{"id":700,"date":"2021-04-22T23:02:38","date_gmt":"2021-04-22T21:02:38","guid":{"rendered":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/?post_type=chapter&#038;p=700"},"modified":"2025-01-03T07:05:53","modified_gmt":"2025-01-03T06:05:53","slug":"zambo2021","status":"web-only","type":"chapter","link":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/texte\/zambo2021\/","title":{"rendered":"La perception de la justice climatique dans les r\u00e9gions les plus vuln\u00e9rables et \u00e0 faible capacit\u00e9 d\u2019adaptation au changement climatique : le cas de l\u2019Afrique subsaharienne"},"content":{"raw":"<h2 style=\"text-align: justify\">Introduction<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">C\u2019est un truisme de dire que le changement climatique est r\u00e9el et incontestable. Faisant partie des menaces contemporaines contre la s\u00e9curit\u00e9 internationale et n\u2019\u00e9pargnant aucune r\u00e9gion de la plan\u00e8te, ce ph\u00e9nom\u00e8ne est caus\u00e9 par la concentration des gaz \u00e0 effet de serre (GES)[footnote]L\u2019article premier de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) de 1992 d\u00e9finit les GES comme les constituants gazeux de l\u2019atmosph\u00e8re, tant naturels qu\u2019anthropiques, qui absorbent et r\u00e9\u00e9mettent le rayonnement infrarouge. L\u2019annexe A du protocole de Kyoto \u00e0 la CCNUCC \u00e9num\u00e8re les GES : le dioxyde de carbone (CO2), le m\u00e9thane (CH4), l\u2019oxyde nitreux (N2O), les Hydrofluorocarbones (HFC), les Hydrocarbures perfluor\u00e9s (PFC) et l\u2019Hexafluorure de soufre (SF6).[\/footnote]. Aux termes des dispositions de l\u2019article premier alin\u00e9a 2 de la CCNUCC (1992), on entend par changements climatiques \u00ab des changements de climat qui sont attribu\u00e9s directement ou indirectement \u00e0 une activit\u00e9 humaine alt\u00e9rant la composition de l\u2019atmosph\u00e8re mondiale et qui viennent s\u2019ajouter \u00e0 la variabilit\u00e9 naturelle du climat observ\u00e9e au cours de p\u00e9riodes comparables \u00bb.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Par ailleurs, il est judicieux de pr\u00e9ciser que la nature de ce ph\u00e9nom\u00e8ne ne faisait pas l\u2019unanimit\u00e9 par le pass\u00e9. Pour les climato-sceptiques, le changement climatique actuel serait essentiellement astronomique, c\u2019est-\u00e0-dire d\u00fb \u00e0 un effet de serre naturel. En revanche, la tendance majoritaire incarn\u00e9e par les scientifiques, notamment du Groupe d\u2019Expert Intergouvernemental sur l\u2019\u00c9volution du Climat (GIEC), rel\u00e8ve qu\u2019on est en pr\u00e9sence d\u2019un changement climatique anthropique. En d\u2019autres termes, l\u2019humain est le principal responsable de la crise climatique ambiante. Ceci dit, on convient avec Aldo L\u00e9opold (cit\u00e9 par Nguyen, 1998, p.\u00a087) que \u00ab\u00a0nous maltraitons la terre comme une marchandise en notre possession\u00a0\u00bb. Dans son quatri\u00e8me rapport de 2007, le GIEC a relev\u00e9 pertinemment que \u00ab\u00a0l\u2019essentiel de l\u2019accroissement observ\u00e9 sur la temp\u00e9rature moyenne globale depuis le milieu du 20e si\u00e8cle est tr\u00e8s vraisemblablement d\u00fb \u00e0 l\u2019augmentation des gaz \u00e0 effet de serre anthropiques\u00a0\u00bb (GIEC, 2007, p. 5).<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Tout bien consid\u00e9r\u00e9, il s\u2019av\u00e8re que \u00ab\u00a0le climat [\u2026] est un point de d\u00e9saccord entre \u00c9tats. Il est m\u00eame devenu le principal terrain d\u2019affrontement o\u00f9 a \u00e9t\u00e9 mise au grand jour l\u2019opposition entre la Chine et les \u00c9tats-Unis\u00a0\u00bb (Touffut, cit\u00e9 par Ouro-Bodi, 2014, p.\u00a0308). Laconiquement, il vient de plus en plus morceler le monde. En d\u00e9pit de ce d\u00e9saccord et du hiatus au sujet de la nature ou de l\u2019origine du changement climatique, l\u2019on note une unanimit\u00e9 certaine cons\u00e9cutive \u00e0 ses effets pervers. Autrement dit, qu\u2019il soit astronomique ou anthropique, cette impasse est r\u00e9dhibitoire au bien-\u00eatre des individus. Ainsi, \u00ab\u00a0les voix refusant d\u2019admettre l\u2019existence d\u2019un r\u00e9chauffement climatique d\u2019origine anthropique se font plus rares\u00a0\u00bb (Durand, 2012, en ligne). Moult ph\u00e9nom\u00e8nes m\u00e9t\u00e9orologiques et climatiques drastiques ont g\u00e9n\u00e9r\u00e9 en l\u2019occurrence la s\u00e9cheresse, la d\u00e9sertification, les inondations, la mont\u00e9e du niveau des mers, la fonte des glaces, les ouragans, la salinit\u00e9 des sols ou l\u2019acidit\u00e9 des oc\u00e9ans. Eu \u00e9gard \u00e0 cette consid\u00e9ration, le probl\u00e8me climatique est de nos jours d\u2019une ampleur et d\u2019une gravit\u00e9 inqui\u00e9tante (Torre-Schaub, 2016, p.\u00a01).<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Consciente que les manifestations du changement climatique et ses effets n\u00e9gatifs sont un sujet de pr\u00e9occupation globale (CCNUCC, 1992), la soci\u00e9t\u00e9 internationale s\u2019est mobilis\u00e9e, et ceci davantage dans le dessein d\u2019obvier au spectre climatique. Cette mobilisation s\u2019est mat\u00e9rialis\u00e9e au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, plus pr\u00e9cis\u00e9ment en 1992 avec l\u2019organisation de la Conf\u00e9rence des nations unies sur l\u2019environnement et le d\u00e9veloppement (CNUED) du 3 au 14 juin 1992 \u00e0 Rio de Janeiro. \u00c0 l\u2019issue de cet \u00e9v\u00e8nement t\u00e9moignant de l\u2019\u00e9volution de la conscience \u00e9cologique internationale\u00a0(Piette, 1993, p.\u00a07), un dispositif juridique prolifique a \u00e9t\u00e9 mis sur pied. On peut donc l\u00e9gitimement citer ici la CCNUCC qui posa les jalons du r\u00e9gime international du climat. D\u00e8s lors, des rencontres d\u00e9cennales foisonnent dans l\u2019optique d\u2019\u00e9viter l\u2019impasse. G\u00e9n\u00e9ralement, deux politiques sont mises sur la sellette\u00a0dont la commodit\u00e9 appert en amont \u00e0 travers l\u2019att\u00e9nuation des \u00e9missions de GES et en aval via l\u2019adaptation aux effets du changement climatique.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Au-del\u00e0 des pr\u00e9c\u00e9dents d\u00e9veloppements, force est de relever que le changement climatique pr\u00e9sente une antinomie l\u00e9gendaire, une lapalissade\u00a0: le Nord pollue et le Sud subit. Visiblement, cette consid\u00e9ration est r\u00e9v\u00e9latrice des injustices et des in\u00e9galit\u00e9s g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ce ph\u00e9nom\u00e8ne. En substance, \u00ab\u00a0l\u2019injustice fondamentale du changement climatique r\u00e9side dans le fait que les pays les plus vuln\u00e9rables ne sont pas les premiers responsables\u00a0\u00bb (Gemenne, 2008, p.\u00a0145)\u00a0: il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019une injustice spatiale ou g\u00e9ographique. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019elle, il y a une injustice temporelle qui est d\u2019ailleurs non n\u00e9gligeable et qui renvoie au fait que les g\u00e9n\u00e9rations actuelles subissent les affres de celles pass\u00e9es. Comme le rel\u00e8ve avec pertinence Catherine Larr\u00e8re (2015, p.\u00a074), trois sortes d\u2019in\u00e9galit\u00e9s sont induites par le changement climatique\u00a0: les in\u00e9galit\u00e9s inh\u00e9rentes aux causes ou \u00e0 la contribution au changement climatique, celles li\u00e9es aux cons\u00e9quences et enfin celles li\u00e9es \u00e0 la r\u00e9partition des charges. En d\u00e9pit du caract\u00e8re global de la crise climatique, les effets du changement climatique sont assez in\u00e9galement r\u00e9partis (Larr\u00e8re, 2009, p.\u00a0156; Del\u00e9age, 2008, p.\u00a013; Sokona, 2014, p.\u00a081). Cette r\u00e9partition est polaris\u00e9e et donc, \u00e0 g\u00e9om\u00e9trie variable.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">En cons\u00e9quence, il appara\u00eet que certaines r\u00e9gions sont nettement plus affect\u00e9es que d\u2019autres. C\u2019est ainsi que dans son rapport de 2007, le GIEC a conclu que l\u2019Afrique est l\u2019un des continents les plus vuln\u00e9rables[footnote]La vuln\u00e9rabilit\u00e9 ici a trait \u00e0 la pr\u00e9carit\u00e9 ou faiblesse d\u2019un syst\u00e8me naturel ou humain confront\u00e9 \u00e0 la variation drastique et exub\u00e9rante des caract\u00e9ristiques climatiques. Le Rapport du GIEC de 2007 la d\u00e9finit comme \u00ab\u00a0le degr\u00e9 auquel un syst\u00e8me naturel ou humain est sensible et incapable de faire face aux effets n\u00e9fastes des changements climatiques\u00a0\u00bb (GIEC, 2007, p.\u00a089).[\/footnote] au changement climatique. Dans ce contexte morbide, les populations voient leurs chances de d\u00e9veloppement s\u2019amenuiser (Guesnerie et Stern, 2012, p.\u00a088) et leurs moyens de subsistance p\u00e9riclitent, d\u2019o\u00f9 la revendication de la <strong>justice climatique<\/strong>[footnote]Les mots en gras dans ce texte constituent les principes \u00e9thiques mobilis\u00e9s.[\/footnote] par la soci\u00e9t\u00e9 civile. Pour les pays de l\u2019Afrique subsaharienne, c\u2019est l\u2019espoir, mieux le symbole d\u2019un r\u00e9pondant strat\u00e9gique et dynamique eu \u00e9gard d\u2019une part \u00e0 sa commodit\u00e9 au plan \u00e9thique ou d\u00e9ontologique et, d\u2019autre part, \u00e0 la tendance cons\u00e9cutive au financement des mesures d\u2019adaptation et au transfert des technologies pour un d\u00e9veloppement durable. C\u2019est certainement pour cette raison que l\u2019enjeu majeur des n\u00e9gociations internationales est la r\u00e9paration des injustices de c\u00e9ans (Rigot et Van Nuffel, 2011, p.\u00a015).<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Or, il n\u2019y a pas une d\u00e9finition juridique de la notion de justice climatique. D\u2019ailleurs, elle a \u00e9t\u00e9 introduite pour la premi\u00e8re fois dans une convention internationale \u00e0 caract\u00e8re universel dans l\u2019Accord de Paris (Michelot, 2016, p.\u00a071). Manifestement, cette propension fait le lit de l\u2019interpr\u00e9tation. Pour les pays du Sud, la justice climatique serait la traduction de la justice r\u00e9paratrice ou corrective, synonyme de la responsabilit\u00e9 historique des pays du Nord et recoupe en quelque sorte le principe pollueur-payeur. En revanche, les pays industrialis\u00e9s exigent une implication r\u00e9elle de ceux en d\u00e9veloppement. Ainsi, les \u00c9tats-Unis n\u2019ayant pas ratifi\u00e9 le Protocole de Kyoto estiment que la classification des pays y aff\u00e9rente \u00e9tait arbitraire. En substance, ils clament une mobilisation accrue de certains pays en d\u00e9veloppement dans l\u2019entreprise de r\u00e9duction des \u00e9missions de GES parmi lesquels le Br\u00e9sil, la Chine, l\u2019Inde (Boisson De Chazournes, 1997, p.\u00a0706). Il s\u2019agit l\u00e0 de \u00ab\u00a0d\u00e9construire l\u2019apparente solidarit\u00e9 de corps du groupe des \u00c9tats du Sud\u00a0\u00bb (Boisson De Chazournes, 2009, p.\u00a032). Vraisemblablement, la justice climatique vue sous cet angle est un v\u00e9ritable labyrinthe et suscite une dissonance marqu\u00e9e entre les pays du Nord et ceux du Sud. Cette toile de fond, de nature \u00e0 lac\u00e9rer la dynamique de la lutte contre les changements climatiques, suscite une interrogation capitale qu\u2019il convient de mettre en vedette. La justice climatique telle que per\u00e7ue par les pays de l\u2019Afrique subsaharienne int\u00e8gre-t-elle les consid\u00e9rations \u00e9thiques? Le but de ce texte est d\u2019analyser l\u2019acception africaine de la justice climatique dans une perspective \u00e9thique et non dans son versant judiciaire, m\u00eame si celle-ci sera mobilis\u00e9e incidemment. Comme hypoth\u00e8se et au regard du contexte actuel, cette perception ne s\u2019inscrirait pas fid\u00e8lement sur les sentiers des principes \u00e9thiques et plusieurs arguments justifient ce pan.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La v\u00e9rification scientifique de l\u2019hypoth\u00e8se retenue requiert la mise \u00e0 contribution d\u2019un faisceau de m\u00e9thodes parmi lesquelles l\u2019ex\u00e9g\u00e8se des textes inh\u00e9rents au climat; l\u2019interview des pouvoirs publics, les responsables des organisations non gouvernementales et les citoyen\u00b7ne\u00b7s ordinaires afin de recueillir leurs points de vue sur la question de la justice climatique. Empiriquement, la perception africaine de cette derni\u00e8re campe concomitamment sur la victimisation des pays en d\u00e9veloppement et la responsabilit\u00e9 historique des pays industrialis\u00e9s. Or, cette inflexion ne saurait faire flor\u00e8s dans le contexte de la mondialisation et surtout eu \u00e9gard \u00e0 la port\u00e9e internationale de la crise climatique ambiante. Il est donc judicieux de repenser la justice climatique afin de l\u2019orienter vers une perspective distributive mod\u00e9r\u00e9e via la mise en vedette des principes \u00e9thiques. Cette tendance connote l\u2019implication de tous les acteurs, quels que soient leur degr\u00e9 d\u2019\u00e9mission de GES et leur capacit\u00e9 de r\u00e9silience.