{"id":158,"date":"2019-10-16T14:21:15","date_gmt":"2019-10-16T08:21:15","guid":{"rendered":"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/?post_type=chapter&#038;p=158"},"modified":"2022-04-12T22:20:56","modified_gmt":"2022-04-12T20:20:56","slug":"niang2019","status":"web-only","type":"chapter","link":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/texte\/niang2019\/","title":{"rendered":"S\u00e9cheresse climatique et dynamique \u00e9olienne sur la c\u00f4te nord du S\u00e9n\u00e9gal"},"content":{"raw":"<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les m\u00e9canismes \u00e9oliens au Sahel ont \u00e9t\u00e9, depuis les ann\u00e9es 1970 surtout, une des causes principales de la d\u00e9gradation m\u00e9canique des sols et expriment, de fait, la persistance du d\u00e9ficit hydrique qui a \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine de la remobilisation des s\u00e9diments des ensembles dunaires continentaux et ceux situ\u00e9s sur les c\u00f4tes. Les exemples des lacs <em>Rkiz <\/em>et le<em> Koundi<\/em> en Mauritanie (Dieng, 1997), des r\u00e9gions de Nefzaoua (Ouaja <em>et al<\/em>, 2013), de J\u00e9rid (Nabil <em>et<\/em> <em>al<\/em>, 2013) en Tunisie, du Sahel s\u00e9n\u00e9galais (Sy, 2013), du Trarza mauritanien (Niang, 2008), des cuvettes oasiennes dans les d\u00e9partements de Gour\u00e9 et de Ma\u00efn\u00e9-soroa au Niger (Toudjani et Tidjani, 2013), du bassin du lac Tchad (Abidi <em>et<\/em> <em>al<\/em>, 2013), etc. montrent combien les syst\u00e8mes g\u00e9n\u00e9raux d\u2019action \u00e9olienne (SGAE) sont ouverts et combien les processus morphodynamiques \u00e9oliens sont des indicateurs de la d\u00e9sertification dans les milieux arides et semi-arides. M\u00eame s\u2019il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 une tendance de retour du couvert v\u00e9g\u00e9tal sur la bande de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest qui s\u2019accompagne d\u2019une pluviom\u00e9trie globalement normale et exc\u00e9dentaire depuis le milieu des ann\u00e9es 1990 (Anyamba et Tucker, 2005, Fensholt et Rasmussen, 2011, Dardel, 2014; Gal <em>et<\/em> <em>al<\/em>, 2016), il faut noter qu\u2019\u00e0 des \u00e9chelles locales cette reprise v\u00e9g\u00e9tative n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e et que celles-ci constituent des zones de forte dynamique \u00e9olienne. Ces m\u00e9canismes \u00e9oliens d\u00e9pendent de l\u2019efficacit\u00e9 des vitesses an\u00e9mom\u00e9triques et surtout de l\u2019\u00e9tat de surface du substrat. Mainguet (1995) estime que la notion de vent efficace tourne autour de 4\u00a0m\/s au Sahel. Veyret <em>et<\/em> <em>al.<\/em> (1998) ont d\u00e9montr\u00e9 que pour des sables quartzeux secs de diam\u00e8tre compris entre 500 et 300\u00a0microns, la mise en mouvement exige une vitesse de 5 \u00e0 6\u00a0m\/s. Les travaux de Tidjani, Ozer et Karimoune (2009) dans le Niger oriental ont pu d\u00e9terminer le seuil de saltation qui est de l\u2019ordre de 6\u00a0m\/s pour les sols sableux dunaires faiblement prot\u00e9g\u00e9s par un couvert v\u00e9g\u00e9tal. Dubrief, cit\u00e9 par Niang (2008), consid\u00e8re comme vent efficace celui qui atteint 3\u00a0m\/s. Cette valeur est significative dans le Gandiol puisqu\u2019elle est capable de d\u00e9placer les particules de 160\u00a0microns de diam\u00e8tre. Tangara (2010) estime la vitesse critique de d\u00e9placement des particules \u00e0 4,1\u00a0m\/s sur la c\u00f4te nord du S\u00e9n\u00e9gal[footnote]Sur la base de 252 observations sur des dunes vives d\u2019in\u00e9gales surfaces de la c\u00f4te nord du S\u00e9n\u00e9gal[\/footnote].<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Ainsi, la r\u00e9gion des <em>Niayes<\/em> est le si\u00e8ge d\u2019une dynamique \u00e9olienne intense. Le domaine supratidal de la Grande-C\u00f4te s\u00e9n\u00e9galaise est de moins en moins prot\u00e9g\u00e9 par le rideau de brise-vent (<em>Casuarina equisetifolia<\/em>), ce qui \u00e9rige le vent au rang de facteur agent morphodynamique pr\u00e9dominant. D\u2019autant plus que les dunes littorales et continentales subissent, malgr\u00e9 la reprise pluviom\u00e9trique amorc\u00e9e dans les ann\u00e9es 1990, une revivification de leurs unit\u00e9s respectives. Depuis 1954, la vuln\u00e9rabilit\u00e9 du revers du cordon explique des ouvertures de front de migration des s\u00e9diments (ph\u00e9nom\u00e8nes d\u2019engraissement) issus de la r\u00e9activation des syst\u00e8mes dunaires littoraux \u2013\u00a0dunes blanches et dunes jaunes semi-fix\u00e9es (Sall, 1982).<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">L\u2019action \u00e9olienne est marqu\u00e9e soit par l\u2019ensablement, soit par la r\u00e9activation et la mise en mouvement des s\u00e9diments, soit par le remodelage des formations dunaires. L\u2019espace gandiolais fait appara\u00eetre de plus en plus des aires de d\u00e9flation et d\u2019accumulation. En fait, les processus de d\u00e9gradation ne d\u00e9butent pas dans les ann\u00e9es 1970-1980. Les pr\u00e9mices de cette \u00e9rosion acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e seraient probablement li\u00e9es au resserrement des cycles de s\u00e9cheresse climatique du d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. La conjonction des actions \u00e9oliennes et anthropiques avec l\u2019exploitation des ligneux, l\u2019extension des cultures et de l\u2019habitat induit une potentialit\u00e9 \u00e9rosive des dunes et une migration de ces ensembles dunaires littoraux vers l\u2019int\u00e9rieur qui provoque un ensablement des cuvettes, support de l\u2019activit\u00e9 mara\u00eech\u00e8re, particuli\u00e8rement dans le Gandiolais qui occupe l\u2019extr\u00eame nord de la r\u00e9gion du Niayes et constitue une transition entre le delta du fleuve S\u00e9n\u00e9gal et la r\u00e9gion des Niayes (figure 1).<\/p>\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_159\" align=\"aligncenter\" width=\"618\"]<img class=\"size-full wp-image-159\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Localisation-du-milieu-d\u2019\u00e9tude.jpg\" alt=\"\" width=\"618\" height=\"476\" \/> <strong>Figure 1. <\/strong>Localisation du milieu d\u2019\u00e9tude. Cette figure et les autres ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es par l'auteur.[\/caption]\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Dans le Gandiolais, la dynamique s\u00e9dimentaire autour des cuvettes agricoles est essentiellement provoqu\u00e9e par le vent dans un environnement o\u00f9 99% de la surface est essentiellement constitu\u00e9 de sables h\u00e9rit\u00e9s non \u00e9volu\u00e9s. La d\u00e9flation exerce une action directe sur les particules de sable qui sont mises en mouvement et suivent le syst\u00e8me de pente des cuvettes agricoles \u00e0 fond largement tapiss\u00e9, lequel ne favorise pas une r\u00e9exportation des s\u00e9diments. Le processus de saltation assure 95 \u00e0 97% des d\u00e9placements de particules pratiquement toute l\u2019ann\u00e9e dans un espace o\u00f9 l\u2019agriculture r\u00e9git tous les rapports de production et de consommation. L\u2019approche quantitative n\u00e9cessite une estimation approximative des d\u00e9bits massiques dans l\u2019optique de mieux conna\u00eetre l\u2019\u00e9rosion m\u00e9canique pour la g\u00e9rer ensuite.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">M\u00e9thodologie<\/h2>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Notre m\u00e9thode consiste d\u2019abord \u00e0 traiter les donn\u00e9es de pluviom\u00e9trie de la station de Saint-Louis sur deux s\u00e9ries : une s\u00e9rie longue de 1892 \u00e0 2013 et une s\u00e9rie de 30 ans s\u2019\u00e9talant de 1984 \u00e0 2013. Ce traitement permettra d\u2019observer la diminution progressive de la pluviom\u00e9trie, le changement de l\u2019isohy\u00e8te et le caract\u00e8re plus ou moins exc\u00e9dentaire des cumuls actuels. Les valeurs de la longue s\u00e9rie ont \u00e9t\u00e9 valid\u00e9es par le test des s\u00e9quences sous XLstat avec un intervalle de confiance de 99%. Les tests d\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9, effectu\u00e9s \u00e0 l\u2019aide de la m\u00e9thode de Buishand, ont permis de diviser la s\u00e9rie 1892-2013; ce qui a n\u00e9cessit\u00e9 le calcul du p-value obtenu en utilisant des simulations de Monte Carlo. Il est bas\u00e9 sur deux hypoth\u00e8ses \u00e0 fonctionnement it\u00e9ratif (H0 = les donn\u00e9es sont homog\u00e8nes et Ha = il y a une date \u00e0 partir de laquelle il y a un changement dans les donn\u00e9es). \u00c9tant donn\u00e9 que le p-value exprim\u00e9 sous XLstat est inf\u00e9rieur \u00e0 0,01%, on retient l\u2019hypoth\u00e8se ha qui est exprim\u00e9e \u00e0 partir de l\u2019illustration du test. L\u2019analyse est coupl\u00e9e \u00e0 un lissage de donn\u00e9es de la s\u00e9rie qui permettent d\u2019illustrer l\u2019\u00e9volution de la pluviom\u00e9trie de la station de Saint-Louis.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La m\u00e9thode de caract\u00e9risation de la dynamique \u00e9olienne est bas\u00e9e sur le traitement du param\u00e8tre an\u00e9mom\u00e9trique (direction et vitesse) de la station synoptique de Saint-Louis et les deux stations install\u00e9es \u00e0 Gadga Lahrar. La quantification <em>in situ<\/em> des d\u00e9bits massiques est effectu\u00e9e \u00e0 partir de la m\u00e9thode artisanale de trappe \u00e0 sable dans les cordons dunaires et les cuvettes. Cette derni\u00e8re a l\u2019avantage de quantifier le transport s\u00e9dimentaire en fonction des directions (NW, NE, SW et SE); les autres pi\u00e8ges identifi\u00e9s (pi\u00e8ges \u00e0 coupelle, pi\u00e8ge de type Owens, Leatherman, GTW, etc.) ne le permettent pas.<\/p>\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_160\" align=\"aligncenter\" width=\"394\"]<img class=\"size-full wp-image-160\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Station-\u00e9olienne.jpg\" alt=\"\" width=\"394\" height=\"295\" \/> Station \u00e9olienne.[\/caption]\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_161\" align=\"aligncenter\" width=\"389\"]<img class=\"size-full wp-image-161\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Dispositif-de-la-trappe-\u00e0-sables.jpg\" alt=\"\" width=\"389\" height=\"296\" \/> Dispositif de la trappe \u00e0 sables.[\/caption]\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Trois s\u00e9ries d\u2019exp\u00e9rimentation ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es. L\u2019approche est bas\u00e9e sur le contraste saisonnier qui permet de comparer le fonctionnement \u00e9olien et les \u00e9changes s\u00e9dimentaires au cours de l\u2019ann\u00e9e. Les exp\u00e9rimentations de pi\u00e9geage \u00e0 s\u00e9diments sont r\u00e9alis\u00e9es sur trois p\u00e9riodes de l\u2019ann\u00e9e \u00e9olienne notamment en saison s\u00e8che froide (d\u00e9cembre-janvier), en saison chaude (d\u2019avril \u00e0 mai) et en saison des pluies (septembre). Le rythme de suivi des campagnes d\u00e9pend de la comp\u00e9tence des vents et des observations sur la dynamique \u00e9olienne. L\u2019approche par unit\u00e9 de temps permet de comparer les r\u00e9sultats entre les diff\u00e9rentes saisons de collecte des s\u00e9diments pi\u00e9g\u00e9s et de caract\u00e9riser la morphodynamique d\u2019ensemble dans le Gandiolais.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Ce dispositif de pi\u00e9geage a \u00e9t\u00e9 coupl\u00e9 \u00e0 l\u2019installation de mires \u00e0 la fois dans les dunes et les cuvettes afin d\u2019observer le niveau de colmatage \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des diff\u00e9rentes campagnes d\u2019observation. La m\u00e9thodologie quantitative a permis d\u2019avoir des r\u00e9sultats sur les volumes et les variations s\u00e9dimentaires dans le syst\u00e8me des dunes et Niayes du Gandiol. Les s\u00e9diments r\u00e9colt\u00e9s pendant les campagnes ont \u00e9t\u00e9 quantifi\u00e9s au laboratoire par une balance \u00e9lectrique de pr\u00e9cision pour d\u00e9terminer le bilan massique par saison et par direction. Ce travail a \u00e9t\u00e9 suivi par l\u2019analyse granulom\u00e9trique des s\u00e9diments collect\u00e9s. L\u2019analyse s\u00e9dimentologique a permis enfin d\u2019effectuer le calcul des indices granulom\u00e9triques, les courbes de distribution et les courbes cumulatives \u00e0 l\u2019aide du programme <em>Gradista<\/em>.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">Les r\u00e9sultats<\/h2>\r\n<h3 style=\"text-align: justify\">Une pluviom\u00e9trie d\u00e9ficitaire, facteur d\u00e9clencheur de la porosit\u00e9 de l\u2019environnement imm\u00e9diat des dunes<\/h3>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Le d\u00e9ficit hydrique amorc\u00e9 au d\u00e9but du 20\u00e8me si\u00e8cle, et accentu\u00e9 avec la grande s\u00e9cheresse, marque le d\u00e9clenchement de la forte mobilit\u00e9 dunaire et la revivification des syst\u00e8mes dunaires littoraux et ogoliens. Entre 1984 et 2013, quelque 47% des totaux pluviom\u00e9triques restent d\u00e9ficitaires, c\u2019est-\u00e0-dire inf\u00e9rieurs \u00e0 la moyenne estim\u00e9e \u00e0 267 mm. Les \u00e9carts \u00e0 la moyenne peuvent, toutefois, atteindre environ 55% \u00e0 la station de Saint-Louis. Ces derniers sont compris entre -6 et -209 mm entre 1984 et 2000 avec dix ann\u00e9es s\u00e8ches o\u00f9 les \u00e9carts sont \u00e9lev\u00e9s. Les ann\u00e9es 1992 et 1996 traduisent une accentuation du d\u00e9ficit hydrique avec respectivement 60,4 et 84 mm. Tandis que les \u00e9carts \u00e0 la moyenne entre 2000 et 2013 sont de l\u2019ordre de -6 \u00e0 -128 mm avec quatre ann\u00e9es s\u00e8ches o\u00f9 les \u00e9carts n\u00e9gatifs restent faibles. Les exc\u00e9dents peuvent \u00e9galement atteindre 300 mm (ann\u00e9e 2010 par exemple). Depuis 2010, la station de Saint-Louis est exc\u00e9dentaire de 9 \u00e0 326 mm par rapport \u00e0 la moyenne.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Le test d\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 fait ressortir cette rupture dans la longue s\u00e9rie pluviom\u00e9trique en m\u00eame temps que les moyennes associ\u00e9es \u00e0 chaque segment ou s\u00e9rie temporelle (figure 2). Elle est identifi\u00e9e \u00e0 partir du d\u00e9but des ann\u00e9es 1970 et met en place une tendance qui structure actuellement la s\u00e9rie pluviom\u00e9trique de la station de Saint-Louis. La normale actuelle \u00e0 la station de Saint-Louis est moins importante compar\u00e9e \u00e0 la p\u00e9riode de 1892 \u00e0 1970. La tendance plus ou moins r\u00e9guli\u00e8re de la pluviom\u00e9trie n\u2019a pas encore permis au couvert v\u00e9g\u00e9tal de se r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer d\u2019o\u00f9 la forte porosit\u00e9 de l\u2019espace (figure 2).<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_162\" align=\"aligncenter\" width=\"722\"]<img class=\"size-full wp-image-162\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Test-d\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9-et-identification-des-ruptures-de-1892-2013.jpg\" alt=\"\" width=\"722\" height=\"442\" \/> <strong>Figure 2. <\/strong>Test d\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 et identification des ruptures de 1892-2013.[\/caption]\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les m\u00eames traitements d\u2019ajustement de loi \u00e0 partir des tests non param\u00e9triques sur une longue s\u00e9rie de donn\u00e9es de 1892 \u00e0 2013 confirment l\u2019appartenance de la zone dans l\u2019isohy\u00e8te 300 \u00e0 400\u00a0mm. Il y a donc une diff\u00e9rence d\u2019environ de 100\u00a0mm par rapport \u00e0 l\u2019isohy\u00e8te de la s\u00e9rie de 1984 \u00e0 2013 confirmant la translation des isohy\u00e8tes dans le secteur de Saint-Louis.<\/p>\r\n\r\n<h3 style=\"text-align: justify\">Efficacit\u00e9 de l\u2019\u00e9nergie \u00e9olienne dans le Gandiol<\/h3>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">L\u2019efficacit\u00e9 \u00e9olienne dans le Gandiol est caract\u00e9ris\u00e9e par la grande fr\u00e9quence des vents du NW tr\u00e8s comp\u00e9tents. Ces vents morphodynamiquement tr\u00e8s actifs (Chamard et Courel, 1979) se manifestent, en g\u00e9n\u00e9ral, de f\u00e9vrier \u00e0 juillet et remobilisent les particules rendues vuln\u00e9rables \u00e0 la d\u00e9flation par des flux constants, voire multidirectionnels et globalement efficaces tout au long des saisons d\u2019intenses d\u00e9flations.