources we propose usable learning activities. The work takes into account the technological context in which the students evolve through the use of multimodal corpora and exercise machines.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Keywords&nbsp;: <\/strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/keywords\/didactics\/\">didactics<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/keywords\/fulfulde\/\">fulfulde<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/keywords\/learning\/\">learning<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/keywords\/multimodality\/\">multimodality<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/keywords\/resource\/\">resource<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9 (fulfude)&nbsp;: <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Koo ngam sar\u0257uwol janngingo fulfulde, e bolle go\u0257\u0257e bolwetee\u0257e nder lesdi Kamaru hoocaama fa\u0253\u0253i, defte kolann\u0257e no \u0257e jannginirtee ngalaa. Winndannde ndee laarani haala kaa\u00a0: defte \u0257eye jannginoo\u0253e e janngoo\u0253e, walla pukaraa\u0253e poti huutinirgo har kuu\u0257e ma\u0253\u0253e? Min limti defte \u0257ee e min mbanngini dabareeji no bolle \u0257ee jannginirtee; noon noon, min kolli nafuudaaji e hoyeende \u0257um kiisorgal, walla ordinateer e enteernet ngaddani jannginoo\u0253e bolle \u0257ee.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Mots-cl\u00e9s (fulfude)&nbsp;: <\/strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/motscles-autre\/deftere\/\">deftere<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/motscles-autre\/ekkitol\/\">ekkitol<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/motscles-autre\/fulfulde\/\">fulfulde<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/motscles-autre\/jannguirde-bolle\/\">jannguirde bolle<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/motscles-autre\/kiisorgal\/\">kiisorgal<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Historique de l&rsquo;article<\/strong><br \/><strong>Date de r\u00e9ception&nbsp;: <\/strong>29 novembre 2021<br \/><strong>Date d&rsquo;acceptation&nbsp;: <\/strong>24 septembre 2022<br \/><strong>Date de publication&nbsp;: <\/strong>15 janvier 2023<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Type de texte&nbsp;: <\/strong>Article<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Introduction<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">La d\u00e9cision d\u2019int\u00e9grer les langues camerounaises dans le syst\u00e8me \u00e9ducatif comporte, de mani\u00e8re cons\u00e9quente, des imp\u00e9ratifs qui, s\u2019ils ne sont pas remplis, entra\u00eenent des blocages au niveau du processus d\u2019impl\u00e9mentation de ces enseignements. La confection des manuels, leur disponibilit\u00e9 et leur accessibilit\u00e9 sont des crit\u00e8res dont il faut absolument tenir compte. De ce point, le manuel assure des fonctions essentielles. Selon G\u00e9rard et Roegiers (2009), au-del\u00e0 des fonctions traditionnelles comme celle de servir d\u2019outil de transmission des connaissances et celle de compilateur d\u2019exercices, \u00ab\u00a0les manuels scolaires doivent \u00e9galement r\u00e9pondre \u00e0 de nouveaux besoins\u00a0: d\u00e9velopper aupr\u00e8s des \u00e9l\u00e8ves des habitudes de travail, proposer des m\u00e9thodes d\u2019apprentissage, int\u00e9grer les connaissances acquises \u00e0 la vie de tous les jours\u00a0\u00bb (2009, p.\u00a07). L\u2019impact du manuel sur la performance des apprentissages a \u00e9t\u00e9 maintes fois relev\u00e9 par Chatry-Komarek (1994).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans le cas du <em>fulfulde<\/em>, on dispose d\u2019une abondante litt\u00e9raire scientifique. Certaines de ces ressources datent de plusieurs d\u00e9cennies, d\u2019autres d\u00e9finitivement indisponibles dans le commerce. Il y a donc une n\u00e9cessit\u00e9 de travailler \u00e0 reconstituer une base documentaire actualis\u00e9e et accessible. La technologie aujourd\u2019hui le permet et le facilite. \u00c0 l\u2019\u00e8re du num\u00e9rique et du libre acc\u00e8s, certaines de ces ressources doivent pouvoir profiter au grand nombre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Pr\u00e9cisons que les textes pr\u00e9sent\u00e9s ici sont loin de repr\u00e9senter la totalit\u00e9 des travaux produits dans ce champ de recherche. Les principaux crit\u00e8res qui ont pr\u00e9sid\u00e9 \u00e0 leur choix sont la disponibilit\u00e9 et l\u2019accessibilit\u00e9 du discours scientifique utilis\u00e9. Nous commencerons par une pr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale du contexte de l\u2019\u00e9tude en rappelant la probl\u00e9matique autour de la question du manuel pour l\u2019enseignement des langues et cultures nationales (LCN), puis les choix qui semblent utiles \u00e0 faire dans la perspective d\u2019une construction de capacit\u00e9s \u00e0 la fois scripturales et de lecture qui s\u2019appuie sur une multiplicit\u00e9 de ressources s\u00e9miotiques. Ensuite, nous pr\u00e9senterons les ressources didactiques que nous avons recens\u00e9es. Cette pr\u00e9sentation s\u2019accompagne, pour certaines, de propositions d\u2019activit\u00e9s de classe dans lesquelles les ressources peuvent servir de support. Ces propositions qui sont con\u00e7ues pour les classes de 4e et 3e tiennent compte des sp\u00e9cificit\u00e9s de la langue, des contraintes li\u00e9es au contexte d\u2019apprentissage et le potentiel que repr\u00e9sentent aujourd\u2019hui les nouveaux art\u00e9facts de communication, notamment les m\u00e9dias et le num\u00e9rique.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Contextualisation de l\u2019\u00e9tude<\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">La pr\u00e9sente \u00e9tude s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la question des ressources didactiques en g\u00e9n\u00e9ral. Son origine se trouve dans un constat qui persiste d\u00e9j\u00e0 depuis bient\u00f4t une dizaine d\u2019ann\u00e9es\u00a0: l\u2019absence de manuels scolaires pour l\u2019enseignement du <em>fulfulde<\/em>. Si les causes d\u2019une telle situation peuvent \u00eatre facilement identifi\u00e9es, la dur\u00e9e de l\u2019impasse interroge. Quelles documentations les enseignants et enseignantes ont \u00e0 leur disposition pour pr\u00e9parer et dispenser leurs cours? Lesquelles sont disponibles ou accessibles? L\u2019enseignement du <em>fulfulde<\/em> s\u2019ins\u00e8re dans la discipline scolaire appel\u00e9e \u00ab\u00a0Langues et cultures nationales\u00a0\u00bb dans les lyc\u00e9es. Le programme officiel pr\u00e9cise le niveau concern\u00e9 et la proc\u00e9dure du choix des langues \u00e0 enseigner.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">Le travail de r\u00e9flexion men\u00e9 par les Inspecteurs des Langues et Cultures Nationales a amen\u00e9 \u00e0 la r\u00e9solution d\u2019introduire en sixi\u00e8me et cinqui\u00e8me, l\u2019apprentissage de la phon\u00e9tique et de la grammaire appliqu\u00e9es, et celui des Langues Nationales particuli\u00e8res \u00e0 partir de la classe de quatri\u00e8me. Ces langues sont soit celles de la localit\u00e9 envisag\u00e9e ou des langues v\u00e9hiculaires (MINESEC, 2014, p.\u00a013-14).<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">C\u2019est donc \u00e0 partir de la classe de 4e que les apprenants et apprenantes choisissent une langue camerounaise sp\u00e9cifique. Le choix est conditionn\u00e9 par la disponibilit\u00e9 des enseignants ou enseignantes de la langue choisie. Mais ces deux contraintes sont li\u00e9es \u00e0 la formation de ces personnes et \u00e0 leur affectation dans les \u00e9tablissements scolaires. Ce qui rel\u00e8ve d\u2019un probl\u00e8me plus g\u00e9n\u00e9ral et excentr\u00e9 par rapport \u00e0 l\u2019\u00e9cole. La question du manuel quant \u00e0 elle nous ram\u00e8ne directement dans les pratiques de classe, car en tant qu\u2019outil d\u2019apprentissage, le manuel constitue l\u2019un des lieux de concr\u00e9tisation et de consolidation des apprentissages.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\"><strong>La question du manuel<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Cette question touche \u00e0 une probl\u00e9matique beaucoup plus ambitieuse et probablement plus technique parce que relevant davantage des disciplines techniques (linguistique, didactique, psychop\u00e9dagogues, etc.) que du domaine de la politique. En effet, la r\u00e9daction d\u2019un programme d\u2019enseignement requiert une certaine technicit\u00e9. Dans son ouvrage sur la conception et la r\u00e9alisation des manuels scolaires pour le primaire, Poth souligne la d\u00e9licatesse de cette t\u00e2che.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019exp\u00e9rience prouve d\u2019ailleurs que l\u2019absence de manuels et la mauvaise qualit\u00e9 de ceux qui ont \u00e9t\u00e9 mis quelquefois \u00e0 la disposition des ma\u00eetres et des \u00e9l\u00e8ves ont jou\u00e9 un r\u00f4le d\u00e9terminant dans l\u2019\u00e9chec de plusieurs r\u00e9formes linguistiques d\u00e9funtes ou contest\u00e9es qui avaient pour objectif d\u2019int\u00e9grer les langues nationales ou maternelles dans le syst\u00e8me \u00e9ducatif (Poth, 1997, p.\u00a07).<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">En fait, le manuel lui-m\u00eame r\u00e9sulte d\u2019un travail de cadrage th\u00e9orique et m\u00e9thodologique, ainsi que de la d\u00e9limitation des contenus \u00e0 enseigner qui se trouvent dans le programme officiel. Dans l\u2019\u00e9tat actuel des choses, le programme d\u2019\u00e9tude propos\u00e9 pour l\u2019enseignement des langues camerounaises laisse en suspens de nombreuses questions, notamment sur les aspects sp\u00e9cifiques \u00e0 chacune des langues (langues \u00e0 tons ou sans tons, langues \u00e0 classes nominales ou sans, ordre syntaxique, etc.). En effet, ce document ne s\u2019attache \u00e0 aucune langue camerounaise particuli\u00e8re, mais se contente de lister des notions grammaticales applicables aux langues camerounaises en g\u00e9n\u00e9ral, sans tenir compte des sp\u00e9cificit\u00e9s propres \u00e0 chacune d\u2019elles. Certes, la d\u00e9signation \u00ab\u00a0Langues et cultures nationales\u00a0\u00bb correspond \u00e0 une mati\u00e8re dans le programme d\u2019enseignement secondaire, mais l\u2019unicit\u00e9 de la d\u00e9nomination doit-elle conduire \u00e0 consid\u00e9rer ces langues de mani\u00e8re uniforme? Ne devrait-on pas consid\u00e9rer ces langues au m\u00eame titre que les autres langues (officielles et \u00e9trang\u00e8res) enseign\u00e9es? Puisqu\u2019on attribue la double mission d\u2019enracinement culturel et d\u2019ouverture au monde \u00e0 l\u2019enseignement des langues (MINSEC, 2014, p.