{"id":244,"date":"2020-09-26T22:38:11","date_gmt":"2020-09-26T20:38:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/mashamba\/?post_type=chapter&#038;p=244"},"modified":"2023-04-12T13:15:23","modified_gmt":"2023-04-12T11:15:23","slug":"daouaga_samari2020","status":"web-only","type":"chapter","link":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/mashamba\/texte\/daouaga_samari2020\/","title":{"rendered":"Pr\u00e9sentation"},"content":{"raw":"<p style=\"text-align: justify\">Les contributions de ce tout premier num\u00e9ro \u2013 non th\u00e9matique \u2013 de la revue <em>Mashamba<\/em> couvrent les trois domaines qui sont au c\u0153ur de ses pr\u00e9occupations\u00a0: la linguistique, la litt\u00e9rature et la didactique.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La rubrique \u00ab\u00a0Linguistique\u00a0\u00bb s\u2019ouvre par la r\u00e9flexion sociolinguistique de <strong>Safa Ben Brahim<\/strong> sur les repr\u00e9sentations de jeunes Tunisien\u00b7ne\u00b7s sur les pratiques plurilingues. Dans son texte, l\u2019autrice observe que les pratiques ainsi que les repr\u00e9sentations qui y sont attach\u00e9es ne sont pas les m\u00eames selon qu\u2019on passe d\u2019une classe de langue \u00e0 une autre. En classe de fran\u00e7ais, les pratiques des \u00e9tudiant\u00b7e\u00b7s sont monolingues et marqu\u00e9es par l\u2019usage exclusif de la langue fran\u00e7aise; le recours \u00e0 la <em>darija<\/em> est syst\u00e9matiquement \u00e9vit\u00e9, ce qui a pour effet de r\u00e9duire l\u2019intervention des \u00e9tudiant\u00b7e\u00b7s et donc les interactions en classe. Par contre, en classe d\u2019anglais, la situation est diff\u00e9rente\u00a0: l\u2019enseignant\u00b7e \u00e9tant ouvert\u00b7e aux pratiques plurilingues, les \u00e9tudiant\u00b7e\u00b7s utilisent par moments la <em>darija<\/em>; et parfois, surtout quand il\u00b7elle se rend compte de la difficult\u00e9 des apprenant\u00b7e\u00b7s \u00e0 comprendre ce qui est exprim\u00e9 en anglais, l\u2019enseignant\u00b7e recourt au fran\u00e7ais, mais jamais \u00e0 la <em>darija<\/em>. M\u00eame si la posture des enseignant\u00b7e\u00b7s d\u2019anglais n\u2019est pas aussi radicale que celle des enseignant\u00b7e\u00b7s de fran\u00e7ais, elle n\u2019est pas moins normative, puisque l\u2019enseignant\u00b7e n\u2019utilise elle\u00b7lui-m\u00eame jamais la langue de ses \u00e9tudiant\u00b7e\u00b7s. Les cons\u00e9quences de cette posture sur le plan sociodidactique sont importantes, en l\u2019occurrence en termes d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 linguistique.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>C\u00e9phanie Mirabelle Gis\u00e8le Piebop<\/strong> continue cette r\u00e9flexion sur la pluralit\u00e9 des langues sous l\u2019angle de l\u2019analyse de la politique linguistique. Dans un examen sans complaisance des actions de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme au Cameroun (CNPBM), organisme mis en place par les d\u00e9cideur\u00b7euse\u00b7s pour juguler la crise qui a d\u00e9coul\u00e9 des revendications des enseignant\u00b7e\u00b7s et avocat\u00b7e\u00b7s anglophones se plaignant de marginalisation, l\u2019autrice pose un regard diff\u00e9rent sur les rapports entre le fran\u00e7ais et l\u2019anglais. Le v\u00e9cu des Camerounais\u00b7e\u00b7s est pr\u00e9sent\u00e9 alors comme une cl\u00e9 de compr\u00e9hension non seulement de la frustration des anglophones, mais aussi et surtout celle des francophones vivant\/travaillant en zone anglophone, r\u00e9alit\u00e9 tr\u00e8s souvent \u00e9lud\u00e9e par les d\u00e9cideur\u00b7euse\u00b7s. Assaisonn\u00e9e de d\u00e9tails exp\u00e9rientiels illustratifs, la r\u00e9flexion de Gis\u00e8le Piebop d\u00e9crit un contexte de glottophagie, dans lequel les francophones, appel\u00e9\u00b7e\u00b7s parfois explicitement \u00e0 s\u2019exprimer en anglais, sont expos\u00e9\u00b7e\u00b7s \u00e0 cette unique langue : les enseignes, les courriers officiels, les documents officiels, entre autres, sont en anglais. Toutes choses qui am\u00e8nent l\u2019autrice \u00e0 penser qu\u2019on est au Cameroun, suivant le contexte, dans une situation de \u00ab co-dominance \u00bb, de domination mutuelle entre le fran\u00e7ais