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les vents du N et du NE persistent du mois d\u2019octobre au mois d\u2019avril. Sur la s\u00e9quence d\u2019observation du param\u00e8tre an\u00e9mom\u00e9trique de 1980 \u00e0 2011, les valeurs du cadran N croissent entre cet intervalle et atteignent 50 \u00e0 78% de la dynamique \u00e9olienne en mars et avril. La direction N dispara\u00eet pratiquement entre juillet et septembre. Le cadran NE enregistre les hautes valeurs entre novembre et janvier avec un cumul de 48% en d\u00e9cembre.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Pendant la saison des pluies, la direction des vents s\u2019inverse en faveur du cadran NW et de la direction cardinale W. Le changement de direction des flux s\u2019explique par les fortes rentr\u00e9es de la mousson qui renvoie l\u2019anticyclone des A\u00e7ores plus au nord. Les valeurs calcul\u00e9es \u00e0 partir des observations de la m\u00eame s\u00e9quence estiment les moyennes \u00e0 environ 54% pour le W, de juillet \u00e0 septembre, contre 32% pour le cadran NW (juin-septembre). Ce dernier est plus \u00e9tal\u00e9 que la composante W.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La vitesse de d\u00e9placement des particules d\u00e9passe souvent le seuil critique local estim\u00e9 \u00e0 5,63\u00a0m\/s. Il faut aussi articuler tout cela \u00e0 une saison s\u00e8che qui couvre les 3\/4 de l\u2019ann\u00e9e \u00e9olienne, soit les 2\/3 du total des vents annuels avec un nombre de jours potentiellement \u00e9rosifs sup\u00e9rieur au 2\/3 pendant les mois de d\u00e9flation importante (mars, avril surtout). Ce qui expose les unit\u00e9s dunaires non stabilis\u00e9es \u00e0 la d\u00e9flation. L\u2019analyse des vitesses illustre l\u2019importance du d\u00e9passement du seuil critique, ce qui constitue aussi un indice du d\u00e9ficit hydrique.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les classes de vitesse [0,0 \u00e0 4,4 m\/s] restent faibles alors que les classes [6,5 \u00e0 8,4 m\/s] et [8,5 \u00e0 10,4 m\/s] occupent 67% des observations s\u00e9quentielles. Ces intensit\u00e9s sont \u00e0 peu pr\u00e8s similaires \u00e0 celles enregistr\u00e9es sur la p\u00e9riode 2000-2008 dans tout le littoral de la Grande-C\u00f4te o\u00f9 les vitesses comprises entre 4,1 et 5,8 m\/s occupent de 44,4 \u00e0 48,8% des vents actifs. L\u2019intervalle 6 \u00e0 7,2 m\/s cumule 20,5 \u00e0 25% des vents morphologiquement actifs. Les vitesses de l\u2019ordre de 8 \u00e0 9 m\/s repr\u00e9sentent une moyenne de 17,5% entre 2000 et 2008. L\u2019observation des individus an\u00e9mom\u00e9triques \u00e0 la station de Gadga entre mars et ao\u00fbt met en \u00e9vidence une baisse simultan\u00e9e des vitesses maximales et minimales dans la zone. Les moyennes maximales passent au niveau des formations dunaires de 9,99 m\/s (en mars), 9,4 m\/s (en avril), 6,31 m\/s (en juillet,) 9,42 m\/s (en ao\u00fbt) \u00e0 8,75 m\/s en septembre et les vitesses moyennes minimales de 5,52 m\/s en mars \u00e0 4,12 m\/s en ao\u00fbt. Les vitesses comprises entre 4 et 6 m\/s ne sont significatives qu\u2019\u00e0 moins de 18%. \u00c0 partir du moment o\u00f9 la vitesse seuil est \u00e9tablie \u00e0 5,63 m\/s, toutes les valeurs en dessous de ce seuil critique ont une faible capacit\u00e9 d\u2019amorcer la saltation. Ainsi, plus de 80% des s\u00e9diments dunaires sont transport\u00e9s par des vitesses de 7 \u00e0 9 m\/s. \u00c9tant donn\u00e9 que la vitesse 8 m\/s est dominante, tous les s\u00e9diments sont transport\u00e9s par une saltation qui mobilise pr\u00e8s de 95% de s\u00e9diments.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">En revanche, les cuvettes enregistrent des vitesses plus faibles. Les vitesses maximales passent de 7,37 \u00e0 5,28\u00a0m\/s. Les faibles vitesses enregistr\u00e9es dans les d\u00e9pressions s\u2019expliquent par la topographie et les pieds de l\u2019esp\u00e8ce <em>Casuarina equisetifolia <\/em>qui se comportent comme des brise-vents. Les Niayes fonctionnent comme des bassins de collecte, une zone de d\u00e9p\u00f4t o\u00f9 l\u2019\u00e9coulement des flux subit l\u2019effet des forces de frottement.<\/p>\r\n\r\n<h3 style=\"text-align: justify\">Directions pr\u00e9f\u00e9rentielles des s\u00e9diments et bilan massique<\/h3>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La direction pr\u00e9f\u00e9rentielle des d\u00e9bits massiques est \u00e9tudi\u00e9e pour les trois saisons d\u2019observation\u00a0et pour les diff\u00e9rentes unit\u00e9s (dunes et cuvettes)\u00a0: la saison s\u00e8che froide, la saison s\u00e8che chaude et la saison des pluies.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\"><strong>La saison s\u00e8che froide<\/strong>. Dans les dunes, les cadrans NW et NE dominent de 58,78 \u00e0 75,58% de la proportion de sable d\u00e9plac\u00e9. La p\u00e9riode individualise la pr\u00e9dominance du secteur nord, soit 59% de particules en transit dans la dune entre d\u00e9cembre et janvier et 75% des d\u00e9bits massiques entre janvier et f\u00e9vrier. La pr\u00e9pond\u00e9rance de ces secteurs s\u2019explique par la permanence des vents du Nord avec 80 \u00e0 85% dans la rose des vents. Entre d\u00e9cembre et janvier, une diff\u00e9rence plus ou moins de 20% s\u2019\u00e9tablit entre les cadrans NW et NE, ce dernier \u00e9tant plus important en d\u00e9cembre o\u00f9 il peut atteindre 45,45% des vents enregistr\u00e9s. Les proportions des cadrans SW et SE sont plus ou moins faibles. Les valeurs sont comprises entre 24,36 \u00e0 41,21% du volume s\u00e9dimentaire mis en mouvement avec une l\u00e9g\u00e8re dominance du secteur SE.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Dans les cuvettes, le cumul des directions NW et NE se situe entre 71,19 \u00e0 84,64%. Elles laissent une faible marge de man\u0153uvre pour les cadrans SW et SE dont les proportions sont comprises entre 15,96 et 28,81%. Le cadran SW peut atteindre une proportion plus importante que le cadran NE sur la m\u00eame p\u00e9riode d\u2019observation. Le cadran SE garde les m\u00eames valeurs entre d\u00e9cembre et f\u00e9vrier ce qui n\u2019est pas le cas pour les autres directions. Entre d\u00e9cembre et janvier, 81,68% de particules sableuses suivent les directions NW et SW. De janvier \u00e0 f\u00e9vrier, le fonctionnement normal saisonnier revient au niveau des cuvettes avec un renversement de la tendance s\u00e9dimentaire o\u00f9 les secteurs NE et NW cumulent 84,04% des sables mis en mouvement par saltation avec 60% des s\u00e9diments transitant vers le NE.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\"><strong>La saison s\u00e8che chaude<\/strong>. Au niveau de la dune raviv\u00e9e, les quatre directions sont toutes comp\u00e9tentes avec une dominance des cadrans SW et NW. L\u2019importance du secteur sud est indicatrice de la p\u00e9n\u00e9tration des flux de mousson en juin. La tendance directionnelle est assez homog\u00e8ne pour le NW et le SW avec des pourcentages de 37,81% (NW), de 3,28% (NE) et de 39,09% (SW) et de 19,83% (SE).<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Dans la d\u00e9pression, les particules en mouvement \u00e9pousent un circuit s\u00e9dimentaire transversal et homog\u00e8ne (NW = 33,09%; NE = 20,18%; SW = 25,07%; 21,66%). L\u2019approche de la saison des pluies ne semble pas jouer en faveur d\u2019une r\u00e9orientation forte des s\u00e9diments vers le sud. Les conditions locales, autrement dit, la pente et la configuration du bas-fond, peuvent d\u00e9jouer la logique saisonni\u00e8re.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\"><strong>La saison des pluies<\/strong>. La transition saisonni\u00e8re traduit \u00e9galement une variation dans la direction pr\u00e9f\u00e9rentielle des particules de sable. La modification de la dynamique s\u00e9dimentaire est la cons\u00e9quence de la r\u00e9orientation des vents vers le secteur m\u00e9ridional pendant cette p\u00e9riode et la protection du sol. Les cadrans NW et SW cumulent 61,22% des particules pi\u00e9g\u00e9es au sommet des dunes et \u00e9pousent partiellement la rose des vents. Les vents du cadran SW deviennent tr\u00e8s comp\u00e9tents \u00e0 la fin du mois de juin qui correspond au d\u00e9but de la saison des pluies dans le Gandiol (au plan morphodynamique).<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les proportions dans les Niayes sont largement domin\u00e9es par le secteur NE avec 43,13%. Les cadrans NW, SW et SE occupent respectivement : 21,92%, 15,89% et 19,07%. Ce qui confirme l\u2019hypoth\u00e8se qu\u2019il n\u2019existe pas dans les cuvettes une relation directe entre la transition saisonni\u00e8re et la direction pr\u00e9f\u00e9rentielle des particules sableuses o\u00f9 les secteurs SW et NW seraient les secteurs dominants en saison pluvieuse. La logique saisonni\u00e8re s\u2019applique plut\u00f4t au niveau des surfaces dunaires largement \u00e9tendues et expos\u00e9es \u00e0 la d\u00e9flation.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Au total, dans les dunes comme dans les bas-fonds, le cadran NW reste le secteur dominant et s\u2019explique par la persistance des aliz\u00e9s maritimes presque toute l\u2019ann\u00e9e \u00e9olienne \u00e0 Saint-Louis et au-del\u00e0 sur toute la Grande-C\u00f4te. La connaissance des directions pr\u00e9f\u00e9rentielles permet de comprendre l\u2019organisation de la direction des flux s\u00e9dimentaires et l\u2019importance relative des d\u00e9bits massiques sur certains secteurs directionnels.<\/p>\r\n\r\n<h3 style=\"text-align: justify\">Estimation des d\u00e9bits massiques<\/h3>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\"><strong>En saison s\u00e8che froide<\/strong>, les directions NW, NE, SW, SE enregistrent des moyennes journali\u00e8res respectives 295,85g, 222,40g, 26,44g et 141g. L\u2019importance des deux premi\u00e8res directions est relative \u00e0 l\u2019accentuation des vents du Nord \u00e0 partir de novembre et surtout le secteur NE qui peut cumuler 45,45% en d\u00e9cembre, 23,52% en novembre, 32,35% en janvier et 17,14% en f\u00e9vrier. Les cuvettes cumulent 106,76 g, soit une moyenne journali\u00e8re de 0,94g (NW), 2,26g (NE), 0,28g (SW) et 0,33g (SE).<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\"><strong>En saison s\u00e8che chaude<\/strong>, le gradient de d\u00e9placement des particules se colle \u00e0 celui des directions pr\u00e9f\u00e9rentielles du NW, NE, SW et SE. La dynamique \u00e9olienne pendant la saison s\u00e8che, particuli\u00e8rement les mois de mars et d\u2019avril, est essentiellement due \u00e0 la fr\u00e9quence des vents efficaces. Les 4 directions enregistrent une moyenne de d\u00e9p\u00f4t de 236,61 g\/jour dans le cordon dunaire et une moyenne de 3,25 g\/jour dans les Ndioukis. En consid\u00e9rant ces 2 moyennes, on a estim\u00e9 que la quantit\u00e9 de sable mis en mouvement et transport\u00e9 par saltation au niveau des dunes raviv\u00e9es repr\u00e9sente 98,95%, les cuvettes n\u2019enregistrent que 1,05% du total de s\u00e9diments. En outre, la saison s\u00e8che domine \u00e0 59,26% du transport s\u00e9dimentaire, soit les 3\/5 de la dynamique d\u2019ensablement dans le cordon dunaire.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Dans la d\u00e9pression, la saison s\u00e8che domine avec 79,75%, soit 4\/5 de la masse sableuse durant l\u2019ann\u00e9e. En effet, l\u2019ass\u00e8chement des particules provoqu\u00e9 par une forte \u00e9vaporation d\u00e9clenche le manque de coh\u00e9sion et la diminution de la force \u00e9lectrostatique entre les particules; ce qui entra\u00eene une plus grande sensibilit\u00e9 \u00e0 la d\u00e9flation et au transport.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\"><strong>En saison des pluies<\/strong>, le transit s\u00e9dimentaire diminue tr\u00e8s sensiblement dans les 4 directions pr\u00e9f\u00e9rentielles. La protection jou\u00e9e \u00e0 la fin de cette p\u00e9riode par le couvert v\u00e9g\u00e9tal explique que l\u2019on ne retrouve pas les m\u00eames conditions d\u2019\u00e9rosion au passage de l\u2019hivernage \u00e0 la saison s\u00e8che (Veyret <em>et<\/em> <em>al<\/em>., 1998, p. 278). Les modifications de la surface dunaire sont plus accentu\u00e9es dans les dunes ogoliennes que celles littorales vives o\u00f9 la nature des quartz et les embruns marins ne permettent pas un d\u00e9veloppement rapide du tapis herbac\u00e9.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La saison des pluies cumule 40,74% des s\u00e9diments transport\u00e9s, soit 2\/5 du stock s\u00e9dimentaire dans la dune raviv\u00e9e. Par contre, dans les Ndioukis, la masse sableuse repr\u00e9sente 20,24% de la masse totale.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Cette diminution dans la rose s\u00e9dimentaire est \u00e9troitement li\u00e9e aux modifications dans le fonctionnement \u00e9olien, aux conditions physiques et biologiques du milieu gandiolais. La conjugaison de la grande dispersion de la rose des vents, le fl\u00e9chissement des vitesses maximales, l\u2019humidification et l\u2019apparition du tapis herbac\u00e9 permettent d\u2019\u00e9lucider cette baisse sensible de la rose s\u00e9dimentaire pendant la saison des pluies\u00a0: cela s\u2019observe plus dans les dunes ogoliennes qu\u2019au niveau des syst\u00e8mes dunaires littoraux du Gandiol.<\/p>\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_163\" align=\"alignnone\" width=\"947\"]<img class=\"wp-image-163 size-full\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Directions-pr\u00e9f\u00e9rentielles-des-s\u00e9diments-en-fonction-des-saisons.jpg\" alt=\"\" width=\"947\" height=\"359\" \/> Figure 3a. Directions pr\u00e9f\u00e9rentielles des s\u00e9diments en saison s\u00e8che froide[\/caption]\r\n\r\n[caption id=\"attachment_164\" align=\"aligncenter\" width=\"930\"]<img class=\"wp-image-164 size-full\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Directions-pr\u00e9f\u00e9rentielles-des-s\u00e9diments-en-fonction-des-saisons-2.jpg\" alt=\"\" width=\"930\" height=\"353\" \/> Figure 3b. Directions pr\u00e9f\u00e9rentielles des s\u00e9diments en saison s\u00e8che chaude[\/caption]\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les tableaux 1 et 2 r\u00e9sument les tendances s\u00e9dimentaires dans les diff\u00e9rentes campagnes de pi\u00e9geage et fournissent le bilan massique de la s\u00e9quence d\u2019observation.<\/p>\r\n\r\n<table><caption>Tableau 1. Poids (en g) r\u00e9colt\u00e9s par direction et par saison de collecte dans la dune<\/caption>\r\n<tbody>\r\n<tr>\r\n<td><strong>Saisons<\/strong><\/td>\r\n<td><strong>Saison s\u00e8che froide<\/strong><\/td>\r\n<td><strong>Saison s\u00e8che chaude<\/strong><\/td>\r\n<td><strong>Saison des pluies<\/strong><\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>NW<\/td>\r\n<td>8283,70<\/td>\r\n<td>8 230,82<\/td>\r\n<td>9 311,70<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>NE<\/td>\r\n<td>6227,22<\/td>\r\n<td>713,31<\/td>\r\n<td>6 320,94<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>SW<\/td>\r\n<td>740,270<\/td>\r\n<td>8 508,01<\/td>\r\n<td>9 527,80<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>SE<\/td>\r\n<td>3 947,93<\/td>\r\n<td>4 315,57<\/td>\r\n<td>5 613,49<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Total<\/td>\r\n<td>19 199,12<\/td>\r\n<td>21 767,71<\/td>\r\n<td>30 773,93<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les poids pi\u00e9g\u00e9s sont importants \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la saison de d\u00e9flation. En consid\u00e9rant l\u2019ann\u00e9e, c\u2019est environ 59 865,5g qui ont transit\u00e9 par roulage ou par saltation sur une largeur de 19 cm (cf. tableau 3).<\/p>\r\n\r\n<table><caption>Tableau 2. Poids (en g) r\u00e9colt\u00e9s par direction et par saison de collecte dans la d\u00e9pression<\/caption>\r\n<tbody>\r\n<tr>\r\n<td><strong>Saisons<\/strong><\/td>\r\n<td><strong>Saison s\u00e8che froide<\/strong><\/td>\r\n<td><strong>Saison s\u00e8che chaude<\/strong><\/td>\r\n<td><strong>Saison des pluies<\/strong><\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>NW<\/td>\r\n<td>26,45<\/td>\r\n<td>2,23<\/td>\r\n<td>65,53<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>NE<\/td>\r\n<td>63,27<\/td>\r\n<td>1,36<\/td>\r\n<td>128,93<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>SW<\/td>\r\n<td>7,87<\/td>\r\n<td>1,69<\/td>\r\n<td>47,49<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>SE<\/td>\r\n<td>9,17<\/td>\r\n<td>1,46<\/td>\r\n<td>57,00<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Total<\/td>\r\n<td>106,76<\/td>\r\n<td>6,74<\/td>\r\n<td>298,95<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les poids pi\u00e9g\u00e9s sont consid\u00e9rablement r\u00e9duits au niveau de la d\u00e9pression, soit un total de 413\u00a0grammes pour l\u2019ensemble des saisons de d\u00e9flation contre 59\u00a0856,5\u00a0grammes sur la dune. Ces r\u00e9sultats traduisent l\u2019importance des brise-vents dans la protection des <em>Niayes <\/em>et des <em>Ndioukis<\/em> le long du littoral du S\u00e9n\u00e9gal. En effet, la valeur relative du poids de la station de la cuvette par rapport au poids total des 2 stations d\u2019observation (60 278,5 grammes) est inf\u00e9rieure 2% (1,45% pr\u00e9cis\u00e9ment).