\u00a05), on se demande si la place que l\u2019on accorde \u00e0 ces langues participe vraiment d\u2019une recherche d\u2019\u00e9galit\u00e9. D\u2019ailleurs, on remarquera que la mati\u00e8re LCN est rattach\u00e9e au domaine d\u2019apprentissage intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Arts et cultures nationales\u00a0\u00bb, et non au domaine \u00ab\u00a0Langues et litt\u00e9rature\u00a0\u00bb dans lequel on retrouve le fran\u00e7ais, l\u2019anglais, les langues \u00e9trang\u00e8res, et les litt\u00e9ratures (MINESEC, 2014, p.\u00a06); ce dernier domaine \u00e9tant dot\u00e9 d\u2019une enveloppe horaire hebdomadaire de onze heures, contre trois heures seulement pour le second.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Il est invraisemblable que l\u2019on puisse confectionner un programme d\u2019\u00e9tudes qui soit repr\u00e9sentatif de toutes les langues camerounaises, mais on peut s\u2019interroger sur son efficacit\u00e9 si tant est que celles-ci appartiennent \u00e0 des familles linguistiques diff\u00e9rentes, et chacune avec ses sp\u00e9cificit\u00e9s. Ce que nous voulons dire est qu\u2019il serait plus efficace d\u2019avoir un programme par langue enseign\u00e9e de sorte que les aspects sp\u00e9cifiques \u00e0 chaque langue soient repr\u00e9sent\u00e9s, et que les aspects qui seraient inexistants ou superflus dans certaines ne soient pas ainsi pr\u00e9vus ou impos\u00e9s dans les autres. En guise d\u2019exemple, dans le cas du <em>fulfulde<\/em>, la notion de ton est totalement superflue alors qu\u2019elle est fondamentale pour une langue comme le <em>mbum<\/em>.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\"><strong>Quels choix pour une litt\u00e9racie multimodale?<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019apprentissage de la lecture-\u00e9criture, dans les milieux plurilingues comme celui du Nord-Cameroun, requiert des \u00ab\u00a0comp\u00e9tences plurilitt\u00e9raci\u00e9es\u00a0\u00bb (Moore, 2006, p.\u00a0118). En effet, les apprenants et apprenantes, surtout en zone urbaine, baignent dans une mosa\u00efque de langues; des langues qu\u2019ils et elles pratiquent selon diff\u00e9rents contextes, au moyen de diverses ressources s\u00e9miotiques.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">Avec la multiplication des t\u00e9l\u00e9communications num\u00e9riques ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les recherches sur les pratiques de litt\u00e9ratie d\u00e9passent maintenant l\u2019\u00e9tude des interactions autour de textes \u00e9crits pour prendre en compte la grande diversit\u00e9 des formes de communication int\u00e9grant plusieurs moyens d\u2019expression\u00a0: l\u2019oral, l\u2019\u00e9crit, la musique, la gestuelle, le son, l\u2019image fixe et mobile, et la gestion de l\u2019espace (Dagenais, 2012, paragr.\u00a01).<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">Le choix d\u2019une approche multimodale est, par cons\u00e9quent, indiqu\u00e9. Il s\u2019agit de mettre en relation les apprentissages avec le milieu r\u00e9el des apprenants et apprenantes. En effet, le d\u00e9veloppement et l\u2019\u00e9volution rapide de la t\u00e9l\u00e9phonie mobile dans les villes africaines sont un fait que toute entreprise \u00e9ducative ne saurait ignorer. La place qu\u2019occupent ces objets connect\u00e9s est aujourd\u2019hui suffisamment attest\u00e9e. Ils devront \u00eatre les m\u00e9diums privil\u00e9gi\u00e9s afin de mettre en place des dispositifs et des outils p\u00e9dagogiques \u00e0 la fois originaux, adapt\u00e9s, attractifs, et surtout p\u00e9dagogiquement efficients.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Aussi, la recension bibliographique que nous pr\u00e9sentons ici tient-elle compte \u00e0 la fois du domaine d\u2019apprentissage au sein duquel s\u2019inscrit le cours de <em>fulfulde<\/em> et des cinq domaines de vie d\u00e9finis par le programme\u00a0: vie quotidienne, vie socioculturelle, vie \u00e9conomique, environnement, bien-\u00eatre et sant\u00e9, et m\u00e9dia et communication. Deux autres crit\u00e8res ont guid\u00e9 la s\u00e9lection des ouvrages\u00a0: la disponibilit\u00e9 et l\u2019accessibilit\u00e9. Par disponibilit\u00e9, nous entendons le fait que les enseignant-e-s et les apprenant-e-s peuvent entrer en possession de l\u2019ouvrage soit en l\u2019acqu\u00e9rant dans le commerce, soit en l\u2019empruntant \u00e0 une biblioth\u00e8que scolaire ou universitaire. Quant \u00e0 l\u2019accessibilit\u00e9, elle englobe deux dimensions\u00a0: les aspects li\u00e9s \u00e0 l\u2019orthographe et \u00e0 la typographie des textes, ainsi que le degr\u00e9 de connaissance de litt\u00e9rature scientifique sur la langue (m\u00e9talangage, \u00e9l\u00e9ments de dialectologie). Les ouvrages cit\u00e9s sont donc \u00e0 la fois disponibles et accessibles. Ceci est un principe de r\u00e9alisme, car une bonne quantit\u00e9 de la documentation sur la langue se trouve dans les biblioth\u00e8ques priv\u00e9es. Dans ce contexte, le fait qu\u2019un ouvrage soit disponible dans le commerce est un motif suffisamment valable pour le retenir. Ce principe a pourtant une limite. En effet, nous avons choisi d\u2019inclure quand m\u00eame deux ouvrages malgr\u00e9 leur indisponibilit\u00e9 du fait de leurs sp\u00e9cificit\u00e9s\u00a0: utilisation d\u2019une terminologie sp\u00e9cialis\u00e9e notamment. Faute de r\u00e9\u00e9dition et en l\u2019absence d\u2019un ouvrage r\u00e9cent portant sur ces questions, nous les avons int\u00e9gr\u00e9s quand m\u00eame dans la liste. Cette derni\u00e8re ne pr\u00e9tend pas \u00e0 l\u2019exhaustivit\u00e9, et la typologie qui en fait ici ne repose sur aucune esp\u00e8ce de hi\u00e9rarchisation.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Les ressources didactiques par types<\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Nous distinguons trois cat\u00e9gories d\u2019ouvrages qui nous semblent indispensables\u00a0: les manuels d\u2019apprentissage, les monographies portant sur la grammaire ou la litt\u00e9rature peules et les dictionnaires. Chacune de ces cat\u00e9gories r\u00e9pond \u00e0 un type de besoin didactique pr\u00e9cis.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\"><strong>Les manuels d\u2019apprentissage et d\u2019auto-apprentissage de la langue<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Les quatre ouvrages \u00e0 caract\u00e8re didactique que nous avons retenus se r\u00e9partissent en deux sous-cat\u00e9gories. Il y a d\u2019abord les ouvrages r\u00e9dig\u00e9s en fran\u00e7ais, puis ceux qui sont \u00e9crits en <em>fulfulde<\/em>. Dans ces derniers, en plus de proposer des contenus et des activit\u00e9s d\u2019apprentissage, on prend connaissance de la terminologie grammaticale en peul.<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify\">\n<li>NOYE, Dominique. (1974). <em>Cours de foulfould\u00e9 (dialecte peul du Diamar\u00e9, Nord-Cameroun)\u00a0: Grammaire et exercices, textes, lexiques peul-fran\u00e7ais et fran\u00e7ais-peul<\/em>. Maroua\u00a0: Mission catholique \/ Paris\u00a0: P.\u00a0Geuthner, 381 p.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\">C\u2019est un manuel de 381 pages organis\u00e9 en trois parties. La premi\u00e8re est consacr\u00e9e aux r\u00e8gles grammaticales et de nombreux exercices. Quant \u00e0 la deuxi\u00e8me, elle pr\u00e9sente une s\u00e9rie de contes, de devinettes et de proverbes peuls. La troisi\u00e8me et derni\u00e8re partie offre un lexique bilingue bidirectionnel peul-fran\u00e7ais et fran\u00e7ais-peul qui s\u2019\u00e9tale sur une cinquantaine de pages. Prononciation et transcription, les pronoms personnels, les aspects verbaux, la num\u00e9ration, les types phrastiques, les pronoms relatifs, entre autres, y sont pr\u00e9sents. Les aspects fonctionnels de la langue sont aussi pr\u00e9sents, notamment \u00e0 travers les formules de salutation. Si l\u2019on souhaite utiliser cet ouvrage, il est n\u00e9cessaire de revoir le syst\u00e8me d\u2019\u00e9criture qui a \u00e9volu\u00e9. Les adaptations n\u00e9cessaires concernent entre autres les pr\u00e9nasales qui sont \u00e9crites en exposant, l\u2019utilisation du tilde sur le n qui est aujourd\u2019hui remplac\u00e9 par le digraphe \/ny\/.<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify\">\n<li>LABATUT, Roger, MBODJ, Djibi Oumar et MOHAMADOU, Aliou. (1994). <em>Initiation \u00e0 la langue peule<\/em>. Paris\u00a0: INALCO.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\">Ce manuel d\u2019auto-apprentissage de l\u2019INALCO est sans doute l\u2019ouvrage le plus repr\u00e9sentatif en nombre de vari\u00e9t\u00e9s dialectales. Pour chaque le\u00e7on pr\u00e9sent\u00e9e, un texte support est d\u00e9clin\u00e9 dans les cinq groupes de parlers des aires dialectales prises en consid\u00e9ration\u00a0: le parler du Diamar\u00e9 pour l\u2019<em>Aadamaawa<\/em>, celui de Liptako pour le Burkina Faso et le Niger occidental, celui du <em>Maasina<\/em> pour le Mali, celui du <em>Fuuta Tooro<\/em> pour le S\u00e9n\u00e9gal et la Mauritanie et celui de Lab\u00e9 pour le <em>Fuuta Jalloo<\/em>. Les notions grammaticales qui sont pr\u00e9sent\u00e9es sont toujours l\u2019occasion de rapprochement et de contrastes entre les diff\u00e9rents parlers.<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify\">\n<li>MOHAMMADU Moodibbo Aliyyu, JIBI, Umar Mbooc, MAMMADU Alasan Bah. (1982). <em>Alkule fulfulde, deftere fu\u0257\u0257orde jannde e binndol pulaar<\/em>. <em>Binndi e jannde<\/em>. Mantes la Jolie\u00a0: KJPF.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Allkule fulfulde<\/em> est un petit manuel d\u2019initiation \u00e0 la lecture et de l\u2019\u00e9criture comme l\u2019indique son sous-titre en <em>pulaar<\/em>\u00a0: <em>Deftere fu\u0257\u0257orde ja\u014bde e binndol<\/em>. Le terme \u00ab\u00a0<em>alkule<\/em>\u00a0\u00bb, pluriel de \u00ab\u00a0<em>alkulal<\/em>\u00a0\u00bb est un n\u00e9ologisme pour d\u00e9signer les lettres de l\u2019alphabet. Sur la m\u00eame base, on distingue <em>alkulal laa\u0253ngal<\/em> (voyelle) d\u2019<em>alkulal muumal <\/em>(consonne). Le sens des termes est construit sur une sorte de perception du son. La racine <em>laa<\/em><em>\u0253<\/em><em>&#8211;<\/em> ayant servi \u00e0 la formation de <em>laa<\/em><em>\u0253<\/em><em>ngal<\/em> signifie \u00ab\u00a0propre, pure\u00a0\u00bb, tandis que la racine <em>muum-<\/em> que l\u2019on rep\u00e8re dans <em>muumal<\/em> s\u2019interpr\u00e8te comme \u00ab\u00a0entier\u00a0\u00bb. La consonne serait per\u00e7ue comme \u00ab\u00a0enti\u00e8re\u00a0\u00bb tandis que la voyelle serait un son \u00ab\u00a0pure\u00a0\u00bb. Dans la tradition de l\u2019enseignement coranique du Nord-Cameroun, on rencontre <em>harfeere<\/em> (singulier) et <em>karfeeje<\/em> (pluriel). Si l\u2019ouvrage est \u00e9crit en pulaar, les auteurs se sont efforc\u00e9s de choisir des termes communs autant aux parlers occidentaux qu\u2019aux parlers orientaux.