et l\u2019anglais. Pendant que les probl\u00e8mes des anglophones en zone francophone sont de plus en plus pris en compte, l\u2019\u00c9tat reste complice des pratiques courantes en zone anglophone, tout autant qu\u2019il est complice de l\u2019extinction progressive des langues et cultures camerounaises, en perte de vitesse parce que d\u00e9valoris\u00e9es et stigmatis\u00e9es au profit du fran\u00e7ais et de l\u2019anglais. C\u2019est d\u2019ailleurs ce que continue \u00e0 faire la CNPBM dont le texte de cr\u00e9ation proc\u00e8de \u00e0 une distribution socio-fonctionnelle in\u00e9quitable entre les langues officielles et les langues camerounaises. Il n\u2019est donc pas \u00e9tonnant que cette commission soit prompte \u00e0 r\u00e9agir d\u00e8s qu\u2019il est question de bilinguisme et qu\u2019elle s\u2019efface, s\u2019enferme dans un silence complice alors que le Cameroun fait face \u00e0 des actes r\u00e9p\u00e9t\u00e9s de repli identitaire qui hypoth\u00e8quent notablement le vivre ensemble. Ce sont donc ces missions que l\u2019autrice appelle \u00e0 red\u00e9finir.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Fulbert Ta\u00efwe<\/strong>, quant \u00e0 lui, aborde ce bilinguisme dans une perspective lexicographique. Son \u00e9tude porte sur le <em>Dictionnaire tupuri-fran\u00e7ais-anglais<\/em> (DIFTA) de Suzanne Ruelland. Convoquant, en cons\u00e9quence, la lexicographie explicative et combinatoire de Mel\u2019cuk <em>et<\/em> <em>al<\/em>., l\u2019auteur interroge les principes qui ont pr\u00e9sid\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9laboration du dictionnaire analys\u00e9. C\u2019est ainsi qu\u2019il s\u2019int\u00e9resse aux principes de formalit\u00e9, de coh\u00e9rence, d\u2019uniformit\u00e9 et d\u2019exhaustivit\u00e9. L\u2019approche bilingue (fran\u00e7ais\/<em>tupuri<\/em>) \u00e9tant clairement adopt\u00e9e dans cet article, Ta\u00efwe rend compte des probl\u00e8mes que pose son corpus, notamment la difficult\u00e9 \u00e9prouv\u00e9e par le\u00b7la lexicographe pour traduire en fran\u00e7ais un terme qui exprime une r\u00e9alit\u00e9 propre au peuple <em>tupuri<\/em>\u00a0: c\u2019est de ce constat qu\u2019il d\u00e9gage quelques pistes de solutions dans son analyse.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Konan Bertiel N\u2019guessan<\/strong> boucle cette rubrique par un travail de description. S\u2019int\u00e9ressant pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 la vari\u00e9t\u00e9 wal\u00e8bo de la langue baoul\u00e8, il r\u00e9v\u00e8le, en s\u2019appuyant sur des donn\u00e9es produites par des locuteur\u00b7trice\u00b7s de la zone de Sakassou, six types d\u2019aspects et quatre types de modes rep\u00e9rables \u00e0 partir de trois cat\u00e9gories de marqueurs\u00a0: soit un marqueur tonal, soit un marqueur morphologique, soit la combinaison des deux premiers marqueurs. Cette analyse conduit l\u2019auteur \u00e0 poser qu\u2019en l\u2019absence d\u2019informations sur l\u2019existence d\u2019un marqueur temporel en wal\u00e8bo, cette vari\u00e9t\u00e9 de langue a un syst\u00e8me de conjugaison aspecto-modal.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La deuxi\u00e8me partie, consacr\u00e9e aux \u00e9tudes litt\u00e9raires, regroupe cinq contributions importantes. La premi\u00e8re porte sur les conditions de vie des femmes africaines. <strong>Pierre Suzanne Eyenga Onana<\/strong> montre, dans son article, comment, \u00e0 travers l\u2019\u0153uvre po\u00e9tique \u00e9tudi\u00e9e, Ngah Ateba configure une ethopo\u00e9tique f\u00e9ministe qui n\u2019est aucunement r\u00e9ductible \u00e0 la revendication, mais engag\u00e9e \u00e0 redorer le blason de la femme africaine par la mise en place du n\u00e9o-f\u00e9minisme. Il s\u2019agit alors pour la po\u00e9tesse de modifier la vision essentialiste de l\u2019humain, laquelle conditionne la femme \u2013 surtout celle qui n\u2019est pas instruite \u2013 \u00e0 la r\u00e9signation et la soumet au diktat d\u2019une tradition ancestrale phallocratique. Par un dialogue intertextuel et diverses formes po\u00e9tiques, Ngah Ateba rejoint la cat\u00e9gorie d\u2019auteurs et autrices qui r\u00e9\u00e9crivent l\u2019histoire de la femme africaine, une femme appel\u00e9e \u00e0 assumer son identit\u00e9 et, suivant une \u00e9thique dont la po\u00e9tesse donne les contours, une femme qui construit une relation d\u00e9complex\u00e9e et non phallocrate avec l\u2019homme, son \u00ab\u00a0partenaire de vie\u00a0\u00bb.