<\/p>\r\n\r\n<table><caption>Tableau 3. D\u00e9bits solides\/g en transit par m\u00e8tre de largeur du courant \u00e9olien[footnote]Certains chiffres du tableau sont arrondis.[\/footnote]<\/caption>\r\n<tbody>\r\n<tr>\r\n<th><\/th>\r\n<th>NW<\/th>\r\n<th>NE<\/th>\r\n<th>SW<\/th>\r\n<th>SE<\/th>\r\n<th>Total<\/th>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Dune<\/td>\r\n<td>135 926<\/td>\r\n<td>6 982<\/td>\r\n<td>98 821<\/td>\r\n<td>73 353<\/td>\r\n<td>315 082<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Cuvette<\/td>\r\n<td>496<\/td>\r\n<td>1 019<\/td>\r\n<td>300<\/td>\r\n<td>356<\/td>\r\n<td>2171<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Total<\/td>\r\n<td>136 422<\/td>\r\n<td>8 001<\/td>\r\n<td>99 121<\/td>\r\n<td>73709<\/td>\r\n<td>317 253<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>En %<\/td>\r\n<td>43<\/td>\r\n<td>2,52<\/td>\r\n<td>31,24<\/td>\r\n<td>23,23<\/td>\r\n<td>100<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Par rapport aux espaces mara\u00eechers, le tableau 3 indique que 43% des d\u00e9bits solides \u00e9oliens sont d\u00e9plac\u00e9s du cadran NW au cadran SE, c\u2019est-\u00e0-dire dans le sens estran-revers du cordon vif-Niayes. Le cadran SW fait 31,24% (m\u00eame sens de migration des s\u00e9diments), soit un total de 74,24% des vents comp\u00e9tents qui soufflent dans la direction des bas-fonds. Ces chiffres indiquent l\u2019importance des d\u00e9bits solides qui ensevelissent les jardins mara\u00eechers le long du littoral nord du S\u00e9n\u00e9gal et justifient l\u2019urgence du renouvellement du rideau des brise-vents.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les donn\u00e9es quantifi\u00e9es sont obtenues \u00e0 partir d\u2019une surface d\u2019exp\u00e9rimentation de 0,1026\u00a0m2. Ces quantit\u00e9s sont plus pertinentes si elles sont appr\u00e9ci\u00e9es sur des surfaces correspondant aux bases factorielles dans le Gandiol. Les extrapolations sur un hectare (10\u00a0000\u00a0m2) et 500\u00a0m2 \u00e0 partir des cumuls des volumes s\u00e9dimentaires expriment un risque morphog\u00e9nique diffus et acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 mettant en p\u00e9ril les bases de la production mara\u00eech\u00e8re. L\u2019extrapolation r\u00e9pond plus \u00e0 des logiques d\u2019espace qu\u2019\u00e0 des logiques statistiques ou g\u00e9ostatistiques. Elle suppose que les quantit\u00e9s de d\u00e9bits massiques s\u2019inscrivent dans une r\u00e9alit\u00e9 morphodynamique o\u00f9 les conditions d\u2019exp\u00e9rimentation et d\u2019action du vent sont homog\u00e8nes sur tout le segment dunaire consid\u00e9r\u00e9. Le caract\u00e8re monotone du substrat dunaire du Gandiol et l\u2019importance de l\u2019efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique du vent valident l\u2019extrapolation et le bilan massique (tableaux 4 et 5).<\/p>\r\n\r\n<table><caption>Tableau 4. Bilan massique par extrapolation sur un hectare<\/caption>\r\n<tbody>\r\n<tr>\r\n<th>Unit\u00e9 d\u2019observation<\/th>\r\n<th>Saison d\u2019observation<\/th>\r\n<th>Quantit\u00e9 en g\/ha\/mois<\/th>\r\n<th>Quantit\u00e9 en tonne\u00a0\/ha\/mois<\/th>\r\n<th>Quantit\u00e9 en g\/ha\/jour<\/th>\r\n<th>Quantit\u00e9 en tonne\u00a0\/ha\/jour<\/th>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Dune<\/td>\r\n<td>Saison s\u00e8che froide<\/td>\r\n<td>1.871.259.259<\/td>\r\n<td>1871,259<\/td>\r\n<td>66.830.687,83<\/td>\r\n<td>66,830<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Cuvette<\/td>\r\n<td>10.405.458,09<\/td>\r\n<td>10,405<\/td>\r\n<td>371.623<\/td>\r\n<td>0,371<\/td>\r\n<td><\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Dune<\/td>\r\n<td>Saison s\u00e8che chaude<\/td>\r\n<td>2.121.609.162<\/td>\r\n<td>2121,609<\/td>\r\n<td>75.771.775,78<\/td>\r\n<td>75,771<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Cuvette<\/td>\r\n<td>656.920.078<\/td>\r\n<td>656,920<\/td>\r\n<td>23.461,43<\/td>\r\n<td>0,023<\/td>\r\n<td><\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Dune<\/td>\r\n<td>Saison des pluies<\/td>\r\n<td>2.999.408.382<\/td>\r\n<td>2999,408<\/td>\r\n<td>107.121.727,9<\/td>\r\n<td>107,121<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Cuvette<\/td>\r\n<td>291.374.269<\/td>\r\n<td>291,374<\/td>\r\n<td>1.040.622<\/td>\r\n<td>1,040<\/td>\r\n<td><\/td>\r\n<\/tr>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\n<table><caption>Tableau 5. Bilan massique par extrapolation sur une parcelle de 500 m2<\/caption>\r\n<tbody>\r\n<tr>\r\n<th>\u00a0\u00a0 Unit\u00e9 d\u2019observation<\/th>\r\n<th>Saison d\u2019observation<\/th>\r\n<th>Quantit\u00e9 en g\/500\u00a0m2\/mois<\/th>\r\n<th>Quantit\u00e9 en tonnes\u00a0\/500\u00a0m2\/mois<\/th>\r\n<th>Quantit\u00e9 en g\/500\u00a0m2\/jour<\/th>\r\n<th>Quantit\u00e9 en tonne \/500\u00a0m2\/jour<\/th>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Dune<\/td>\r\n<td>Saison s\u00e8che froide<\/td>\r\n<td>93562962,96<\/td>\r\n<td>93,562<\/td>\r\n<td>3 118 765,432<\/td>\r\n<td>3,118<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Cuvette<\/td>\r\n<td>520 272,904<\/td>\r\n<td>0,520<\/td>\r\n<td>17 342,43015<\/td>\r\n<td>0,017<\/td>\r\n<td><\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Dune<\/td>\r\n<td>Saison s\u00e8che chaude<\/td>\r\n<td>106 080 458<\/td>\r\n<td>106,080<\/td>\r\n<td>3 536 015,27<\/td>\r\n<td>3,536<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Cuvette<\/td>\r\n<td>3 370<\/td>\r\n<td>0,003<\/td>\r\n<td>112,33<\/td>\r\n<td>0,0001<\/td>\r\n<td><\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Dune<\/td>\r\n<td>Saison des pluies<\/td>\r\n<td>149970419,1<\/td>\r\n<td>149,970<\/td>\r\n<td>4 999 013,97<\/td>\r\n<td>4,999<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Cuvette<\/td>\r\n<td>1456871,245<\/td>\r\n<td>1,456<\/td>\r\n<td>48 562,375<\/td>\r\n<td>0,048<\/td>\r\n<td><\/td>\r\n<\/tr>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les d\u00e9bits massiques d\u00e9pos\u00e9s dans les cuvettes ou qui sont susceptibles d\u2019y \u00eatre sont tr\u00e8s importants si le processus de transport n\u2019est pas stabilis\u00e9. Les vitesses d\u2019\u00e9rosion sur la dune et de s\u00e9dimentation dans les bas-fonds ont \u00e9t\u00e9 obtenues \u00e0 partir des relev\u00e9s de mire. La vitesse d\u2019\u00e9rosion sur la dune est estim\u00e9e \u00e0 4,2\u00a0cm\/an alors la s\u00e9dimentation des Ndioukis est estim\u00e9e empiriquement \u00e0 1,75\u00a0cm\/an. Les valeurs n\u00e9gatives obtenues au sommet de la dune traduisent l\u2019importance du d\u00e9placement des s\u00e9diments. Les Ndioukis n\u2019enregistrent pas de valeurs n\u00e9gatives sur les observations. La tendance est \u00e0 l\u2019accumulation. L\u2019\u00e9paisseur de la s\u00e9dimentation obtenue \u00e0 partir des relev\u00e9s de mire s\u2019approche approximativement des r\u00e9sultats de Sy <em>et<\/em> <em>al<\/em> (2011) qui estiment cette valeur \u00e0 2,4\u00a0cm\/an. La moyenne entre les valeurs de la m\u00e9thode th\u00e9orique de ces auteurs et celle obtenue <em>in situ <\/em>par mire est estim\u00e9e \u00e0 2.075\u00a0cm\/an, taux suffisant pour transformer la composition granulom\u00e9trique des cuvettes.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les courbes de distribution d\u00e9montrent une parent\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique tr\u00e8s forte entre les Niayes et les dunes; ce qui confirme l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un renforcement des \u00e9changes s\u00e9dimentaires et une redistribution s\u00e9dimentaire en faveur des particules grossi\u00e8res (figures 4 et 5).<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_166\" align=\"aligncenter\" width=\"455\"]<img class=\" wp-image-166\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Courbe-de-distribution-des-dunes.jpg\" alt=\"\" width=\"455\" height=\"444\" \/> <strong>Figure 4. <\/strong>Courbe de distribution des dunes.[\/caption]\r\n\r\n[caption id=\"attachment_167\" align=\"aligncenter\" width=\"462\"]<img class=\" wp-image-167\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Courbe-de-distribution-des-Cuvettes.jpg\" alt=\"\" width=\"462\" height=\"443\" \/> <strong>Figure 5. <\/strong>Courbe de distribution des Cuvettes.[\/caption]\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Le caract\u00e8re bimodal de la distribution granulom\u00e9trique, centr\u00e9e sur les sables moyens et fins, valide l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une accentuation des \u00e9changes entre le revers du cordon des dunes blanches vives et les Niayes (bas-fonds) et une perte progressive d\u2019\u00e9l\u00e9ments fins dans les cuvettes mara\u00eech\u00e8res du littoral nord du S\u00e9n\u00e9gal. La lecture combin\u00e9e des deux courbes de distribution montre une r\u00e9partition des sables sur deux modes essentiellement : les sables moyens et les sables fins. De la Niaye typique au Ndiouki, la fraction grossi\u00e8re en moyenne (0,125 mm-0,5 mm) a augment\u00e9 de 26% : c\u2019est ce qui explique les effets du vent avec la pr\u00e9dominance de la saltation qui repr\u00e9sente presque 97% du transport de particules.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">Discussion<\/h2>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">L\u2019\u00e9rosion \u00e9olienne accentu\u00e9e par la destruction du couvert v\u00e9g\u00e9tal a fini par donner \u00e0 cet espace g\u00e9ographique l\u2019image d\u2019une r\u00e9gion naturelle o\u00f9 les processus morphodynamiques \u00e9oliens sont un \u00e9l\u00e9ment important du d\u00e9cor environnemental du Gandiol. Au regard des r\u00e9sultats de quantification, il ressort que toutes les intensit\u00e9s sont comp\u00e9tentes et sont susceptibles de transporter sans grande difficult\u00e9 des masses importantes de s\u00e9diments. Il est donc difficile dans ce syst\u00e8me de mettre en \u00e9vidence une matrice de comp\u00e9tence o\u00f9 une saison serait pr\u00e9pond\u00e9rante. Les sables pi\u00e9g\u00e9s dans les cuvettes enfouissent le peu de mati\u00e8res organiques (-1%) des dunes littorales et des dunes rouges. L\u2019absence d\u2019un important taux de base \u00e9changeable des dunes renforce le risque d\u2019une perte de fertilit\u00e9 si la dynamique d\u2019accr\u00e9tion suit son cours. Le changement de la composition granulom\u00e9trique en faveur des particules grossi\u00e8res montre une dynamique d\u2019ensablement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e. La partie superficielle des Ndioukis s\u2019enrichit en \u00e9l\u00e9ments grossiers. Sur la base des \u00e9tudes de Sy (2008) sur les Niayes du secteur Gandiol-Potou et de nos analyses granulom\u00e9triques, il est \u00e9tabli une perte de concentration des argiles et des limons et une absence de sables tr\u00e8s fins. L\u2019ensemble de nos \u00e9chantillons indique une fraction tr\u00e8s fine de 0,004 mm en moyenne. Ces m\u00eames r\u00e9sultats signifient la modification de la composition granulom\u00e9trique des sols. Les sables fins en moyenne varient de 86% \u00e0 97% dans les Ndioukis. Cette perte des fractions, qui assurent le potentiel de fertilit\u00e9 des sols, justifie la baisse des rendements et appelle des strat\u00e9gies de gestion. Les r\u00e9sultats obtenus corroborent les travaux de Sy (2008), Tangara (2010), Faye (1997) et comblent les lacunes li\u00e9es \u00e0 la connaissance des directions pr\u00e9f\u00e9rentielles de d\u00e9bits massiques et \u00e0 leur quantification.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">L\u2019ensablement entra\u00eene des abandons assez importants dans beaucoup de villages du Gandiolais, mais reste difficilement perceptible par les mara\u00eechers puisque l\u2019\u00e9rosion est, par essence, un ph\u00e9nom\u00e8ne insidieux. Les populations gandiolaises savent que c\u2019est le processus de destruction du couvert v\u00e9g\u00e9tal qui est \u00e0 l\u2019origine des m\u00e9canismes \u00e9oliens. Cependant, le mara\u00eecher gandiolais cherche plut\u00f4t \u00e0 contrecarrer la r\u00e9sultante de la dynamique s\u00e9dimentaire sur ses r\u00e9coltes par le biais de forts amendements biologiques et dosages chimiques au d\u00e9triment d\u2019une structure p\u00e9dologique de plus en plus d\u00e9grad\u00e9e. L\u2019utilisation d\u2019engrais chimiques, quelle que soit la quantit\u00e9, risque d\u2019affecter la terre et la ressource hydrique qui constitue la base fondamentale de l\u2019existence de ces cuvettes agricoles. Les processus d\u2019adaptation sont susceptibles de g\u00e9n\u00e9rer des vuln\u00e9rabilit\u00e9s induites produisant des situations plus graves que le simple \u00e9tat initial (Belliveau <em>et<\/em> <em>al<\/em>., 2006).<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les strat\u00e9gies locales d\u2019adaptation, au-del\u00e0 des amendements, demeurent la forte consommation d\u2019espace. Cette d\u00e9gradation m\u00e9canique est coupl\u00e9e \u00e0 une d\u00e9gradation chimique plus s\u00e9v\u00e8re que constitue la d\u00e9gradation de la nappe de sables quaternaires. Les pertes de terre successives ont favoris\u00e9 un \u00e9loignement des cuvettes fonctionnelles de plus en plus loin des espaces villageois. Les mara\u00eechers situ\u00e9s sur le secteur des dunes vives siliceuses (Mouit, Gadga Lahrar, D\u00e9gou Niaye, Mboumbaye) poss\u00e8dent des cuvettes \u00e0 quelques kilom\u00e8tres de leur zone d\u2019habitat notamment dans les villages de Ricotte, Gouye Reine et Rimbakh Gandiol dans le secteur des dunes jaunes. L\u2019espace paysan gandiolais s\u2019\u00e9largit dans les zones \u00e0 vocation pastorale. Les terres de culture mara\u00eech\u00e8re avancent sur les dunes jaunes et les dunes rouges et s\u2019accompagnent d\u2019importants d\u00e9frichements vers l\u2019est, d\u2019o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 de renforcer les processus morphodynamiques \u00e9oliens.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">Conclusion<\/h2>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La quantification des d\u00e9bits massiques dans le Gandiol par la m\u00e9thode de trappe \u00e0 sable a permis de constater l\u2019importance des \u00e9changes s\u00e9dimentaires entre dunes et d\u00e9pressions de type <em>Ndioukis<\/em>. Les flux s\u00e9dimentaires enregistr\u00e9s durant les campagnes de collecte corroborent l\u2019id\u00e9e que les processus morphodynamiques \u00e9oliens s\u2019acc\u00e9l\u00e8rent sur le littoral nord et occasionnent une baisse des rendements agricoles. Ces ph\u00e9nom\u00e8nes marquent une progression de la d\u00e9sertification dans ce secteur littoral. Le couvert v\u00e9g\u00e9tal ne se r\u00e9g\u00e9n\u00e8re toujours pas dans le Gandiol malgr\u00e9 une hausse not\u00e9e des totaux pluviom\u00e9triques enregistr\u00e9s \u00e0 la station de Saint-Louis. M\u00eame si le ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019ensablement est moins important dans le Gandiol que le reste du littoral nord, il est urgent de proc\u00e9der \u00e0 des actions de stabilisation des cordons dunaires et prot\u00e9ger les Niayes qui constituent la base de production de l\u2019activit\u00e9 principale des populations gandiolaises. Un renforcement ou un remplacement de l\u2019esp\u00e8ce exotique <em>Casuarina equisetifolia<\/em> permettra de diminuer la force a\u00e9rodynamique des vents du cadran NW qui sont responsables, en grande partie, du transport s\u00e9dimentaire. Les actions de mise en d\u00e9fens et une plus grande protection des champs par les haies vives doivent \u00eatre favoris\u00e9es et int\u00e9gr\u00e9es dans le syst\u00e8me de production tout en \u00e9vitant l\u2019utilisation de l\u2019esp\u00e8ce <em>Opentia tuna<\/em> dont la capacit\u00e9 de diss\u00e9mination est un facteur de la d\u00e9gradation du couvert v\u00e9g\u00e9tal. L\u2019esp\u00e8ce <em>Euphorbia<\/em> <em>balsamifera<\/em> semble tr\u00e8s indiqu\u00e9e pour cl\u00f4turer les champs et emp\u00eacher le transit s\u00e9dimentaire. Les actions de stabilisation devront \u00eatre faites de concert avec les populations qui en sont les principaux b\u00e9n\u00e9ficiaires. Cela suppose que les populations puissent tirer profit des esp\u00e8ces plant\u00e9es. Par voie de cons\u00e9quence, l\u2019agroforesterie devient une n\u00e9cessit\u00e9 imp\u00e9rieuse.