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">L\u2019existant\u00a0: une justice climatique orient\u00e9e vers la victimisation des pays du Sud et la responsabilit\u00e9 historique de ceux du Nord<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Dans son discours prononc\u00e9 au Bourget le 30 novembre 2015 dans le cadre de l\u2019ouverture de la COP21, l\u2019ancien pr\u00e9sident fran\u00e7ais Fran\u00e7ois Hollande (2005) a exalt\u00e9 la justice climatique. En substance, il note que \u00ab\u00a0c\u2019est au nom de la justice climatique\u00a0\u00bb qu\u2019il s\u2019exprime et que \u00ab\u00a0c\u2019est au nom de la justice climatique que nous devons agir\u00a0\u00bb. Dans ce m\u00eame discours, il se demande \u00ab\u00a0comment accepter que ce soient les pays les plus pauvres, ceux qui \u00e9mettent le moins de gaz \u00e0 effet de serre, ceux qui sont les plus vuln\u00e9rables qui soient encore davantage touch\u00e9s\u00a0\u00bb. Ces mots \u00e0 la fois \u00e9vocateurs et interpellateurs appellent \u00e0 repenser la justice climatique. C\u2019est dans cette veine qu\u2019il faut situer l\u2019assertion d\u2019Olivier Godard et Anne Ch\u00e2teauneuf-Malcl\u00e8s (2015) selon laquelle \u00ab\u00a0la solution au probl\u00e8me climatique passe par le r\u00e8glement des questions de justice\u00a0\u00bb. D\u2019ailleurs, la directrice g\u00e9n\u00e9rale d\u2019OXFAM France madame C\u00e9cile Duflot (cit\u00e9 dans Flourens, 2018) note qu\u2019\u00ab\u00a0en mati\u00e8re de changement climatique, si les impacts sont surtout v\u00e9cus parmi les plus vuln\u00e9rables, les responsabilit\u00e9s sont surtout \u00e0 chercher du c\u00f4t\u00e9 des plus riches\u00a0\u00bb. Il sied de constater que le Sud en g\u00e9n\u00e9ral et l\u2019Afrique en particulier constitue l\u2019une des principales victimes de la crise climatique tandis que le Nord serait le responsable historique.<\/p>\r\n\r\n<h3 style=\"text-align: justify\">L\u2019Afrique subsaharienne, l\u2019une des principales victimes de la crise climatique<\/h3>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Comme on l\u2019a d\u00e9montr\u00e9 plus haut, il existe une marqueterie de perceptions de la justice climatique. Cette toile de fond fait du Sud la premi\u00e8re victime du r\u00e9chauffement climatique (Kempf, 2009). En d\u2019autres termes, les pays du Sud estiment qu\u2019ils sont \u00ab\u00a0victimes d\u2019une situation dans laquelle ils n\u2019ont aucune responsabilit\u00e9\u00a0\u00bb (Larr\u00e8re, 2009, p.\u00a0158). Ainsi, le continent africain est consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019une des r\u00e9gions les plus vuln\u00e9rables au regard de sa faible capacit\u00e9 de r\u00e9silience ou d\u2019adaptation. Manifestement, cette inflexion et ce penchant corroborent la diff\u00e9renciation dans le r\u00e9gime climatique. Celle-ci recouvrant une discrimination positive au profit des pays en d\u00e9veloppement ne disposant pas d\u2019assez de moyens d\u2019adaptation nonobstant le caract\u00e8re modeste de leur contribution \u00e0 la d\u00e9gradation de l\u2019environnement (Halvorsen, 1999, p.\u00a028; Van Ypersele, 2008, p.\u00a09). D\u2019ailleurs, Bernard Reber (2016, p.\u00a0111) pr\u00e9cise pertinemment que \u00ab\u00a0les responsabilit\u00e9s comme les causes du r\u00e9chauffement ne sont pas les m\u00eames pour chaque \u00c9tat\u00a0\u00bb. C\u2019est certainement dans ce sillage qu\u2019il faut situer la place des pays de l\u2019Afrique subsaharienne \u00e0 mille lieues du d\u00e9clenchement de la crise climatique et cette consid\u00e9ration ne fait point de doute.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Toutefois, le contexte climatique actuel pr\u00e9sente un paradoxe r\u00e9el. En substance, les \u00e9missions infimes des gaz \u00e0 effet de serre de l\u2019Afrique ne recoupent pas sa place de premi\u00e8re victime du r\u00e9chauffement climatique. Cette situation, qui est de nature \u00e0 brouiller la dynamique d\u00e9veloppementaliste, viendrait accentuer la pr\u00e9carit\u00e9 des populations. Ces derni\u00e8res vivent au quotidien les effets \u00e2pres du r\u00e9chauffement du climat \u00e0 travers la d\u00e9liquescence progressive et lancinante des ressources naturelles. On comprend donc le toll\u00e9 et la contrari\u00e9t\u00e9 des pays de l\u2019Afrique subsaharienne synonyme d\u2019une frustration manifeste s\u2019\u00e9rigeant en une revendication du droit au d\u00e9veloppement. Cette r\u00e9clamation est d\u2019autant plus importante que, de leur c\u00f4t\u00e9, \u00ab\u00a0les pays d\u00e9velopp\u00e9s veulent pr\u00e9server leur mode de vie\u00a0\u00bb (Vieillefosse et Cros, 2007, p.\u00a04). Les pays du Sud estiment par ricochet que supporter la charge ou le co\u00fbt de la lutte contre le changement climatique serait injuste (Auverlot <em>et al<\/em>., 2012, p.\u00a013). C\u2019est ce qui a fait dire \u00e0 V\u00e9ronique Rigot et Nicolas Van Nuffel (2011, p.\u00a015) que \u00ab\u00a0le Sud ne doit pas payer la facture climatique\u00a0\u00bb. Cette propension vient revigorer la position des ministres en charge des questions d\u2019environnement prof\u00e9r\u00e9e lors du sommet du G8 au Japon en juillet 2008.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">En pr\u00e9lude \u00e0 cette rencontre, ces ministres s\u2019\u00e9taient r\u00e9unis au mois de mai de cette m\u00eame ann\u00e9e \u00e0 Kob\u00e9. \u00c0 l\u2019issue de cette r\u00e9union de trois jours, ceux-ci avaient fix\u00e9 aux pays riches un objectif de r\u00e9duction d\u2019au moins 50\u00a0% des \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre d\u2019ici 2050. Pour eux, il revient aux pays d\u00e9velopp\u00e9s de montrer l\u2019exemple dans la lutte contre le changement climatique mieux d\u2019indemniser les moins d\u00e9velopp\u00e9s pour le tort caus\u00e9 (Gardiner, 2004, p.\u00a0580). Youba Sokona (2014, p.\u00a083) sugg\u00e8re dans cette veine que les pays industrialis\u00e9s revoient \u00e0 la baisse leur consommation d\u2019\u00e9nergie afin d\u2019assurer un \u00e9quilibre d\u00e9veloppementaliste. Pour l\u2019auteur, cette commodit\u00e9 permettrait aux pays du Sud d\u2019augmenter la leur (consommation d\u2019\u00e9nergie) dans l\u2019optique d\u2019am\u00e9liorer le cadre de vie des populations. \u00c0 n\u2019en point douter, les manifestions de la victimisation des populations de l\u2019Afrique subsaharienne sont connues comme le loup blanc et se confirment d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e. \u00c0 cet effet, les incommodit\u00e9s induites par le changement climatique sont multisectorielles. Elles peuvent ainsi \u00eatre analys\u00e9es au plan social, \u00e9conomique et environnemental entre autres. Il est judicieux de pr\u00e9ciser que certaines analyses de cette sous-partie sont adoss\u00e9es sur un travail pr\u00e9alable (Zambo, \u00e0 para\u00eetre).<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">D\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, un certain nombre de ph\u00e9nom\u00e8nes climatiques g\u00e9n\u00e8rent et amplifient les tensions au plan social. On peut ici citer le conflit au Darfour caus\u00e9 en partie par le changement climatique et la d\u00e9gradation de l\u2019environnement (Lavergne, 2010, p.\u00a073). Au Cameroun, la d\u00e9sertification entra\u00eene\u00a0les conflits interethniques dans la partie septentrionale, pr\u00e9cis\u00e9ment dans la r\u00e9gion de l\u2019Extr\u00eame-Nord du fait de la rar\u00e9faction du p\u00e2turage. Ce dernier est incontestablement indispensable pour la survie et l\u2019accroissement du b\u00e9tail ou le foisonnement de l\u2019effectif du cheptel local. Au regard de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, il est l\u00e9gitime de relever que la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire vis\u00e9e par la communaut\u00e9 internationale est susceptible d\u2019\u00eatre asphyxi\u00e9e par le d\u00e9r\u00e8glement du climat. Ainsi, le plan d\u2019action du sommet mondial de l\u2019alimentation (1996) retient ceci\u00a0:<\/p>\r\n\r\n<blockquote>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La s\u00e9curit\u00e9 alimentaire existe lorsque tous les \u00eatres humains ont, \u00e0 tout moment, un acc\u00e8s physique et \u00e9conomique \u00e0 une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins \u00e9nerg\u00e9tiques et leurs pr\u00e9f\u00e9rences alimentaires pour mener une vie saine et active (FAO,1996, en ligne).<\/p>\r\n<\/blockquote>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Visiblement, cette d\u00e9finition renferme quatre principales composantes. D\u2019embl\u00e9e, le pilier de la disponibilit\u00e9 est mis en valeur dans cette perception de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et renvoie logiquement \u00e0 l\u2019existence de la nourriture en quantit\u00e9 suffisante pour l\u2019ensemble de la population. Ensuite, la pr\u00e9sente d\u00e9finition fait la part belle au crit\u00e8re de l\u2019accessibilit\u00e9. Ici, il est indiqu\u00e9 que chaque individu se procure de la nourriture, soit gr\u00e2ce \u00e0 sa propre production, soit en disposant un pouvoir d\u2019achat suffisant pour en acheter. En outre, il est requis que la disponibilit\u00e9 et l\u2019accessibilit\u00e9 de la nourriture soient permanentes. La guerre ou les catastrophes naturelles par exemple ne devraient aucunement entraver la garantie de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. C\u2019est ce qui justifie le pilier de stabilit\u00e9 et de durabilit\u00e9. <em>In fine<\/em>, la d\u00e9finition propos\u00e9e comporte l\u2019exigence de la salubrit\u00e9. En d\u00e9pit des efforts fournis, les ph\u00e9nom\u00e8nes extr\u00eames que g\u00e9n\u00e8re le changement climatique sont susceptibles d\u2019enclencher la crise alimentaire, d\u2019\u00e9tioler la valeur nutritive des aliments et de retarder la croissance des enfants (FAO<em> et al.<\/em>, 2018, p.\u00a040). Pourtant, le droit \u00e0 l\u2019alimentation est un droit fondamental de l\u2019humain consacr\u00e9 en droit international humanitaire et en droit international des droits de l\u2019humain. Pour illustrer l\u2019ubiquit\u00e9 des effets du casse-t\u00eate plan\u00e9taire en Afrique subsaharienne et son impact sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, int\u00e9ressons-nous \u00e0 ce r\u00e9cit de madame C\u00e9cile Duflot\u00a0:<\/p>\r\n\r\n<blockquote>\r\n<p style=\"text-align: justify\">J\u2019\u00e9tais en d\u00e9placement au Tchad il y a quelques semaines, o\u00f9 j\u2019ai pu \u00e9changer avec des femmes et des hommes parmi les pr\u00e8s de 6 millions de personnes que la s\u00e9cheresse a plong\u00e9es dans l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire au sahel, o\u00f9 les vies de 1,6\u00a0million d\u2019enfants sont actuellement menac\u00e9es par la malnutrition aigu\u00eb et s\u00e9v\u00e8re [\u2026]. Dans ces situations, il faut apporter une aide humanitaire d\u2019urgence pour sauver des vies (Duflot, cit\u00e9 par Flourens, 2018, en ligne).<\/p>\r\n<\/blockquote>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Aussi, les vicissitudes climatiques sont de nature \u00e0 favoriser la transmission ou le d\u00e9veloppement des maladies. La dynamique des vagues de chaleur est susceptible d\u2019accro\u00eetre la probabilit\u00e9 des maladies respiratoires et celles \u00e0 transmission vectorielle comme la trypanosomiase, l\u2019onchocercose ou le paludisme. Ce dernier \u00e9tant le facteur majeur de la morbidit\u00e9 et la mortalit\u00e9, sa propagation sera accrue dans les r\u00e9gions pr\u00e9sentant l\u2019abondance des pr\u00e9cipitations et la hausse des temp\u00e9ratures propice au d\u00e9veloppement larvaire. Classiquement, ceci peut se justifier \u00e0 travers le caract\u00e8re composite binaire du cycle biologique de l\u2019anoph\u00e8le. Dans la phase aquatique, le plasmodium se d\u00e9veloppe en passant de l\u2019\u0153uf \u00e0 la larve, de larve \u00e0 la nymphe. Dans la phase a\u00e9rienne, quant \u00e0 elle, le moustique devient adulte. Afin de contourner l\u2019impasse, les populations sont contraintes de migrer vers des r\u00e9gions pr\u00e9sentant des conditions climatiques favorables. Malheureusement, il n\u2019existe pas \u00e0 l\u2019heure actuelle un statut juridique pour les personnes d\u00e9plac\u00e9es pour des raisons environnementales ou climatiques. M\u00eame la convention de Gen\u00e8ve du 28 juillet 1951 relative au statut des r\u00e9fugi\u00e9\u00b7e\u00b7s ne fait aucune r\u00e9f\u00e9rence au volet \u00e9cologique. Elle est plut\u00f4t sertie sur les arguments politiques. Selon les projections de l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 (2018), le changement climatique occasionnera environ 250\u00a0000 d\u00e9c\u00e8s suppl\u00e9mentaires chaque ann\u00e9e entre 2030 et 2050 dus \u00e0 la malnutrition, au paludisme, \u00e0 la diarrh\u00e9e et au stress thermique.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Au plan \u00e9conomique, la variation des caract\u00e9ristiques climatiques sape manifestement la dynamique des activit\u00e9s agricoles, celles-ci constituant le levier de d\u00e9veloppement, une source d\u2019emplois. Incontestablement, l\u2019agriculture est tributaire des conditions climatiques. En Afrique, plus de 95\u00a0% de l\u2019agriculture d\u00e9pend des pr\u00e9cipitations (Doukpolo, 2014, p.\u00a016; Banque mondiale, 2015, p.\u00a01). Eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019intermittence des pr\u00e9cipitations, il devient difficile de d\u00e9velopper les activit\u00e9s agricoles, d\u2019o\u00f9 l\u2019instabilit\u00e9 du calendrier agricole. Cette impasse vient s\u2019ajouter \u00e0 la morosit\u00e9 des terres arables. Dans les pays comme la C\u00f4te d\u2019Ivoire, l\u2019augmentation des temp\u00e9ratures entachant la fertilit\u00e9 des terres dans les r\u00e9gions agricoles du Sud-Est d\u00e9truira la culture du cacao. Cette derni\u00e8re repr\u00e9sente un tiers des exportations du pays et procure un revenu \u00e0 plus de cinq millions de personnes selon une \u00e9tude de <em>Jeune Afrique<\/em>. <em>Grosso modo<\/em>, le r\u00e9chauffement de la plan\u00e8te entra\u00eene d\u00e9j\u00e0 en Afrique subsaharienne la d\u00e9cadence de la production agricole. Logiquement, cette toile de fond est susceptible d\u2019impacter le produit int\u00e9rieur brut.