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019appel \u00e0 la \u00ab\u00a0r\u00e9volution\u00a0\u00bb de la po\u00e9tesse Ngah Ateba prend une orientation diff\u00e9rente dans le roman de la diaspora africaine contemporaine, analys\u00e9 par <strong>Fulgence Manirambona<\/strong> et <strong>F\u00e9lix Tunguhore<\/strong>. Dans leurs \u0153uvres, les romanciers contribuent \u00e0 la construction d\u2019un \u00ab\u00a0monde invers\u00e9\u00a0\u00bb par le recours \u00e0 l\u2019ironie, per\u00e7ue \u00e0 cet effet comme une figure rh\u00e9torique pouvant aider \u00e0 la mise en place fictive d\u2019une Afrique \u00e0 l\u2019abri de vell\u00e9it\u00e9s h\u00e9g\u00e9moniques diverses. \u00c0 partir de l\u2019approche postcoloniale, les auteurs montrent comment ces romanciers ont recours \u00e0 l\u2019ironie paradoxale et \u00e0 l\u2019ironie satirique pour d\u00e9construire le discours h\u00e9g\u00e9monique et d\u00e9noncer les vices.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le rejet de l\u2019ordre h\u00e9g\u00e9monique colonial ne peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme logique et efficace que s\u2019il s\u2019accompagne d\u2019un retour aux sources, d\u2019un ancrage dans les valeurs locales, africaines, de moins en moins connues par la g\u00e9n\u00e9ration actuelle. <strong>Cl\u00e9ment Ndihokubwayo<\/strong> et <strong>Fulgence Manirambona<\/strong> se proposent, dans ce sens, d\u2019explorer l\u2019univers traditionnel bambara \u00e0 partir de <em>S\u00e9gou<\/em>, une \u0153uvre romanesque de Maryse Cond\u00e9. Par une lecture sociocritique, les analystes rendent compte de la mani\u00e8re dont cette romanci\u00e8re proc\u00e8de \u00e0 la reviviscence nostalgique du pass\u00e9 malien. Les symboles traditionnels \u00e9tudi\u00e9s r\u00e9v\u00e8lent en effet la puissance caract\u00e9ristique du pouvoir ancien bambara, soutenue par des croyances o\u00f9 s\u2019entrem\u00ealent vie et sacr\u00e9. Le <em>dubale <\/em>et le <em>balanza<\/em> sont per\u00e7us comme protecteurs de cette puissance. Mais ce sont aussi les transformations subies par la soci\u00e9t\u00e9 bambara que le roman de Maryse Cond\u00e9 permet de revivre.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Dans le texte de <strong>Jacqueline Fanta<\/strong>, ce pass\u00e9 ne concerne plus tout un peuple. Le pass\u00e9 d\u00e9crypt\u00e9 est plut\u00f4t relatif \u00e0 la famille des trois \u00e9crivains francophones dont les romans sont analys\u00e9s. Mahi Binebine, Alain Mabanckou et Patrice Nganang mettent en sc\u00e8ne des familles r\u00e9elles (pour les deux premiers) et fictive (pour le troisi\u00e8me \u00e9crivain) dont l\u2019histoire est reconstitu\u00e9e \u00e0 partir des souvenirs des narrateurs et des traces \u00e9crites laiss\u00e9es par des personnages. Passeurs de m\u00e9moire, ces romanciers s\u2019investissent dans la qu\u00eate de l\u2019h\u00e9ritage familial pour contribuer \u00e0 la transmission des connaissances pass\u00e9es \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration actuelle afin qu\u2019elle puisse faire face aux d\u00e9fis qui l\u2019interpellent.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>R\u00e9my Nsengiyumva<\/strong>, quant \u00e0 lui, suit les tribulations de Bardamu dans <em>Voyage au bout de la nuit<\/em>. Dans ce roman, Bardamu parcourt d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment le monde \u2013 avec \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, de mani\u00e8re syst\u00e9matique, Robinson. Il est obs\u00e9d\u00e9 par le d\u00e9sir de mobilit\u00e9 permanente. Ainsi, au cours de sa balade nocturne, il d\u00e9couvre un monde fait d\u2019horreur qui l\u2019astreint \u00e0 chaque fois au d\u00e9placement. Fuyant les intemp\u00e9ries climatiques et la guerre en Afrique, il se retrouve aux \u00c9tats-Unis o\u00f9 il d\u00e9couvre, entre autres, les difficiles conditions de vie des \u00e9migr\u00e9s. Son voyage en Europe, par la suite, met son humanisme \u00e0 rude \u00e9preuve. M\u00e9decin, il c\u00f4toie des malades agonisants ou mourants \u00e0 qui il apporte son soutien. Bardamu se trouve, dans ce roman, dans une spirale de mobilit\u00e9\u00a0dont les d\u00e9dales sont analys\u00e9s par Nsengiyumva.