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Abidi <em>et al.<\/em> (2013, novembre). <em>\u00c9l\u00e9ments m\u00e9thodologiques et cartographie synth\u00e9tique pour la caract\u00e9risation de l\u2019intensit\u00e9 de l\u2019\u00e9rosion hydrique et \u00e9olienne du bassin du lac Tchad<\/em>.\u00a0 Colloque international\u00a0 \u00ab\u00a0\u00c9rosion \u00e9olienne dans les r\u00e9gions arides \u00e0 semi-arides : processus physiques, m\u00e9trologie et technique de lutte\u00a0\u00bb, Djerba, Tunisie.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Anafa (2006). <em>Les haies vives au Sahel Etat des connaissances et recommandations pour la recherche et le d\u00e9veloppement<\/em>. Mali : ICRAF, 55 p.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Anyamba et Tucker (2005). Analysis of Sahelian vegetation dynamics using NOAA-AVHRR NDVI data from 1981-2003. <em>Journal of Arid Environments<\/em>, <em>63<\/em>, 596-614.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Beaudet, G. (1992). Dynamique et d\u00e9gradation des milieux physiques de l\u2019Ouest africain<em>. Annales de G\u00e9ographie<\/em>, <em>101<\/em> (564), 214-219.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Belliveau, S. B. <em>et al.<\/em> (2006). Farm-level adaptation to multiple risks: Climate change and other concerns. Occasional paper, <em>27<\/em>, University of Guelph, 107 p.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Benjaminsen, T. A. (1996). Bois-\u00e9nergie, d\u00e9boisement et s\u00e9cheresse au Sahel\u00a0: le cas du Gourma malien<em>.<\/em> <em>Revue S\u00e9cheresse<\/em>, <em>7<\/em> (3), 179-185.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Bensaid, A. (2006)<em>. <\/em>SIG et t\u00e9l\u00e9d\u00e9tection pour l\u2019\u00e9tude de l\u2019ensablement dans une zone aride : le cas de la wilaya de Na\u00e2ma (Alg\u00e9rie) (th\u00e8se de doctorat). Universit\u00e9 Joseph Fourier-Grenoble 1, France.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Chamard,\u00a0P. C. et Courel,\u00a0M. F. (1979). Contribution \u00e0 l\u2019\u00e9tude du Sahel volta\u00efque. Causes et cons\u00e9quences de la d\u00e9gradation du couvert v\u00e9g\u00e9tal des dunes, Secteur de Menegou-Bidi (D\u00e9partement du Sahel-sous-pr\u00e9fecture de l\u2019Oudalan).\u00a0<em>Travaux de l\u2019Institut de G\u00e9ographie de Reims<\/em>, <em>39-40<\/em>,\u00a075-90.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Dardel, C. (2014). Entre d\u00e9sertification et reverdissement : Diagnostic des observations spatiales et in situ (th\u00e8se de doctorat). Universit\u00e9 Toulouse, France.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Dieng, D. (1997). Morphodynamique \u00e9olienne et probl\u00e8mes d\u2019ensablement dans la vall\u00e9e du fleuve S\u00e9n\u00e9gal. \u00c9tude de cas : le lac Rkiz et le Koundi (th\u00e8se 3\u00e8me cycle). Universit\u00e9 de Bordeaux 3 Michel de Montaigne, France.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Dubief, J. (1952). Le vent et le d\u00e9placement du sable au Sahara<em>.<\/em> <em>Travaux de l\u2019Institut de Recherches Sahariennes<\/em>, <em>8<\/em>, 123-162.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Faye, E. M. (1997). <em>Impacts \u00e9conomiques et \u00e9cologiques de l\u2019ensablement des cuvettes mara\u00eechers\u00a0: exemple de quelques de la r\u00e9gion de Thi\u00e8s<\/em> (m\u00e9moire de ma\u00eetrise de g\u00e9ographie, Universit\u00e9 Gaston Berger, S\u00e9n\u00e9gal).<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Fensholt, R. et Rasmussen, K. (2011). Analysis of trends in the Sahelian \u2018rain-use efficiency\u2019 using GIMMS NDVI, RFE and GPCP rainfall data. <em>Remote Sensing of Environment<\/em>, <em>115<\/em>, 438-451.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Gal, L. <em>et al.<\/em> (2017). The paradoxical evolution of runoff in the pastoral Sahel: analysis of the hydrological changes over the Agoufou watershed (Mali) using the KINEROS-2 model. <em>Hydrol. Earth Syst. Sci<\/em>., <em>21<\/em>, 4591-4613.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Gautier, F. (1998). Variabilit\u00e9 du r\u00e9gime pluviom\u00e9trique de l'Afrique de l'Ouest non sah\u00e9lienne entre 1950 et 1989. <em>Journal-des Sciences Hydrologiques<\/em>, <em>43<\/em>, 921-935.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Groupe Environnement D\u00e9veloppement et Am\u00e9nagement du Territoire. (2007). <em>\u00c9tude sur le m\u00e9canisme de l\u2019ensablement dans la vall\u00e9e du fleuve Niger<\/em> (rapport final), 159 p.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Mainguet, M. (1984). Le vent, m\u00e9canisme d'\u00e9rosion, de d\u00e9gradation, de d\u00e9sertification<em>.<\/em>\u00a0 <em>Trav. Inst. G\u00e9ogr. Reims<\/em>, <em>59-60<\/em>, 142 p.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Mainguet, M. (1995). <em>L\u2019Homme et la s\u00e9cheresse<\/em>, Paris, France\u00a0: Masson.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Nabil, M. <em>et al.<\/em> (2013, novembre). <em>Contribution de la cartographie g\u00e9omorphologique \u00e0 la compr\u00e9hension de la dynamique \u00e9olienne dans le J\u00e9rid (Sud-ouest de la Tunisie).<\/em> Colloque international \u00ab\u00a0\u00c9rosion \u00e9olienne dans les r\u00e9gions arides \u00e0 semi-arides\u00a0: processus physiques, m\u00e9trologie et technique de lutte\u00a0\u00bb, Djerba, Tunisie.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Niang, A. J. (2008). Les processus morphodynamiques, indicateurs de l\u2019\u00e9tat de la d\u00e9sertification dans le Sud-Ouest de la Mauritanie (th\u00e8se de doctorat). Universit\u00e9 de Li\u00e8ge, Belgique.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Niang, S. (2017). D\u00e9gradation chimique et m\u00e9canique des terres agricoles du Gandiolais (littoral Nord du S\u00e9n\u00e9gal), analyse des dynamiques actuelles d\u2019adaptation (th\u00e8se de doctorat). Universit\u00e9 de Gaston Berger, S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Ouaja, M. <em>et al.<\/em> (2013, novembre). <em>Gen\u00e8se et dynamique s\u00e9dimentaire des d\u00e9p\u00f4ts d\u00e9sertiques de la r\u00e9gion de Nefzaoua<\/em> Colloque international \u00ab\u00a0\u00c9rosion \u00e9olienne dans les r\u00e9gions arides \u00e0 semi-arides\u00a0: processus physiques, m\u00e9trologie et technique de lutte\u00a0\u00bb, Djerba, Tunisie.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Rochette, R. M. (1989). <em>Le Sahel en Lutte contre la D\u00e9sertification. Le\u00e7ons d\u2019exp\u00e9rience<\/em>. Berlin, Allemagne\u00a0: CILSS\/PAC.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Sall, M. M. (1982). Dynamique et morphogen\u00e8se actuelles au S\u00e9n\u00e9gal Occidental (th\u00e8se de doctorat d\u2019\u00c9tat). U.L.P. Strabourg I, France.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Sy, A. A. (2013). Dynamique s\u00e9dimentaire et risques actuels dans l\u2019axe Saint-Louis-Gandiol, littoral Nord du S\u00e9n\u00e9gal, littoral Nord du S\u00e9n\u00e9gal (th\u00e8se de doctorat). Universit\u00e9 Gaston Berger, S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Sy, B. A. (2008). Milieux, S\u00e9cheresse climatique et \u00e9rosion \u00e9olienne. \u00c9tude g\u00e9omorphologique du Sahel s\u00e9n\u00e9galais (th\u00e8se de doctorat \u00e8s lettres et sciences humaines). Universit\u00e9 Gaston Berger, S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Sy, B. A., Bilbao, I. A. et SY, A. A. (2011). R\u00e9sultats des mesures et des observations in situ du mouvement des d\u00e9bits solides \u00e9oliens \u00e0 la station de Gadga dans le Gandiolais au S\u00e9n\u00e9gal.<em> Revue de G\u00e9ographie du Laboratoire Le\u00efdi<\/em>, <em>9<\/em>, 90-104.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Tangara, A. (2010). Donn\u00e9es an\u00e9mom\u00e9triques et charriage de sable sur la c\u00f4te Nord du S\u00e9n\u00e9gal : cas des secteurs de Kayar et Mboro. <em>Revue de g\u00e9ographie du Laboratoire Le\u00efdi<\/em>, <em>8<\/em>, 145-153.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Tidjani, A. A., Ozer, A. Karimoune, S. (2009). Apports de la t\u00e9l\u00e9d\u00e9tection dans l'\u00e9tude de la dynamique environnementale de la r\u00e9gion de Tchago (nord-ouest de Gour\u00e9, Niger). <em>Geo-Eco-Trop<\/em>, <em>33<\/em>, 69-80.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Toudjani, Z. (2013, novembre). <em>Projet de lutte contre l\u2019ensablement des cuvettes oasiennes dans les d\u00e9partements de Gour\u00e9 et de Ma\u00efn\u00e9-soroa (PLECO\/Niger). Objectifs, \u00c9tat de mise en \u0153uvre et perspectives.<\/em> Colloque international \u00ab\u00a0\u00c9rosion \u00e9olienne dans les r\u00e9gions arides \u00e0 semi-arides\u00a0: processus physiques, m\u00e9trologie et technique de lutte\u00a0\u00bb, Djerba, Tunisie.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Veyret, Y <em>et<\/em> <em>al.<\/em> (1998). <em>L\u2019\u00c9rosion\u00a0: entre nature et soci\u00e9t\u00e9<\/em>. Paris, France\u00a0: SEDES.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Veyret, Y.\u00a0et Reghezza, M. (2005). Al\u00e9as et risques dans l\u2019analyse g\u00e9ographique<em>. Annales des mines<\/em>, <em>40<\/em>, 61-69.<\/p>","rendered":"<div class=\"metadata\">\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9&nbsp;: <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans les \u00e9cosyst\u00e8mes sah\u00e9liens, la forte r\u00e9duction du couvert v\u00e9g\u00e9tal, due \u00e0 l\u2019effet m\u00e9moire des s\u00e9cheresses et d\u2019une capacit\u00e9 moins importante de la force de r\u00e9tention des sols, a provoqu\u00e9 la cr\u00e9ation de larges poches de d\u00e9flation. La vuln\u00e9rabilit\u00e9 aux transferts s\u00e9dimentaires dans les paysages dunaires a \u00e9t\u00e9 une cons\u00e9quence manifeste du d\u00e9ficit hydrique et de la pr\u00e9pond\u00e9rance des vitesses morphologiquement efficaces. L\u2019effacement des forces de frottement, coupl\u00e9 aux vents comp\u00e9tents, entretient une remobilisation des cordons dunaires sur le littoral nord du S\u00e9n\u00e9gal. L\u2019objectif de cet article est de quantifier les fr\u00e9quences directionnelles des vents, des d\u00e9bits solides afin de mieux appr\u00e9cier l\u2019importance des transferts s\u00e9dimentaires qui participent \u00e0 la d\u00e9gradation progressive des sols des <em>Niayes<\/em> du Gandiol et \u00e0 l\u2019accentuation de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 de son syst\u00e8me productif. L\u2019approche quantitative permettra de mesurer potentiellement la masse de s\u00e9diments qui se d\u00e9pose dans les cuvettes agricoles du Gandiolais au gr\u00e9 des vents dont le seuil critique est estim\u00e9 localement \u00e0 5,63\u00a0m\/s. Les cuvettes agricoles enregistrent un colmatage de 2,04\u00a0cm\/an, cr\u00e9ent une parent\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique entre les formations dunaires et les bas-fonds et diminuent, par ricochet, la fertilit\u00e9 des cuvettes agricoles.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Mots-cl\u00e9s&nbsp;: <\/strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/approche-quantitative\/\">Approche quantitative<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/cuvettes-agricoles\/\">Cuvettes agricoles<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/dynamique-eolienne\/\">Dynamique \u00e9olienne<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/gandiolais\/\">Gandiolais<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/secheresse\/\">S\u00e9cheresse<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Abstract&nbsp;: <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">In Sahelian ecosystems, the large reduction in vegetation cover due to the memory effect of droughts and a lower capacity of the soil retention changes has led to the creation of large pockets of deflation. Vulnerability to sediment transfer in dune landscapes is a clear consequence of water scarcity and the preponderance of morphologically effective velocities. The erasure of the friction forces coupled with the competent winds maintains a remobilization of the dune cords on the northern coast of Senegal. The objective of this article is to quantify the directional frequencies of winds and solid flows in order to better understand the importance of sedimentary transfers that contribute to the progressive degradation of the Niayes soils of Gandiol and the increased vulnerability of its productive system. The quantitative approach made it possible to measure the mass of sediments deposited in the agricultural basins of the Gandiolais at the wind speed, the critical threshold of which is estimated locally at 5.63m\/s. The agricultural basins record a clogging of 2.04 cm\/year, establishing an inherent kinship between the dune formations and shallows and, in turn, reduce the fertility of agricultural basins.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Keywords&nbsp;: <\/strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/agricultural-basins\/\">Agricultural basins<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/drought\/\">Drought<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/gandiolais\/\">Gandiolais<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/quantitative-approach\/\">Quantitative approach<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/wind-dynamic\/\">Wind dynamic<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Historique de l&rsquo;article<\/strong><br \/><strong>Date de r\u00e9ception&nbsp;: <\/strong>13 f\u00e9vrier 2019<br \/><strong>Date d&rsquo;acceptation&nbsp;: <\/strong>8 juin 2019<br \/><strong>Date de publication&nbsp;: <\/strong>16 octobre 2019<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Type de texte&nbsp;: <\/strong>Article<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les m\u00e9canismes \u00e9oliens au Sahel ont \u00e9t\u00e9, depuis les ann\u00e9es 1970 surtout, une des causes principales de la d\u00e9gradation m\u00e9canique des sols et expriment, de fait, la persistance du d\u00e9ficit hydrique qui a \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine de la remobilisation des s\u00e9diments des ensembles dunaires continentaux et ceux situ\u00e9s sur les c\u00f4tes. Les exemples des lacs <em>Rkiz <\/em>et le<em> Koundi<\/em> en Mauritanie (Dieng, 1997), des r\u00e9gions de Nefzaoua (Ouaja <em>et al<\/em>, 2013), de J\u00e9rid (Nabil <em>et<\/em> <em>al<\/em>, 2013) en Tunisie, du Sahel s\u00e9n\u00e9galais (Sy, 2013), du Trarza mauritanien (Niang, 2008), des cuvettes oasiennes dans les d\u00e9partements de Gour\u00e9 et de Ma\u00efn\u00e9-soroa au Niger (Toudjani et Tidjani, 2013), du bassin du lac Tchad (Abidi <em>et<\/em> <em>al<\/em>, 2013), etc. montrent combien les syst\u00e8mes g\u00e9n\u00e9raux d\u2019action \u00e9olienne (SGAE) sont ouverts et combien les processus morphodynamiques \u00e9oliens sont des indicateurs de la d\u00e9sertification dans les milieux arides et semi-arides. M\u00eame s\u2019il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 une tendance de retour du couvert v\u00e9g\u00e9tal sur la bande de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest qui s\u2019accompagne d\u2019une pluviom\u00e9trie globalement normale et exc\u00e9dentaire depuis le milieu des ann\u00e9es 1990 (Anyamba et Tucker, 2005, Fensholt et Rasmussen, 2011, Dardel, 2014; Gal <em>et<\/em> <em>al<\/em>, 2016), il faut noter qu\u2019\u00e0 des \u00e9chelles locales cette reprise v\u00e9g\u00e9tative n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e et que celles-ci constituent des zones de forte dynamique \u00e9olienne. Ces m\u00e9canismes \u00e9oliens d\u00e9pendent de l\u2019efficacit\u00e9 des vitesses an\u00e9mom\u00e9triques et surtout de l\u2019\u00e9tat de surface du substrat. Mainguet (1995) estime que la notion de vent efficace tourne autour de 4\u00a0m\/s au Sahel. Veyret <em>et<\/em> <em>al.