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Comme le rel\u00e8ve pertinemment Marcus Boni Teiga (2011, en ligne), \u00ab\u00a0c\u2019est une lapalissade de dire que l\u2019Afrique est un continent riche, tant elle regorge des ressources naturelles\u00a0\u00bb. Malheureusement, cette commodit\u00e9 s\u2019effrite progressivement et drastiquement du fait de la d\u00e9b\u00e2cle climatique. Ceci justifie la d\u00e9gradation des ressources fauniques, floristiques et hydriques. Ce chapelet de manifestations corrobore concomitamment la victimisation et la vuln\u00e9rabilit\u00e9 du continent africain malgr\u00e9 leurs faibles \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre. Pour le Sud, \u00ab\u00a0c\u2019est l\u2019industrialisation, massive et ancienne, \u00e0 laquelle ont proc\u00e9d\u00e9 les pays du Nord et dont ils ont \u00e9t\u00e9 b\u00e9n\u00e9ficiaires, qui est responsable des aspects principaux de la crise actuelle\u00a0\u00bb (Larr\u00e8re, 2009, p.\u00a0158). C\u2019est certainement pour cette raison qu\u2019ils doivent agir en priorit\u00e9 (Vieillefosse et Cros, 2007, p.\u00a09) en tant que \u00ab\u00a0coauteurs d\u2019une n\u00e9gligence fautive\u00a0\u00bb (Piguet, 2014, p.\u00a017).<\/p>\r\n\r\n<h3 style=\"text-align: justify\">Les pays du Nord consid\u00e9r\u00e9s comme les responsables historiques de la crise climatique<\/h3>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Pour les pays du Sud, le changement anormal du climat est d\u00fb \u00e0 la politique d\u00e9veloppementaliste des pays du Nord depuis la r\u00e9volution industrielle. D\u2019entr\u00e9e de jeu, il est judicieux de pr\u00e9ciser qu\u2019on fait fi ici des d\u00e9bats doctrinaux sur la segmentation des \u00ab\u00a0r\u00e9volutions industrielles\u00a0\u00bb. Mais on retiendra que l\u2019\u00e8re industrielle se situe \u00e0 la fin du XVIIIe\u00a0si\u00e8cle au Royaume-Uni, raison pour laquelle il est consid\u00e9r\u00e9 comme le \u00ab\u00a0berceau de la premi\u00e8re r\u00e9volution industrielle\u00a0\u00bb. En plus, le changement de paradigme d\u00e9veloppementaliste d\u2019alors a fait de la Grande-Bretagne la superpuissance incontest\u00e9e du\u00a0XIXe\u00a0si\u00e8cle (Asselain, s.\u00a0d.). Par la suite, cette \u00e8re a \u00e9tendu ses tentacules dans d\u2019autres pays europ\u00e9ens, d\u2019Am\u00e9rique du Nord et d\u2019Asie de l\u2019Est. C\u2019est au cours de cette p\u00e9riode que l\u2019humanit\u00e9 a commenc\u00e9 \u00e0 modifier le climat de la terre par le rejet dans l\u2019atmosph\u00e8re des gaz \u00e0 effet de serre (Giraud, 2004, p.\u00a0321; Mar\u00e9chal et Choquette, 2006, p.\u00a07). Une kyrielle d\u2019inventions et d\u2019innovations techniques \u00e9maille cette p\u00e9riode dont la plus fameuse est l\u2019invention de la machine \u00e0 vapeur par les Britanniques Thomas Savery et Thomas Newcomen en 1712, puis d\u00e9velopp\u00e9e et redynamis\u00e9e par James Watt en 1769. Comme toute machine, le fonctionnement de celle-ci est tributaire de l\u2019\u00e9nergie. C\u2019est dans ce sillage qu\u2019il faut situer la commodit\u00e9 du charbon qui devenait de plus en plus indispensable dans les industries telles que la sid\u00e9rurgie, le textile ou la m\u00e9tallurgie. Manifestement, la machine \u00e0 vapeur a permis de faire fonctionner des usines, faire avancer des locomotives. Autre source d\u2019\u00e9nergie, le p\u00e9trole alimentait les moteurs \u00e0 combustion interne (Favennec, 2009, p.\u00a050). Cette invention a catalys\u00e9 le remplacement efficace des m\u00e9thodes archa\u00efques ou artisanales de production, d\u2019o\u00f9 l\u2019accroissement du rendement.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Sans se lasser, la responsabilit\u00e9 climatique des pays d\u00e9velopp\u00e9s semble faire l\u2019unanimit\u00e9 et le troisi\u00e8me paragraphe du pr\u00e9ambule de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques confirme cette assertion. En effet, il a \u00e9t\u00e9 indiqu\u00e9 qu\u2019\u00e0 partir du XIXe si\u00e8cle et tout au long de la r\u00e9volution industrielle, la strat\u00e9gie de d\u00e9veloppement des pays occidentaux a entra\u00een\u00e9 l\u2019augmentation exponentielle des quantit\u00e9s de gaz tels que le dioxyde de carbone, le m\u00e9thane (Larr\u00e8re, 2015, p.\u00a074). Cette r\u00e9volution industrielle recoupe l\u2019anthropoc\u00e8ne, d\u00e9note l\u2019exploitation outranci\u00e8re et m\u00eame machiav\u00e9lique des ressources naturelles, des \u00e9nergies fossiles, en l\u2019occurrence le charbon, le gaz naturel, le p\u00e9trole.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La r\u00e9volution industrielle mise en cause ici recouvre la conflictualit\u00e9 du rapport entre l\u2019humain et la nature, cette derni\u00e8re n\u2019ayant qu\u2019une valeur instrumentale (Nguyen, 1998, p.\u00a095). Pourtant, Fran\u00e7ois Tchoca Fanikoua (2002, p.\u00a024) affirme que \u00ab\u00a0d\u00e9truire la nature ou \u00e9puiser ses ressources prive l\u2019homme d\u2019un d\u00e9veloppement durable\u00a0\u00bb. Il appert par cons\u00e9quent que cette course effr\u00e9n\u00e9e au d\u00e9veloppement se situait aux antipodes des composantes du d\u00e9veloppement durable[footnote]Le d\u00e9veloppement durable a trois piliers fondamentaux\u00a0: le volet \u00e9conomique, environnemental et social.[\/footnote]. Ce dernier est d\u00e9fini dans le Rapport de la commission mondiale sur l\u2019environnement et le d\u00e9veloppement <em>Notre avenir \u00e0 tous<\/em> comme \u00ab\u00a0le d\u00e9veloppement qui r\u00e9pond aux besoins du pr\u00e9sent sans compromettre la capacit\u00e9 des g\u00e9n\u00e9rations futures de r\u00e9pondre aux leurs\u00a0\u00bb (Commission mondiale sur l\u2019environnement et le d\u00e9veloppement, 1988, p. 50). Autrement dit, le d\u00e9veloppement, bien qu\u2019\u00e9tant un facteur de la satisfaction des besoins des \u00eatres humains et de l\u2019am\u00e9lioration de leur condition de vie, doit survenir de mani\u00e8re \u00e0 \u00e9viter de nuire \u00e0 la capacit\u00e9 du milieu naturel d\u2019assurer le respect des besoins d\u2019aujourd\u2019hui comme ceux de demain (Zambo, 2016, p.\u00a03).<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019\u00e8re industrielle, marqu\u00e9e par l\u2019utilisation d\u00e9mesur\u00e9e des \u00e9nergies non renouvelables c\u2019est-\u00e0-dire celles d\u00e9pourvues de la capacit\u00e9 de r\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence, a catalys\u00e9 la propagation de plusieurs gaz \u00e0 effet de serre dans l\u2019atmosph\u00e8re. Ceci revient \u00e0 dire que la r\u00e9volution industrielle a entra\u00een\u00e9 la pollution industrielle. Cette derni\u00e8re renvoie \u00e0 la contamination des ressources biophysiques dont l\u2019impact se fait sentir sur les \u00e9l\u00e9ments biologiques et l\u2019environnement humain. \u00c9videmment, cette entreprise ne saurait survivre \u00e0 une \u00e9poque qui se veut plus rationnelle, raisonnable par la promotion du d\u00e9veloppement durable. C\u2019est ce qui a justifi\u00e9 assur\u00e9ment la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019\u00e9laborer la th\u00e9orie de l\u2019\u00e9thique de l\u2019environnement. Selon Nguyen Vinh-De,<\/p>\r\n\r\n<blockquote>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019\u00e9thique de l\u2019environnement n\u2019est pas autre chose qu\u2019un effort th\u00e9orique pour construire et justifier des normes, qui n\u2019autoriseraient plus les hommes \u00e0 exploiter la nature de fa\u00e7on abusive, en vue de servir les int\u00e9r\u00eats \u00e9go\u00efstes d\u2019un individu ou d\u2019une collectivit\u00e9, et qui leur permettraient d\u2019\u00e9tablir une relation d\u2019un nouveau genre avec elle (Nguyen Vinh-De, 1998, p.\u00a093).<\/p>\r\n<\/blockquote>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Au regard de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, force est de constater que la r\u00e9volution industrielle est \u00e0 l\u2019image de dieu Janus dont l\u2019aspect positif recoupe naturellement le d\u00e9veloppement ou la modernisation de nombreux pays. Toutefois, le c\u00f4t\u00e9 sombre de cette \u00e8re est inh\u00e9rent \u00e0 la pollution engendr\u00e9e. En d\u2019autres termes, le r\u00e9chauffement climatique actuel est la surface immerg\u00e9e de l\u2019iceberg de la r\u00e9volution industrielle. C\u2019est pour cette raison que les Africain\u00b7e\u00b7s estiment \u00eatre en train de payer le prix du d\u00e9veloppement des pays du Nord ax\u00e9 sur la surexploitation des ressources naturelles. Visiblement, la victimisation prof\u00e9r\u00e9e recoupe leur manque d\u2019engagement v\u00e9ritable en mati\u00e8re de climat. Certes, le changement climatique g\u00e9n\u00e8re des injustices. Mais le contexte actuel n\u2019augure pas de lendemains meilleurs concernant la lutte contre ce ph\u00e9nom\u00e8ne. Ainsi, dans son discours prononc\u00e9 le 16 d\u00e9cembre 2009 au sommet de Copenhague, l\u2019ancien premier ministre d\u2019\u00c9thiopie et n\u00e9gociateur en chef de l\u2019Union africaine Meles Zenawi (2009) pr\u00e9cisait que l\u2019Afrique devrait d\u00e9passer sa \u00ab\u00a0place de victime du pass\u00e9\u00a0\u00bb et se consid\u00e9rer comme actrice de l\u2019avenir, synonyme de son implication dans la r\u00e9solution du probl\u00e8me climatique. Pour ce faire, il est fondamental de s\u2019arc-bouter sur la justice et l\u2019\u00e9thique.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">La prospective\u00a0: la n\u00e9cessit\u00e9 de penser une justice climatique int\u00e9grative et syncr\u00e9tique via la mise en \u00e9vidence des principes \u00e9thiques<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019ampleur des d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s par les changements climatiques devrait davantage interpeller la communaut\u00e9 internationale. Ainsi, il est judicieux que chaque pays prenne conscience de l\u2019urgence d\u2019agir v\u00e9ritablement. Pour cela, il serait n\u00e9cessaire de prendre en compte certaines valeurs et les principes \u00e9thiques non seulement pour les pays africains, mais \u00e9galement ceux du Nord.<\/p>\r\n\r\n<h3 style=\"text-align: justify\">Pour une perception africaine de la justice climatique reposant sur les principes \u00e9thiques<\/h3>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Il est clairement perceptible que la diff\u00e9renciation \u00e9tablie dans les ann\u00e9es 1990 est battue en br\u00e8che de nos jours compte tenu de la place de plus en plus importante de certains pays \u00e9mergents dans les \u00e9missions des gaz \u00e0 effet de serre (Hanne, 2015; Bourban, 2017, p.\u00a09). La donne change progressivement. D\u2019ores et d\u00e9j\u00e0, il est important de signaler au regard du contexte actuel que l\u2019action autarcique d\u2019un pays ou d\u2019un groupe de pays n\u2019aura point de poids. Tout au contraire, \u00ab\u00a0c\u2019est en agissant collectivement [\u2026] que les pires cons\u00e9quences du r\u00e9chauffement seront \u00e9vit\u00e9es\u00a0\u00bb (Sokona, 2014, p.\u00a081; Barstenstein, 2010, p.\u00a0227; Boisson De Chazournes, 1997, p.\u00a0700). Cette consid\u00e9ration d\u00e9note la commodit\u00e9 du principe de la <strong>solidarit\u00e9<\/strong> souvent rattach\u00e9e \u00e0 l\u2019<strong>unit\u00e9<\/strong>. Celle-ci n\u00e9cessite d\u2019\u00eatre cern\u00e9e sous un double plan, c\u2019est-\u00e0-dire intra et interg\u00e9n\u00e9rationnel. Il s\u2019agit de l\u00e9guer \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9 un h\u00e9ritage plan\u00e9taire non d\u00e9grad\u00e9. Un proverbe chinois illustre avec pertinence cette toile de fond\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0une g\u00e9n\u00e9ration plante un arbre, la suivante profite de son ombre\u00a0\u00bb. Quoi qu\u2019il en soit, la solidarit\u00e9 est li\u00e9e \u00e0 la configuration collectiviste ou g\u00e9n\u00e9raliste de l\u2019int\u00e9r\u00eat de la lutte contre les changements climatiques. La protection du climat est un bien public mondial (Gemenne, 2008, p.\u00a0152), d\u2019o\u00f9 la promotion des <strong>responsabilit\u00e9s communes<\/strong>.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Selon Catherine Larr\u00e8re (2009, p.\u00a0157), le probl\u00e8me climatique ne devrait plus \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019apanage, le luxe des pays riches ou un frein \u00e0 l\u2019\u00e9mergence de ceux dits pauvres. Elle mart\u00e8le et r\u00e9cuse l\u2019attitude de certains pays \u00e9mergents du fait de l\u2019exacerbation de leur victimisation. Si on consid\u00e8re que la pollution z\u00e9ro est impossible \u00e0 garantir, force est de relever que m\u00eame dans les pays du Sud, des actes entra\u00eenant les \u00e9missions des gaz \u00e0 effet de serre y sont pos\u00e9s. Et le boom d\u00e9mographique ambiant est susceptible d\u2019accro\u00eetre la tendance. Dans l\u2019optique d\u2019assurer le <strong>d\u00e9veloppement durable<\/strong>, il leur est demand\u00e9 de mener leurs actions avec <strong>pr\u00e9caution<\/strong>. Une mobilisation accrue de ces principes compl\u00e9mentaires serait de nature \u00e0 revigorer la lutte contre la crise climatique. Cette opportunit\u00e9 deviendra plus importante si les pays du Nord en font autant.