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les trois travaux restants s\u2019inscrivent dans la perspective didactique. Tout d\u2019abord, proc\u00e9dant \u00e0 une triangulation entre recherche documentaire, observation de classe et analyse des programmes, <strong>Marie-Immacul\u00e9e Ndayimirije<\/strong> et <strong>F\u00e9lix Tunguhore<\/strong> r\u00e9fl\u00e9chissent sur des strat\u00e9gies qui puissent conduire \u00e0 l\u2019int\u00e9gration effective de la m\u00e9talangue dans l\u2019enseignement\/apprentissage de l\u2019anglais au Burundi. Selon cette autrice et cet auteur, l\u2019objectif communicatif vis\u00e9 par l\u2019enseignement de cette langue \u00e9trang\u00e8re ne peut \u00eatre v\u00e9ritablement atteint si les pratiques formatives et enseignant\u00b7e\u00b7s ne placent pas la m\u00e9talangue au centre de toute activit\u00e9.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Pierre Nduwingoma<\/strong> et <strong>Edith Ndereyimana<\/strong>, de leur c\u00f4t\u00e9, s\u2019engagent dans une r\u00e9flexion sur les composantes de la comp\u00e9tence communicative \u00e9valu\u00e9es \u00e0 l\u2019examen de fran\u00e7ais dans sept classes de 9e de la province scolaire de Bujumbura. Ils optent alors pour une entr\u00e9e par l\u2019analyse des questions pos\u00e9es aux \u00e9l\u00e8ves lors des examens de fin de trimestre. L\u2019analyse du contenu des \u00e9preuves leur a permis de mettre en lumi\u00e8re la pr\u00e9\u00e9minence des outils linguistiques sur la dimension communicative, r\u00e9duite \u00e0 la lecture-compr\u00e9hension et \u00e0 la production. D\u2019o\u00f9 l\u2019appel \u00e0 une prise en compte totale de la comp\u00e9tence communicative dans l\u2019\u00e9laboration des \u00e9preuves de fran\u00e7ais.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Enfin, apr\u00e8s analyse des r\u00e9sultats d\u2019examens et des jugements des enseignant\u00b7e\u00b7s dans la r\u00e9gion de Gharb Chrarda Bni Hsan, <strong>Abdelaadim Tahiri<\/strong> soutient que l\u2019impact de la p\u00e9dagogie de l\u2019int\u00e9gration (PI) est variable selon les mati\u00e8res et les localit\u00e9s. Pendant que cette approche am\u00e9liore les r\u00e9sultats des \u00e9l\u00e8ves apprenant l\u2019arabe en milieu rural, elle est consid\u00e9r\u00e9e comme ayant un impact n\u00e9gatif sur les r\u00e9sultats en fran\u00e7ais, qu\u2019on soit en zone rurale ou urbaine. Selon l\u2019auteur, cette situation est imputable au suivi des enseignant\u00b7e\u00b7s. En effet, m\u00eame si ces dernier\u00b7e\u00b7s affirment avoir b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019une formation \u00e0 l\u2019application de la PI, tr\u00e8s peu ont eu la chance d\u2019\u00eatre encadr\u00e9\u00b7e\u00b7s par la suite, alors qu\u2019ils\u00b7elles continuent de rencontrer de s\u00e9rieux probl\u00e8mes dans la mise en \u0153uvre au quotidien de ce cadre m\u00e9thodologique.<\/p>","rendered":"<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Type de texte&nbsp;: <\/strong>\u00c9ditorial<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les contributions de ce tout premier num\u00e9ro \u2013 non th\u00e9matique \u2013 de la revue <em>Mashamba<\/em> couvrent les trois domaines qui sont au c\u0153ur de ses pr\u00e9occupations\u00a0: la linguistique, la litt\u00e9rature et la didactique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La rubrique \u00ab\u00a0Linguistique\u00a0\u00bb s\u2019ouvre par la r\u00e9flexion sociolinguistique de <strong>Safa Ben Brahim<\/strong> sur les repr\u00e9sentations de jeunes Tunisien\u00b7ne\u00b7s sur les pratiques plurilingues. Dans son texte, l\u2019autrice observe que les pratiques ainsi que les repr\u00e9sentations qui y sont attach\u00e9es ne sont pas les m\u00eames selon qu\u2019on passe d\u2019une classe de langue \u00e0 une autre. En classe de fran\u00e7ais, les pratiques des \u00e9tudiant\u00b7e\u00b7s sont monolingues