<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify\">\n<li>MOHAMMADU, Aliyyu, JIBI Umar Mbooc et BAYLAA, Kubali. (1992). <em>Naatirde doo\u0257e celluka<\/em>, Paris\u00a0: Binndi e jannde.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Naatirde doos\u0257e celluka<\/em> est un ouvrage singulier du point de vue de la d\u00e9marche scientifique. Il s\u2019agit d\u2019une contribution importante sur le plan de la terminologie en langues africaines. Cette introduction \u00e0 la grammaire peule r\u00e9dig\u00e9e en <em>pulaar<\/em> aborde le syst\u00e8me nominal (<em>nju\u0253\u0253udi kalimaaji<\/em>) et la conjugaison des verbes (<em>pirlitte golle<\/em>). Le n\u00e9ologisme \u00ab\u00a0<em>nju\u0253\u0253udi<\/em>\u00a0\u00bb est construit sur la racine <em>yu\u0253\u0253-<\/em>, qui attest\u00e9 au <em>Fuuta Tooro<\/em>, dans le <em>Maasina<\/em> comme dans l\u2019<em>Aadamaawa<\/em>, renvoie \u00e0 \u00ab\u00a0enfiler les perles\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0composer des vers\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0\u00eatre bien organis\u00e9\u00a0\u00bb (Seydou, 1998, p.\u00a0870-871)<em>. <\/em>Quant \u00e0 <em>piirlitte<\/em>, form\u00e9 sur <em>firlit-<\/em> qui signifie \u00ab\u00a0d\u00e9rouler\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0disperser\u00a0\u00bb en <em>pulaar<\/em> et \u00ab\u00a0traduire\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0expliquer\u00a0\u00bb en <em>fulfulde<\/em> de l\u2019<em>Aadamaawa<\/em> (Seydou, 1998, p.\u00a0190). Nous recommandons cet ouvrage aux enseignants et enseignantes du peul d\u2019autant plus qu\u2019il offre une entr\u00e9e en mati\u00e8re pour se familiariser avec la terminologie grammaticale en peul. Aliyu Mohammadu, Jibi Umar Mbooc et Baylaa Kulibali ont mis en place un ensemble de termes utiles \u00e0 la description grammaticale. La d\u00e9marche des auteurs est de partir ce qui existe, \u00e0 partir d\u2019une longue tradition et des pratiques dans les \u00e9coles coraniques qui ont mis en place une terminologie utilis\u00e9e dans l\u2019enseignement des savoirs coraniques par exemple. \u00c9tant donn\u00e9 que nous ne disposons pas, \u00e0 notre connaissance, d\u2019un \u00e9quivalent en parlers <em>Aadamaawa<\/em>, les personnes qui souhaiteraient utiliser l\u2019ouvrage devront faire l\u2019effort de se munir de dictionnaires du <em>pulaar<\/em>. Les ressources ne manquent pas. L\u2019un des exemples parmi les plus accessibles pour les locuteurs et locutrices du <em>fulfulde<\/em> est le chapitre sur la formation des phrases, pr\u00e9cis\u00e9ment la section consacr\u00e9e \u00e0 la ponctuation. On peut citer par exemple la s\u00e9rie suivante\u00a0:<\/p>\n<ol style=\"text-align: justify\">\n<li><em>to\u0253\u0253ere<\/em> \u2192 le point<\/li>\n<li><em>to\u0253\u0253ere naamnal<\/em> \u2192 le point d\u2019interrogation<\/li>\n<li><em>to\u0253\u0253ere kaawis<\/em> \u2192 le point d\u2019exclamation<\/li>\n<li><em>to\u0253\u0253e tati<\/em> \u2192 les points de suspension (litt\u00e9ralement \u00ab\u00a0les trois points\u00a0\u00bb)<\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify\">Sur ces quatre n\u00e9ologismes, (a) et (c) sont totalement accessibles pour les apprenants et apprenantes fularophones. Le nom \u00ab\u00a0<em>naamnal<\/em>\u00a0\u00bb employ\u00e9 en (b) a pour \u00e9quivalent en <em>fulfulde<\/em> \u00ab\u00a0<em>\u01b4amol<\/em>\u00a0\u00bb. Quant \u00e0 <em>kaawis<\/em> en (c), il est form\u00e9 \u00e0 partir de la racine nominale <em>kaaw<\/em>&#8211; elle-m\u00eame issue de la racine verbale <em>haaw-<\/em> qui renvoie \u00e0 la notion \/s\u2019\u00e9tonner, surprendre\/ en <em>pulaar;<\/em> <em>haay<\/em><em>\u0257<\/em><em>&#8211;<\/em> pourrait servir d\u2019\u00e9quivalent en <em>fulfulde<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">D\u2019autres termes tels que <em>kalimawol, piirlitte <\/em>traversent pratiquement toutes les aires dialectales du peul, ou sont adaptables de fa\u00e7on relativement facile. L\u2019importance de ce genre d\u2019ouvrage se fait ressentir surtout lorsqu\u2019il faut enseigner des notions grammaticales en utilisant le <em>fulfulde <\/em>comme langue d\u2019enseignement. Il semble que de loin plus efficace de savoir comment nommer des notions fondamentales comme le verbe, la phrase ou une classe nominale sur la base d\u2019un ouvrage de r\u00e9f\u00e9rence sur lequel il y a un minimum de consensus.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\"><strong>Les monographies sur la langue et sa litt\u00e9rature<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Parmi les ouvrages consacr\u00e9s aux \u00e9tudes du peul, nous distinguons ceux qui portent sur des aspects sp\u00e9cifiquement linguistiques et ceux qui traitent de la litt\u00e9rature peule \u00e0 travers la diversit\u00e9 de genres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>La langue et son enseignement<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify\">\n<li>TOURNEUX, Henry. (2011). (avec la collaboration de BOUBAKARY Abdoulaye et HADIDJA Kona\u00ef), <em>La transmission des savoirs en Afrique\u00a0: Savoirs locaux et langues locales pour l\u2019enseignement<\/em>. Paris\u00a0: Karthala, 304 p.\u00a0avec un DVD bilingue [1. La culture du sorgho repiqu\u00e9 au Cameroun. 2. La boule de sorgho.]<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\">Cet ouvrage de 304 pages organis\u00e9 en trois parties est une contribution majeure du point de vue m\u00e9thodologique. M\u00eame si c\u2019est le niveau primaire qui est prioritairement concern\u00e9 dans cet ouvrage, il est ind\u00e9niable que les propositions avanc\u00e9es ici peuvent profiter autant aux enseignants et enseignantes du primaire qu\u2019\u00e0 ceux et celles du secondaire. Dans une approche qui tient compte du plurilinguisme, le propos du livre tient sur deux points essentiels\u00a0: quels contenus enseigner et comment proc\u00e9der? Les r\u00e9ponses sont pr\u00e9cises. Premi\u00e8rement, il faut enseigner les savoirs locaux, c\u2019est-\u00e0-dire \u00ab\u00a0les connaissances dont disposent des groupes humains localis\u00e9s, ind\u00e9pendamment d\u2019apports ext\u00e9rieurs en cours\u00a0\u00bb (Tourneux, 2011, p.\u00a034). Deuxi\u00e8mement, les le\u00e7ons sur les savoirs locaux devront \u00eatre pr\u00e9par\u00e9es suivant la m\u00e9thodologie de la r\u00e9daction bilingue (fran\u00e7ais-<em>fulfulde<\/em>, dans ce cas-ci).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Cette approche a le double avantage d\u2019ancrer les apprentissages dans le milieu de vie des \u00e9l\u00e8ves et de mettre en valeur les savoirs endog\u00e8nes tr\u00e8s longtemps ignor\u00e9s de la science moderne. Sur cette base, l\u2019ouvrage inventorie des th\u00e8mes formant des ensembles tels que l\u2019\u00e9tude du milieu ou les activit\u00e9s techniques des humaines. Ce sont ces cadrages th\u00e9matiques qui servent de base au recueil d\u2019informations qui vont \u00eatre utilis\u00e9es comme corpus pour les le\u00e7ons sur les savoirs locaux. Proc\u00e9dant de mani\u00e8re pragmatique, Tourneux pr\u00e9sente, dans la deuxi\u00e8me partie de l\u2019ouvrage, une s\u00e9rie de six le\u00e7ons con\u00e7ues selon le mod\u00e8le th\u00e9oris\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment. Par exemple, la le\u00e7on 2 porte sur \u00ab\u00a0Les saisons\u00a0\u00bb (<em>fasluuji<\/em>). Y sont successivement pr\u00e9sent\u00e9s les noms des saisons (<em>in\u0257e fasluuji<\/em>), le calcul savant des saisons (<em>no moodi\u0253\u0253e ndaardata fasluuji<\/em>), les activit\u00e9s li\u00e9es aux diff\u00e9rentes saisons (<em>kuu\u0257e kuuwetee\u0257e nder fasluuji<\/em>), les coutumes alimentaires li\u00e9es aux saisons (<em>al\u2019aada ko nyaametee nder fasluuji<\/em>). La le\u00e7on est \u00e9galement agr\u00e9ment\u00e9e par des proverbes et des chants li\u00e9s aux saisons. Elle se cl\u00f4ture par une s\u00e9rie de questions et d\u2019exercices pour consolider les apprentissages. L\u2019ouvrage est un v\u00e9ritable d\u00e9fi lanc\u00e9 \u00e0 toutes les personnes sceptiques quant \u00e0 l\u2019usage des savoirs traditionnels et leur int\u00e9gration dans les programmes d\u2019enseignement. En outre, l\u2019ouvrage est accompagn\u00e9 de deux documentaires bilingues (fran\u00e7ais et <em>fulfulde<\/em>) contenus dans un DVD. Ces vid\u00e9os portent sur la culture du sorgho de saison s\u00e8che et sur la pr\u00e9paration de la boule de sorgho, un aliment de base dans la partie septentrionale du Cameroun. C\u2019est donc un support adapt\u00e9 pour une approche de type multimodal puisqu\u2019il combine texte, image, son, couleur\u2026 Pour fixer les id\u00e9es, nous avons choisi le deuxi\u00e8me documentaire intitul\u00e9 \u00ab\u00a0La boule de sorgho\u00a0\u00bb comme support de cours \u00e0 destination des \u00e9l\u00e8ves du coll\u00e8ge. C\u2019est la version fran\u00e7aise du documentaire qui a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e, mais on peut bien utiliser les deux. Pour rendre interactif le d\u00e9roulement de la le\u00e7on, nous avons opt\u00e9 pour l\u2019exploitation du logiciel en ligne <em>Edpuzzle<\/em>, un exerciseur connu notamment dans le domaine de la didactique des langues secondes et \u00e0 distance. Son principe est simple et ludique. On introduit une vid\u00e9o dans le module, puis on proc\u00e8de \u00e0 un s\u00e9quen\u00e7age de la vid\u00e9o en introduisant des \u00ab\u00a0coupes\u00a0\u00bb \u00e0 des endroits pr\u00e9cis o\u00f9 l\u2019on r\u00e9dige une question adress\u00e9e aux \u00e9l\u00e8ves. Quand celui-ci ou celle-ci lance la lecture de la vid\u00e9o, elle s\u2019appr\u00eate aux endroits o\u00f9 s\u2019affichent successivement 36 questions<a class=\"footnote\" title=\"Nous pr\u00e9sentons ici quelques-unes de ces questions. Elles sont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es d\u2019un num\u00e9ro d\u2019ordre que nous leur avons affect\u00e9 dans l\u2019application. Les images illustratives sont des captures d\u2019\u00e9cran du documentaire contenu dans le DVD avec l\u2019aimable autorisation d\u2019Henry Tourneux et Hadidja Kona\u00ef.