<\/p>\r\n\r\n<h3 style=\"text-align: justify\">La n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une int\u00e9gration cors\u00e9e des principes \u00e9thiques dans les politiques climatiques des pays du Nord<\/h3>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Signalons d\u2019entr\u00e9e de jeu que certains auteurs et autrices comme Catherine Larr\u00e8re (2009, p.\u00a0159) rejettent fermement l\u2019id\u00e9e d\u2019une responsabilit\u00e9 historique des pays d\u00e9velopp\u00e9s. L\u2019argument avanc\u00e9 est qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e8re industrielle, le Nord n\u2019\u00e9tait pas conscient des cons\u00e9quences environnementales de leur politique d\u00e9veloppementaliste. Autre raison, les g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9sentes ne sauraient payer la dette des g\u00e9n\u00e9rations pass\u00e9es. Ainsi, leurs actes devraient \u00eatre assimil\u00e9s aux \u00e9v\u00e9nements naturels. Cette position nous semble \u00ab\u00a0extr\u00e9miste\u00a0\u00bb, car \u00ab\u00a0il existe un principe \u00e9thique g\u00e9n\u00e9ral selon lequel quiconque porte pr\u00e9judice \u00e0 autrui doit r\u00e9pondre de ce pr\u00e9judice et d\u00e9dommager ceux qu\u2019il a l\u00e9s\u00e9s\u00a0\u00bb (Unesco, 2016, p.\u00a016). Bien que la responsabilit\u00e9 climatique soit commune, celle-ci se veut surtout diff\u00e9renci\u00e9e. Deux principales raisons justifient cette <strong>diff\u00e9renciation<\/strong>. D\u2019abord le degr\u00e9 des \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre, ensuite la capacit\u00e9 d\u2019adaptation\u00a0: leur d\u00e9nominateur commun est la prise en compte des in\u00e9galit\u00e9s.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les in\u00e9galit\u00e9s profondes induites par le changement climatique impliquent d\u2019une part et naturellement la <strong>solidarit\u00e9<\/strong> technologique et financi\u00e8re. C\u2019est dans cette veine qu\u2019il faut assurer l\u2019effectivit\u00e9 de la mobilisation par les pays d\u00e9velopp\u00e9s de 100 milliards de dollars, engagement pris \u00e0 Copenhague en 2009 et confirm\u00e9 \u00e0 Paris en 2015. Il est g\u00e9n\u00e9ralement admis que les pays sont \u00e9conomiquement in\u00e9gaux en d\u00e9pit de l\u2019\u00e9galit\u00e9 formelle consacr\u00e9e au regard du principe fondamental de la souverainet\u00e9 (Barstenstein, 2010, p.\u00a0179). Ainsi, l\u2019Afrique subsaharienne ne dispose pas d\u2019assez de ressources pour asseoir la transition \u00e9nerg\u00e9tique. D\u2019autre part, les in\u00e9galit\u00e9s recouvrent <strong>l\u2019\u00e9quit\u00e9 et la justice<\/strong>.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">Conclusion<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">En d\u00e9finitive, il \u00e9tait question dans ce texte de r\u00e9pondre \u00e0 la question de savoir si la perception africaine de la justice climatique tenait compte des principes \u00e9thiques. En jetant un regard panoramique et synoptique sur la situation actuelle, il ressort de cela que cette perception ne les int\u00e8gre v\u00e9ritablement pas et recoupe la victimisation des pays du Sud et la responsabilit\u00e9 historique de ceux du Nord. C\u2019est ce qui justifie la tendance actuelle de l\u2019Afrique concernant la r\u00e9clamation du droit au d\u00e9veloppement, la demande des financements et le transfert de technologie. Il serait difficile de lutter efficacement contre le r\u00e9chauffement climatique dans ce contexte o\u00f9 chaque partie cherche \u00e0 tirer son \u00e9pingle du jeu. C\u2019est pour cette raison qu\u2019il est imp\u00e9ratif d\u2019initier une r\u00e9volution copernicienne, celle qui est inh\u00e9rente \u00e0 la mobilisation de tous les pays malgr\u00e9 les in\u00e9galit\u00e9s ambiantes. L\u2019inaction de certains pays serait r\u00e9dhibitoire \u00e0 la survie de l\u2019humanit\u00e9.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Arbour, Jean-Maurice. 2014. La normativit\u00e9 du principe des responsabilit\u00e9s communes mais diff\u00e9renci\u00e9es. <em>Les Cahiers de droit<\/em>, <em>55<\/em>(1), 33-81.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Asselain, Jean-Charles. s. d. R\u00e9volution industrielle. <em>Encyclopaedia Universalis<\/em> [en ligne]. URL\u00a0: http:\/\/www.universalis.fr\/encyclopedie\/revolution-industrielle\/, consult\u00e9 le 2 novembre 2019.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Auverlot, Dominique <em>et al<\/em>. 2012. <em>Les Instruments \u00e9conomiques au service du climat<\/em>. Rapport du Centre d\u2019Analyse Strat\u00e9gique, n\u00b0 45. Paris\u00a0: La Documentation fran\u00e7aise.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Banque mondiale. 2015. <em>Acc\u00e9l\u00e9rer un d\u00e9veloppement r\u00e9silient au changement climatique et \u00e0 faibles \u00e9missions carbone\u00a0: Business plan pour le climat en Afrique<\/em>. En ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.vie-publique.fr\/sites\/default\/files\/rapport\/pdf\/124000435.pdf\">https:\/\/www.vie-publique.fr\/sites\/default\/files\/rapport\/pdf\/124000435.pdf<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Barstenstein, Kristin. 2010. De Stockholm \u00e0 Copenhague\u00a0: gen\u00e8se et \u00e9volution des responsabilit\u00e9s communes mais diff\u00e9renci\u00e9s dans le droit international de l\u2019environnement. <em>Revue de droit de McGill<\/em>, <em>56<\/em>(1), 177-228.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Boisson De Chazournes, Laurence. 1997.\u00a0La gestion de l\u2019int\u00e9r\u00eat commun \u00e0 l\u2019\u00e9preuve des enjeux \u00e9conomiques \u2013 Le protocole de Kyoto sur les changements climatiques. <em>Annuaire fran\u00e7ais de droit international<\/em>, <em>43<\/em>, 700-715.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Boisson De Chazournes, Laurence. 2009. Le droit et l\u2019universalit\u00e9 de la lutte contre les changements climatiques. <em>Cahiers \u2013 Droit, Sciences et Technologie<\/em>, 2, 29-36. Disponible en ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.cnrseditions.fr\/catalogue\/revues\/cahiers-droit-sciences-et-technologie-2\/\">https:\/\/www.cnrseditions.fr\/catalogue\/revues\/cahiers-droit-sciences-et-technologie-2\/<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Bourban, Michel. 2017. Justice climatique et n\u00e9gociations internationales. <em>N\u00e9gociations<\/em>, <em>27<\/em>, 7-22.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Commission mondiale sur l\u2019environnement et le d\u00e9veloppement. 1988. <em>Notre avenir \u00e0 tous<\/em>. Montr\u00e9al\u00a0: \u00c9ditions du Fleuve.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Del\u00e9age, Jean-Paul. 2008. Des in\u00e9galit\u00e9s \u00e9cologiques parmi les hommes. <em>\u00c9cologie et politique<\/em>, <em>1<\/em>(35), 11-17.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Derond, Charles. 2016.\u00a0<em>\u00c9thique et pauvret\u00e9 dans les soci\u00e9t\u00e9s de tradition chr\u00e9tienne<\/em>. Th\u00e8se de doctorat, Universit\u00e9 de Strasbourg.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Doukpolo, Bertrand. 2014. <em>Changements climatiques et productions agricoles dans l\u2019Ouest de la R\u00e9publique centrafricaine<\/em>. Th\u00e8se, de doctorat, Universit\u00e9 d\u2019Abomey-Calavi.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Durand, Fr\u00e9d\u00e9ric. 2012. R\u00e9chauffement climatique\u00a0: le Nord n\u2019est pas moins concern\u00e9 que le Sud. <em>Territoire en mouvement \u2013 Revue de g\u00e9ographie et d\u2019am\u00e9nagement<\/em> [Online], 14-15, Online since 01 july 2014, connection on 03 october 2019. URL\u00a0: <a href=\"http:\/\/journals.openedition.org\/tem\/1717\">http:\/\/journals.openedition.org\/tem\/1717<\/a>; DOI\u00a0: 10.4000\/tem.1717.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">FAO <em>et al<\/em>. 2018. <em>L\u2019\u00c9tat de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et de la nutrition dans le monde 2018. Renforcer la r\u00e9silience face aux changements climatiques pour la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et la nutrition<\/em>. Rome\u00a0: FAO.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">FAO. 1996. Plan d\u2019action du sommet mondial de l\u2019alimentation. En ligne\u00a0: <a href=\"http:\/\/www.fao.org\/wfs\/index_fr.htm\">http:\/\/www.fao.org\/wfs\/index_fr.htm<\/a>.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Favennec, Jean-Pierre. 2009. Quelles \u00e9nergies?. <em>G\u00e9o\u00e9conomie<\/em>, <em>4<\/em>(51), 49-62.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Flourens, Marie. 2018. Changement climatique et in\u00e9galit\u00e9s\u00a0: le Sud premi\u00e8re victime de la crise climatique. Disponible sur <em>oxfamfrance.org\u00a0<\/em>: <a href=\"http:\/\/www.oxfamfrance.org\/non-classe\/changement-climatique-et-inegalites-le-sud-premiere-victime-de-la-crise-climatique\">www.oxfamfrance.org\/non-classe\/changement-climatique-et-inegalites-le-sud-premiere-victime-de-la-crise-climatique<\/a>, consult\u00e9 le 7 octobre 2019.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Gardiner, Stephen. 2004. Ethics and global climate change. <em>Ethics<\/em>, <em>114<\/em>, 555-600.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Gemenne, Fran\u00e7ois. 2008.\u00a0Panorama des principaux axes de la recherche sur les changements climatiques. <em>Critique internationale<\/em>, <em>3<\/em>(40), 141-152.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">GIEC. 2007. <em>Bilan 2007 des changements climatiques<\/em>. Rapport de synth\u00e8se, GIEC, Gen\u00e8ve, Suisse, 103 p. Disponible en ligne\u00a0: <a href=\"http:\/\/www.observatoireclimat-hautsdefrance.org\/Les-ressources\/Ressources-documentaires\/Bilan-2007-des-changements-climatiques-Rapport-de-synthese\">http:\/\/www.observatoireclimat-hautsdefrance.org\/Les-ressources\/Ressources-documentaires\/Bilan-2007-des-changements-climatiques-Rapport-de-synthese<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Giraud, Pierre-No\u00ebl. 2004. La lutte contre le changement climatique. <em>\u00c9tudes<\/em>, <em>10<\/em>(tome 401), 321-332.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Godard, Olivier et Ch\u00e2teauneuf-Malcl\u00e8s, Anne. 2015. La politique climatique et les choix \u00e9thiques. Disponible en ligne sur le site de l\u2019ENS de Lyon\u00a0: http:\/\/ses.ens-lyon.fr\/articles\/la-politique-climatique-et-les-choix-ethiques-289552, consult\u00e9 le 7 octobre 2019.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Guesnerie, Roger et Stern, Nicholas. 2012. <em>Deux \u00e9conomistes face aux enjeux climatiques<\/em>. Paris\u00a0: Le Pommier.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Halvorsen, Anita Margrethe. 1999. <em>Equality among unequals in international environmental law. Differential treatment for developing countries<\/em>. Colorado\u00a0: Westview Press.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Hanne, Isabelle. 2015. Climat\u00a0: \u00e0 Bonn, les n\u00e9gociations bloquent sur le droit \u00e0 la diff\u00e9rence?. <em>Lib\u00e9ration<\/em>. En ligne\u00a0: https:\/\/www.liberation.fr\/planete\/2015\/06\/12\/climat-a-bonn-les-negociations-bloquent-sur-le-droit-a-la-difference_1327984, consult\u00e9 le 21 octobre 2019.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Hollande, Fran\u00e7ois. 2015. Discours prononc\u00e9 \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019ouverture de la 21e Conf\u00e9rence des Nations unies sur les changements climatiques, le 30 novembre 2015 \u00e0 Paris. En ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/unfccc.int\/sites\/default\/files\/cop21cmp11_statement_hollande.pdf\">https:\/\/unfccc.int\/sites\/default\/files\/cop21cmp11_statement_hollande.pdf<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Kempf, Herv\u00e9. 2009. Le Sud, premi\u00e8re victime du r\u00e9chauffement climatique. <em>Le Monde<\/em>. En ligne\u00a0: www.lemonde.fr\/planete\/article\/2009\/11\/10\/le-sud-premiere-victime-du-rechauffement-climatique_1265452_3244.html, consult\u00e9 le 5 octobre 2019.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Larr\u00e8re, Catherine. 2009. La justice environnementale. <em>Multitudes<\/em>, <em>1<\/em>(36), 156-162.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Larr\u00e8re, Catherine. 2015. In\u00e9galit\u00e9s environnementales et justice climatique. <em>Annales des Mines \u2013 Responsabilit\u00e9 et environnement<\/em>, <em>3<\/em>(79), 73-77.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Lavergne, Marc. 2010. Le r\u00e9chauffement climatique \u00e0 l\u2019origine de la crise du Darfour? La recherche scientifique menac\u00e9e par le d\u00e9ni de la complexit\u00e9. <em>Revue Tiers Monde<\/em>, <em>4<\/em>(204), 69-88.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Mar\u00e9chal, Kevin et Choquette, V\u00e9ronique. 2006. La lutte contre les changements climatiques\u00a0: des engagements internationaux aux politiques r\u00e9gionales. <em>Courrier hebdomadaire du CRISP<\/em>, <em>10<\/em>(1915), 5-47.