et marqu\u00e9es par l\u2019usage exclusif de la langue fran\u00e7aise; le recours \u00e0 la <em>darija<\/em> est syst\u00e9matiquement \u00e9vit\u00e9, ce qui a pour effet de r\u00e9duire l\u2019intervention des \u00e9tudiant\u00b7e\u00b7s et donc les interactions en classe. Par contre, en classe d\u2019anglais, la situation est diff\u00e9rente\u00a0: l\u2019enseignant\u00b7e \u00e9tant ouvert\u00b7e aux pratiques plurilingues, les \u00e9tudiant\u00b7e\u00b7s utilisent par moments la <em>darija<\/em>; et parfois, surtout quand il\u00b7elle se rend compte de la difficult\u00e9 des apprenant\u00b7e\u00b7s \u00e0 comprendre ce qui est exprim\u00e9 en anglais, l\u2019enseignant\u00b7e recourt au fran\u00e7ais, mais jamais \u00e0 la <em>darija<\/em>. M\u00eame si la posture des enseignant\u00b7e\u00b7s d\u2019anglais n\u2019est pas aussi radicale que celle des enseignant\u00b7e\u00b7s de fran\u00e7ais, elle n\u2019est pas moins normative, puisque l\u2019enseignant\u00b7e n\u2019utilise elle\u00b7lui-m\u00eame jamais la langue de ses \u00e9tudiant\u00b7e\u00b7s. Les cons\u00e9quences de cette posture sur le plan sociodidactique sont importantes, en l\u2019occurrence en termes d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 linguistique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>C\u00e9phanie Mirabelle Gis\u00e8le Piebop<\/strong> continue cette r\u00e9flexion sur la pluralit\u00e9 des langues sous l\u2019angle de l\u2019analyse de la politique linguistique. Dans un examen sans complaisance des actions de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme au Cameroun (CNPBM), organisme mis en place par les d\u00e9cideur\u00b7euse\u00b7s pour juguler la crise qui a d\u00e9coul\u00e9 des revendications des enseignant\u00b7e\u00b7s et avocat\u00b7e\u00b7s anglophones se plaignant de marginalisation, l\u2019autrice pose un regard diff\u00e9rent sur les rapports entre le fran\u00e7ais et l\u2019anglais. Le v\u00e9cu des Camerounais\u00b7e\u00b7s est pr\u00e9sent\u00e9 alors comme une cl\u00e9 de compr\u00e9hension non seulement de la frustration des anglophones, mais aussi et surtout celle des francophones vivant\/travaillant en zone anglophone, r\u00e9alit\u00e9 tr\u00e8s souvent \u00e9lud\u00e9e par les d\u00e9cideur\u00b7euse\u00b7s. Assaisonn\u00e9e de d\u00e9tails exp\u00e9rientiels illustratifs, la r\u00e9flexion de Gis\u00e8le Piebop d\u00e9crit un contexte de glottophagie, dans lequel les francophones, appel\u00e9\u00b7e\u00b7s parfois explicitement \u00e0 s\u2019exprimer en anglais, sont expos\u00e9\u00b7e\u00b7s \u00e0 cette unique langue : les enseignes, les courriers officiels, les documents officiels, entre autres, sont en anglais. Toutes choses qui am\u00e8nent l\u2019autrice \u00e0 penser qu\u2019on est au Cameroun, suivant le contexte, dans une situation de \u00ab co-dominance \u00bb, de domination mutuelle entre le fran\u00e7ais et l\u2019anglais. Pendant que les probl\u00e8mes des anglophones en zone francophone sont de plus en plus pris en compte, l\u2019\u00c9tat reste complice des pratiques courantes en zone anglophone, tout autant qu\u2019il est complice de l\u2019extinction progressive des langues et cultures camerounaises, en perte de vitesse parce que d\u00e9valoris\u00e9es et stigmatis\u00e9es au profit du fran\u00e7ais et de l\u2019anglais. C\u2019est d\u2019ailleurs ce que continue \u00e0 faire la CNPBM dont le texte de cr\u00e9ation proc\u00e8de \u00e0 une distribution socio-fonctionnelle in\u00e9quitable entre les langues officielles et les langues camerounaises. Il n\u2019est donc pas \u00e9tonnant que cette commission soit prompte \u00e0 r\u00e9agir d\u00e8s qu\u2019il est question de bilinguisme et qu\u2019elle s\u2019efface, s\u2019enferme dans un silence complice alors que le Cameroun fait face \u00e0 des actes r\u00e9p\u00e9t\u00e9s de repli identitaire qui hypoth\u00e8quent notablement le vivre ensemble. Ce sont donc ces missions que l\u2019autrice appelle \u00e0 red\u00e9finir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Fulbert Ta\u00efwe<\/strong>, quant \u00e0 lui, aborde ce bilinguisme dans une perspective lexicographique. Son \u00e9tude porte sur le <em>Dictionnaire tupuri-fran\u00e7ais-anglais<\/em> (DIFTA) de