<\/em> (1998) ont d\u00e9montr\u00e9 que pour des sables quartzeux secs de diam\u00e8tre compris entre 500 et 300\u00a0microns, la mise en mouvement exige une vitesse de 5 \u00e0 6\u00a0m\/s. Les travaux de Tidjani, Ozer et Karimoune (2009) dans le Niger oriental ont pu d\u00e9terminer le seuil de saltation qui est de l\u2019ordre de 6\u00a0m\/s pour les sols sableux dunaires faiblement prot\u00e9g\u00e9s par un couvert v\u00e9g\u00e9tal. Dubrief, cit\u00e9 par Niang (2008), consid\u00e8re comme vent efficace celui qui atteint 3\u00a0m\/s. Cette valeur est significative dans le Gandiol puisqu\u2019elle est capable de d\u00e9placer les particules de 160\u00a0microns de diam\u00e8tre. Tangara (2010) estime la vitesse critique de d\u00e9placement des particules \u00e0 4,1\u00a0m\/s sur la c\u00f4te nord du S\u00e9n\u00e9gal<a class=\"footnote\" title=\"Sur la base de 252 observations sur des dunes vives d\u2019in\u00e9gales surfaces de la c\u00f4te nord du S\u00e9n\u00e9gal\" id=\"return-footnote-158-1\" href=\"#footnote-158-1\" aria-label=\"Footnote 1\"><sup class=\"footnote\">[1]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Ainsi, la r\u00e9gion des <em>Niayes<\/em> est le si\u00e8ge d\u2019une dynamique \u00e9olienne intense. Le domaine supratidal de la Grande-C\u00f4te s\u00e9n\u00e9galaise est de moins en moins prot\u00e9g\u00e9 par le rideau de brise-vent (<em>Casuarina equisetifolia<\/em>), ce qui \u00e9rige le vent au rang de facteur agent morphodynamique pr\u00e9dominant. D\u2019autant plus que les dunes littorales et continentales subissent, malgr\u00e9 la reprise pluviom\u00e9trique amorc\u00e9e dans les ann\u00e9es 1990, une revivification de leurs unit\u00e9s respectives. Depuis 1954, la vuln\u00e9rabilit\u00e9 du revers du cordon explique des ouvertures de front de migration des s\u00e9diments (ph\u00e9nom\u00e8nes d\u2019engraissement) issus de la r\u00e9activation des syst\u00e8mes dunaires littoraux \u2013\u00a0dunes blanches et dunes jaunes semi-fix\u00e9es (Sall, 1982).<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">L\u2019action \u00e9olienne est marqu\u00e9e soit par l\u2019ensablement, soit par la r\u00e9activation et la mise en mouvement des s\u00e9diments, soit par le remodelage des formations dunaires. L\u2019espace gandiolais fait appara\u00eetre de plus en plus des aires de d\u00e9flation et d\u2019accumulation. En fait, les processus de d\u00e9gradation ne d\u00e9butent pas dans les ann\u00e9es 1970-1980. Les pr\u00e9mices de cette \u00e9rosion acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e seraient probablement li\u00e9es au resserrement des cycles de s\u00e9cheresse climatique du d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. La conjonction des actions \u00e9oliennes et anthropiques avec l\u2019exploitation des ligneux, l\u2019extension des cultures et de l\u2019habitat induit une potentialit\u00e9 \u00e9rosive des dunes et une migration de ces ensembles dunaires littoraux vers l\u2019int\u00e9rieur qui provoque un ensablement des cuvettes, support de l\u2019activit\u00e9 mara\u00eech\u00e8re, particuli\u00e8rement dans le Gandiolais qui occupe l\u2019extr\u00eame nord de la r\u00e9gion du Niayes et constitue une transition entre le delta du fleuve S\u00e9n\u00e9gal et la r\u00e9gion des Niayes (figure 1).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_159\" aria-describedby=\"caption-attachment-159\" style=\"width: 618px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-159\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Localisation-du-milieu-d\u2019\u00e9tude.jpg\" alt=\"\" width=\"618\" height=\"476\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Localisation-du-milieu-d\u2019\u00e9tude.jpg 618w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Localisation-du-milieu-d\u2019\u00e9tude-300x231.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Localisation-du-milieu-d\u2019\u00e9tude-65x50.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Localisation-du-milieu-d\u2019\u00e9tude-225x173.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Localisation-du-milieu-d\u2019\u00e9tude-350x270.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 618px) 100vw, 618px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-159\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Figure 1. <\/strong>Localisation du milieu d\u2019\u00e9tude. Cette figure et les autres ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es par l&rsquo;auteur.<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Dans le Gandiolais, la dynamique s\u00e9dimentaire autour des cuvettes agricoles est essentiellement provoqu\u00e9e par le vent dans un environnement o\u00f9 99% de la surface est essentiellement constitu\u00e9 de sables h\u00e9rit\u00e9s non \u00e9volu\u00e9s. La d\u00e9flation exerce une action directe sur les particules de sable qui sont mises en mouvement et suivent le syst\u00e8me de pente des cuvettes agricoles \u00e0 fond largement tapiss\u00e9, lequel ne favorise pas une r\u00e9exportation des s\u00e9diments. Le processus de saltation assure 95 \u00e0 97% des d\u00e9placements de particules pratiquement toute l\u2019ann\u00e9e dans un espace o\u00f9 l\u2019agriculture r\u00e9git tous les rapports de production et de consommation. L\u2019approche quantitative n\u00e9cessite une estimation approximative des d\u00e9bits massiques dans l\u2019optique de mieux conna\u00eetre l\u2019\u00e9rosion m\u00e9canique pour la g\u00e9rer ensuite.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">M\u00e9thodologie<\/h2>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Notre m\u00e9thode consiste d\u2019abord \u00e0 traiter les donn\u00e9es de pluviom\u00e9trie de la station de Saint-Louis sur deux s\u00e9ries : une s\u00e9rie longue de 1892 \u00e0 2013 et une s\u00e9rie de 30 ans s\u2019\u00e9talant de 1984 \u00e0 2013. Ce traitement permettra d\u2019observer la diminution progressive de la pluviom\u00e9trie, le changement de l\u2019isohy\u00e8te et le caract\u00e8re plus ou moins exc\u00e9dentaire des cumuls actuels. Les valeurs de la longue s\u00e9rie ont \u00e9t\u00e9 valid\u00e9es par le test des s\u00e9quences sous XLstat avec un intervalle de confiance de 99%. Les tests d\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9, effectu\u00e9s \u00e0 l\u2019aide de la m\u00e9thode de Buishand, ont permis de diviser la s\u00e9rie 1892-2013; ce qui a n\u00e9cessit\u00e9 le calcul du p-value obtenu en utilisant des simulations de Monte Carlo. Il est bas\u00e9 sur deux hypoth\u00e8ses \u00e0 fonctionnement it\u00e9ratif (H0 = les donn\u00e9es sont homog\u00e8nes et Ha = il y a une date \u00e0 partir de laquelle il y a un changement dans les donn\u00e9es). \u00c9tant donn\u00e9 que le p-value exprim\u00e9 sous XLstat est inf\u00e9rieur \u00e0 0,01%, on retient l\u2019hypoth\u00e8se ha qui est exprim\u00e9e \u00e0 partir de l\u2019illustration du test. L\u2019analyse est coupl\u00e9e \u00e0 un lissage de donn\u00e9es de la s\u00e9rie qui permettent d\u2019illustrer l\u2019\u00e9volution de la pluviom\u00e9trie de la station de Saint-Louis.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La m\u00e9thode de caract\u00e9risation de la dynamique \u00e9olienne est bas\u00e9e sur le traitement du param\u00e8tre an\u00e9mom\u00e9trique (direction et vitesse) de la station synoptique de Saint-Louis et les deux stations install\u00e9es \u00e0 Gadga Lahrar. La quantification <em>in situ<\/em> des d\u00e9bits massiques est effectu\u00e9e \u00e0 partir de la m\u00e9thode artisanale de trappe \u00e0 sable dans les cordons dunaires et les cuvettes. Cette derni\u00e8re a l\u2019avantage de quantifier le transport s\u00e9dimentaire en fonction des directions (NW, NE, SW et SE); les autres pi\u00e8ges identifi\u00e9s (pi\u00e8ges \u00e0 coupelle, pi\u00e8ge de type Owens, Leatherman, GTW, etc.) ne le permettent pas.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_160\" aria-describedby=\"caption-attachment-160\" style=\"width: 394px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-160\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Station-\u00e9olienne.jpg\" alt=\"\" width=\"394\" height=\"295\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Station-\u00e9olienne.jpg 394w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Station-\u00e9olienne-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Station-\u00e9olienne-65x49.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Station-\u00e9olienne-225x168.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Station-\u00e9olienne-350x262.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 394px) 100vw, 394px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-160\" class=\"wp-caption-text\">Station \u00e9olienne.<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_161\" aria-describedby=\"caption-attachment-161\" style=\"width: 389px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-161\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Dispositif-de-la-trappe-\u00e0-sables.jpg\" alt=\"\" width=\"389\" height=\"296\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Dispositif-de-la-trappe-\u00e0-sables.jpg 389w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Dispositif-de-la-trappe-\u00e0-sables-300x228.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Dispositif-de-la-trappe-\u00e0-sables-65x49.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Dispositif-de-la-trappe-\u00e0-sables-225x171.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Dispositif-de-la-trappe-\u00e0-sables-350x266.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 389px) 100vw, 389px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-161\" class=\"wp-caption-text\">Dispositif de la trappe \u00e0 sables.<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Trois s\u00e9ries d\u2019exp\u00e9rimentation ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es. L\u2019approche est bas\u00e9e sur le contraste saisonnier qui permet de comparer le fonctionnement \u00e9olien et les \u00e9changes s\u00e9dimentaires au cours de l\u2019ann\u00e9e. Les exp\u00e9rimentations de pi\u00e9geage \u00e0 s\u00e9diments sont r\u00e9alis\u00e9es sur trois p\u00e9riodes de l\u2019ann\u00e9e \u00e9olienne notamment en saison s\u00e8che froide (d\u00e9cembre-janvier), en saison chaude (d\u2019avril \u00e0 mai) et en saison des pluies (septembre). Le rythme de suivi des campagnes d\u00e9pend de la comp\u00e9tence des vents et des observations sur la dynamique \u00e9olienne. L\u2019approche par unit\u00e9 de temps permet de comparer les r\u00e9sultats entre les diff\u00e9rentes saisons de collecte des s\u00e9diments pi\u00e9g\u00e9s et de caract\u00e9riser la morphodynamique d\u2019ensemble dans le Gandiolais.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Ce dispositif de pi\u00e9geage a \u00e9t\u00e9 coupl\u00e9 \u00e0 l\u2019installation de mires \u00e0 la fois dans les dunes et les cuvettes afin d\u2019observer le niveau de colmatage \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des diff\u00e9rentes campagnes d\u2019observation. La m\u00e9thodologie quantitative a permis d\u2019avoir des r\u00e9sultats sur les volumes et les variations s\u00e9dimentaires dans le syst\u00e8me des dunes et Niayes du Gandiol. Les s\u00e9diments r\u00e9colt\u00e9s pendant les campagnes ont \u00e9t\u00e9 quantifi\u00e9s au laboratoire par une balance \u00e9lectrique de pr\u00e9cision pour d\u00e9terminer le bilan massique par saison et par direction. Ce travail a \u00e9t\u00e9 suivi par l\u2019analyse granulom\u00e9trique des s\u00e9diments collect\u00e9s. L\u2019analyse s\u00e9dimentologique a permis enfin d\u2019effectuer le calcul des indices granulom\u00e9triques, les courbes de distribution et les courbes cumulatives \u00e0 l\u2019aide du programme <em>Gradista<\/em>.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Les r\u00e9sultats<\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Une pluviom\u00e9trie d\u00e9ficitaire, facteur d\u00e9clencheur de la porosit\u00e9 de l\u2019environnement imm\u00e9diat des dunes<\/h3>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Le d\u00e9ficit hydrique amorc\u00e9 au d\u00e9but du 20\u00e8me si\u00e8cle, et accentu\u00e9 avec la grande s\u00e9cheresse, marque le d\u00e9clenchement de la forte mobilit\u00e9 dunaire et la revivification des syst\u00e8mes dunaires littoraux et ogoliens. Entre 1984 et 2013, quelque 47% des totaux pluviom\u00e9triques restent d\u00e9ficitaires, c\u2019est-\u00e0-dire inf\u00e9rieurs \u00e0 la moyenne estim\u00e9e \u00e0 267 mm. Les \u00e9carts \u00e0 la moyenne peuvent, toutefois, atteindre environ 55% \u00e0 la station de Saint-Louis. Ces derniers sont compris entre -6 et -209 mm entre 1984 et 2000 avec dix ann\u00e9es s\u00e8ches o\u00f9 les \u00e9carts sont \u00e9lev\u00e9s. Les ann\u00e9es 1992 et 1996 traduisent une accentuation du d\u00e9ficit hydrique avec respectivement 60,4 et 84 mm. Tandis que les \u00e9carts \u00e0 la moyenne entre 2000 et 2013 sont de l\u2019ordre de -6 \u00e0 -128 mm avec quatre ann\u00e9es s\u00e8ches o\u00f9 les \u00e9carts n\u00e9gatifs restent faibles. Les exc\u00e9dents peuvent \u00e9galement atteindre 300 mm (ann\u00e9e 2010 par exemple). Depuis 2010, la station de Saint-Louis est exc\u00e9dentaire de 9 \u00e0 326 mm par rapport \u00e0 la moyenne.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Le test d\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 fait ressortir cette rupture dans la longue s\u00e9rie pluviom\u00e9trique en m\u00eame temps que les moyennes associ\u00e9es \u00e0 chaque segment ou s\u00e9rie temporelle (figure 2). Elle est identifi\u00e9e \u00e0 partir du d\u00e9but des ann\u00e9es 1970 et met en place une tendance qui structure actuellement la s\u00e9rie pluviom\u00e9trique de la station de Saint-Louis. La normale actuelle \u00e0 la station de Saint-Louis est moins importante compar\u00e9e \u00e0 la p\u00e9riode de 1892 \u00e0 1970. La tendance plus ou moins r\u00e9guli\u00e8re de la pluviom\u00e9trie n\u2019a pas encore permis au couvert v\u00e9g\u00e9tal de se r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer d\u2019o\u00f9 la forte porosit\u00e9 de l\u2019espace (figure 2).<\/p>\n<figure id=\"attachment_162\" aria-describedby=\"caption-attachment-162\" style=\"width: 722px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-162\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Test-d\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9-et-identification-des-ruptures-de-1892-2013.jpg\" alt=\"\" width=\"722\" height=\"442\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Test-d\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9-et-identification-des-ruptures-de-1892-2013.jpg 722w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Test-d\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9-et-identification-des-ruptures-de-1892-2013-300x184.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Test-d\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9-et-identification-des-ruptures-de-1892-2013-65x40.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Test-d\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9-et-identification-des-ruptures-de-1892-2013-225x138.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Test-d\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9-et-identification-des-ruptures-de-1892-2013-350x214.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 722px) 100vw, 722px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-162\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Figure 2. <\/strong>Test d\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 et identification des ruptures de 1892-2013.<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les m\u00eames traitements d\u2019ajustement de loi \u00e0 partir des tests non param\u00e9triques sur une longue s\u00e9rie de donn\u00e9es de 1892 \u00e0 2013 confirment l\u2019appartenance de la zone dans l\u2019isohy\u00e8te 300 \u00e0 400\u00a0mm. Il y a donc une diff\u00e9rence d\u2019environ de 100\u00a0mm par rapport \u00e0 l\u2019isohy\u00e8te de la s\u00e9rie de 1984 \u00e0 2013 confirmant la translation des isohy\u00e8tes dans le secteur de Saint-Louis.