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Meles Zenawi, Discours prononc\u00e9 le 16 d\u00e9cembre 2009 au Sommet de Copenhague. En ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.un.org\/africarenewal\/fr\/magazine\/january-2010\/positions-africaines-sur-le-changement-climatique\">https:\/\/www.un.org\/africarenewal\/fr\/magazine\/january-2010\/positions-africaines-sur-le-changement-climatique<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Michelot, Agn\u00e8s. 2016. La justice climatique et l\u2019Accord de Paris sur le climat. <em>Revue juridique de l\u2019environnement<\/em>, <em>41<\/em>(1) 71-79.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Nguyen, Vinh-De. 1998. Qu\u2019est-ce que l\u2019\u00e9thique de l\u2019environnement? <em>Horizons philosophiques<\/em>, <em>9<\/em>(1), 87-107. En ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.7202\/801093ar\">https:\/\/doi.org\/10.7202\/801093ar<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Organisation mondiale de la sant\u00e9. 2018. Changement climatique et sant\u00e9. <em>Who.int<\/em>. En ligne\u00a0: www.who.int\/news-room\/fact-sheets\/detail\/climate-change-and-health, consult\u00e9 le 07 octobre 2019.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Ouro-Bodi, Ouro-Gnaou. 2014.\u00a0<em>Les \u00c9tats et la protection internationale de l\u2019environnement\u00a0: la question du changement climatique<\/em>. Th\u00e8se de doctorat, Universit\u00e9 de Bordeaux.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Piette, Jean. 1993. \u00c9volution institutionnelle et mode d\u2019intervention du droit international de l\u2019environnement et du d\u00e9veloppement. <em>Revue juridique de l\u2019environnement<\/em>, <em>18<\/em>(1), 5-9.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Piguet, Fr\u00e9d\u00e9ric-Paul. 2014. <em>Justice climatique et interdiction de nuire<\/em>. Gen\u00e8ve\u00a0: Globethics.net.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Reber, Bernard. 2016. Sens des responsabilit\u00e9s dans la gouvernance climatique. <em>Revue de M\u00e9taphysique et de Morale<\/em>, <em>1<\/em>(89), 104-117. DOI\u00a0: 10.3917\/rmm.161.0103.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Rigot, V\u00e9ronique et Van Nuffel Nicolas. 2011.\u00a0La justice climatique \u00e0 l\u2019\u00e9preuve des n\u00e9gociations. <em>Point Sud<\/em>, 04. Disponible en ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.cncd.be\/IMG\/pdf\/2011-11-pointsud04.pdf\">https:\/\/www.cncd.be\/IMG\/pdf\/2011-11-pointsud04.pdf<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Sokona, Youba. 2014. Climat\u00a0: si l\u2019Europe se souciait des pays du Sud? <em>Revue Projet<\/em>, <em>6<\/em>(343), 81-89.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Tchoca Fanikoua, Fran\u00e7ois.\u00a02002.\u00a0<em>La Contribution du droit p\u00e9nal de l\u2019environnement \u00e0 la r\u00e9pression des atteintes \u00e0 l\u2019environnement au Benin<\/em>. Th\u00e8se de doctorat, Universit\u00e9 de Maastricht.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Teiga, Marcus Boni. 2011.\u00a0Pourquoi l\u2019Afrique ne se d\u00e9veloppe pas?. <em>SlateAfrica<\/em>. En ligne\u00a0: <a href=\"http:\/\/www.slateafrica.com\/20967\/pourquoi-afrique-ne-se-developpe-pas-economie-corruption-agriculture\">http:\/\/www.slateafrica.com\/20967\/pourquoi-afrique-ne-se-developpe-pas-economie-corruption-agriculture<\/a>, consult\u00e9 le 29 octobre 2019.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Torre-Schaub, Marthe. 2016.\u00a0La justice climatique. \u00c0 propos du jugement de la Cour de district de la Haye du 24 juin 2015. <em>Revue internationale de droit compar\u00e9<\/em>, 3, working paper, 17 p. Disponible en ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/hal.archives-ouvertes.fr\/hal-01559081\/document\">https:\/\/hal.archives-ouvertes.fr\/hal-01559081\/document<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Unesco. 2016. <em>Les Principes \u00e9thiques en rapport avec le changement climatique<\/em>. Paris\u00a0: Unesco. Disponible en ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/unesdoc.unesco.org\/ark:\/48223\/pf0000245280\">https:\/\/unesdoc.unesco.org\/ark:\/48223\/pf0000245280<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Van Ypersele, Jean-Pascal. 2008. <em>Les changements climatiques et la politique belge de coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement\u00a0: d\u00e9fis et opportunit\u00e9s<\/em>, 78 p.\u00a0En ligne\u00a0: http:\/\/diplomatie.belgium.be\/fr\/binaries\/RapportClimat_tcm313-67482.pdf.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Vieillefosse, Aur\u00e9lie et Cros\u00a0Christine. 2007. <em>Les enjeux du changement climatique. Quelle gouvernance pour le climat?<\/em>. Paris\u00a0: Temis D\u00e9veloppement durable. Disponible en ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/inis.iaea.org\/collection\/NCLCollectionStore\/_Public\/41\/023\/41023444.pdf\">https:\/\/inis.iaea.org\/collection\/NCLCollectionStore\/_Public\/41\/023\/41023444.pdf<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Zambo, Yanick Hypolitte. 2016. <em>La Protection de l\u2019environnement dans la r\u00e9alisation du barrage de Lom Pangar<\/em>. M\u00e9moire de master en droit public international et communautaire, Universit\u00e9 de Yaound\u00e9 II.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Zambo, Yanick Hypolitte. \u00c0 para\u00eetre. La communaut\u00e9 internationale face aux d\u00e9fis s\u00e9curitaires contemporains\u00a0: le cas des changements climatiques. Dans\u00a0<em>Nyabeyeu Tchoukeu<\/em><em>, <\/em>L\u00e9opold. (dir<em>.<\/em>), <em>La S\u00e9curit\u00e9, approche juridique<\/em>.<\/p>","rendered":"<div class=\"metadata\">\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9&nbsp;: <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sans conteste, le changement climatique d\u00fb \u00e0 l\u2019augmentation de la concentration des gaz \u00e0 effet de serre n\u2019\u00e9pargne aucune sph\u00e8re g\u00e9ographique de la plan\u00e8te. Toutefois, il s\u2019av\u00e8re que certaines r\u00e9gions sont plus impact\u00e9es que d\u2019autres. C\u2019est certainement dans cette perspective qu\u2019il faut situer la vuln\u00e9rabilit\u00e9 de l\u2019Afrique subsaharienne au regard de la pr\u00e9carit\u00e9 des moyens d\u2019adaptation. Cette sous-r\u00e9gion estime qu\u2019elle est victime d\u2019une situation \u00e0 laquelle elle n\u2019a point de responsabilit\u00e9 et que celle-ci revient aux pays d\u00e9velopp\u00e9s. Manifestement, cette consid\u00e9ration connotant leur perception de la justice climatique, pr\u00e9sente des limites. En substance, les pays du Sud mettent en exergue les mesures d\u2019adaptation au d\u00e9triment de celles relatives \u00e0 l\u2019att\u00e9nuation. Ainsi, leurs aspirations dans les n\u00e9gociations climatiques sont port\u00e9es sur le transfert de technologies, les financements et le renforcement des capacit\u00e9s. Cette traduction de la dette \u00e9cologique des pays industrialis\u00e9s a pour <em>leit motiv<\/em> la garantie du d\u00e9veloppement des pays du Sud. La position africaine fait face \u00e0 l\u2019opposition des pays d\u00e9velopp\u00e9s. Ceci marque la diff\u00e9rentiation dans le r\u00e9gime climatique et la discorde dans les n\u00e9gociations climatiques. La diff\u00e9rentiation est consid\u00e9r\u00e9e par les pays en d\u00e9veloppement comme un m\u00e9canisme de compensation, de responsabilit\u00e9 et de justice. Compte tenu du caract\u00e8re global du d\u00e9fi climatique, il est fondamental d\u2019assurer une approche inclusive \u00e0 travers surtout la mobilisation des principes \u00e9thiques.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Mots-cl\u00e9s&nbsp;: <\/strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/adaptation\/\">Adaptation<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/afrique-subsaharienne\/\">Afrique subsaharienne<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/changement-climatique\/\">Changement climatique<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/justice-climatique\/\">justice climatique<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/vulnerabilite\/\">vuln\u00e9rabilit\u00e9<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Abstract&nbsp;: <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Undeniably, climate change due to the increased concentration of greenhouse gases spares no geographical sphere of the planet. However, some regions are more impacted than others. It is certainly in this perspective that we must situate the vulnerability of sub-Saharan Africa in view of the precarious means of adaptation. This sub region believes that it is the victim of a situation for which it has no responsibility and that it falls to the developed countries. Obviously, this consideration, connoting their perception of the climate justice, has limits. In essence, the countries of South emphasize adaptation to the detriment of those relating to mitigation. Thus, their aspirations in climate negotiations are focused on technology transfer, financing and capacity building. This translation of the ecological debt of industrialized countries has for slogan the guarantee of the development of south\u2019s countries. Africa\u2019s position faces opposition from developed countries. This marks the differentiation in the climate regime and the discord in climate negotiations. Differentiation is seen by developing countries as a mechanism of compensation, accountability and justice. Given the global nature of the climate challenge, it is essential to ensure an inclusive approach, especially through the mobilization of ethical principles.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Keywords&nbsp;: <\/strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/adaptation\/\">Adaptation<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/climate-change\/\">climate change<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/climate-justice\/\">climate justice<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/sub-saharan-africa\/\">sub-saharan Africa<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/vulnerability\/\">vulnerability<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Historique de l&rsquo;article<\/strong><br \/><strong>Date de r\u00e9ception&nbsp;: <\/strong>26 ao\u00fbt 2020<br \/><strong>Date d&rsquo;acceptation&nbsp;: <\/strong>21 janvier 2021<br \/><strong>Date de publication&nbsp;: <\/strong>4 juin 2021<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Type de texte&nbsp;: <\/strong>Article<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Introduction<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">C\u2019est un truisme de dire que le changement climatique est r\u00e9el et incontestable. Faisant partie des menaces contemporaines contre la s\u00e9curit\u00e9 internationale et n\u2019\u00e9pargnant aucune r\u00e9gion de la plan\u00e8te, ce ph\u00e9nom\u00e8ne est caus\u00e9 par la concentration des gaz \u00e0 effet de serre (GES)<a class=\"footnote\" title=\"L\u2019article premier de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) de 1992 d\u00e9finit les GES comme les constituants gazeux de l\u2019atmosph\u00e8re, tant naturels qu\u2019anthropiques, qui absorbent et r\u00e9\u00e9mettent le rayonnement infrarouge. L\u2019annexe A du protocole de Kyoto \u00e0 la CCNUCC \u00e9num\u00e8re les GES : le dioxyde de carbone (CO2), le m\u00e9thane (CH4), l\u2019oxyde nitreux (N2O), les Hydrofluorocarbones (HFC), les Hydrocarbures perfluor\u00e9s (PFC) et l\u2019Hexafluorure de soufre (SF6).\" id=\"return-footnote-700-1\" href=\"#footnote-700-1\" aria-label=\"Footnote 1\"><sup class=\"footnote\">[1]<\/sup><\/a>. Aux termes des dispositions de l\u2019article premier alin\u00e9a 2 de la CCNUCC (1992), on entend par changements climatiques \u00ab des changements de climat qui sont attribu\u00e9s directement ou indirectement \u00e0 une activit\u00e9 humaine alt\u00e9rant la composition de l\u2019atmosph\u00e8re mondiale et qui viennent s\u2019ajouter \u00e0 la variabilit\u00e9 naturelle du climat observ\u00e9e au cours de p\u00e9riodes comparables \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Par ailleurs, il est judicieux de pr\u00e9ciser que la nature de ce ph\u00e9nom\u00e8ne ne faisait pas l\u2019unanimit\u00e9 par le pass\u00e9. Pour les climato-sceptiques, le changement climatique actuel serait essentiellement astronomique, c\u2019est-\u00e0-dire d\u00fb \u00e0 un effet de serre naturel. En revanche, la tendance majoritaire incarn\u00e9e par les scientifiques, notamment du Groupe d\u2019Expert Intergouvernemental sur l\u2019\u00c9volution du Climat (GIEC), rel\u00e8ve qu\u2019on est en pr\u00e9sence d\u2019un changement climatique anthropique. En d\u2019autres termes, l\u2019humain est le principal responsable de la crise climatique ambiante. Ceci dit, on convient avec Aldo L\u00e9opold (cit\u00e9 par Nguyen, 1998, p.\u00a087) que \u00ab\u00a0nous maltraitons la terre comme une marchandise en notre possession\u00a0\u00bb. Dans son quatri\u00e8me rapport de 2007, le GIEC a relev\u00e9 pertinemment que \u00ab\u00a0l\u2019essentiel de l\u2019accroissement observ\u00e9 sur la temp\u00e9rature moyenne globale depuis le milieu du 20e si\u00e8cle est tr\u00e8s vraisemblablement d\u00fb \u00e0 l\u2019augmentation des gaz \u00e0 effet de serre anthropiques\u00a0\u00bb (GIEC, 2007, p. 5).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Tout bien consid\u00e9r\u00e9, il s\u2019av\u00e8re que \u00ab\u00a0le climat [\u2026] est un point de d\u00e9saccord entre \u00c9tats. Il est m\u00eame devenu le principal terrain d\u2019affrontement o\u00f9 a \u00e9t\u00e9 mise au grand jour l\u2019opposition entre la Chine et les \u00c9tats-Unis\u00a0\u00bb (Touffut, cit\u00e9 par Ouro-Bodi, 2014, p.