\" id=\"return-footnote-489-1\" href=\"#footnote-489-1\" aria-label=\"Footnote 1\"><sup class=\"footnote\">[1]<\/sup><\/a>. Les \u00e9l\u00e8ves devront alors r\u00e9pondre avant de continuer le visionnage. L\u2019activit\u00e9 se d\u00e9cline donc en une interaction entre l\u2019\u00e9l\u00e8ve et l\u2019outil informatique sous le contr\u00f4le de l\u2019enseignant ou l\u2019enseignante. Nous donnons ci-dessous une description sommaire de l\u2019activit\u00e9. Pour permettre aux lecteurs et lectrices de se faire une id\u00e9e pr\u00e9cise de la chose, nous avons ins\u00e9r\u00e9 \u00e0 s\u00e9quence un QR Code qui donne acc\u00e8s \u00e0 la vid\u00e9o, pour ceux et celles qui liront l\u2019article en ligne.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Tableau 1. Activit\u00e9 d\u2019apprentissage en classe de langue et culture peules (4e) utilisant une vid\u00e9o didactique construite \u00e0 l\u2019aide du logiciel Edpuzzle<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-493 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/1_MO_Des-ressources.jpg\" alt=\"\" width=\"736\" height=\"489\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/1_MO_Des-ressources.jpg 736w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/1_MO_Des-ressources-300x199.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/1_MO_Des-ressources-65x43.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/1_MO_Des-ressources-225x149.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/1_MO_Des-ressources-350x233.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 736px) 100vw, 736px\" \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-494 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/2_MO_Des-ressources.jpg\" alt=\"\" width=\"731\" height=\"334\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/2_MO_Des-ressources.jpg 731w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/2_MO_Des-ressources-300x137.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/2_MO_Des-ressources-65x30.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/2_MO_Des-ressources-225x103.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/2_MO_Des-ressources-350x160.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 731px) 100vw, 731px\" \/><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify\">\n<li>NOYE, Dominique. (1971). <em>Un cas d\u2019apprentissage linguistique\u00a0: L\u2019acquisition de la langue par les jeunes Peuls du Diamar\u00e9 (Nord-Cameroun)<\/em>. Paris\u00a0: P.\u00a0Geuthner, 206 p.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\">Il s\u2019agit de la th\u00e8se de Noye publi\u00e9e sous la forme d\u2019un ouvrage. Le corpus met en avant les jeux verbaux, les phrases-pi\u00e8ges, les devinettes et les contes. On trouve notamment une quantit\u00e9 importante de textes qui permettent de travailler sur une vingtaine de classes nominales du peul. Nous en donnons ci-dessous un extrait.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-587 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/Texte-1-MO.jpg\" alt=\"\" width=\"601\" height=\"348\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/Texte-1-MO.jpg 601w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/Texte-1-MO-300x174.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/Texte-1-MO-65x38.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/Texte-1-MO-225x130.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/Texte-1-MO-350x203.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 601px) 100vw, 601px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Ce texte est exploitable pour des le\u00e7ons de grammaire peule. Par exemple, on peut tirer parti de ce mat\u00e9riau si l\u2019on veut travailler sur les classes nominales. Dans ce texte, on r\u00e9pertorie les noms suivants qui font partie de la classe NGOL\u00a0: <em>\u0257oyngol<\/em>,<em> koy\u0257ol<\/em>,<em> ko\u014bngol<\/em>. Une activit\u00e9 sur la formation de ces mots consisterait, entre autres, \u00e0 isoler pour chacun des mots, la base et le suffixe de classe. \u00c0 un autre niveau, les \u00e9l\u00e8ves pourraient d\u00e9terminer \u00e0 quel degr\u00e9 se situent les suffixes identifi\u00e9s. Pour aller un peu plus loin, on cherchera \u00e0 mettre en relation les classes du singulier et celles du pluriel; ce qui correspond, relativement \u00e0 la liste des mots choisis, au genre NGOL \u2013 \u018aI. Voici un exemple de consigne\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Tableau 2. Exemple d\u2019exercice sur la correspondance entre les noms de la classe NGOL (singulier) et de la classe \u018aI (pluriel)<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-495 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/3_MO_Des-ressources.jpg\" alt=\"\" width=\"698\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/3_MO_Des-ressources.jpg 698w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/3_MO_Des-ressources-300x143.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/3_MO_Des-ressources-65x31.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/3_MO_Des-ressources-225x107.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/3_MO_Des-ressources-350x167.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 698px) 100vw, 698px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Avec ce m\u00eame support, on peut \u00e9galement envisager une \u00e9tude de l\u2019aspect verbal. L\u2019extrait souligne \u00e9galement le contraste entre l\u2019accompli (<em>maatindiri<\/em>,<em> jinjinndiri<\/em>,<em> hawti<\/em>,<em> juki<\/em>,<em> naati<\/em>\u2026) et le relatif employ\u00e9 dans l\u2019introduction au discours rapport\u00e9 (<em>wi\u2019ata<\/em>).<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify\">\n<li>MOHAMADOU, Aliou. (2014). <em>Le verbe en peul\u00a0: formes et valeurs en pulaar du Fuuta-Tooro<\/em>. Paris\u00a0: Karthala, 250 p.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\">Le choix d\u2019inclure cet ouvrage qui pourtant s\u2019appuie sur le <em>pulaar <\/em>du <em>Fuuta Tooro<\/em> se justifie par deux raisons. D\u2019abord, cet ouvrage est sans doute celui qui pr\u00e9sente \u00e0 la fois une analyse syst\u00e9matique \u00e0 partir d\u2019un corpus de r\u00e9f\u00e9rence et une synth\u00e8se des travaux ant\u00e9rieurs, comme celui d\u2019Arnott (1970) sur le <em>fulfulde <\/em>de Gombe (Nig\u00e9ria). Ensuite, les lecteurs et lectrices qui consid\u00e8rent les faits dialectologiques ne seront pas totalement d\u00e9pays\u00e9-e-s dans la mesure o\u00f9 les choix op\u00e9r\u00e9s par l\u2019auteur permettent de faire des comparaisons.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">Les mod\u00e8les des conjugaisons propos\u00e9s l\u2019ont \u00e9t\u00e9 en choisissant autant que possible les radicaux les plus r\u00e9pandus en peul, afin de permettre des rapprochements entre les diff\u00e9rentes variantes dialectales de la langue, et partant, adapter ces conjugaisons aux exigences de chaque parler (Mohamadou, 2014, p. 50, note 1).<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">Les formes verbales pr\u00e9sent\u00e9es ne sont pas totalement \u00e9trang\u00e8res aux locuteurs et locutrices du <em>fulfulde<\/em>. Les paradigmes verbaux constituent une formidable ouverture vers les dialectes occidentaux du peul, moyennant des efforts d\u2019adaptation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Les monographies sur la litt\u00e9rature en <em>fulfulde<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les textes disponibles concernent globalement les genres de la litt\u00e9rature orale\u00a0: contes, blasons, po\u00e9sie chant\u00e9e.<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify\">\n<li>NOYE, Dominique (\u00e9d.). (1976). <em>Blasons peuls\u00a0: \u00c9loges et satires du Nord-Cameroun<\/em>. Paris\u00a0: P.\u00a0Geuthner, 192 p.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\">Ce recueil de textes versifi\u00e9s ressortit au genre du <em>jobbitoore<\/em>, discours d\u2019\u00e9loges que l\u2019on rencontre au Nord-Cameroun. Ce sont des textes brefs dans lesquels les personnages (humains, animaux, v\u00e9g\u00e9taux) prennent la parole pour faire une sorte d\u2019autoportrait m\u00ealant ironie et satire sociale. Les pi\u00e8ces transcrites et traduites en fran\u00e7ais sont des supports ad\u00e9quats autant pour les le\u00e7ons de lecture que les cours de grammaire. Prenons un texte comme <em>Jobbitoore puccu<\/em> (\u00ab\u00a0L\u2019\u00e9loge du cheval\u00a0\u00bb).<\/p>\n<div style=\"text-align: justify; margin: auto;\">\n<table class=\"aligncenter\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><em>Ngu wi\u2019<\/em>\u00a0:<\/p>\n<p><em>Miin wi\u2019ete puccu<\/em>,<\/p>\n<p><em>puccitanngu gawri<\/em>,<\/p>\n<p><em>ramma noppi<\/em>,<em> juuta wicco<\/em>,<\/p>\n<p><em>ngam miin puccu<\/em>,<\/p>\n<p><em>to go<\/em><em>\u0257\u0257o soodi yam<\/em>,<\/p>\n<p><em>gantake yam<\/em>,<\/p>\n<p><em>mi nyaami<\/em>,<em> nyaamndu woondu<\/em>,<\/p>\n<p><em>mi yari<\/em>,<em> njaram nboo\u0257\u0257am<\/em>,<\/p>\n<p><em>mi waalake<\/em>,<em> nbalndi nboondi<\/em>,<\/p>\n<p><em>jawmam gantii\u0257o yam oo<\/em>,<\/p>\n<p><em>o wurtini yam<\/em>,<\/p>\n<p><em>o wa\u0257i da\u0257\u0257aaje maako boo\u0257\u0257e<\/em>,<\/p>\n<p><em>o wa\u0257i kirke maako boo\u0257\u0257e<\/em>,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<td><em>ka\u014bko boo<\/em><\/p>\n<p><em>o wa\u0257i limce maako boo\u0257\u0257e<\/em><\/p>\n<p><em>o wa\u01b4\u01b4ake yam<\/em>,<em> miin puucu<\/em>,<\/p>\n<p><em>walla fajiri<\/em>,<\/p>\n<p><em>naange baalte<\/em>,<\/p>\n<p><em>walla asiri<\/em>,<\/p>\n<p><em>To o yaali yim<\/em><em>\u0253e \u0257on njoo\u0257i<\/em>,<\/p>\n<p><em>O saamni yam<\/em>,<em> o wari<\/em>,<\/p>\n<p><em>O footi yam<\/em>,<\/p>\n<p><em>\u0253e \u0253a\u014btanan mo juu\u0257e<\/em>.<\/p>\n<p><em>Debbo koo \u0257on nder saare<\/em>,<\/p>\n<p><em>\u01b4e\u014bto dow mahol<\/em>,<\/p>\n<p><em>\u01b4eewa-mmi<\/em>.<\/p>\n<p><em>To mi fooyi<\/em>,<\/p>\n<p><em>Koo labangal am mi yaarataa<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">Dominique Noye, <em>Blasons peuls<\/em>, Paris,<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">P.\u00a0Guethner, 1976, p.