Suzanne Ruelland. Convoquant, en cons\u00e9quence, la lexicographie explicative et combinatoire de Mel\u2019cuk <em>et<\/em> <em>al<\/em>., l\u2019auteur interroge les principes qui ont pr\u00e9sid\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9laboration du dictionnaire analys\u00e9. C\u2019est ainsi qu\u2019il s\u2019int\u00e9resse aux principes de formalit\u00e9, de coh\u00e9rence, d\u2019uniformit\u00e9 et d\u2019exhaustivit\u00e9. L\u2019approche bilingue (fran\u00e7ais\/<em>tupuri<\/em>) \u00e9tant clairement adopt\u00e9e dans cet article, Ta\u00efwe rend compte des probl\u00e8mes que pose son corpus, notamment la difficult\u00e9 \u00e9prouv\u00e9e par le\u00b7la lexicographe pour traduire en fran\u00e7ais un terme qui exprime une r\u00e9alit\u00e9 propre au peuple <em>tupuri<\/em>\u00a0: c\u2019est de ce constat qu\u2019il d\u00e9gage quelques pistes de solutions dans son analyse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Konan Bertiel N\u2019guessan<\/strong> boucle cette rubrique par un travail de description. S\u2019int\u00e9ressant pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 la vari\u00e9t\u00e9 wal\u00e8bo de la langue baoul\u00e8, il r\u00e9v\u00e8le, en s\u2019appuyant sur des donn\u00e9es produites par des locuteur\u00b7trice\u00b7s de la zone de Sakassou, six types d\u2019aspects et quatre types de modes rep\u00e9rables \u00e0 partir de trois cat\u00e9gories de marqueurs\u00a0: soit un marqueur tonal, soit un marqueur morphologique, soit la combinaison des deux premiers marqueurs. Cette analyse conduit l\u2019auteur \u00e0 poser qu\u2019en l\u2019absence d\u2019informations sur l\u2019existence d\u2019un marqueur temporel en wal\u00e8bo, cette vari\u00e9t\u00e9 de langue a un syst\u00e8me de conjugaison aspecto-modal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La deuxi\u00e8me partie, consacr\u00e9e aux \u00e9tudes litt\u00e9raires, regroupe cinq contributions importantes. La premi\u00e8re porte sur les conditions de vie des femmes africaines. <strong>Pierre Suzanne Eyenga Onana<\/strong> montre, dans son article, comment, \u00e0 travers l\u2019\u0153uvre po\u00e9tique \u00e9tudi\u00e9e, Ngah Ateba configure une ethopo\u00e9tique f\u00e9ministe qui n\u2019est aucunement r\u00e9ductible \u00e0 la revendication, mais engag\u00e9e \u00e0 redorer le blason de la femme africaine par la mise en place du n\u00e9o-f\u00e9minisme. Il s\u2019agit alors pour la po\u00e9tesse de modifier la vision essentialiste de l\u2019humain, laquelle conditionne la femme \u2013 surtout celle qui n\u2019est pas instruite \u2013 \u00e0 la r\u00e9signation et la soumet au diktat d\u2019une tradition ancestrale phallocratique. Par un dialogue intertextuel et diverses formes po\u00e9tiques, Ngah Ateba rejoint la cat\u00e9gorie d\u2019auteurs et autrices qui r\u00e9\u00e9crivent l\u2019histoire de la femme africaine, une femme appel\u00e9e \u00e0 assumer son identit\u00e9 et, suivant une \u00e9thique dont la po\u00e9tesse donne les contours, une femme qui construit une relation d\u00e9complex\u00e9e et non phallocrate avec l\u2019homme, son \u00ab\u00a0partenaire de vie\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019appel \u00e0 la \u00ab\u00a0r\u00e9volution\u00a0\u00bb de la po\u00e9tesse Ngah Ateba prend une orientation diff\u00e9rente dans le roman de la diaspora africaine contemporaine, analys\u00e9 par <strong>Fulgence Manirambona<\/strong> et <strong>F\u00e9lix Tunguhore<\/strong>. Dans leurs \u0153uvres, les romanciers contribuent \u00e0 la construction d\u2019un \u00ab\u00a0monde invers\u00e9\u00a0\u00bb par le recours \u00e0 l\u2019ironie, per\u00e7ue \u00e0 cet effet comme une figure rh\u00e9torique pouvant aider \u00e0 la mise en place fictive d\u2019une Afrique \u00e0 l\u2019abri de vell\u00e9it\u00e9s h\u00e9g\u00e9moniques diverses. \u00c0 partir de l\u2019approche postcoloniale, les auteurs montrent comment ces romanciers ont recours \u00e0 l\u2019ironie paradoxale et \u00e0 l\u2019ironie satirique pour d\u00e9construire le discours h\u00e9g\u00e9monique et d\u00e9noncer les vices.