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Efficacit\u00e9 de l\u2019\u00e9nergie \u00e9olienne dans le Gandiol<\/h3>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">L\u2019efficacit\u00e9 \u00e9olienne dans le Gandiol est caract\u00e9ris\u00e9e par la grande fr\u00e9quence des vents du NW tr\u00e8s comp\u00e9tents. Ces vents morphodynamiquement tr\u00e8s actifs (Chamard et Courel, 1979) se manifestent, en g\u00e9n\u00e9ral, de f\u00e9vrier \u00e0 juillet et remobilisent les particules rendues vuln\u00e9rables \u00e0 la d\u00e9flation par des flux constants, voire multidirectionnels et globalement efficaces tout au long des saisons d\u2019intenses d\u00e9flations.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les vents du N et du NE persistent du mois d\u2019octobre au mois d\u2019avril. Sur la s\u00e9quence d\u2019observation du param\u00e8tre an\u00e9mom\u00e9trique de 1980 \u00e0 2011, les valeurs du cadran N croissent entre cet intervalle et atteignent 50 \u00e0 78% de la dynamique \u00e9olienne en mars et avril. La direction N dispara\u00eet pratiquement entre juillet et septembre. Le cadran NE enregistre les hautes valeurs entre novembre et janvier avec un cumul de 48% en d\u00e9cembre.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Pendant la saison des pluies, la direction des vents s\u2019inverse en faveur du cadran NW et de la direction cardinale W. Le changement de direction des flux s\u2019explique par les fortes rentr\u00e9es de la mousson qui renvoie l\u2019anticyclone des A\u00e7ores plus au nord. Les valeurs calcul\u00e9es \u00e0 partir des observations de la m\u00eame s\u00e9quence estiment les moyennes \u00e0 environ 54% pour le W, de juillet \u00e0 septembre, contre 32% pour le cadran NW (juin-septembre). Ce dernier est plus \u00e9tal\u00e9 que la composante W.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La vitesse de d\u00e9placement des particules d\u00e9passe souvent le seuil critique local estim\u00e9 \u00e0 5,63\u00a0m\/s. Il faut aussi articuler tout cela \u00e0 une saison s\u00e8che qui couvre les 3\/4 de l\u2019ann\u00e9e \u00e9olienne, soit les 2\/3 du total des vents annuels avec un nombre de jours potentiellement \u00e9rosifs sup\u00e9rieur au 2\/3 pendant les mois de d\u00e9flation importante (mars, avril surtout). Ce qui expose les unit\u00e9s dunaires non stabilis\u00e9es \u00e0 la d\u00e9flation. L\u2019analyse des vitesses illustre l\u2019importance du d\u00e9passement du seuil critique, ce qui constitue aussi un indice du d\u00e9ficit hydrique.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les classes de vitesse [0,0 \u00e0 4,4 m\/s] restent faibles alors que les classes [6,5 \u00e0 8,4 m\/s] et [8,5 \u00e0 10,4 m\/s] occupent 67% des observations s\u00e9quentielles. Ces intensit\u00e9s sont \u00e0 peu pr\u00e8s similaires \u00e0 celles enregistr\u00e9es sur la p\u00e9riode 2000-2008 dans tout le littoral de la Grande-C\u00f4te o\u00f9 les vitesses comprises entre 4,1 et 5,8 m\/s occupent de 44,4 \u00e0 48,8% des vents actifs. L\u2019intervalle 6 \u00e0 7,2 m\/s cumule 20,5 \u00e0 25% des vents morphologiquement actifs. Les vitesses de l\u2019ordre de 8 \u00e0 9 m\/s repr\u00e9sentent une moyenne de 17,5% entre 2000 et 2008. L\u2019observation des individus an\u00e9mom\u00e9triques \u00e0 la station de Gadga entre mars et ao\u00fbt met en \u00e9vidence une baisse simultan\u00e9e des vitesses maximales et minimales dans la zone. Les moyennes maximales passent au niveau des formations dunaires de 9,99 m\/s (en mars), 9,4 m\/s (en avril), 6,31 m\/s (en juillet,) 9,42 m\/s (en ao\u00fbt) \u00e0 8,75 m\/s en septembre et les vitesses moyennes minimales de 5,52 m\/s en mars \u00e0 4,12 m\/s en ao\u00fbt. Les vitesses comprises entre 4 et 6 m\/s ne sont significatives qu\u2019\u00e0 moins de 18%. \u00c0 partir du moment o\u00f9 la vitesse seuil est \u00e9tablie \u00e0 5,63 m\/s, toutes les valeurs en dessous de ce seuil critique ont une faible capacit\u00e9 d\u2019amorcer la saltation. Ainsi, plus de 80% des s\u00e9diments dunaires sont transport\u00e9s par des vitesses de 7 \u00e0 9 m\/s. \u00c9tant donn\u00e9 que la vitesse 8 m\/s est dominante, tous les s\u00e9diments sont transport\u00e9s par une saltation qui mobilise pr\u00e8s de 95% de s\u00e9diments.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">En revanche, les cuvettes enregistrent des vitesses plus faibles. Les vitesses maximales passent de 7,37 \u00e0 5,28\u00a0m\/s. Les faibles vitesses enregistr\u00e9es dans les d\u00e9pressions s\u2019expliquent par la topographie et les pieds de l\u2019esp\u00e8ce <em>Casuarina equisetifolia <\/em>qui se comportent comme des brise-vents. Les Niayes fonctionnent comme des bassins de collecte, une zone de d\u00e9p\u00f4t o\u00f9 l\u2019\u00e9coulement des flux subit l\u2019effet des forces de frottement.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Directions pr\u00e9f\u00e9rentielles des s\u00e9diments et bilan massique<\/h3>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La direction pr\u00e9f\u00e9rentielle des d\u00e9bits massiques est \u00e9tudi\u00e9e pour les trois saisons d\u2019observation\u00a0et pour les diff\u00e9rentes unit\u00e9s (dunes et cuvettes)\u00a0: la saison s\u00e8che froide, la saison s\u00e8che chaude et la saison des pluies.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\"><strong>La saison s\u00e8che froide<\/strong>. Dans les dunes, les cadrans NW et NE dominent de 58,78 \u00e0 75,58% de la proportion de sable d\u00e9plac\u00e9. La p\u00e9riode individualise la pr\u00e9dominance du secteur nord, soit 59% de particules en transit dans la dune entre d\u00e9cembre et janvier et 75% des d\u00e9bits massiques entre janvier et f\u00e9vrier. La pr\u00e9pond\u00e9rance de ces secteurs s\u2019explique par la permanence des vents du Nord avec 80 \u00e0 85% dans la rose des vents. Entre d\u00e9cembre et janvier, une diff\u00e9rence plus ou moins de 20% s\u2019\u00e9tablit entre les cadrans NW et NE, ce dernier \u00e9tant plus important en d\u00e9cembre o\u00f9 il peut atteindre 45,45% des vents enregistr\u00e9s. Les proportions des cadrans SW et SE sont plus ou moins faibles. Les valeurs sont comprises entre 24,36 \u00e0 41,21% du volume s\u00e9dimentaire mis en mouvement avec une l\u00e9g\u00e8re dominance du secteur SE.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Dans les cuvettes, le cumul des directions NW et NE se situe entre 71,19 \u00e0 84,64%. Elles laissent une faible marge de man\u0153uvre pour les cadrans SW et SE dont les proportions sont comprises entre 15,96 et 28,81%. Le cadran SW peut atteindre une proportion plus importante que le cadran NE sur la m\u00eame p\u00e9riode d\u2019observation. Le cadran SE garde les m\u00eames valeurs entre d\u00e9cembre et f\u00e9vrier ce qui n\u2019est pas le cas pour les autres directions. Entre d\u00e9cembre et janvier, 81,68% de particules sableuses suivent les directions NW et SW. De janvier \u00e0 f\u00e9vrier, le fonctionnement normal saisonnier revient au niveau des cuvettes avec un renversement de la tendance s\u00e9dimentaire o\u00f9 les secteurs NE et NW cumulent 84,04% des sables mis en mouvement par saltation avec 60% des s\u00e9diments transitant vers le NE.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\"><strong>La saison s\u00e8che chaude<\/strong>. Au niveau de la dune raviv\u00e9e, les quatre directions sont toutes comp\u00e9tentes avec une dominance des cadrans SW et NW. L\u2019importance du secteur sud est indicatrice de la p\u00e9n\u00e9tration des flux de mousson en juin. La tendance directionnelle est assez homog\u00e8ne pour le NW et le SW avec des pourcentages de 37,81% (NW), de 3,28% (NE) et de 39,09% (SW) et de 19,83% (SE).<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Dans la d\u00e9pression, les particules en mouvement \u00e9pousent un circuit s\u00e9dimentaire transversal et homog\u00e8ne (NW = 33,09%; NE = 20,18%; SW = 25,07%; 21,66%). L\u2019approche de la saison des pluies ne semble pas jouer en faveur d\u2019une r\u00e9orientation forte des s\u00e9diments vers le sud. Les conditions locales, autrement dit, la pente et la configuration du bas-fond, peuvent d\u00e9jouer la logique saisonni\u00e8re.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\"><strong>La saison des pluies<\/strong>. La transition saisonni\u00e8re traduit \u00e9galement une variation dans la direction pr\u00e9f\u00e9rentielle des particules de sable. La modification de la dynamique s\u00e9dimentaire est la cons\u00e9quence de la r\u00e9orientation des vents vers le secteur m\u00e9ridional pendant cette p\u00e9riode et la protection du sol. Les cadrans NW et SW cumulent 61,22% des particules pi\u00e9g\u00e9es au sommet des dunes et \u00e9pousent partiellement la rose des vents. Les vents du cadran SW deviennent tr\u00e8s comp\u00e9tents \u00e0 la fin du mois de juin qui correspond au d\u00e9but de la saison des pluies dans le Gandiol (au plan morphodynamique).<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les proportions dans les Niayes sont largement domin\u00e9es par le secteur NE avec 43,13%. Les cadrans NW, SW et SE occupent respectivement : 21,92%, 15,89% et 19,07%. Ce qui confirme l\u2019hypoth\u00e8se qu\u2019il n\u2019existe pas dans les cuvettes une relation directe entre la transition saisonni\u00e8re et la direction pr\u00e9f\u00e9rentielle des particules sableuses o\u00f9 les secteurs SW et NW seraient les secteurs dominants en saison pluvieuse. La logique saisonni\u00e8re s\u2019applique plut\u00f4t au niveau des surfaces dunaires largement \u00e9tendues et expos\u00e9es \u00e0 la d\u00e9flation.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Au total, dans les dunes comme dans les bas-fonds, le cadran NW reste le secteur dominant et s\u2019explique par la persistance des aliz\u00e9s maritimes presque toute l\u2019ann\u00e9e \u00e9olienne \u00e0 Saint-Louis et au-del\u00e0 sur toute la Grande-C\u00f4te. La connaissance des directions pr\u00e9f\u00e9rentielles permet de comprendre l\u2019organisation de la direction des flux s\u00e9dimentaires et l\u2019importance relative des d\u00e9bits massiques sur certains secteurs directionnels.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Estimation des d\u00e9bits massiques<\/h3>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\"><strong>En saison s\u00e8che froide<\/strong>, les directions NW, NE, SW, SE enregistrent des moyennes journali\u00e8res respectives 295,85g, 222,40g, 26,44g et 141g. L\u2019importance des deux premi\u00e8res directions est relative \u00e0 l\u2019accentuation des vents du Nord \u00e0 partir de novembre et surtout le secteur NE qui peut cumuler 45,45% en d\u00e9cembre, 23,52% en novembre, 32,35% en janvier et 17,14% en f\u00e9vrier. Les cuvettes cumulent 106,76 g, soit une moyenne journali\u00e8re de 0,94g (NW), 2,26g (NE), 0,28g (SW) et 0,33g (SE).<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\"><strong>En saison s\u00e8che chaude<\/strong>, le gradient de d\u00e9placement des particules se colle \u00e0 celui des directions pr\u00e9f\u00e9rentielles du NW, NE, SW et SE. La dynamique \u00e9olienne pendant la saison s\u00e8che, particuli\u00e8rement les mois de mars et d\u2019avril, est essentiellement due \u00e0 la fr\u00e9quence des vents efficaces. Les 4 directions enregistrent une moyenne de d\u00e9p\u00f4t de 236,61 g\/jour dans le cordon dunaire et une moyenne de 3,25 g\/jour dans les Ndioukis. En consid\u00e9rant ces 2 moyennes, on a estim\u00e9 que la quantit\u00e9 de sable mis en mouvement et transport\u00e9 par saltation au niveau des dunes raviv\u00e9es repr\u00e9sente 98,95%, les cuvettes n\u2019enregistrent que 1,05% du total de s\u00e9diments. En outre, la saison s\u00e8che domine \u00e0 59,26% du transport s\u00e9dimentaire, soit les 3\/5 de la dynamique d\u2019ensablement dans le cordon dunaire.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Dans la d\u00e9pression, la saison s\u00e8che domine avec 79,75%, soit 4\/5 de la masse sableuse durant l\u2019ann\u00e9e. En effet, l\u2019ass\u00e8chement des particules provoqu\u00e9 par une forte \u00e9vaporation d\u00e9clenche le manque de coh\u00e9sion et la diminution de la force \u00e9lectrostatique entre les particules; ce qui entra\u00eene une plus grande sensibilit\u00e9 \u00e0 la d\u00e9flation et au transport.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\"><strong>En saison des pluies<\/strong>, le transit s\u00e9dimentaire diminue tr\u00e8s sensiblement dans les 4 directions pr\u00e9f\u00e9rentielles. La protection jou\u00e9e \u00e0 la fin de cette p\u00e9riode par le couvert v\u00e9g\u00e9tal explique que l\u2019on ne retrouve pas les m\u00eames conditions d\u2019\u00e9rosion au passage de l\u2019hivernage \u00e0 la saison s\u00e8che (Veyret <em>et<\/em> <em>al<\/em>., 1998, p. 278). Les modifications de la surface dunaire sont plus accentu\u00e9es dans les dunes ogoliennes que celles littorales vives o\u00f9 la nature des quartz et les embruns marins ne permettent pas un d\u00e9veloppement rapide du tapis herbac\u00e9.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La saison des pluies cumule 40,74% des s\u00e9diments transport\u00e9s, soit 2\/5 du stock s\u00e9dimentaire dans la dune raviv\u00e9e. Par contre, dans les Ndioukis, la masse sableuse repr\u00e9sente 20,24% de la masse totale.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Cette diminution dans la rose s\u00e9dimentaire est \u00e9troitement li\u00e9e aux modifications dans le fonctionnement \u00e9olien, aux conditions physiques et biologiques du milieu gandiolais. La conjugaison de la grande dispersion de la rose des vents, le fl\u00e9chissement des vitesses maximales, l\u2019humidification et l\u2019apparition du tapis herbac\u00e9 permettent d\u2019\u00e9lucider cette baisse sensible de la rose s\u00e9dimentaire pendant la saison des pluies\u00a0: cela s\u2019observe plus dans les dunes ogoliennes qu\u2019au niveau des syst\u00e8mes dunaires littoraux du Gandiol.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_163\" aria-describedby=\"caption-attachment-163\" style=\"width: 947px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-163 size-full\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Directions-pr\u00e9f\u00e9rentielles-des-s\u00e9diments-en-fonction-des-saisons.jpg\" alt=\"\" width=\"947\" height=\"359\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Directions-pr\u00e9f\u00e9rentielles-des-s\u00e9diments-en-fonction-des-saisons.jpg 947w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Directions-pr\u00e9f\u00e9rentielles-des-s\u00e9diments-en-fonction-des-saisons-300x114.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Directions-pr\u00e9f\u00e9rentielles-des-s\u00e9diments-en-fonction-des-saisons-768x291.jpg 768w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Directions-pr\u00e9f\u00e9rentielles-des-s\u00e9diments-en-fonction-des-saisons-65x25.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Directions-pr\u00e9f\u00e9rentielles-des-s\u00e9diments-en-fonction-des-saisons-225x85.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Directions-pr\u00e9f\u00e9rentielles-des-s\u00e9diments-en-fonction-des-saisons-350x133.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 947px) 100vw, 947px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-163\" class=\"wp-caption-text\">Figure 3a. Directions pr\u00e9f\u00e9rentielles des s\u00e9diments en saison s\u00e8che froide<\/figcaption><\/figure>\n<figure id=\"attachment_164\" aria-describedby=\"caption-attachment-164\" style=\"width: 930px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-164 size-full\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Directions-pr\u00e9f\u00e9rentielles-des-s\u00e9diments-en-fonction-des-saisons-2.jpg\" alt=\"\" width=\"930\" height=\"353\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Directions-pr\u00e9f\u00e9rentielles-des-s\u00e9diments-en-fonction-des-saisons-2.jpg 930w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Directions-pr\u00e9f\u00e9rentielles-des-s\u00e9diments-en-fonction-des-saisons-2-300x114.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Directions-pr\u00e9f\u00e9rentielles-des-s\u00e9diments-en-fonction-des-saisons-2-768x292.jpg 768w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Directions-pr\u00e9f\u00e9rentielles-des-s\u00e9diments-en-fonction-des-saisons-2-65x25.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Directions-pr\u00e9f\u00e9rentielles-des-s\u00e9diments-en-fonction-des-saisons-2-225x85.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Directions-pr\u00e9f\u00e9rentielles-des-s\u00e9diments-en-fonction-des-saisons-2-350x133.