\u00a090<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify\">Pour une lecture m\u00e9thodique, on peut entrer par les pronoms personnels, les accords de classe, les aspects verbaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Tableau 3. Grille de lecture m\u00e9thodique<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-496 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/4_MO_Des-ressources.jpg\" alt=\"\" width=\"697\" height=\"377\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/4_MO_Des-ressources.jpg 697w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/4_MO_Des-ressources-300x162.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/4_MO_Des-ressources-65x35.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/4_MO_Des-ressources-225x122.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/4_MO_Des-ressources-350x189.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 697px) 100vw, 697px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Pour les personnes souhaitant travailler en ligne, nous proposons par exemple deux types d\u2019exercices ludiques con\u00e7us \u00e0 l\u2019aide de la suite logicielle Hot Potatoes<a class=\"footnote\" title=\"La suite logicielle Hot Potatoes est d\u00e9velopp\u00e9e par le laboratoire Humanities Computing and Media Centre de l\u2019Universit\u00e9 de Victoria (Canada). Elle comprend les applications JQuiz, JCloze, JCross, JMix et JMatch.\" id=\"return-footnote-489-2\" href=\"#footnote-489-2\" aria-label=\"Footnote 2\"><sup class=\"footnote\">[2]<\/sup><\/a>. Le premier est une composition de mots-crois\u00e9s s\u00e9lectionn\u00e9s dans le texte du blason, et le second est un jeu d\u2019appariement entre les noms et les adjectifs qui doivent respecter la r\u00e8gle d\u2019accord des classes nominales.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Capture d\u2019\u00e9cran 1. Grille de mots-crois\u00e9s con\u00e7ue \u00e0 partir du texte du blason avec JCross<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-497 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/5_MO_Des-ressources.JPG.png\" alt=\"\" width=\"622\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/5_MO_Des-ressources.JPG.png 999w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/5_MO_Des-ressources.JPG-300x150.png 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/5_MO_Des-ressources.JPG-768x384.png 768w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/5_MO_Des-ressources.JPG-65x33.png 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/5_MO_Des-ressources.JPG-225x113.png 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/5_MO_Des-ressources.JPG-350x175.png 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans la premi\u00e8re capture d\u2019\u00e9cran, on aura en bas la grille de mots-crois\u00e9s. Lorsque l\u2019on clique sur le num\u00e9ro d\u2019une ligne ou d\u2019une colonne, la d\u00e9finition du mot recherch\u00e9 appara\u00eet en fran\u00e7ais. Ici, par exemple, on peut lire directement au-dessus de la grille \u00ab\u00a0Nourriture\u00a0\u00bb. C\u2019est dans la case vide qui suit imm\u00e9diatement le mot que l\u2019on doit \u00e9crire le mot demand\u00e9. Pour guider les \u00e9l\u00e8ves, nous avons ins\u00e9r\u00e9 l\u2019image de la boule de sorgho plac\u00e9e \u00e0 en haut \u00e0 droite de la grille.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Capture d\u2019\u00e9cran 2. Exercice d\u2019appariement entre les noms et les adjectifs con\u00e7u \u00e0 partir du texte du blason avec JMatch<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-498 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/6_MO_Des-ressources.jpg\" alt=\"\" width=\"634\" height=\"304\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/6_MO_Des-ressources.jpg 976w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/6_MO_Des-ressources-300x144.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/6_MO_Des-ressources-768x368.jpg 768w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/6_MO_Des-ressources-65x31.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/6_MO_Des-ressources-225x108.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/6_MO_Des-ressources-350x168.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 634px) 100vw, 634px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La seconde capture montre un exercice qui permet de faire travailler sur la concordance entre la classe nominale d\u2019un nom et l\u2019adjectif auquel ce nom se rapporte. L\u2019interface propose de choisir dans une liste d\u2019adjectifs qui s\u2019affiche. Au terme de l\u2019op\u00e9ration, on peut visualiser le r\u00e9sultat en cliquant sur \u00ab\u00a0v\u00e9rifier\u00a0\u00bb. Le recours \u00e0 ces outils d\u2019apprentissage a un impact non seulement sur la motivation des \u00e9l\u00e8ves, mais il facilite aussi l\u2019acc\u00e8s aux connaissances par individualisation gr\u00e2ce aux nombreuses ressources disponibles gratuitement.<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify\">\n<li>BAUMGARDT, Ursula. (2000). <em>Une conteuse peule et son r\u00e9pertoire\u00a0: Goggo Addi de Garoua, Cameroun<\/em>. Paris\u00a0: Karthala, 552 p.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\">Cet ouvrage rassemble et pr\u00e9sente un ensemble de soixante-dix contes dits par une m\u00eame conteuse. L\u2019analyse est organis\u00e9e autour de cinq principaux axes th\u00e9matiques\u00a0: l\u2019espace, la soci\u00e9t\u00e9, la m\u00e8re, la fille \u00e0 marier et l\u2019\u00e9pouse. Les enseignant-e-s disposent ici d\u2019une collection de textes pouvant servir de cours pour les le\u00e7ons. Les textes en <em>fulfulde<\/em> sont transcrits et traduits en fran\u00e7ais. Les circonstances et le contexte \u00e9nonciatif des contes sont pr\u00e9cis\u00e9s. L\u2019autrice a \u00e9galement pris soin de faire une biographie de la conteuse dont la vie est parsem\u00e9e d\u2019\u00e9preuves difficiles.<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify\">\n<li>LACROIX, Pierre-Francis (\u00e9d.). (1965). <em>Po\u00e9sie peule de l\u2019Adamawa<\/em>, (Classiques africains 3-4), 2 vol. Paris\u00a0: Julliard [diffusion Karthala, Paris], 647 p.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019\u00e9tude que Lacroix a consacr\u00e9e aux po\u00e8mes dits profanes de l\u2019<em>Aadamaawa <\/em>est r\u00e9partie dans deux volumes. Elle s\u2019est int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 la fois aux manuscrits des auteurs et qu\u2019aux versions chant\u00e9es des textes qui furent enregistr\u00e9es par six chanteurs bien connus\u00a0: Bello dow Keerol, Sambo Dibi, Buuba Mal Jariida, Moodi Yaawa, Isa Dembo. Les genres po\u00e9tiques explor\u00e9s sont de trois sortes\u00a0: les <em>waajuuje<\/em>, les <em>mantooje<\/em> et les <em>fuluuluje<\/em>. Le terme \u00ab\u00a0<em>waajuuje<\/em>\u00a0\u00bb est issu du nom <em>\u00ab<\/em>\u00a0<em>waaju\u00a0<\/em>\u00bb qui signifie \u00ab\u00a0sermon, pr\u00e9dication, exhortation\u00a0\u00bb. Le terme est affect\u00e9 \u00e0 la classe du pluriel \u018aE, comme l\u2019indique le morph\u00e8me <em>-je<\/em> qui est la forme que prend le suffixe de classe au degr\u00e9 2; celui-ci rappelle alors qu\u2019il s\u2019agit des <em>gime<\/em> (classe \u018aE), un chant de type religieux. Pr\u00e9cisons qu\u2019on rencontre \u00e9galement la forme <em>waazu<\/em>, le phon\u00e8me [z] apparaissant en <em>fulfulde<\/em> dans les emprunts, en l\u2019occurrence \u00e0 l\u2019arabe, il est souvent r\u00e9alis\u00e9 [\u02a4]. C\u2019est ce qui justifie l\u2019\u00e9criture <em>waaju<\/em> \u00e0 la place de <em>waazu<\/em> (Mohamadou <em>et al.<\/em>, 2017, p.\u00a02). Si le terme appara\u00eet majoritairement en contexte religieux, il peut aussi \u00eatre employ\u00e9 dans des situations de communication ordinaire dans le sens de \u00ab\u00a0le\u00e7on\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0exhortation\u00a0\u00bb. <em>Ma\u014btooje<\/em> (sing. <em>ma\u014btoore<\/em>) est issu du verbe <em>ma\u014btugo<\/em>,\u00a0\u00ab\u00a0faire l\u2019\u00e9loge de quelqu\u2019un\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0chanter les louanges de\u00a0\u00bb. Quant \u00e0 <em>fuuluuje<\/em>, il vient de <em>fuuluulu <\/em>qui signifie \u00ab\u00a0chose de peu d\u2019importance, bavardage\u00a0\u00bb. Les textes rassembl\u00e9s dans cet ouvrage s\u2019ins\u00e8rent parfaitement dans le module \u00ab\u00a0La vie socioculturelle\u00a0\u00bb pr\u00e9vu au programme des coll\u00e8ges.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Les dictionnaires<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La recherche lexicographique est un \u00e9l\u00e9ment important dans l\u2019acquisition d\u2019une langue, particuli\u00e8rement pour les besoins orthographiques, mais aussi s\u00e9mantiques. La langue peule compte parmi les langues africaines les plus document\u00e9es en mati\u00e8re de ressources lexicographiques (Mohamadou, 2014). On distinguera les dictionnaires g\u00e9n\u00e9raux et les dictionnaires sp\u00e9cialis\u00e9s.<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify\">\n<li>NOYE, Dominique. (1989). <em>Dictionnaire foulfould\u00e9-fran\u00e7ais, Dialecte peul du Diamar\u00e9, Nord-Cameroun<\/em>. Garoua \/ Procure des Missions, Paris\u00a0: P.\u00a0Geuthner.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\">Le <em>Dictionnaire foulfould\u00e9-fran\u00e7ais<\/em> de Dominique Noye (1989) est sans doute une r\u00e9f\u00e9rence incontournable. Cet ouvrage de plus 400 pages repose sur la vari\u00e9t\u00e9 dialectale du Diamar\u00e9, consid\u00e9r\u00e9e comme le standard des parlers <em>Aadaamaawa<\/em>. L\u2019ouvrage comporte des pages sur des notions grammaticales capitales pour le <em>fulfulde<\/em>\u00a0: un inventaire des sons, la liste des alternances consonantiques, les suffixes de classe et leur degr\u00e9, les pronoms personnels, les substitutifs et les suffixes de d\u00e9rivations verbales. Les entr\u00e9es du dictionnaire sont les racines verbales qui tiennent une place importante dans la langue. Ce qui peut poser des difficult\u00e9s \u00e0 une personne non avertie. Mais nous savons aussi le va-et-vient entre la racine verbale et les formes d\u00e9riv\u00e9es est un exercice instructif en <em>fulfulde<\/em>. En utilisant ce dictionnaire, on peut donc renforcer la connaissance de la langue en envisageant le vocabulaire sous la forme de faisceaux lexicaux dont le pivot est la racine.<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify\">\n<li>PARIETTI, Giuseppe. (1997). <em>Dictionnaire fran\u00e7ais-foulfould\u00e9, et index foulfould\u00e9, compl\u00e9ment au dictionnaire foulfould\u00e9-fran\u00e7ais de Dominique Noye<\/em>. Guidiguis (Cameroun)\u00a0: Mission catholique, 488 p.