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le rejet de l\u2019ordre h\u00e9g\u00e9monique colonial ne peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme logique et efficace que s\u2019il s\u2019accompagne d\u2019un retour aux sources, d\u2019un ancrage dans les valeurs locales, africaines, de moins en moins connues par la g\u00e9n\u00e9ration actuelle. <strong>Cl\u00e9ment Ndihokubwayo<\/strong> et <strong>Fulgence Manirambona<\/strong> se proposent, dans ce sens, d\u2019explorer l\u2019univers traditionnel bambara \u00e0 partir de <em>S\u00e9gou<\/em>, une \u0153uvre romanesque de Maryse Cond\u00e9. Par une lecture sociocritique, les analystes rendent compte de la mani\u00e8re dont cette romanci\u00e8re proc\u00e8de \u00e0 la reviviscence nostalgique du pass\u00e9 malien. Les symboles traditionnels \u00e9tudi\u00e9s r\u00e9v\u00e8lent en effet la puissance caract\u00e9ristique du pouvoir ancien bambara, soutenue par des croyances o\u00f9 s\u2019entrem\u00ealent vie et sacr\u00e9. Le <em>dubale <\/em>et le <em>balanza<\/em> sont per\u00e7us comme protecteurs de cette puissance. Mais ce sont aussi les transformations subies par la soci\u00e9t\u00e9 bambara que le roman de Maryse Cond\u00e9 permet de revivre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans le texte de <strong>Jacqueline Fanta<\/strong>, ce pass\u00e9 ne concerne plus tout un peuple. Le pass\u00e9 d\u00e9crypt\u00e9 est plut\u00f4t relatif \u00e0 la famille des trois \u00e9crivains francophones dont les romans sont analys\u00e9s. Mahi Binebine, Alain Mabanckou et Patrice Nganang mettent en sc\u00e8ne des familles r\u00e9elles (pour les deux premiers) et fictive (pour le troisi\u00e8me \u00e9crivain) dont l\u2019histoire est reconstitu\u00e9e \u00e0 partir des souvenirs des narrateurs et des traces \u00e9crites laiss\u00e9es par des personnages. Passeurs de m\u00e9moire, ces romanciers s\u2019investissent dans la qu\u00eate de l\u2019h\u00e9ritage familial pour contribuer \u00e0 la transmission des connaissances pass\u00e9es \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration actuelle afin qu\u2019elle puisse faire face aux d\u00e9fis qui l\u2019interpellent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>R\u00e9my Nsengiyumva<\/strong>, quant \u00e0 lui, suit les tribulations de Bardamu dans <em>Voyage au bout de la nuit<\/em>. Dans ce roman, Bardamu parcourt d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment le monde \u2013 avec \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, de mani\u00e8re syst\u00e9matique, Robinson. Il est obs\u00e9d\u00e9 par le d\u00e9sir de mobilit\u00e9 permanente. Ainsi, au cours de sa balade nocturne, il d\u00e9couvre un monde fait d\u2019horreur qui l\u2019astreint \u00e0 chaque fois au d\u00e9placement. Fuyant les intemp\u00e9ries climatiques et la guerre en Afrique, il se retrouve aux \u00c9tats-Unis o\u00f9 il d\u00e9couvre, entre autres, les difficiles conditions de vie des \u00e9migr\u00e9s. Son voyage en Europe, par la suite, met son humanisme \u00e0 rude \u00e9preuve. M\u00e9decin, il c\u00f4toie des malades agonisants ou mourants \u00e0 qui il apporte son soutien. Bardamu se trouve, dans ce roman, dans une spirale de mobilit\u00e9\u00a0dont les d\u00e9dales sont analys\u00e9s par Nsengiyumva.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les trois travaux restants s\u2019inscrivent dans la perspective didactique. Tout d\u2019abord, proc\u00e9dant \u00e0 une triangulation entre recherche documentaire, observation de classe et analyse des programmes, <strong>Marie-Immacul\u00e9e Ndayimirije<\/strong> et <strong>F\u00e9lix Tunguhore<\/strong> r\u00e9fl\u00e9chissent sur des strat\u00e9gies qui puissent conduire \u00e0 l\u2019int\u00e9gration effective de la m\u00e9talangue dans l\u2019enseignement\/apprentissage de l\u2019anglais au Burundi. Selon cette autrice et cet auteur, l\u2019objectif communicatif vis\u00e9 par l\u2019enseignement de cette langue \u00e9trang\u00e8re ne peut \u00eatre v\u00e9ritablement atteint si les pratiques formatives et enseignant\u00b7e\u00b7s ne placent pas la m\u00e9talangue au centre de toute activit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Pierre Nduwingoma<\/strong> et <strong>Edith Ndereyimana<\/strong>, de leur c\u00f4t\u00e9, s\u2019engagent dans une r\u00e9flexion sur les composantes