\u00a0308). Laconiquement, il vient de plus en plus morceler le monde. En d\u00e9pit de ce d\u00e9saccord et du hiatus au sujet de la nature ou de l\u2019origine du changement climatique, l\u2019on note une unanimit\u00e9 certaine cons\u00e9cutive \u00e0 ses effets pervers. Autrement dit, qu\u2019il soit astronomique ou anthropique, cette impasse est r\u00e9dhibitoire au bien-\u00eatre des individus. Ainsi, \u00ab\u00a0les voix refusant d\u2019admettre l\u2019existence d\u2019un r\u00e9chauffement climatique d\u2019origine anthropique se font plus rares\u00a0\u00bb (Durand, 2012, en ligne). Moult ph\u00e9nom\u00e8nes m\u00e9t\u00e9orologiques et climatiques drastiques ont g\u00e9n\u00e9r\u00e9 en l\u2019occurrence la s\u00e9cheresse, la d\u00e9sertification, les inondations, la mont\u00e9e du niveau des mers, la fonte des glaces, les ouragans, la salinit\u00e9 des sols ou l\u2019acidit\u00e9 des oc\u00e9ans. Eu \u00e9gard \u00e0 cette consid\u00e9ration, le probl\u00e8me climatique est de nos jours d\u2019une ampleur et d\u2019une gravit\u00e9 inqui\u00e9tante (Torre-Schaub, 2016, p.\u00a01).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Consciente que les manifestations du changement climatique et ses effets n\u00e9gatifs sont un sujet de pr\u00e9occupation globale (CCNUCC, 1992), la soci\u00e9t\u00e9 internationale s\u2019est mobilis\u00e9e, et ceci davantage dans le dessein d\u2019obvier au spectre climatique. Cette mobilisation s\u2019est mat\u00e9rialis\u00e9e au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, plus pr\u00e9cis\u00e9ment en 1992 avec l\u2019organisation de la Conf\u00e9rence des nations unies sur l\u2019environnement et le d\u00e9veloppement (CNUED) du 3 au 14 juin 1992 \u00e0 Rio de Janeiro. \u00c0 l\u2019issue de cet \u00e9v\u00e8nement t\u00e9moignant de l\u2019\u00e9volution de la conscience \u00e9cologique internationale\u00a0(Piette, 1993, p.\u00a07), un dispositif juridique prolifique a \u00e9t\u00e9 mis sur pied. On peut donc l\u00e9gitimement citer ici la CCNUCC qui posa les jalons du r\u00e9gime international du climat. D\u00e8s lors, des rencontres d\u00e9cennales foisonnent dans l\u2019optique d\u2019\u00e9viter l\u2019impasse. G\u00e9n\u00e9ralement, deux politiques sont mises sur la sellette\u00a0dont la commodit\u00e9 appert en amont \u00e0 travers l\u2019att\u00e9nuation des \u00e9missions de GES et en aval via l\u2019adaptation aux effets du changement climatique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Au-del\u00e0 des pr\u00e9c\u00e9dents d\u00e9veloppements, force est de relever que le changement climatique pr\u00e9sente une antinomie l\u00e9gendaire, une lapalissade\u00a0: le Nord pollue et le Sud subit. Visiblement, cette consid\u00e9ration est r\u00e9v\u00e9latrice des injustices et des in\u00e9galit\u00e9s g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ce ph\u00e9nom\u00e8ne. En substance, \u00ab\u00a0l\u2019injustice fondamentale du changement climatique r\u00e9side dans le fait que les pays les plus vuln\u00e9rables ne sont pas les premiers responsables\u00a0\u00bb (Gemenne, 2008, p.\u00a0145)\u00a0: il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019une injustice spatiale ou g\u00e9ographique. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019elle, il y a une injustice temporelle qui est d\u2019ailleurs non n\u00e9gligeable et qui renvoie au fait que les g\u00e9n\u00e9rations actuelles subissent les affres de celles pass\u00e9es. Comme le rel\u00e8ve avec pertinence Catherine Larr\u00e8re (2015, p.\u00a074), trois sortes d\u2019in\u00e9galit\u00e9s sont induites par le changement climatique\u00a0: les in\u00e9galit\u00e9s inh\u00e9rentes aux causes ou \u00e0 la contribution au changement climatique, celles li\u00e9es aux cons\u00e9quences et enfin celles li\u00e9es \u00e0 la r\u00e9partition des charges. En d\u00e9pit du caract\u00e8re global de la crise climatique, les effets du changement climatique sont assez in\u00e9galement r\u00e9partis (Larr\u00e8re, 2009, p.\u00a0156; Del\u00e9age, 2008, p.\u00a013; Sokona, 2014, p.\u00a081). Cette r\u00e9partition est polaris\u00e9e et donc, \u00e0 g\u00e9om\u00e9trie variable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En cons\u00e9quence, il appara\u00eet que certaines r\u00e9gions sont nettement plus affect\u00e9es que d\u2019autres. C\u2019est ainsi que dans son rapport de 2007, le GIEC a conclu que l\u2019Afrique est l\u2019un des continents les plus vuln\u00e9rables<a class=\"footnote\" title=\"La vuln\u00e9rabilit\u00e9 ici a trait \u00e0 la pr\u00e9carit\u00e9 ou faiblesse d\u2019un syst\u00e8me naturel ou humain confront\u00e9 \u00e0 la variation drastique et exub\u00e9rante des caract\u00e9ristiques climatiques. Le Rapport du GIEC de 2007 la d\u00e9finit comme \u00ab\u00a0le degr\u00e9 auquel un syst\u00e8me naturel ou humain est sensible et incapable de faire face aux effets n\u00e9fastes des changements climatiques\u00a0\u00bb (GIEC, 2007, p.\u00a089).\" id=\"return-footnote-700-2\" href=\"#footnote-700-2\" aria-label=\"Footnote 2\"><sup class=\"footnote\">[2]<\/sup><\/a> au changement climatique. Dans ce contexte morbide, les populations voient leurs chances de d\u00e9veloppement s\u2019amenuiser (Guesnerie et Stern, 2012, p.\u00a088) et leurs moyens de subsistance p\u00e9riclitent, d\u2019o\u00f9 la revendication de la <strong>justice climatique<\/strong><a class=\"footnote\" title=\"Les mots en gras dans ce texte constituent les principes \u00e9thiques mobilis\u00e9s.\" id=\"return-footnote-700-3\" href=\"#footnote-700-3\" aria-label=\"Footnote 3\"><sup class=\"footnote\">[3]<\/sup><\/a> par la soci\u00e9t\u00e9 civile. Pour les pays de l\u2019Afrique subsaharienne, c\u2019est l\u2019espoir, mieux le symbole d\u2019un r\u00e9pondant strat\u00e9gique et dynamique eu \u00e9gard d\u2019une part \u00e0 sa commodit\u00e9 au plan \u00e9thique ou d\u00e9ontologique et, d\u2019autre part, \u00e0 la tendance cons\u00e9cutive au financement des mesures d\u2019adaptation et au transfert des technologies pour un d\u00e9veloppement durable. C\u2019est certainement pour cette raison que l\u2019enjeu majeur des n\u00e9gociations internationales est la r\u00e9paration des injustices de c\u00e9ans (Rigot et Van Nuffel, 2011, p.\u00a015).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Or, il n\u2019y a pas une d\u00e9finition juridique de la notion de justice climatique. D\u2019ailleurs, elle a \u00e9t\u00e9 introduite pour la premi\u00e8re fois dans une convention internationale \u00e0 caract\u00e8re universel dans l\u2019Accord de Paris (Michelot, 2016, p.\u00a071). Manifestement, cette propension fait le lit de l\u2019interpr\u00e9tation. Pour les pays du Sud, la justice climatique serait la traduction de la justice r\u00e9paratrice ou corrective, synonyme de la responsabilit\u00e9 historique des pays du Nord et recoupe en quelque sorte le principe pollueur-payeur. En revanche, les pays industrialis\u00e9s exigent une implication r\u00e9elle de ceux en d\u00e9veloppement. Ainsi, les \u00c9tats-Unis n\u2019ayant pas ratifi\u00e9 le Protocole de Kyoto estiment que la classification des pays y aff\u00e9rente \u00e9tait arbitraire. En substance, ils clament une mobilisation accrue de certains pays en d\u00e9veloppement dans l\u2019entreprise de r\u00e9duction des \u00e9missions de GES parmi lesquels le Br\u00e9sil, la Chine, l\u2019Inde (Boisson De Chazournes, 1997, p.\u00a0706). Il s\u2019agit l\u00e0 de \u00ab\u00a0d\u00e9construire l\u2019apparente solidarit\u00e9 de corps du groupe des \u00c9tats du Sud\u00a0\u00bb (Boisson De Chazournes, 2009, p.\u00a032). Vraisemblablement, la justice climatique vue sous cet angle est un v\u00e9ritable labyrinthe et suscite une dissonance marqu\u00e9e entre les pays du Nord et ceux du Sud. Cette toile de fond, de nature \u00e0 lac\u00e9rer la dynamique de la lutte contre les changements climatiques, suscite une interrogation capitale qu\u2019il convient de mettre en vedette. La justice climatique telle que per\u00e7ue par les pays de l\u2019Afrique subsaharienne int\u00e8gre-t-elle les consid\u00e9rations \u00e9thiques? Le but de ce texte est d\u2019analyser l\u2019acception africaine de la justice climatique dans une perspective \u00e9thique et non dans son versant judiciaire, m\u00eame si celle-ci sera mobilis\u00e9e incidemment. Comme hypoth\u00e8se et au regard du contexte actuel, cette perception ne s\u2019inscrirait pas fid\u00e8lement sur les sentiers des principes \u00e9thiques et plusieurs arguments justifient ce pan.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La v\u00e9rification scientifique de l\u2019hypoth\u00e8se retenue requiert la mise \u00e0 contribution d\u2019un faisceau de m\u00e9thodes parmi lesquelles l\u2019ex\u00e9g\u00e8se des textes inh\u00e9rents au climat; l\u2019interview des pouvoirs publics, les responsables des organisations non gouvernementales et les citoyen\u00b7ne\u00b7s ordinaires afin de recueillir leurs points de vue sur la question de la justice climatique. Empiriquement, la perception africaine de cette derni\u00e8re campe concomitamment sur la victimisation des pays en d\u00e9veloppement et la responsabilit\u00e9 historique des pays industrialis\u00e9s. Or, cette inflexion ne saurait faire flor\u00e8s dans le contexte de la mondialisation et surtout eu \u00e9gard \u00e0 la port\u00e9e internationale de la crise climatique ambiante. Il est donc judicieux de repenser la justice climatique afin de l\u2019orienter vers une perspective distributive mod\u00e9r\u00e9e via la mise en vedette des principes \u00e9thiques. Cette tendance connote l\u2019implication de tous les acteurs, quels que soient leur degr\u00e9 d\u2019\u00e9mission de GES et leur capacit\u00e9 de r\u00e9silience.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">L\u2019existant\u00a0: une justice climatique orient\u00e9e vers la victimisation des pays du Sud et la responsabilit\u00e9 historique de ceux du Nord<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans son discours prononc\u00e9 au Bourget le 30 novembre 2015 dans le cadre de l\u2019ouverture de la COP21, l\u2019ancien pr\u00e9sident fran\u00e7ais Fran\u00e7ois Hollande (2005) a exalt\u00e9 la justice climatique. En substance, il note que \u00ab\u00a0c\u2019est au nom de la justice climatique\u00a0\u00bb qu\u2019il s\u2019exprime et que \u00ab\u00a0c\u2019est au nom de la justice climatique que nous devons agir\u00a0\u00bb. Dans ce m\u00eame discours, il se demande \u00ab\u00a0comment accepter que ce soient les pays les plus pauvres, ceux qui \u00e9mettent le moins de gaz \u00e0 effet de serre, ceux qui sont les plus vuln\u00e9rables qui soient encore davantage touch\u00e9s\u00a0\u00bb. Ces mots \u00e0 la fois \u00e9vocateurs et interpellateurs appellent \u00e0 repenser la justice climatique. C\u2019est dans cette veine qu\u2019il faut situer l\u2019assertion d\u2019Olivier Godard et Anne Ch\u00e2teauneuf-Malcl\u00e8s (2015) selon laquelle \u00ab\u00a0la solution au probl\u00e8me climatique passe par le r\u00e8glement des questions de justice\u00a0\u00bb. D\u2019ailleurs, la directrice g\u00e9n\u00e9rale d\u2019OXFAM France madame C\u00e9cile Duflot (cit\u00e9 dans Flourens, 2018) note qu\u2019\u00ab\u00a0en mati\u00e8re de changement climatique, si les impacts sont surtout v\u00e9cus parmi les plus vuln\u00e9rables, les responsabilit\u00e9s sont surtout \u00e0 chercher du c\u00f4t\u00e9 des plus riches\u00a0\u00bb. Il sied de constater que le Sud en g\u00e9n\u00e9ral et l\u2019Afrique en particulier constitue l\u2019une des principales victimes de la crise climatique tandis que le Nord serait le responsable historique.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">L\u2019Afrique subsaharienne, l\u2019une des principales victimes de la crise climatique<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Comme on l\u2019a d\u00e9montr\u00e9 plus haut, il existe une marqueterie de perceptions de la justice climatique. Cette toile de fond fait du Sud la premi\u00e8re victime du r\u00e9chauffement climatique (Kempf, 2009). En d\u2019autres termes, les pays du Sud estiment qu\u2019ils sont \u00ab\u00a0victimes d\u2019une situation dans laquelle ils n\u2019ont aucune responsabilit\u00e9\u00a0\u00bb (Larr\u00e8re, 2009, p.\u00a0158). Ainsi, le continent africain est consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019une des r\u00e9gions les plus vuln\u00e9rables au regard de sa faible capacit\u00e9 de r\u00e9silience ou d\u2019adaptation. Manifestement, cette inflexion et ce penchant corroborent la diff\u00e9renciation dans le r\u00e9gime climatique. Celle-ci recouvrant une discrimination positive au profit des pays en d\u00e9veloppement ne disposant pas d\u2019assez de moyens d\u2019adaptation nonobstant le caract\u00e8re modeste de leur contribution \u00e0 la d\u00e9gradation de l\u2019environnement (Halvorsen, 1999, p.\u00a028; Van Ypersele, 2008, p.\u00a09). D\u2019ailleurs, Bernard Reber (2016, p.\u00a0111) pr\u00e9cise pertinemment que \u00ab\u00a0les responsabilit\u00e9s comme les causes du r\u00e9chauffement ne sont pas les m\u00eames pour chaque \u00c9tat\u00a0\u00bb. C\u2019est certainement dans ce sillage qu\u2019il faut situer la place des pays de l\u2019Afrique subsaharienne \u00e0 mille lieues du d\u00e9clenchement de la crise climatique et cette consid\u00e9ration ne fait point de doute.