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\">Le dictionnaire Parietti prolonge et enrichit le travail de Noye (1989). Il est plus accessible pour des personnes non sp\u00e9cialistes. Les entr\u00e9es sont organis\u00e9es selon le sens fran\u00e7ais-<em>fulfulde<\/em> avec des renvois au num\u00e9ro de la page, ainsi qu\u2019\u00e0 la colonne o\u00f9 se trouve le mot dans le dictionnaire de Noye (1989). D\u2019autres termes, ainsi que des corrections d\u2019erreurs, ont \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9s. En r\u00e9alit\u00e9, les deux dictionnaires constituent une paire n\u00e9cessairement li\u00e9e, on a besoin du dictionnaire de Noye pour bien exploiter celui Parietti.<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify\">\n<li>SEYDOU, Christiane (avec la collaboration de D. W. Arnott, H. Bocquen\u00e9, F. Fagerberg-Diallo, F. S. K\u00e2, M. McIntosh, O. Ndoudi, A. M. Yattara), (1998). <em>Dictionnaire pluridialectal des racines verbales du peul, peul-fran\u00e7ais-anglais \/ A Dictionary of Verb Roots in Fulfulde Dialects Fulfulde-French-English<\/em>. Paris\u00a0: Agence de la Francophonie, Karthala, LIII 898 p.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\">Le <em>Dictionnaire pluridialectal des racines verbales du peul<\/em> constitue un ouvrage central dans la lexicographie peule, car il fournit une vue d\u2019ensemble des parlers peuls. Les dialectes repr\u00e9sent\u00e9s sont\u00a0: le <em>pulaar<\/em> du S\u00e9n\u00e9gal, le parler du <em>Maasina<\/em> au Mali, les parlers du Nig\u00e9ria et de l\u2019Adamaoua au Cameroun. Le corps du dictionnaire est organis\u00e9 en cinq colonnes qui fournissent les informations selon l\u2019ordre suivant\u00a0: entr\u00e9e, dialecte, origine, permutation et voix, sens. Pr\u00e9cisons qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un dictionnaire bilingue fran\u00e7ais-anglais unidirectionnel. En prenant par exemple la racine <em>loot-<\/em>, on peut constater qu\u2019il a le sens de \u00ab\u00a0laver\u00a0\u00bb sur toute l\u2019aire peule. Mais en m\u00eame temps, on peut d\u00e9celer les sens secondaires en fonction de la vari\u00e9t\u00e9 dialectale. C\u2019est ainsi que <em>loot-<\/em> peut prendre le sens de \u00ab\u00a0avoir ses r\u00e8gles\u00a0\u00bb en <em>Aadamaawa<\/em>. L\u2019ouvrage fait plus de 800 pages et se donnait comme ambition de constituer une premi\u00e8re pierre \u00e0 l\u2019\u00e9dification d\u2019un dictionnaire g\u00e9n\u00e9ral de la langue peule. Il joue un r\u00f4le d\u2019ouverture dans la mesure o\u00f9 il permet d\u2019\u00e9viter de cantonner ou d\u2019isoler le <em>fulfulde<\/em> \u00e0 une unique vari\u00e9t\u00e9 dialectale, et permet ainsi de l\u2019ins\u00e9rer dans un vaste ensemble linguistique. Ce qui repr\u00e9sente un v\u00e9ritable avantage lorsqu\u2019on envisage un monde interconnect\u00e9 dans lequel les locuteurs et locutrices du peul se rencontrent et sont amen\u00e9-e-s \u00e0 interagir. Nous en avons personnellement fait l\u2019exp\u00e9rience r\u00e9cemment lorsque Radio France internationale a commenc\u00e9 \u00e0 diffuser des \u00e9missions en peul. Les auditeurs et auditrices du Cameroun qui \u00e9coutent ces programmes avec un brin de curiosit\u00e9 sont habit\u00e9-e-s par ce double sentiment d\u2019identification \u00e0 une langue qui lui famili\u00e8re et celui d\u2019embarras face \u00e0 ces constructions particuli\u00e8res et inconnues.<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify\">\n<li>TOURNEUX, Henry (avec la collaboration de BOUBAKARY Abdoulaye, HADIDJA Kona\u00ef et FAKIH Ousmane). (2007). <em>Dictionnaire peul du corps et de la sant\u00e9 (Diamar\u00e9, Cameroun)<\/em>. Paris\u00a0: OIF\/Karthala, 616 p.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\">Le <em>Dictionnaire peul du corps et de la sant\u00e9<\/em> rentre bien dans le module de \u00ab\u00a0Bien-\u00eatre et sant\u00e9\u00a0\u00bb du programme officiel. Il offre une quantit\u00e9 d\u2019informations importantes non seulement sur la d\u00e9signation des maladies et de leurs sympt\u00f4mes, mais aussi sur les repr\u00e9sentations qui leur sont associ\u00e9es. Pour une classe de <em>fulfulde<\/em>, on peut d\u00e9celer un int\u00e9r\u00eat au moins \u00e0 un double niveau\u00a0: l\u2019apprentissage du vocabulaire et l\u2019immersion dans la culture. Ainsi, on peut y op\u00e9rer des fouilles relatives \u00e0 la d\u00e9signation des maladies, y effectuer des exercices sur des constructions collocatives, travailler \u00e0 l\u2019appropriation linguistique \u00e0 travers les proverbes et les sagesses. En prenant par exemple l\u2019entr\u00e9e \u02c2 \u0181ernde \u02c3 (p.\u00a052-55), on touche du doigt la polys\u00e9mie de ce terme ainsi que sa productivit\u00e9 lexicale. Le terme d\u00e9signe tour \u00e0 tour le \u00ab\u00a0c\u0153ur\u00a0\u00bb, la \u00ab\u00a0r\u00e9gion \u00e9pigastrique\u00a0\u00bb, l\u2019 \u00ab\u00a0estomac\u00a0\u00bb, le \u00ab\u00a0si\u00e8ge des sentiments et des intentions\u00a0\u00bb, le \u00ab\u00a0si\u00e8ge de la pens\u00e9e intime\u00a0\u00bb, le \u00ab\u00a0courage\u00a0\u00bb. C\u2019est \u00e9galement l\u2019occasion de travailler sur les locutions idiomatiques qui comprennent ce terme. Ainsi, pour dire que l\u2019on a peur, on dit \u00ab\u00a0mon c\u0153ur se coupa\u00a0\u00bb, lorsque l\u2019on est f\u00e2ch\u00e9, c\u2019est que notre \u00ab\u00a0c\u0153ur est f\u00e2ch\u00e9\u00a0\u00bb (<em>\u0253ernde<\/em> <em>am mettii<\/em>\u00a0\u00bb). Mais le c\u0153ur repr\u00e9sente aussi l\u2019humeur et le caract\u00e8re de l\u2019individu. Un \u00eatre m\u00e9chant est une \u00ab\u00a0personne noire de c\u0153ur\u00a0\u00bb (<em>\u0253alwa-\u0253ernde<\/em>), un \u00eatre honn\u00eate est per\u00e7u comme une \u00ab\u00a0personne propre de c\u0153ur\u00a0\u00bb (<em>laa\u0253a-\u0253ernde<\/em>), un paresseux est une \u00ab\u00a0personne morte de c\u0153ur\u00a0\u00bb (<em>waata-\u0253ernde<\/em>). \u00c0 l\u2019\u00e9tude de ces compos\u00e9s, on peut associer celle des proverbes tels que\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Ko \u0253ernde yi\u0257i, \u0253alel leebura<\/em>\u00a0\u00bb, qui signifie litt\u00e9ralement \u00ab\u00a0ce que le c\u0153ur veut, le petit corps est un man\u0153uvre\u00a0\u00bb (Tourneux, 2007, p.\u00a054). Nous proposons des exercices sur l\u2019interpr\u00e9tation des proverbes et maximes, et sur la construction des mots compos\u00e9s sur ce th\u00e8me du c\u0153ur. Listons d\u2019abord les proverbes, les expressions idiomatiques et les compos\u00e9s contenus dans l\u2019ouvrage (Tourneux, 2007, p.\u00a052-56).<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-588 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/Texte-2-MO.jpg\" alt=\"\" width=\"537\" height=\"291\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/Texte-2-MO.jpg 537w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/Texte-2-MO-300x163.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/Texte-2-MO-65x35.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/Texte-2-MO-225x122.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/Texte-2-MO-350x190.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 537px) 100vw, 537px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Trois types d\u2019activit\u00e9s sont envisageables\u00a0: un questionnaire \u00e0 choix multiples pour la construction du sens des proverbes et maximes, un exercice \u00e0 trous pour l\u2019apprentissage des mots compos\u00e9s et un exercice d\u2019appariement pour la formation des expressions idiomatiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Capture d\u2019\u00e9cran 3 : Questionnaire \u00e0 choix multiples relatif aux proverbes peuls \u00a0sur le th\u00e8me \u00ab\u00a0\u0181ernde\u00a0\u00bb r\u00e9alis\u00e9 avec JQuiz<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-499 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/7_MO_Des-ressources.jpg\" alt=\"\" width=\"639\" height=\"440\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/7_MO_Des-ressources.jpg 935w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/7_MO_Des-ressources-300x207.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/7_MO_Des-ressources-768x529.jpg 768w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/7_MO_Des-ressources-65x45.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/7_MO_Des-ressources-225x155.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/7_MO_Des-ressources-350x241.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 639px) 100vw, 639px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Capture d\u2019\u00e9cran 4. Exercice \u00e0 trous sur la formation des compos\u00e9s avec \u00ab\u00a0\u0253ernde\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019aide JCloze<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-500 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/8_MO_Des-ressources.JPG.png\" alt=\"\" width=\"634\" height=\"272\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/8_MO_Des-ressources.JPG.png 1230w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/8_MO_Des-ressources.JPG-300x129.png 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/8_MO_Des-ressources.JPG-1024x440.png 1024w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/8_MO_Des-ressources.JPG-768x330.png 768w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/8_MO_Des-ressources.JPG-65x28.png 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/8_MO_Des-ressources.JPG-225x97.png 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/8_MO_Des-ressources.JPG-350x150.png 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 634px) 100vw, 634px\" \/><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify\">\n<li>TOURNEUX, Henry et YAYA, Da\u00efrou (avec la collaboration de BOUBAKARY Abdoulaye). (2017). <em>Dictionnaire peul encyclop\u00e9dique de la nature (faune \/ flore), de l\u2019agriculture, de l\u2019\u00e9levage et des usages en pharmacop\u00e9e (Diamar\u00e9, Cameroun), suivi d\u2019un index m\u00e9dicinal et d\u2019un index fran\u00e7ais-fulfulde<\/em>. Yaound\u00e9\u00a0: CERDOTOLA, 778 p<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans la m\u00eame lign\u00e9e, le <em>Dictionnaire peul encyclop\u00e9dique de la nature (faune\/flore), de l\u2019agriculture, de l\u2019\u00e9levage et des usages en pharmacop\u00e9e<\/em> poursuit les objectifs similaires. On peut l\u2019int\u00e9grer au module \u00ab\u00a0Citoyennet\u00e9 et environnement\u00a0\u00bb, car l\u2019ouvrage fournit une masse d\u2019informations sur le milieu naturel. De m\u00eame, les pratiques culturelles sont largement d\u00e9crites et illustr\u00e9es. Ce n\u2019est pas un simple r\u00e9pertoire de termes relatifs aux domaines cit\u00e9s dans le titre. Sa vocation encyclop\u00e9dique est amplement perceptible dans la mesure sous une entr\u00e9e, en plus des informations canoniques (d\u00e9finition, informations grammaticales, exemples), on trouve une foule de savoirs endog\u00e8nes provenant \u00e0 la fois des connaissances linguistiques (proverbes, sagesse, litt\u00e9rature), mais aussi d\u2019entretiens issus de corpus riche et vari\u00e9. L\u2019entr\u00e9e \u02c2 Nagge \u02c3 (p.