de la comp\u00e9tence communicative \u00e9valu\u00e9es \u00e0 l\u2019examen de fran\u00e7ais dans sept classes de 9e de la province scolaire de Bujumbura. Ils optent alors pour une entr\u00e9e par l\u2019analyse des questions pos\u00e9es aux \u00e9l\u00e8ves lors des examens de fin de trimestre. L\u2019analyse du contenu des \u00e9preuves leur a permis de mettre en lumi\u00e8re la pr\u00e9\u00e9minence des outils linguistiques sur la dimension communicative, r\u00e9duite \u00e0 la lecture-compr\u00e9hension et \u00e0 la production. D\u2019o\u00f9 l\u2019appel \u00e0 une prise en compte totale de la comp\u00e9tence communicative dans l\u2019\u00e9laboration des \u00e9preuves de fran\u00e7ais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Enfin, apr\u00e8s analyse des r\u00e9sultats d\u2019examens et des jugements des enseignant\u00b7e\u00b7s dans la r\u00e9gion de Gharb Chrarda Bni Hsan, <strong>Abdelaadim Tahiri<\/strong> soutient que l\u2019impact de la p\u00e9dagogie de l\u2019int\u00e9gration (PI) est variable selon les mati\u00e8res et les localit\u00e9s. Pendant que cette approche am\u00e9liore les r\u00e9sultats des \u00e9l\u00e8ves apprenant l\u2019arabe en milieu rural, elle est consid\u00e9r\u00e9e comme ayant un impact n\u00e9gatif sur les r\u00e9sultats en fran\u00e7ais, qu\u2019on soit en zone rurale ou urbaine. Selon l\u2019auteur, cette situation est imputable au suivi des enseignant\u00b7e\u00b7s. En effet, m\u00eame si ces dernier\u00b7e\u00b7s affirment avoir b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019une formation \u00e0 l\u2019application de la PI, tr\u00e8s peu ont eu la chance d\u2019\u00eatre encadr\u00e9\u00b7e\u00b7s par la suite, alors qu\u2019ils\u00b7elles continuent de rencontrer de s\u00e9rieux probl\u00e8mes dans la mise en \u0153uvre au quotidien de ce cadre m\u00e9thodologique.<\/p>\n<hr class=\"metaauthorline\" \/>\n<div class=\"metadata metaauthor\">\n<p class=\"justify\" data-type=\"author\"><strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/mashamba\/contributors\/daouaga-samari\">Gilbert DAOUAGA SAMARI<\/a><\/strong><br \/>Gilbert Daouaga Samari est enseignant-chercheur \u00e0 la Facult\u00e9 des sciences de l&rsquo;\u00e9ducation de l&rsquo;Universit\u00e9 de Ngaound\u00e9r\u00e9 (Cameroun). Ses travaux portent sur la didactique bi-plurilingue fran\u00e7ais\/langues et cultures nationales.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":11,"menu_order":1,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":["daouaga-samari"],"pb_section_license":"cc-by-sa"},"chapter-type":[47],"contributor":[245],"license":[53],"class_list":["post-244","chapter","type-chapter","status-web-only","hentry","chapter-type-standard","contributor-daouaga-samari","license-cc-by-sa"],"part":3,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/mashamba\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/244","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/mashamba\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/mashamba\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/mashamba\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"version-history":[{"count":16,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/mashamba\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/244\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":674,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/mashamba\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/244\/revisions\/674"}],"part":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/mashamba\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/mashamba\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/244\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/mashamba\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=244"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/mashamba\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=244"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/mashamba\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=244"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/mashamba\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=244"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}