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Toutefois, le contexte climatique actuel pr\u00e9sente un paradoxe r\u00e9el. En substance, les \u00e9missions infimes des gaz \u00e0 effet de serre de l\u2019Afrique ne recoupent pas sa place de premi\u00e8re victime du r\u00e9chauffement climatique. Cette situation, qui est de nature \u00e0 brouiller la dynamique d\u00e9veloppementaliste, viendrait accentuer la pr\u00e9carit\u00e9 des populations. Ces derni\u00e8res vivent au quotidien les effets \u00e2pres du r\u00e9chauffement du climat \u00e0 travers la d\u00e9liquescence progressive et lancinante des ressources naturelles. On comprend donc le toll\u00e9 et la contrari\u00e9t\u00e9 des pays de l\u2019Afrique subsaharienne synonyme d\u2019une frustration manifeste s\u2019\u00e9rigeant en une revendication du droit au d\u00e9veloppement. Cette r\u00e9clamation est d\u2019autant plus importante que, de leur c\u00f4t\u00e9, \u00ab\u00a0les pays d\u00e9velopp\u00e9s veulent pr\u00e9server leur mode de vie\u00a0\u00bb (Vieillefosse et Cros, 2007, p.\u00a04). Les pays du Sud estiment par ricochet que supporter la charge ou le co\u00fbt de la lutte contre le changement climatique serait injuste (Auverlot <em>et al<\/em>., 2012, p.\u00a013). C\u2019est ce qui a fait dire \u00e0 V\u00e9ronique Rigot et Nicolas Van Nuffel (2011, p.\u00a015) que \u00ab\u00a0le Sud ne doit pas payer la facture climatique\u00a0\u00bb. Cette propension vient revigorer la position des ministres en charge des questions d\u2019environnement prof\u00e9r\u00e9e lors du sommet du G8 au Japon en juillet 2008.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En pr\u00e9lude \u00e0 cette rencontre, ces ministres s\u2019\u00e9taient r\u00e9unis au mois de mai de cette m\u00eame ann\u00e9e \u00e0 Kob\u00e9. \u00c0 l\u2019issue de cette r\u00e9union de trois jours, ceux-ci avaient fix\u00e9 aux pays riches un objectif de r\u00e9duction d\u2019au moins 50\u00a0% des \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre d\u2019ici 2050. Pour eux, il revient aux pays d\u00e9velopp\u00e9s de montrer l\u2019exemple dans la lutte contre le changement climatique mieux d\u2019indemniser les moins d\u00e9velopp\u00e9s pour le tort caus\u00e9 (Gardiner, 2004, p.\u00a0580). Youba Sokona (2014, p.\u00a083) sugg\u00e8re dans cette veine que les pays industrialis\u00e9s revoient \u00e0 la baisse leur consommation d\u2019\u00e9nergie afin d\u2019assurer un \u00e9quilibre d\u00e9veloppementaliste. Pour l\u2019auteur, cette commodit\u00e9 permettrait aux pays du Sud d\u2019augmenter la leur (consommation d\u2019\u00e9nergie) dans l\u2019optique d\u2019am\u00e9liorer le cadre de vie des populations. \u00c0 n\u2019en point douter, les manifestions de la victimisation des populations de l\u2019Afrique subsaharienne sont connues comme le loup blanc et se confirment d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e. \u00c0 cet effet, les incommodit\u00e9s induites par le changement climatique sont multisectorielles. Elles peuvent ainsi \u00eatre analys\u00e9es au plan social, \u00e9conomique et environnemental entre autres. Il est judicieux de pr\u00e9ciser que certaines analyses de cette sous-partie sont adoss\u00e9es sur un travail pr\u00e9alable (Zambo, \u00e0 para\u00eetre).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">D\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, un certain nombre de ph\u00e9nom\u00e8nes climatiques g\u00e9n\u00e8rent et amplifient les tensions au plan social. On peut ici citer le conflit au Darfour caus\u00e9 en partie par le changement climatique et la d\u00e9gradation de l\u2019environnement (Lavergne, 2010, p.\u00a073). Au Cameroun, la d\u00e9sertification entra\u00eene\u00a0les conflits interethniques dans la partie septentrionale, pr\u00e9cis\u00e9ment dans la r\u00e9gion de l\u2019Extr\u00eame-Nord du fait de la rar\u00e9faction du p\u00e2turage. Ce dernier est incontestablement indispensable pour la survie et l\u2019accroissement du b\u00e9tail ou le foisonnement de l\u2019effectif du cheptel local. Au regard de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, il est l\u00e9gitime de relever que la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire vis\u00e9e par la communaut\u00e9 internationale est susceptible d\u2019\u00eatre asphyxi\u00e9e par le d\u00e9r\u00e8glement du climat. Ainsi, le plan d\u2019action du sommet mondial de l\u2019alimentation (1996) retient ceci\u00a0:<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">La s\u00e9curit\u00e9 alimentaire existe lorsque tous les \u00eatres humains ont, \u00e0 tout moment, un acc\u00e8s physique et \u00e9conomique \u00e0 une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins \u00e9nerg\u00e9tiques et leurs pr\u00e9f\u00e9rences alimentaires pour mener une vie saine et active (FAO,1996, en ligne).<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">Visiblement, cette d\u00e9finition renferme quatre principales composantes. D\u2019embl\u00e9e, le pilier de la disponibilit\u00e9 est mis en valeur dans cette perception de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et renvoie logiquement \u00e0 l\u2019existence de la nourriture en quantit\u00e9 suffisante pour l\u2019ensemble de la population. Ensuite, la pr\u00e9sente d\u00e9finition fait la part belle au crit\u00e8re de l\u2019accessibilit\u00e9. Ici, il est indiqu\u00e9 que chaque individu se procure de la nourriture, soit gr\u00e2ce \u00e0 sa propre production, soit en disposant un pouvoir d\u2019achat suffisant pour en acheter. En outre, il est requis que la disponibilit\u00e9 et l\u2019accessibilit\u00e9 de la nourriture soient permanentes. La guerre ou les catastrophes naturelles par exemple ne devraient aucunement entraver la garantie de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. C\u2019est ce qui justifie le pilier de stabilit\u00e9 et de durabilit\u00e9. <em>In fine<\/em>, la d\u00e9finition propos\u00e9e comporte l\u2019exigence de la salubrit\u00e9. En d\u00e9pit des efforts fournis, les ph\u00e9nom\u00e8nes extr\u00eames que g\u00e9n\u00e8re le changement climatique sont susceptibles d\u2019enclencher la crise alimentaire, d\u2019\u00e9tioler la valeur nutritive des aliments et de retarder la croissance des enfants (FAO<em> et al.<\/em>, 2018, p.\u00a040). Pourtant, le droit \u00e0 l\u2019alimentation est un droit fondamental de l\u2019humain consacr\u00e9 en droit international humanitaire et en droit international des droits de l\u2019humain. Pour illustrer l\u2019ubiquit\u00e9 des effets du casse-t\u00eate plan\u00e9taire en Afrique subsaharienne et son impact sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, int\u00e9ressons-nous \u00e0 ce r\u00e9cit de madame C\u00e9cile Duflot\u00a0:<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">J\u2019\u00e9tais en d\u00e9placement au Tchad il y a quelques semaines, o\u00f9 j\u2019ai pu \u00e9changer avec des femmes et des hommes parmi les pr\u00e8s de 6 millions de personnes que la s\u00e9cheresse a plong\u00e9es dans l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire au sahel, o\u00f9 les vies de 1,6\u00a0million d\u2019enfants sont actuellement menac\u00e9es par la malnutrition aigu\u00eb et s\u00e9v\u00e8re [\u2026]. Dans ces situations, il faut apporter une aide humanitaire d\u2019urgence pour sauver des vies (Duflot, cit\u00e9 par Flourens, 2018, en ligne).<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">Aussi, les vicissitudes climatiques sont de nature \u00e0 favoriser la transmission ou le d\u00e9veloppement des maladies. La dynamique des vagues de chaleur est susceptible d\u2019accro\u00eetre la probabilit\u00e9 des maladies respiratoires et celles \u00e0 transmission vectorielle comme la trypanosomiase, l\u2019onchocercose ou le paludisme. Ce dernier \u00e9tant le facteur majeur de la morbidit\u00e9 et la mortalit\u00e9, sa propagation sera accrue dans les r\u00e9gions pr\u00e9sentant l\u2019abondance des pr\u00e9cipitations et la hausse des temp\u00e9ratures propice au d\u00e9veloppement larvaire. Classiquement, ceci peut se justifier \u00e0 travers le caract\u00e8re composite binaire du cycle biologique de l\u2019anoph\u00e8le. Dans la phase aquatique, le plasmodium se d\u00e9veloppe en passant de l\u2019\u0153uf \u00e0 la larve, de larve \u00e0 la nymphe. Dans la phase a\u00e9rienne, quant \u00e0 elle, le moustique devient adulte. Afin de contourner l\u2019impasse, les populations sont contraintes de migrer vers des r\u00e9gions pr\u00e9sentant des conditions climatiques favorables. Malheureusement, il n\u2019existe pas \u00e0 l\u2019heure actuelle un statut juridique pour les personnes d\u00e9plac\u00e9es pour des raisons environnementales ou climatiques. M\u00eame la convention de Gen\u00e8ve du 28 juillet 1951 relative au statut des r\u00e9fugi\u00e9\u00b7e\u00b7s ne fait aucune r\u00e9f\u00e9rence au volet \u00e9cologique. Elle est plut\u00f4t sertie sur les arguments politiques. Selon les projections de l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 (2018), le changement climatique occasionnera environ 250\u00a0000 d\u00e9c\u00e8s suppl\u00e9mentaires chaque ann\u00e9e entre 2030 et 2050 dus \u00e0 la malnutrition, au paludisme, \u00e0 la diarrh\u00e9e et au stress thermique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Au plan \u00e9conomique, la variation des caract\u00e9ristiques climatiques sape manifestement la dynamique des activit\u00e9s agricoles, celles-ci constituant le levier de d\u00e9veloppement, une source d\u2019emplois. Incontestablement, l\u2019agriculture est tributaire des conditions climatiques. En Afrique, plus de 95\u00a0% de l\u2019agriculture d\u00e9pend des pr\u00e9cipitations (Doukpolo, 2014, p.\u00a016; Banque mondiale, 2015, p.\u00a01). Eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019intermittence des pr\u00e9cipitations, il devient difficile de d\u00e9velopper les activit\u00e9s agricoles, d\u2019o\u00f9 l\u2019instabilit\u00e9 du calendrier agricole. Cette impasse vient s\u2019ajouter \u00e0 la morosit\u00e9 des terres arables. Dans les pays comme la C\u00f4te d\u2019Ivoire, l\u2019augmentation des temp\u00e9ratures entachant la fertilit\u00e9 des terres dans les r\u00e9gions agricoles du Sud-Est d\u00e9truira la culture du cacao. Cette derni\u00e8re repr\u00e9sente un tiers des exportations du pays et procure un revenu \u00e0 plus de cinq millions de personnes selon une \u00e9tude de <em>Jeune Afrique<\/em>. <em>Grosso modo<\/em>, le r\u00e9chauffement de la plan\u00e8te entra\u00eene d\u00e9j\u00e0 en Afrique subsaharienne la d\u00e9cadence de la production agricole. Logiquement, cette toile de fond est susceptible d\u2019impacter le produit int\u00e9rieur brut.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Comme le rel\u00e8ve pertinemment Marcus Boni Teiga (2011, en ligne), \u00ab\u00a0c\u2019est une lapalissade de dire que l\u2019Afrique est un continent riche, tant elle regorge des ressources naturelles\u00a0\u00bb. Malheureusement, cette commodit\u00e9 s\u2019effrite progressivement et drastiquement du fait de la d\u00e9b\u00e2cle climatique. Ceci justifie la d\u00e9gradation des ressources fauniques, floristiques et hydriques. Ce chapelet de manifestations corrobore concomitamment la victimisation et la vuln\u00e9rabilit\u00e9 du continent africain malgr\u00e9 leurs faibles \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre. Pour le Sud, \u00ab\u00a0c\u2019est l\u2019industrialisation, massive et ancienne, \u00e0 laquelle ont proc\u00e9d\u00e9 les pays du Nord et dont ils ont \u00e9t\u00e9 b\u00e9n\u00e9ficiaires, qui est responsable des aspects principaux de la crise actuelle\u00a0\u00bb (Larr\u00e8re, 2009, p.\u00a0158). C\u2019est certainement pour cette raison qu\u2019ils doivent agir en priorit\u00e9 (Vieillefosse et Cros, 2007, p.\u00a09) en tant que \u00ab\u00a0coauteurs d\u2019une n\u00e9gligence fautive\u00a0\u00bb (Piguet, 2014, p.\u00a017).<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Les pays du Nord consid\u00e9r\u00e9s comme les responsables historiques de la crise climatique<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Pour les pays du Sud, le changement anormal du climat est d\u00fb \u00e0 la politique d\u00e9veloppementaliste des pays du Nord depuis la r\u00e9volution industrielle. D\u2019entr\u00e9e de jeu, il est judicieux de pr\u00e9ciser qu\u2019on fait fi ici des d\u00e9bats doctrinaux sur la segmentation des \u00ab\u00a0r\u00e9volutions industrielles\u00a0\u00bb. Mais on retiendra que l\u2019\u00e8re industrielle se situe \u00e0 la fin du XVIIIe\u00a0si\u00e8cle au Royaume-Uni, raison pour laquelle il est consid\u00e9r\u00e9 comme le \u00ab\u00a0berceau de la premi\u00e8re r\u00e9volution industrielle\u00a0\u00bb. En plus, le changement de paradigme d\u00e9veloppementaliste d\u2019alors a fait de la Grande-Bretagne la superpuissance incontest\u00e9e du\u00a0XIXe\u00a0si\u00e8cle (Asselain, s.\u00a0d.). Par la suite, cette \u00e8re a \u00e9tendu ses tentacules dans d\u2019autres pays europ\u00e9ens, d\u2019Am\u00e9rique du Nord et d\u2019Asie de l\u2019Est. C\u2019est au cours de cette p\u00e9riode que l\u2019humanit\u00e9 a commenc\u00e9 \u00e0 modifier le climat de la terre par le rejet dans l\u2019atmosph\u00e8re des gaz \u00e0 effet de serre (Giraud, 2004, p.\u00a0321; Mar\u00e9chal et Choquette, 2006, p.\u00a07). Une kyrielle d\u2019inventions et d\u2019innovations techniques \u00e9maille cette p\u00e9riode dont la plus fameuse est l\u2019invention de la machine \u00e0 vapeur par les Britanniques Thomas Savery et Thomas Newcomen en 1712, puis d\u00e9velopp\u00e9e et redynamis\u00e9e par James Watt en 1769. Comme toute machine, le fonctionnement de celle-ci est tributaire de l\u2019\u00e9nergie. C\u2019est dans ce sillage qu\u2019il faut situer la commodit\u00e9 du charbon qui devenait de plus en plus indispensable dans les industries telles que la sid\u00e9rurgie, le textile ou la m\u00e9tallurgie. Manifestement, la machine \u00e0 vapeur a permis de faire fonctionner des usines, faire avancer des locomotives. Autre source d\u2019\u00e9nergie, le p\u00e9trole alimentait les moteurs \u00e0 combustion interne (Favennec, 2009, p.