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 930px) 100vw, 930px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-164\" class=\"wp-caption-text\">Figure 3b. Directions pr\u00e9f\u00e9rentielles des s\u00e9diments en saison s\u00e8che chaude<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les tableaux 1 et 2 r\u00e9sument les tendances s\u00e9dimentaires dans les diff\u00e9rentes campagnes de pi\u00e9geage et fournissent le bilan massique de la s\u00e9quence d\u2019observation.<\/p>\n<table>\n<caption>Tableau 1. Poids (en g) r\u00e9colt\u00e9s par direction et par saison de collecte dans la dune<\/caption>\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>Saisons<\/strong><\/td>\n<td><strong>Saison s\u00e8che froide<\/strong><\/td>\n<td><strong>Saison s\u00e8che chaude<\/strong><\/td>\n<td><strong>Saison des pluies<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>NW<\/td>\n<td>8283,70<\/td>\n<td>8 230,82<\/td>\n<td>9 311,70<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>NE<\/td>\n<td>6227,22<\/td>\n<td>713,31<\/td>\n<td>6 320,94<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>SW<\/td>\n<td>740,270<\/td>\n<td>8 508,01<\/td>\n<td>9 527,80<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>SE<\/td>\n<td>3 947,93<\/td>\n<td>4 315,57<\/td>\n<td>5 613,49<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Total<\/td>\n<td>19 199,12<\/td>\n<td>21 767,71<\/td>\n<td>30 773,93<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les poids pi\u00e9g\u00e9s sont importants \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la saison de d\u00e9flation. En consid\u00e9rant l\u2019ann\u00e9e, c\u2019est environ 59 865,5g qui ont transit\u00e9 par roulage ou par saltation sur une largeur de 19 cm (cf. tableau 3).<\/p>\n<table>\n<caption>Tableau 2. Poids (en g) r\u00e9colt\u00e9s par direction et par saison de collecte dans la d\u00e9pression<\/caption>\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>Saisons<\/strong><\/td>\n<td><strong>Saison s\u00e8che froide<\/strong><\/td>\n<td><strong>Saison s\u00e8che chaude<\/strong><\/td>\n<td><strong>Saison des pluies<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>NW<\/td>\n<td>26,45<\/td>\n<td>2,23<\/td>\n<td>65,53<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>NE<\/td>\n<td>63,27<\/td>\n<td>1,36<\/td>\n<td>128,93<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>SW<\/td>\n<td>7,87<\/td>\n<td>1,69<\/td>\n<td>47,49<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>SE<\/td>\n<td>9,17<\/td>\n<td>1,46<\/td>\n<td>57,00<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Total<\/td>\n<td>106,76<\/td>\n<td>6,74<\/td>\n<td>298,95<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les poids pi\u00e9g\u00e9s sont consid\u00e9rablement r\u00e9duits au niveau de la d\u00e9pression, soit un total de 413\u00a0grammes pour l\u2019ensemble des saisons de d\u00e9flation contre 59\u00a0856,5\u00a0grammes sur la dune. Ces r\u00e9sultats traduisent l\u2019importance des brise-vents dans la protection des <em>Niayes <\/em>et des <em>Ndioukis<\/em> le long du littoral du S\u00e9n\u00e9gal. En effet, la valeur relative du poids de la station de la cuvette par rapport au poids total des 2 stations d\u2019observation (60 278,5 grammes) est inf\u00e9rieure 2% (1,45% pr\u00e9cis\u00e9ment).<\/p>\n<table>\n<caption>Tableau 3. D\u00e9bits solides\/g en transit par m\u00e8tre de largeur du courant \u00e9olien<a class=\"footnote\" title=\"Certains chiffres du tableau sont arrondis.\" id=\"return-footnote-158-2\" href=\"#footnote-158-2\" aria-label=\"Footnote 2\"><sup class=\"footnote\">[2]<\/sup><\/a><\/caption>\n<tbody>\n<tr>\n<th><\/th>\n<th>NW<\/th>\n<th>NE<\/th>\n<th>SW<\/th>\n<th>SE<\/th>\n<th>Total<\/th>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Dune<\/td>\n<td>135 926<\/td>\n<td>6 982<\/td>\n<td>98 821<\/td>\n<td>73 353<\/td>\n<td>315 082<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Cuvette<\/td>\n<td>496<\/td>\n<td>1 019<\/td>\n<td>300<\/td>\n<td>356<\/td>\n<td>2171<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Total<\/td>\n<td>136 422<\/td>\n<td>8 001<\/td>\n<td>99 121<\/td>\n<td>73709<\/td>\n<td>317 253<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>En %<\/td>\n<td>43<\/td>\n<td>2,52<\/td>\n<td>31,24<\/td>\n<td>23,23<\/td>\n<td>100<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Par rapport aux espaces mara\u00eechers, le tableau 3 indique que 43% des d\u00e9bits solides \u00e9oliens sont d\u00e9plac\u00e9s du cadran NW au cadran SE, c\u2019est-\u00e0-dire dans le sens estran-revers du cordon vif-Niayes. Le cadran SW fait 31,24% (m\u00eame sens de migration des s\u00e9diments), soit un total de 74,24% des vents comp\u00e9tents qui soufflent dans la direction des bas-fonds. Ces chiffres indiquent l\u2019importance des d\u00e9bits solides qui ensevelissent les jardins mara\u00eechers le long du littoral nord du S\u00e9n\u00e9gal et justifient l\u2019urgence du renouvellement du rideau des brise-vents.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les donn\u00e9es quantifi\u00e9es sont obtenues \u00e0 partir d\u2019une surface d\u2019exp\u00e9rimentation de 0,1026\u00a0m2. Ces quantit\u00e9s sont plus pertinentes si elles sont appr\u00e9ci\u00e9es sur des surfaces correspondant aux bases factorielles dans le Gandiol. Les extrapolations sur un hectare (10\u00a0000\u00a0m2) et 500\u00a0m2 \u00e0 partir des cumuls des volumes s\u00e9dimentaires expriment un risque morphog\u00e9nique diffus et acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 mettant en p\u00e9ril les bases de la production mara\u00eech\u00e8re. L\u2019extrapolation r\u00e9pond plus \u00e0 des logiques d\u2019espace qu\u2019\u00e0 des logiques statistiques ou g\u00e9ostatistiques. Elle suppose que les quantit\u00e9s de d\u00e9bits massiques s\u2019inscrivent dans une r\u00e9alit\u00e9 morphodynamique o\u00f9 les conditions d\u2019exp\u00e9rimentation et d\u2019action du vent sont homog\u00e8nes sur tout le segment dunaire consid\u00e9r\u00e9. Le caract\u00e8re monotone du substrat dunaire du Gandiol et l\u2019importance de l\u2019efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique du vent valident l\u2019extrapolation et le bilan massique (tableaux 4 et 5).<\/p>\n<table>\n<caption>Tableau 4. Bilan massique par extrapolation sur un hectare<\/caption>\n<tbody>\n<tr>\n<th>Unit\u00e9 d\u2019observation<\/th>\n<th>Saison d\u2019observation<\/th>\n<th>Quantit\u00e9 en g\/ha\/mois<\/th>\n<th>Quantit\u00e9 en tonne\u00a0\/ha\/mois<\/th>\n<th>Quantit\u00e9 en g\/ha\/jour<\/th>\n<th>Quantit\u00e9 en tonne\u00a0\/ha\/jour<\/th>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Dune<\/td>\n<td>Saison s\u00e8che froide<\/td>\n<td>1.871.259.259<\/td>\n<td>1871,259<\/td>\n<td>66.830.687,83<\/td>\n<td>66,830<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Cuvette<\/td>\n<td>10.405.458,09<\/td>\n<td>10,405<\/td>\n<td>371.623<\/td>\n<td>0,371<\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Dune<\/td>\n<td>Saison s\u00e8che chaude<\/td>\n<td>2.121.609.162<\/td>\n<td>2121,609<\/td>\n<td>75.771.775,78<\/td>\n<td>75,771<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Cuvette<\/td>\n<td>656.920.078<\/td>\n<td>656,920<\/td>\n<td>23.461,43<\/td>\n<td>0,023<\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Dune<\/td>\n<td>Saison des pluies<\/td>\n<td>2.999.408.382<\/td>\n<td>2999,408<\/td>\n<td>107.121.727,9<\/td>\n<td>107,121<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Cuvette<\/td>\n<td>291.374.269<\/td>\n<td>291,374<\/td>\n<td>1.040.622<\/td>\n<td>1,040<\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table>\n<caption>Tableau 5. Bilan massique par extrapolation sur une parcelle de 500 m2<\/caption>\n<tbody>\n<tr>\n<th>\u00a0\u00a0 Unit\u00e9 d\u2019observation<\/th>\n<th>Saison d\u2019observation<\/th>\n<th>Quantit\u00e9 en g\/500\u00a0m2\/mois<\/th>\n<th>Quantit\u00e9 en tonnes\u00a0\/500\u00a0m2\/mois<\/th>\n<th>Quantit\u00e9 en g\/500\u00a0m2\/jour<\/th>\n<th>Quantit\u00e9 en tonne \/500\u00a0m2\/jour<\/th>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Dune<\/td>\n<td>Saison s\u00e8che froide<\/td>\n<td>93562962,96<\/td>\n<td>93,562<\/td>\n<td>3 118 765,432<\/td>\n<td>3,118<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Cuvette<\/td>\n<td>520 272,904<\/td>\n<td>0,520<\/td>\n<td>17 342,43015<\/td>\n<td>0,017<\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Dune<\/td>\n<td>Saison s\u00e8che chaude<\/td>\n<td>106 080 458<\/td>\n<td>106,080<\/td>\n<td>3 536 015,27<\/td>\n<td>3,536<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Cuvette<\/td>\n<td>3 370<\/td>\n<td>0,003<\/td>\n<td>112,33<\/td>\n<td>0,0001<\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Dune<\/td>\n<td>Saison des pluies<\/td>\n<td>149970419,1<\/td>\n<td>149,970<\/td>\n<td>4 999 013,97<\/td>\n<td>4,999<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Cuvette<\/td>\n<td>1456871,245<\/td>\n<td>1,456<\/td>\n<td>48 562,375<\/td>\n<td>0,048<\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les d\u00e9bits massiques d\u00e9pos\u00e9s dans les cuvettes ou qui sont susceptibles d\u2019y \u00eatre sont tr\u00e8s importants si le processus de transport n\u2019est pas stabilis\u00e9. Les vitesses d\u2019\u00e9rosion sur la dune et de s\u00e9dimentation dans les bas-fonds ont \u00e9t\u00e9 obtenues \u00e0 partir des relev\u00e9s de mire. La vitesse d\u2019\u00e9rosion sur la dune est estim\u00e9e \u00e0 4,2\u00a0cm\/an alors la s\u00e9dimentation des Ndioukis est estim\u00e9e empiriquement \u00e0 1,75\u00a0cm\/an. Les valeurs n\u00e9gatives obtenues au sommet de la dune traduisent l\u2019importance du d\u00e9placement des s\u00e9diments. Les Ndioukis n\u2019enregistrent pas de valeurs n\u00e9gatives sur les observations. La tendance est \u00e0 l\u2019accumulation. L\u2019\u00e9paisseur de la s\u00e9dimentation obtenue \u00e0 partir des relev\u00e9s de mire s\u2019approche approximativement des r\u00e9sultats de Sy <em>et<\/em> <em>al<\/em> (2011) qui estiment cette valeur \u00e0 2,4\u00a0cm\/an. La moyenne entre les valeurs de la m\u00e9thode th\u00e9orique de ces auteurs et celle obtenue <em>in situ <\/em>par mire est estim\u00e9e \u00e0 2.075\u00a0cm\/an, taux suffisant pour transformer la composition granulom\u00e9trique des cuvettes.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les courbes de distribution d\u00e9montrent une parent\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique tr\u00e8s forte entre les Niayes et les dunes; ce qui confirme l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un renforcement des \u00e9changes s\u00e9dimentaires et une redistribution s\u00e9dimentaire en faveur des particules grossi\u00e8res (figures 4 et 5).<\/p>\n<figure id=\"attachment_166\" aria-describedby=\"caption-attachment-166\" style=\"width: 455px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-166\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Courbe-de-distribution-des-dunes.jpg\" alt=\"\" width=\"455\" height=\"444\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Courbe-de-distribution-des-dunes.jpg 437w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Courbe-de-distribution-des-dunes-300x292.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Courbe-de-distribution-des-dunes-65x63.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Courbe-de-distribution-des-dunes-225x219.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Courbe-de-distribution-des-dunes-350x341.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 455px) 100vw, 455px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-166\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Figure 4. <\/strong>Courbe de distribution des dunes.<\/figcaption><\/figure>\n<figure id=\"attachment_167\" aria-describedby=\"caption-attachment-167\" style=\"width: 462px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-167\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Courbe-de-distribution-des-Cuvettes.jpg\" alt=\"\" width=\"462\" height=\"443\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Courbe-de-distribution-des-Cuvettes.jpg 443w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Courbe-de-distribution-des-Cuvettes-300x288.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Courbe-de-distribution-des-Cuvettes-65x62.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Courbe-de-distribution-des-Cuvettes-225x216.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Courbe-de-distribution-des-Cuvettes-350x336.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 462px) 100vw, 462px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-167\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Figure 5. <\/strong>Courbe de distribution des Cuvettes.<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Le caract\u00e8re bimodal de la distribution granulom\u00e9trique, centr\u00e9e sur les sables moyens et fins, valide l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une accentuation des \u00e9changes entre le revers du cordon des dunes blanches vives et les Niayes (bas-fonds) et une perte progressive d\u2019\u00e9l\u00e9ments fins dans les cuvettes mara\u00eech\u00e8res du littoral nord du S\u00e9n\u00e9gal. La lecture combin\u00e9e des deux courbes de distribution montre une r\u00e9partition des sables sur deux modes essentiellement : les sables moyens et les sables fins. De la Niaye typique au Ndiouki, la fraction grossi\u00e8re en moyenne (0,125 mm-0,5 mm) a augment\u00e9 de 26% : c\u2019est ce qui explique les effets du vent avec la pr\u00e9dominance de la saltation qui repr\u00e9sente presque 97% du transport de particules.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Discussion<\/h2>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">L\u2019\u00e9rosion \u00e9olienne accentu\u00e9e par la destruction du couvert v\u00e9g\u00e9tal a fini par donner \u00e0 cet espace g\u00e9ographique l\u2019image d\u2019une r\u00e9gion naturelle o\u00f9 les processus morphodynamiques \u00e9oliens sont un \u00e9l\u00e9ment important du d\u00e9cor environnemental du Gandiol. Au regard des r\u00e9sultats de quantification, il ressort que toutes les intensit\u00e9s sont comp\u00e9tentes et sont susceptibles de transporter sans grande difficult\u00e9 des masses importantes de s\u00e9diments. Il est donc difficile dans ce syst\u00e8me de mettre en \u00e9vidence une matrice de comp\u00e9tence o\u00f9 une saison serait pr\u00e9pond\u00e9rante. Les sables pi\u00e9g\u00e9s dans les cuvettes enfouissent le peu de mati\u00e8res organiques (-1%) des dunes littorales et des dunes rouges. L\u2019absence d\u2019un important taux de base \u00e9changeable des dunes renforce le risque d\u2019une perte de fertilit\u00e9 si la dynamique d\u2019accr\u00e9tion suit son cours. Le changement de la composition granulom\u00e9trique en faveur des particules grossi\u00e8res montre une dynamique d\u2019ensablement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e. La partie superficielle des Ndioukis s\u2019enrichit en \u00e9l\u00e9ments grossiers. Sur la base des \u00e9tudes de Sy (2008) sur les Niayes du secteur Gandiol-Potou et de nos analyses granulom\u00e9triques, il est \u00e9tabli une perte de concentration des argiles et des limons et une absence de sables tr\u00e8s fins. L\u2019ensemble de nos \u00e9chantillons indique une fraction tr\u00e8s fine de 0,004 mm en moyenne. Ces m\u00eames r\u00e9sultats signifient la modification de la composition granulom\u00e9trique des sols. Les sables fins en moyenne varient de 86% \u00e0 97% dans les Ndioukis. Cette perte des fractions, qui assurent le potentiel de fertilit\u00e9 des sols, justifie la baisse des rendements et appelle des strat\u00e9gies de gestion. Les r\u00e9sultats obtenus corroborent les travaux de Sy (2008), Tangara (2010), Faye (1997) et comblent les lacunes li\u00e9es \u00e0 la connaissance des directions pr\u00e9f\u00e9rentielles de d\u00e9bits massiques et \u00e0 leur quantification.