\u00a0490) par exemple se d\u00e9ploie sur trois pages et offre une vue panoramique sur la notion \/vache\/ \u00e0 travers la culture peule (Tourneux, et Da\u00efrou, 2017, p.\u00a0490).<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-589 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/Texte-3-MO.jpg\" alt=\"\" width=\"532\" height=\"471\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/Texte-3-MO.jpg 532w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/Texte-3-MO-300x266.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/Texte-3-MO-65x58.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/Texte-3-MO-225x199.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/Texte-3-MO-350x310.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 532px) 100vw, 532px\" \/><\/p>\n<div style=\"text-align: justify; margin: auto;\"><\/div>\n<p style=\"text-align: justify\">Avec cette entr\u00e9e, on per\u00e7oit \u00e0 la fois la richesse du vocabulaire relatif \u00e0 cet animal et la pr\u00e9pond\u00e9rance de l\u2019activit\u00e9 pastorale au sein de la communaut\u00e9. Une fois encore, c\u2019est l\u2019occasion d\u2019exploiter, dans un cours de <em>fulfulde<\/em>, le jeu d\u2019accord de classe entre les adjectifs, mais cette fois-ci il faut \u00e9tablir un rapport entre les adjectifs se rapportant au nom d\u00e9signant le m\u00e2le (<em>ngaari<\/em>) et ceux qui se rattachent au nom d\u00e9signant la femelle (<em>nagge<\/em>).<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-501 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/9_MO_Des-ressources.JPG.png\" alt=\"\" width=\"750\" height=\"414\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/9_MO_Des-ressources.JPG.png 891w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/9_MO_Des-ressources.JPG-300x166.png 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/9_MO_Des-ressources.JPG-768x424.png 768w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/9_MO_Des-ressources.JPG-65x36.png 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/9_MO_Des-ressources.JPG-225x124.png 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/9_MO_Des-ressources.JPG-350x193.png 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px\" \/><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify\">\n<li>Bah, Oumar (\u00e9d.).\u00a0<em>Dictionnaire pular-fran\u00e7ais.<\/em>2014. Webonary.org. <a style=\"font-size: 1em\" href=\"https:\/\/www.webonary.org\/pular\/overview\/introduction\/\">https:\/\/www.webonary.org\/pular\/overview\/introduction\/<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\">Le <em>Webonary<\/em> (dictionnaire en ligne) du <em>pular<\/em> d\u2019Omar Bah \u00e9dit\u00e9 par la Soci\u00e9t\u00e9 internationale de linguistique (SIL) est un outil pratique pour les v\u00e9rifications rapides. S\u2019il est principalement fond\u00e9 sur le dialecte de <em>Fuuta Jallo<\/em> (Guin\u00e9e et sa p\u00e9riph\u00e9rie), ce dictionnaire indique r\u00e9guli\u00e8rement les \u00e9quivalents dans quatre autres aires dialectales\u00a0: <em>Fuuta Tooro<\/em>, <em>Aadamaawa<\/em>, <em>Maasina<\/em>, <em>Liptaako<\/em>. La recherche de mots se fait dans les deux sens\u00a0: pular-fran\u00e7ais et fran\u00e7ais-pular. Pour aider les personnes qui ne disposent pas de clavier sp\u00e9cialis\u00e9, l\u2019interface propose un clavier constitu\u00e9 des caract\u00e8res sp\u00e9ciaux du syst\u00e8me orthographique peul. On note que la repr\u00e9sentation de la pr\u00e9palatale \/ny\/ en \/\u00f1\/ ne suit pas les recommandations de la Conf\u00e9rence de Bamako (1966).<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify\">\n<li><em>Encyclop\u00e9die des litt\u00e9ratures en langues africaines<\/em> \u2013 ELLAF. (2019). <a href=\"http:\/\/ellaf.huma-num.fr\/\">http:\/\/ellaf.huma-num.fr\/<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\">ELLAF est une biblioth\u00e8que num\u00e9rique sp\u00e9cialis\u00e9e dans le domaine des litt\u00e9ratures en langues africaines. Celle-ci est g\u00e9r\u00e9e par l\u2019Association pour le d\u00e9veloppement des litt\u00e9ratures en langues africaines (ADELLAF). Le site propose des descriptions sommaires de 16 langues africaines, une pr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale de la production litt\u00e9raire dans ces langues, des corpus issus des litt\u00e9ratures dans ces langues, des notes et \u00e9tudes, un dictionnaire des concepts et une bibliographie. Pour ce qui est du <em>fulfulde<\/em>, par exemple, on trouve 33 contes transcrits et traduits en fran\u00e7ais par Tourneux et Hadidja<a class=\"footnote\" title=\"http:\/\/ellaf.huma-num.fr\/corpora\/textes-peuls\/peul-oralite-prose\/\" id=\"return-footnote-489-3\" href=\"#footnote-489-3\" aria-label=\"Footnote 3\"><sup class=\"footnote\">[3]<\/sup><\/a>. Mise \u00e0 jour constamment, ELLAF accueille de nouvelles langues et de nouveaux textes au fur et mesure.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019inventaire documentaire que nous venons de faire est sans doute partiel et s\u00e9lectif. Mais l\u2019objectif fix\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9part conduit n\u00e9cessairement \u00e0 une d\u00e9limitation qui repose sur des choix pr\u00e9cis. Dans le tableau r\u00e9capitulatif ci-dessus, nous r\u00e9sumons la liste tout en rappelant les contraintes que les enseignants et enseignantes devront surmonter.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Tableau 4. R\u00e9capitulatif des ressources recens\u00e9es<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-502 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/10_MO_Des-ressources.jpg\" alt=\"\" width=\"698\" height=\"508\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/10_MO_Des-ressources.jpg 698w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/10_MO_Des-ressources-300x218.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/10_MO_Des-ressources-65x47.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/10_MO_Des-ressources-225x164.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/10_MO_Des-ressources-350x255.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 698px) 100vw, 698px\" \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-503 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/11_MO_Des-ressources.jpg\" alt=\"\" width=\"698\" height=\"361\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/11_MO_Des-ressources.jpg 698w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/11_MO_Des-ressources-300x155.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/11_MO_Des-ressources-65x34.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/11_MO_Des-ressources-225x116.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/11_MO_Des-ressources-350x181.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 698px) 100vw, 698px\" \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-504 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/12_MO_Des-ressources.jpg\" alt=\"\" width=\"697\" height=\"305\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/12_MO_Des-ressources.jpg 697w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/12_MO_Des-ressources-300x131.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/12_MO_Des-ressources-65x28.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/12_MO_Des-ressources-225x98.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2023\/01\/12_MO_Des-ressources-350x153.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 697px) 100vw, 697px\" \/><\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Conclusion<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">La pr\u00e9sente contribution vise \u00e0 donner un aper\u00e7u des ressources exploitables en classe de <em>fulfulde<\/em>. Si elle est prioritairement destin\u00e9e aux enseignants et enseignantes, elle n\u2019exclut pas les apprenants et apprenantes. En l\u2019absence d\u2019un manuel officiel qui puisse servir de r\u00e9f\u00e9rence, les ouvrages inventori\u00e9s constituent une base sur laquelle l\u2019on peut s\u2019appuyer pour b\u00e2tir des le\u00e7ons, sachant que les savoirs contenus dans ces ouvrages doivent faire l\u2019objet d\u2019un traitement didactique qui tiendra compte du niveau d\u2019apprentissage, du contexte et des orientations officielles en la mati\u00e8re. La documentation, dans le domaine de l\u2019enseignement des langues et cultures camerounaises, joue un r\u00f4le crucial aussi bien pour les enseignant-e-s que pour les apprenant-e-s. Elle constitue une source importante \u00e0 partir de laquelle se construisent les connaissances, les activit\u00e9s d\u2019apprentissage et elle influe sur la fa\u00e7on dont se d\u00e9roulent les interactions en situation de classe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\u00c0 travers cette recension documentaire, nous esp\u00e9rons fournir un peu plus d\u2019informations et des outils concrets et utilisables lors des apprentissages. Au-del\u00e0 de la question des supports d\u2019enseignement, c\u2019est aussi et surtout leur mall\u00e9abilit\u00e9 et leur adaptabilit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9volution des pratiques enseignantes qui devraient pr\u00e9occuper. Baignant dans un univers o\u00f9 est le num\u00e9rique est quasi omnipr\u00e9sent, les \u00e9l\u00e8ves doivent \u00eatre en mesure d\u2019apprendre en utilisant des outils manipul\u00e9s au quotidien. L\u2019approche multimodale s\u2019impose dans ce cas. C\u2019est ce que nous avons soulign\u00e9 en proposant des activit\u00e9s d\u2019apprentissage qui utilisent des exerciseurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Pour terminer, nous tenons \u00e0 pr\u00e9ciser qu\u2019il nous semble que l\u2019une des exigences que commande, \u00e0 notre avis, l\u2019enseignement du <em>fulfulde<\/em>, c\u2019est une connaissance qui ne se limite pas \u00e0 une seule vari\u00e9t\u00e9 dialectale de la langue. C\u2019est un effort que devra faire l\u2019enseignant ou l\u2019enseignante de la langue. Il faut voir dans cette action un moyen de se doter d\u2019atouts qui permettent une ouverture et une vision d\u2019ensemble du monde peul. D\u2019ailleurs, nous avons montr\u00e9 que d\u2019importants ouvrages sur certains aspects de la langue n\u2019existent pas forc\u00e9ment dans la vari\u00e9t\u00e9 dialectale enseign\u00e9e au Cameroun. Il revient donc aux enseignant-e-s d\u2019aller chercher l\u2019information dans les ouvrages traitant des parlers autres que celui qu\u2019ils et elles enseignent.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Bah, Oumar (\u00e9d.).\u00a02014. <em>Dictionnaire pular-fran\u00e7ais<\/em>. En ligne : <a href=\"https:\/\/www.webonary.org\/pular\/overview\/introduction\/\">https:\/\/www.webonary.org\/pular\/overview\/introduction\/<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Baumgardt, Ursula. 2000. <em>Une conteuse peule et son r\u00e9pertoire\u00a0: Goggo Addi de Garoua, Cameroun<\/em>. Paris\u00a0: Karthala.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Chatry-Komarek. 1994. <em>Des manuels scolaires sur mesure. Guide pratique \u00e0 l\u2019intention des auteurs de manuels scolaires.<\/em> Paris\u00a0: L\u2019Harmattan.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Dagenais,\u00a0Diane. 2012. Litt\u00e9raties multimodales et perspectives critiques. <em>Recherches en didactique des langues et des cultures<\/em>, 9 (2). <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/rdlc.2338\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/rdlc.2338<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Daouaga Samari, Gilbert. 2018. <em>Approche glottopolitique de l\u2019\u00e9ducation bi\/plurilingue dans l\u2019Adamaoua (Cameroun)\u00a0: attitudes, repr\u00e9sentations et pratiques<\/em>. Th\u00e8se de doctorat en sciences du langage. Universit\u00e9 de Ngaound\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\"><em>Encyclop\u00e9die des litt\u00e9ratures en langues africaines<\/em> \u2013 ELLAF. 2019. En ligne :\u00a0<a href=\"http:\/\/ellaf.huma-num.fr\/\">http:\/\/ellaf.huma-num.fr\/<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">G\u00e9rard, Fran\u00e7ois-Marie. 2009. <em>Des manuels scolaires pour apprendre. Concevoir, \u00e9valuer, utiliser. <\/em>Bruxelles\u00a0: De Boeck.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Humanities Computing and Media Centre \u2013 HCMC. 2019. <em>Hot Potatoes (version 7)<\/em>. Universit\u00e9 de Victoria. En ligne :\u00a0<a href=\"http:\/\/hotpot.uvic.ca\/index.php#downloads\">http:\/\/hotpot.uvic.ca\/index.php#downloads<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Labatut, Roger, Mbodj, Djibi Oumar et Mohamadou, Aliou. 1994. <em>Initiation \u00e0 la langue peule<\/em>. Paris\u00a0: INALCO.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Lacroix, Pierre-Francis (\u00e9d.). 1965. <em>Po\u00e9sie peule de l\u2019Adamawa<\/em>, 2 vol. Paris\u00a0: Julliard.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Minist\u00e8re des enseignements secondaires \u2013 MINESEC. 2014. <em>Programme d\u2019\u00e9tudes de 4e et 3e\u00a0: langues nationales<\/em>. Yaound\u00e9\u00a0: MINESEC.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Mohamadou, Aliou. 2014. <em>Le verbe en peul\u00a0: formes et valeurs en pulaar du Fuuta-Tooro<\/em>. Paris\u00a0: Karthala.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Mohammadu Moodibbo Aliyyu, Jibi, Umar Mbooc, Mammadu Alasan Bah. 1982. <em>Alkule fulfulde, deftere fu\u0257\u0257orde jannde e binndol pulaar<\/em>. <em>Binndi e jannde<\/em>. Mantes-la-Jolie\u00a0: KJPF.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Mohammadu, Aliyyu, JIBI Umar Mbooc et Baylaa, Kubali. 1992. <em>Naatirde doo\u0257e celluka<\/em>, Paris\u00a0: Binndi e jannde.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Moore, Dani\u00e8le. 2006. <em>Plurilinguismes et \u00e9cole<\/em>. Paris\u00a0: Didier.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Noye, Dominique (\u00e9d.). 1976. <em>Blasons peuls\u00a0: \u00c9loges et satires du Nord-Cameroun<\/em>. Paris\u00a0: P.\u00a0Geuthner.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Noye, Dominique. 1971. <em>Un cas d\u2019apprentissage linguistique\u00a0: L\u2019acquisition de la langue par les jeunes Peuls du Diamar\u00e9 (Nord-Cameroun)<\/em>. Paris\u00a0: P.\u00a0Geuthner.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Noye, Dominique. 1974. <em>Cours de foulfould\u00e9 (dialecte peul du Diamar\u00e9, Nord-Cameroun)\u00a0: Grammaire et exercices, textes, lexiques peul-fran\u00e7ais et fran\u00e7ais-peul<\/em>. Maroua\u00a0: Mission catholique\/Paris\u00a0: P.\u00a0Geuthner.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Noye, Dominique. 1989. <em>Dictionnaire foulfould\u00e9-fran\u00e7ais, Dialecte peul du Diamar\u00e9, Nord-Cameroun<\/em>. Garoua\/Procure des Missions, Paris\u00a0: P.\u00a0Geuthner.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Parietti, Giuseppe. 1997. <em>Dictionnaire fran\u00e7ais-foulfould\u00e9, et index foulfould\u00e9, compl\u00e9ment au dictionnaire foulfould\u00e9-fran\u00e7ais de Dominique Noye<\/em>. Guidiguis\u00a0: Mission catholique.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Poth, Joseph. 1997. <em>La conception et la r\u00e9alisation des manuels scolaires\u00a0: initiation aux techniques d\u2019auteurs<\/em>. Mons\u00a0: Centre international de phon\u00e9tique appliqu\u00e9e (CIPA).<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Rispail, Mireille. 1998. <em>Pour une socio-didactique de la langue en situation multiculturelle\u00a0: le cas de l\u2019oral<\/em>. Th\u00e8se de doctorat en linguistique, Universit\u00e9 de Grenoble 3.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Seydou, Christiane (avec la collaboration de D. W. Arnott, H. Bocquen\u00e9, F. Fagerberg-Diallo, F. S. K\u00e2, M. McIntosh, O. Ndoudi, A. M. Yattara). 1998. <em>Dictionnaire pluridialectal des racines verbales du peul, peul-fran\u00e7ais-anglais \/ A Dictionary of Verb Roots in Fulfulde Dialects Fulfulde-French-English<\/em>. Paris\u00a0: Agence de la Francophonie, Karthala.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Tourneux, Henry (avec la collaboration de Boubakary Abdoulaye, Hadidja Kona\u00ef et Fakih Ousmane). 2007. <em>Dictionnaire peul du corps et de la sant\u00e9 (Diamar\u00e9, Cameroun)<\/em>. Paris\u00a0: OIF\/Karthala.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Tourneux, Henry et Yaya, Da\u00efrou (avec la collaboration de Boubakary Abdoulaye). 2017. <em>Dictionnaire peul encyclop\u00e9dique de la nature (faune \/ flore), de l\u2019agriculture, de l\u2019\u00e9levage et des usages en pharmacop\u00e9e (Diamar\u00e9, Cameroun), suivi d\u2019un index m\u00e9dicinal et d\u2019un index fran\u00e7ais-fulfulde<\/em>. Yaound\u00e9\u00a0: CERDOTOLA.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Tourneux, Henry. 2011. (avec la collaboration de Boubakary Abdoulaye et Hadidja Kona\u00ef), <em>La transmission des savoirs en Afrique\u00a0: Savoirs locaux et langues locales pour l\u2019enseignement<\/em>. Paris : Karthala. Avec un DVD bilingue [1. La culture du sorgho repiqu\u00e9 au Cameroun. 2. La boule de sorgho.]<\/p>\n<hr class=\"metaauthorline\" \/>\n<div class=\"metadata metaauthor\">\n<p class=\"justify\" data-type=\"author\"><strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/contributors\/mohamadou-ousmanou\">MOHAMADOU OUSMANOU<\/a><\/strong><br \/>L&rsquo;auteur est enseignant de linguistique \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Maroua. Ses travaux portent sur l&rsquo;analyse multimodale des discours m\u00e9diatiques (intonation, morphosyntaxe, gestualit\u00e9) et la didactique des langues africaines.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"before-footnotes clear\" \/><div class=\"footnotes\"><ol><li id=\"footnote-489-1\">Nous pr\u00e9sentons ici quelques-unes de ces questions. Elles sont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es d\u2019un num\u00e9ro d\u2019ordre que nous leur avons affect\u00e9 dans l\u2019application. Les images illustratives sont des captures d\u2019\u00e9cran du documentaire contenu dans le DVD avec l\u2019aimable autorisation d\u2019Henry Tourneux et Hadidja Kona\u00ef. <a href=\"#return-footnote-489-1\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 1\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-489-2\">La suite logicielle <em>Hot Potatoes<\/em> est d\u00e9velopp\u00e9e par le laboratoire <em>Humanities Computing and Media Centre<\/em> de l\u2019Universit\u00e9 de Victoria (Canada). Elle comprend les applications <em>JQuiz<\/em>, <em>JCloze<\/em>, <em>JCross<\/em>, <em>JMix<\/em> et <em>JMatch<\/em>. <a href=\"#return-footnote-489-2\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 2\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-489-3\">http:\/\/ellaf.huma-num.fr\/corpora\/textes-peuls\/peul-oralite-prose\/ <a href=\"#return-footnote-489-3\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 3\">&crarr;<\/a><\/li><\/ol><\/div>","protected":false},"author":11,"menu_order":7,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":["mohamadou-ousmanou"],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[73],"license":[],"class_list":["post-489","chapter","type-chapter","status-web-only","hentry","motscles-apprentissage","motscles-didactique","motscles-fulfulde","motscles-multimodalite","motscles-ressource","keywords-didactics","keywords-fulfulde","keywords-learning","keywords-multimodality","keywords-resource","motscles-autre-deftere","motscles-autre-ekkitol","motscles-autre-fulfulde","motscles-autre-jannguirde-bolle","motscles-autre-kiisorgal","contributor-mohamadou-ousmanou"],"part":455,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/489","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"version-history":[{"count":13,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/489\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":613,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/489\/revisions\/613"}],"part":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/455"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/489\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=489"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=489"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=489"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/jeynitaare\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=489"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}