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">L\u2019ensablement entra\u00eene des abandons assez importants dans beaucoup de villages du Gandiolais, mais reste difficilement perceptible par les mara\u00eechers puisque l\u2019\u00e9rosion est, par essence, un ph\u00e9nom\u00e8ne insidieux. Les populations gandiolaises savent que c\u2019est le processus de destruction du couvert v\u00e9g\u00e9tal qui est \u00e0 l\u2019origine des m\u00e9canismes \u00e9oliens. Cependant, le mara\u00eecher gandiolais cherche plut\u00f4t \u00e0 contrecarrer la r\u00e9sultante de la dynamique s\u00e9dimentaire sur ses r\u00e9coltes par le biais de forts amendements biologiques et dosages chimiques au d\u00e9triment d\u2019une structure p\u00e9dologique de plus en plus d\u00e9grad\u00e9e. L\u2019utilisation d\u2019engrais chimiques, quelle que soit la quantit\u00e9, risque d\u2019affecter la terre et la ressource hydrique qui constitue la base fondamentale de l\u2019existence de ces cuvettes agricoles. Les processus d\u2019adaptation sont susceptibles de g\u00e9n\u00e9rer des vuln\u00e9rabilit\u00e9s induites produisant des situations plus graves que le simple \u00e9tat initial (Belliveau <em>et<\/em> <em>al<\/em>., 2006).<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les strat\u00e9gies locales d\u2019adaptation, au-del\u00e0 des amendements, demeurent la forte consommation d\u2019espace. Cette d\u00e9gradation m\u00e9canique est coupl\u00e9e \u00e0 une d\u00e9gradation chimique plus s\u00e9v\u00e8re que constitue la d\u00e9gradation de la nappe de sables quaternaires. Les pertes de terre successives ont favoris\u00e9 un \u00e9loignement des cuvettes fonctionnelles de plus en plus loin des espaces villageois. Les mara\u00eechers situ\u00e9s sur le secteur des dunes vives siliceuses (Mouit, Gadga Lahrar, D\u00e9gou Niaye, Mboumbaye) poss\u00e8dent des cuvettes \u00e0 quelques kilom\u00e8tres de leur zone d\u2019habitat notamment dans les villages de Ricotte, Gouye Reine et Rimbakh Gandiol dans le secteur des dunes jaunes. L\u2019espace paysan gandiolais s\u2019\u00e9largit dans les zones \u00e0 vocation pastorale. Les terres de culture mara\u00eech\u00e8re avancent sur les dunes jaunes et les dunes rouges et s\u2019accompagnent d\u2019importants d\u00e9frichements vers l\u2019est, d\u2019o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 de renforcer les processus morphodynamiques \u00e9oliens.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Conclusion<\/h2>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La quantification des d\u00e9bits massiques dans le Gandiol par la m\u00e9thode de trappe \u00e0 sable a permis de constater l\u2019importance des \u00e9changes s\u00e9dimentaires entre dunes et d\u00e9pressions de type <em>Ndioukis<\/em>. Les flux s\u00e9dimentaires enregistr\u00e9s durant les campagnes de collecte corroborent l\u2019id\u00e9e que les processus morphodynamiques \u00e9oliens s\u2019acc\u00e9l\u00e8rent sur le littoral nord et occasionnent une baisse des rendements agricoles. Ces ph\u00e9nom\u00e8nes marquent une progression de la d\u00e9sertification dans ce secteur littoral. Le couvert v\u00e9g\u00e9tal ne se r\u00e9g\u00e9n\u00e8re toujours pas dans le Gandiol malgr\u00e9 une hausse not\u00e9e des totaux pluviom\u00e9triques enregistr\u00e9s \u00e0 la station de Saint-Louis. M\u00eame si le ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019ensablement est moins important dans le Gandiol que le reste du littoral nord, il est urgent de proc\u00e9der \u00e0 des actions de stabilisation des cordons dunaires et prot\u00e9ger les Niayes qui constituent la base de production de l\u2019activit\u00e9 principale des populations gandiolaises. Un renforcement ou un remplacement de l\u2019esp\u00e8ce exotique <em>Casuarina equisetifolia<\/em> permettra de diminuer la force a\u00e9rodynamique des vents du cadran NW qui sont responsables, en grande partie, du transport s\u00e9dimentaire. Les actions de mise en d\u00e9fens et une plus grande protection des champs par les haies vives doivent \u00eatre favoris\u00e9es et int\u00e9gr\u00e9es dans le syst\u00e8me de production tout en \u00e9vitant l\u2019utilisation de l\u2019esp\u00e8ce <em>Opentia tuna<\/em> dont la capacit\u00e9 de diss\u00e9mination est un facteur de la d\u00e9gradation du couvert v\u00e9g\u00e9tal. L\u2019esp\u00e8ce <em>Euphorbia<\/em> <em>balsamifera<\/em> semble tr\u00e8s indiqu\u00e9e pour cl\u00f4turer les champs et emp\u00eacher le transit s\u00e9dimentaire. Les actions de stabilisation devront \u00eatre faites de concert avec les populations qui en sont les principaux b\u00e9n\u00e9ficiaires. Cela suppose que les populations puissent tirer profit des esp\u00e8ces plant\u00e9es. Par voie de cons\u00e9quence, l\u2019agroforesterie devient une n\u00e9cessit\u00e9 imp\u00e9rieuse.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Abidi <em>et al.<\/em> (2013, novembre). <em>\u00c9l\u00e9ments m\u00e9thodologiques et cartographie synth\u00e9tique pour la caract\u00e9risation de l\u2019intensit\u00e9 de l\u2019\u00e9rosion hydrique et \u00e9olienne du bassin du lac Tchad<\/em>.\u00a0 Colloque international\u00a0 \u00ab\u00a0\u00c9rosion \u00e9olienne dans les r\u00e9gions arides \u00e0 semi-arides : processus physiques, m\u00e9trologie et technique de lutte\u00a0\u00bb, Djerba, Tunisie.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Anafa (2006). <em>Les haies vives au Sahel Etat des connaissances et recommandations pour la recherche et le d\u00e9veloppement<\/em>. Mali : ICRAF, 55 p.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Anyamba et Tucker (2005). Analysis of Sahelian vegetation dynamics using NOAA-AVHRR NDVI data from 1981-2003. <em>Journal of Arid Environments<\/em>, <em>63<\/em>, 596-614.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Beaudet, G. (1992). Dynamique et d\u00e9gradation des milieux physiques de l\u2019Ouest africain<em>. Annales de G\u00e9ographie<\/em>, <em>101<\/em> (564), 214-219.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Belliveau, S. B. <em>et al.<\/em> (2006). Farm-level adaptation to multiple risks: Climate change and other concerns. Occasional paper, <em>27<\/em>, University of Guelph, 107 p.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Benjaminsen, T. A. (1996). Bois-\u00e9nergie, d\u00e9boisement et s\u00e9cheresse au Sahel\u00a0: le cas du Gourma malien<em>.<\/em> <em>Revue S\u00e9cheresse<\/em>, <em>7<\/em> (3), 179-185.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Bensaid, A. (2006)<em>. <\/em>SIG et t\u00e9l\u00e9d\u00e9tection pour l\u2019\u00e9tude de l\u2019ensablement dans une zone aride : le cas de la wilaya de Na\u00e2ma (Alg\u00e9rie) (th\u00e8se de doctorat). Universit\u00e9 Joseph Fourier-Grenoble 1, France.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Chamard,\u00a0P. C. et Courel,\u00a0M. F. (1979). Contribution \u00e0 l\u2019\u00e9tude du Sahel volta\u00efque. Causes et cons\u00e9quences de la d\u00e9gradation du couvert v\u00e9g\u00e9tal des dunes, Secteur de Menegou-Bidi (D\u00e9partement du Sahel-sous-pr\u00e9fecture de l\u2019Oudalan).\u00a0<em>Travaux de l\u2019Institut de G\u00e9ographie de Reims<\/em>, <em>39-40<\/em>,\u00a075-90.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Dardel, C. (2014). Entre d\u00e9sertification et reverdissement : Diagnostic des observations spatiales et in situ (th\u00e8se de doctorat). Universit\u00e9 Toulouse, France.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Dieng, D. (1997). Morphodynamique \u00e9olienne et probl\u00e8mes d\u2019ensablement dans la vall\u00e9e du fleuve S\u00e9n\u00e9gal. \u00c9tude de cas : le lac Rkiz et le Koundi (th\u00e8se 3\u00e8me cycle). Universit\u00e9 de Bordeaux 3 Michel de Montaigne, France.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Dubief, J. (1952). Le vent et le d\u00e9placement du sable au Sahara<em>.<\/em> <em>Travaux de l\u2019Institut de Recherches Sahariennes<\/em>, <em>8<\/em>, 123-162.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Faye, E. M. (1997). <em>Impacts \u00e9conomiques et \u00e9cologiques de l\u2019ensablement des cuvettes mara\u00eechers\u00a0: exemple de quelques de la r\u00e9gion de Thi\u00e8s<\/em> (m\u00e9moire de ma\u00eetrise de g\u00e9ographie, Universit\u00e9 Gaston Berger, S\u00e9n\u00e9gal).<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Fensholt, R. et Rasmussen, K. (2011). Analysis of trends in the Sahelian \u2018rain-use efficiency\u2019 using GIMMS NDVI, RFE and GPCP rainfall data. <em>Remote Sensing of Environment<\/em>, <em>115<\/em>, 438-451.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Gal, L. <em>et al.<\/em> (2017). The paradoxical evolution of runoff in the pastoral Sahel: analysis of the hydrological changes over the Agoufou watershed (Mali) using the KINEROS-2 model. <em>Hydrol. Earth Syst. Sci<\/em>., <em>21<\/em>, 4591-4613.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Gautier, F. (1998). Variabilit\u00e9 du r\u00e9gime pluviom\u00e9trique de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest non sah\u00e9lienne entre 1950 et 1989. <em>Journal-des Sciences Hydrologiques<\/em>, <em>43<\/em>, 921-935.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Groupe Environnement D\u00e9veloppement et Am\u00e9nagement du Territoire. (2007). <em>\u00c9tude sur le m\u00e9canisme de l\u2019ensablement dans la vall\u00e9e du fleuve Niger<\/em> (rapport final), 159 p.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Mainguet, M. (1984). Le vent, m\u00e9canisme d&rsquo;\u00e9rosion, de d\u00e9gradation, de d\u00e9sertification<em>.<\/em>\u00a0 <em>Trav. Inst. G\u00e9ogr. Reims<\/em>, <em>59-60<\/em>, 142 p.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Mainguet, M. (1995). <em>L\u2019Homme et la s\u00e9cheresse<\/em>, Paris, France\u00a0: Masson.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Nabil, M. <em>et al.<\/em> (2013, novembre). <em>Contribution de la cartographie g\u00e9omorphologique \u00e0 la compr\u00e9hension de la dynamique \u00e9olienne dans le J\u00e9rid (Sud-ouest de la Tunisie).<\/em> Colloque international \u00ab\u00a0\u00c9rosion \u00e9olienne dans les r\u00e9gions arides \u00e0 semi-arides\u00a0: processus physiques, m\u00e9trologie et technique de lutte\u00a0\u00bb, Djerba, Tunisie.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Niang, A. J. (2008). Les processus morphodynamiques, indicateurs de l\u2019\u00e9tat de la d\u00e9sertification dans le Sud-Ouest de la Mauritanie (th\u00e8se de doctorat). Universit\u00e9 de Li\u00e8ge, Belgique.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Niang, S. (2017). D\u00e9gradation chimique et m\u00e9canique des terres agricoles du Gandiolais (littoral Nord du S\u00e9n\u00e9gal), analyse des dynamiques actuelles d\u2019adaptation (th\u00e8se de doctorat). Universit\u00e9 de Gaston Berger, S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Ouaja, M. <em>et al.<\/em> (2013, novembre). <em>Gen\u00e8se et dynamique s\u00e9dimentaire des d\u00e9p\u00f4ts d\u00e9sertiques de la r\u00e9gion de Nefzaoua<\/em> Colloque international \u00ab\u00a0\u00c9rosion \u00e9olienne dans les r\u00e9gions arides \u00e0 semi-arides\u00a0: processus physiques, m\u00e9trologie et technique de lutte\u00a0\u00bb, Djerba, Tunisie.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Rochette, R. M. (1989). <em>Le Sahel en Lutte contre la D\u00e9sertification. Le\u00e7ons d\u2019exp\u00e9rience<\/em>. Berlin, Allemagne\u00a0: CILSS\/PAC.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Sall, M. M. (1982). Dynamique et morphogen\u00e8se actuelles au S\u00e9n\u00e9gal Occidental (th\u00e8se de doctorat d\u2019\u00c9tat). U.L.P. Strabourg I, France.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Sy, A. A. (2013). Dynamique s\u00e9dimentaire et risques actuels dans l\u2019axe Saint-Louis-Gandiol, littoral Nord du S\u00e9n\u00e9gal, littoral Nord du S\u00e9n\u00e9gal (th\u00e8se de doctorat). Universit\u00e9 Gaston Berger, S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Sy, B. A. (2008). Milieux, S\u00e9cheresse climatique et \u00e9rosion \u00e9olienne. \u00c9tude g\u00e9omorphologique du Sahel s\u00e9n\u00e9galais (th\u00e8se de doctorat \u00e8s lettres et sciences humaines). Universit\u00e9 Gaston Berger, S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Sy, B. A., Bilbao, I. A. et SY, A. A. (2011). R\u00e9sultats des mesures et des observations in situ du mouvement des d\u00e9bits solides \u00e9oliens \u00e0 la station de Gadga dans le Gandiolais au S\u00e9n\u00e9gal.<em> Revue de G\u00e9ographie du Laboratoire Le\u00efdi<\/em>, <em>9<\/em>, 90-104.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Tangara, A. (2010). Donn\u00e9es an\u00e9mom\u00e9triques et charriage de sable sur la c\u00f4te Nord du S\u00e9n\u00e9gal : cas des secteurs de Kayar et Mboro. <em>Revue de g\u00e9ographie du Laboratoire Le\u00efdi<\/em>, <em>8<\/em>, 145-153.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Tidjani, A. A., Ozer, A. Karimoune, S. (2009). Apports de la t\u00e9l\u00e9d\u00e9tection dans l&rsquo;\u00e9tude de la dynamique environnementale de la r\u00e9gion de Tchago (nord-ouest de Gour\u00e9, Niger). <em>Geo-Eco-Trop<\/em>, <em>33<\/em>, 69-80.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Toudjani, Z. (2013, novembre). <em>Projet de lutte contre l\u2019ensablement des cuvettes oasiennes dans les d\u00e9partements de Gour\u00e9 et de Ma\u00efn\u00e9-soroa (PLECO\/Niger). Objectifs, \u00c9tat de mise en \u0153uvre et perspectives.<\/em> Colloque international \u00ab\u00a0\u00c9rosion \u00e9olienne dans les r\u00e9gions arides \u00e0 semi-arides\u00a0: processus physiques, m\u00e9trologie et technique de lutte\u00a0\u00bb, Djerba, Tunisie.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Veyret, Y <em>et<\/em> <em>al.<\/em> (1998). <em>L\u2019\u00c9rosion\u00a0: entre nature et soci\u00e9t\u00e9<\/em>. Paris, France\u00a0: SEDES.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Veyret, Y.\u00a0et Reghezza, M. (2005). Al\u00e9as et risques dans l\u2019analyse g\u00e9ographique<em>. Annales des mines<\/em>, <em>40<\/em>, 61-69.<\/p>\n<hr class=\"metaauthorline\" \/>\n<div class=\"metadata metaauthor\">\n<p class=\"justify\" data-type=\"author\"><strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/contributors\/souleymane-niang\">Souleymane NIANG<\/a><\/strong><br \/>Souleymane NIANG est g\u00e9omorphologiste et consultant environnementaliste. Il est pr\u00e9cis\u00e9ment sp\u00e9cialiste de la quantification des dynamiques \u00e9oliennes et des processus hydrog\u00e9ochimiques. Il s\u2019int\u00e9resse, \u00e0 cet effet, aux processus de d\u00e9gradation et aux techniques de restauration des terres dans les syst\u00e8mes de production. Par ailleurs, l\u2019auteur s\u2019investit beaucoup dans l\u2019analyse des processus c\u00f4tiers (\u00e9rosion c\u00f4ti\u00e8re et salinisation des nappes littorales) et dans les \u00e9tudes d\u2019\u00e9valuation environnementale et de documents de sauvegarde environnementale et sociale (EIES, EES, PAR, CPR, PGES, etc.)<br \/>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"before-footnotes clear\" \/><div class=\"footnotes\"><ol><li id=\"footnote-158-1\">Sur la base de 252 observations sur des dunes vives d\u2019in\u00e9gales surfaces de la c\u00f4te nord du S\u00e9n\u00e9gal <a href=\"#return-footnote-158-1\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 1\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-158-2\">Certains chiffres du tableau sont arrondis. <a href=\"#return-footnote-158-2\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 2\">&crarr;<\/a><\/li><\/ol><\/div>","protected":false},"author":18,"menu_order":6,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"Sensibilit\u00e9 dunaire et estimation des d\u00e9bits massiques dans le Gandiolais","pb_authors":["souleymane-niang"],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[137],"license":[],"class_list":["post-158","chapter","type-chapter","status-web-only","hentry","motscles-approche-quantitative","motscles-cuvettes-agricoles","motscles-dynamique-eolienne","motscles-gandiolais","motscles-secheresse","keywords-agricultural-basins","keywords-drought","keywords-gandiolais","keywords-quantitative-approach","keywords-wind-dynamic","contributor-souleymane-niang"],"part":3,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/158","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/users\/18"}],"version-history":[{"count":34,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/158\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":843,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/158\/revisions\/843"}],"part":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/158\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=158"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=158"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=158"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=158"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}