\u00a050). Cette invention a catalys\u00e9 le remplacement efficace des m\u00e9thodes archa\u00efques ou artisanales de production, d\u2019o\u00f9 l\u2019accroissement du rendement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Sans se lasser, la responsabilit\u00e9 climatique des pays d\u00e9velopp\u00e9s semble faire l\u2019unanimit\u00e9 et le troisi\u00e8me paragraphe du pr\u00e9ambule de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques confirme cette assertion. En effet, il a \u00e9t\u00e9 indiqu\u00e9 qu\u2019\u00e0 partir du XIXe si\u00e8cle et tout au long de la r\u00e9volution industrielle, la strat\u00e9gie de d\u00e9veloppement des pays occidentaux a entra\u00een\u00e9 l\u2019augmentation exponentielle des quantit\u00e9s de gaz tels que le dioxyde de carbone, le m\u00e9thane (Larr\u00e8re, 2015, p.\u00a074). Cette r\u00e9volution industrielle recoupe l\u2019anthropoc\u00e8ne, d\u00e9note l\u2019exploitation outranci\u00e8re et m\u00eame machiav\u00e9lique des ressources naturelles, des \u00e9nergies fossiles, en l\u2019occurrence le charbon, le gaz naturel, le p\u00e9trole.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La r\u00e9volution industrielle mise en cause ici recouvre la conflictualit\u00e9 du rapport entre l\u2019humain et la nature, cette derni\u00e8re n\u2019ayant qu\u2019une valeur instrumentale (Nguyen, 1998, p.\u00a095). Pourtant, Fran\u00e7ois Tchoca Fanikoua (2002, p.\u00a024) affirme que \u00ab\u00a0d\u00e9truire la nature ou \u00e9puiser ses ressources prive l\u2019homme d\u2019un d\u00e9veloppement durable\u00a0\u00bb. Il appert par cons\u00e9quent que cette course effr\u00e9n\u00e9e au d\u00e9veloppement se situait aux antipodes des composantes du d\u00e9veloppement durable<a class=\"footnote\" title=\"Le d\u00e9veloppement durable a trois piliers fondamentaux\u00a0: le volet \u00e9conomique, environnemental et social.\" id=\"return-footnote-700-4\" href=\"#footnote-700-4\" aria-label=\"Footnote 4\"><sup class=\"footnote\">[4]<\/sup><\/a>. Ce dernier est d\u00e9fini dans le Rapport de la commission mondiale sur l\u2019environnement et le d\u00e9veloppement <em>Notre avenir \u00e0 tous<\/em> comme \u00ab\u00a0le d\u00e9veloppement qui r\u00e9pond aux besoins du pr\u00e9sent sans compromettre la capacit\u00e9 des g\u00e9n\u00e9rations futures de r\u00e9pondre aux leurs\u00a0\u00bb (Commission mondiale sur l\u2019environnement et le d\u00e9veloppement, 1988, p. 50). Autrement dit, le d\u00e9veloppement, bien qu\u2019\u00e9tant un facteur de la satisfaction des besoins des \u00eatres humains et de l\u2019am\u00e9lioration de leur condition de vie, doit survenir de mani\u00e8re \u00e0 \u00e9viter de nuire \u00e0 la capacit\u00e9 du milieu naturel d\u2019assurer le respect des besoins d\u2019aujourd\u2019hui comme ceux de demain (Zambo, 2016, p.\u00a03).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019\u00e8re industrielle, marqu\u00e9e par l\u2019utilisation d\u00e9mesur\u00e9e des \u00e9nergies non renouvelables c\u2019est-\u00e0-dire celles d\u00e9pourvues de la capacit\u00e9 de r\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence, a catalys\u00e9 la propagation de plusieurs gaz \u00e0 effet de serre dans l\u2019atmosph\u00e8re. Ceci revient \u00e0 dire que la r\u00e9volution industrielle a entra\u00een\u00e9 la pollution industrielle. Cette derni\u00e8re renvoie \u00e0 la contamination des ressources biophysiques dont l\u2019impact se fait sentir sur les \u00e9l\u00e9ments biologiques et l\u2019environnement humain. \u00c9videmment, cette entreprise ne saurait survivre \u00e0 une \u00e9poque qui se veut plus rationnelle, raisonnable par la promotion du d\u00e9veloppement durable. C\u2019est ce qui a justifi\u00e9 assur\u00e9ment la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019\u00e9laborer la th\u00e9orie de l\u2019\u00e9thique de l\u2019environnement. Selon Nguyen Vinh-De,<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019\u00e9thique de l\u2019environnement n\u2019est pas autre chose qu\u2019un effort th\u00e9orique pour construire et justifier des normes, qui n\u2019autoriseraient plus les hommes \u00e0 exploiter la nature de fa\u00e7on abusive, en vue de servir les int\u00e9r\u00eats \u00e9go\u00efstes d\u2019un individu ou d\u2019une collectivit\u00e9, et qui leur permettraient d\u2019\u00e9tablir une relation d\u2019un nouveau genre avec elle (Nguyen Vinh-De, 1998, p.\u00a093).<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">Au regard de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, force est de constater que la r\u00e9volution industrielle est \u00e0 l\u2019image de dieu Janus dont l\u2019aspect positif recoupe naturellement le d\u00e9veloppement ou la modernisation de nombreux pays. Toutefois, le c\u00f4t\u00e9 sombre de cette \u00e8re est inh\u00e9rent \u00e0 la pollution engendr\u00e9e. En d\u2019autres termes, le r\u00e9chauffement climatique actuel est la surface immerg\u00e9e de l\u2019iceberg de la r\u00e9volution industrielle. C\u2019est pour cette raison que les Africain\u00b7e\u00b7s estiment \u00eatre en train de payer le prix du d\u00e9veloppement des pays du Nord ax\u00e9 sur la surexploitation des ressources naturelles. Visiblement, la victimisation prof\u00e9r\u00e9e recoupe leur manque d\u2019engagement v\u00e9ritable en mati\u00e8re de climat. Certes, le changement climatique g\u00e9n\u00e8re des injustices. Mais le contexte actuel n\u2019augure pas de lendemains meilleurs concernant la lutte contre ce ph\u00e9nom\u00e8ne. Ainsi, dans son discours prononc\u00e9 le 16 d\u00e9cembre 2009 au sommet de Copenhague, l\u2019ancien premier ministre d\u2019\u00c9thiopie et n\u00e9gociateur en chef de l\u2019Union africaine Meles Zenawi (2009) pr\u00e9cisait que l\u2019Afrique devrait d\u00e9passer sa \u00ab\u00a0place de victime du pass\u00e9\u00a0\u00bb et se consid\u00e9rer comme actrice de l\u2019avenir, synonyme de son implication dans la r\u00e9solution du probl\u00e8me climatique. Pour ce faire, il est fondamental de s\u2019arc-bouter sur la justice et l\u2019\u00e9thique.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">La prospective\u00a0: la n\u00e9cessit\u00e9 de penser une justice climatique int\u00e9grative et syncr\u00e9tique via la mise en \u00e9vidence des principes \u00e9thiques<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019ampleur des d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s par les changements climatiques devrait davantage interpeller la communaut\u00e9 internationale. Ainsi, il est judicieux que chaque pays prenne conscience de l\u2019urgence d\u2019agir v\u00e9ritablement. Pour cela, il serait n\u00e9cessaire de prendre en compte certaines valeurs et les principes \u00e9thiques non seulement pour les pays africains, mais \u00e9galement ceux du Nord.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Pour une perception africaine de la justice climatique reposant sur les principes \u00e9thiques<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Il est clairement perceptible que la diff\u00e9renciation \u00e9tablie dans les ann\u00e9es 1990 est battue en br\u00e8che de nos jours compte tenu de la place de plus en plus importante de certains pays \u00e9mergents dans les \u00e9missions des gaz \u00e0 effet de serre (Hanne, 2015; Bourban, 2017, p.\u00a09). La donne change progressivement. D\u2019ores et d\u00e9j\u00e0, il est important de signaler au regard du contexte actuel que l\u2019action autarcique d\u2019un pays ou d\u2019un groupe de pays n\u2019aura point de poids. Tout au contraire, \u00ab\u00a0c\u2019est en agissant collectivement [\u2026] que les pires cons\u00e9quences du r\u00e9chauffement seront \u00e9vit\u00e9es\u00a0\u00bb (Sokona, 2014, p.\u00a081; Barstenstein, 2010, p.\u00a0227; Boisson De Chazournes, 1997, p.\u00a0700). Cette consid\u00e9ration d\u00e9note la commodit\u00e9 du principe de la <strong>solidarit\u00e9<\/strong> souvent rattach\u00e9e \u00e0 l\u2019<strong>unit\u00e9<\/strong>. Celle-ci n\u00e9cessite d\u2019\u00eatre cern\u00e9e sous un double plan, c\u2019est-\u00e0-dire intra et interg\u00e9n\u00e9rationnel. Il s\u2019agit de l\u00e9guer \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9 un h\u00e9ritage plan\u00e9taire non d\u00e9grad\u00e9. Un proverbe chinois illustre avec pertinence cette toile de fond\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0une g\u00e9n\u00e9ration plante un arbre, la suivante profite de son ombre\u00a0\u00bb. Quoi qu\u2019il en soit, la solidarit\u00e9 est li\u00e9e \u00e0 la configuration collectiviste ou g\u00e9n\u00e9raliste de l\u2019int\u00e9r\u00eat de la lutte contre les changements climatiques. La protection du climat est un bien public mondial (Gemenne, 2008, p.\u00a0152), d\u2019o\u00f9 la promotion des <strong>responsabilit\u00e9s communes<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Selon Catherine Larr\u00e8re (2009, p.\u00a0157), le probl\u00e8me climatique ne devrait plus \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019apanage, le luxe des pays riches ou un frein \u00e0 l\u2019\u00e9mergence de ceux dits pauvres. Elle mart\u00e8le et r\u00e9cuse l\u2019attitude de certains pays \u00e9mergents du fait de l\u2019exacerbation de leur victimisation. Si on consid\u00e8re que la pollution z\u00e9ro est impossible \u00e0 garantir, force est de relever que m\u00eame dans les pays du Sud, des actes entra\u00eenant les \u00e9missions des gaz \u00e0 effet de serre y sont pos\u00e9s. Et le boom d\u00e9mographique ambiant est susceptible d\u2019accro\u00eetre la tendance. Dans l\u2019optique d\u2019assurer le <strong>d\u00e9veloppement durable<\/strong>, il leur est demand\u00e9 de mener leurs actions avec <strong>pr\u00e9caution<\/strong>. Une mobilisation accrue de ces principes compl\u00e9mentaires serait de nature \u00e0 revigorer la lutte contre la crise climatique. Cette opportunit\u00e9 deviendra plus importante si les pays du Nord en font autant.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">La n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une int\u00e9gration cors\u00e9e des principes \u00e9thiques dans les politiques climatiques des pays du Nord<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Signalons d\u2019entr\u00e9e de jeu que certains auteurs et autrices comme Catherine Larr\u00e8re (2009, p.\u00a0159) rejettent fermement l\u2019id\u00e9e d\u2019une responsabilit\u00e9 historique des pays d\u00e9velopp\u00e9s. L\u2019argument avanc\u00e9 est qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e8re industrielle, le Nord n\u2019\u00e9tait pas conscient des cons\u00e9quences environnementales de leur politique d\u00e9veloppementaliste. Autre raison, les g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9sentes ne sauraient payer la dette des g\u00e9n\u00e9rations pass\u00e9es. Ainsi, leurs actes devraient \u00eatre assimil\u00e9s aux \u00e9v\u00e9nements naturels. Cette position nous semble \u00ab\u00a0extr\u00e9miste\u00a0\u00bb, car \u00ab\u00a0il existe un principe \u00e9thique g\u00e9n\u00e9ral selon lequel quiconque porte pr\u00e9judice \u00e0 autrui doit r\u00e9pondre de ce pr\u00e9judice et d\u00e9dommager ceux qu\u2019il a l\u00e9s\u00e9s\u00a0\u00bb (Unesco, 2016, p.\u00a016). Bien que la responsabilit\u00e9 climatique soit commune, celle-ci se veut surtout diff\u00e9renci\u00e9e. Deux principales raisons justifient cette <strong>diff\u00e9renciation<\/strong>. D\u2019abord le degr\u00e9 des \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre, ensuite la capacit\u00e9 d\u2019adaptation\u00a0: leur d\u00e9nominateur commun est la prise en compte des in\u00e9galit\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les in\u00e9galit\u00e9s profondes induites par le changement climatique impliquent d\u2019une part et naturellement la <strong>solidarit\u00e9<\/strong> technologique et financi\u00e8re. C\u2019est dans cette veine qu\u2019il faut assurer l\u2019effectivit\u00e9 de la mobilisation par les pays d\u00e9velopp\u00e9s de 100 milliards de dollars, engagement pris \u00e0 Copenhague en 2009 et confirm\u00e9 \u00e0 Paris en 2015. Il est g\u00e9n\u00e9ralement admis que les pays sont \u00e9conomiquement in\u00e9gaux en d\u00e9pit de l\u2019\u00e9galit\u00e9 formelle consacr\u00e9e au regard du principe fondamental de la souverainet\u00e9 (Barstenstein, 2010, p.\u00a0179). Ainsi, l\u2019Afrique subsaharienne ne dispose pas d\u2019assez de ressources pour asseoir la transition \u00e9nerg\u00e9tique. D\u2019autre part, les in\u00e9galit\u00e9s recouvrent <strong>l\u2019\u00e9quit\u00e9 et la justice<\/strong>.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Conclusion<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">En d\u00e9finitive, il \u00e9tait question dans ce texte de r\u00e9pondre \u00e0 la question de savoir si la perception africaine de la justice climatique tenait compte des principes \u00e9thiques. En jetant un regard panoramique et synoptique sur la situation actuelle, il ressort de cela que cette perception ne les int\u00e8gre v\u00e9ritablement pas et recoupe la victimisation des pays du Sud et la responsabilit\u00e9 historique de ceux du Nord. C\u2019est ce qui justifie la tendance actuelle de l\u2019Afrique concernant la r\u00e9clamation du droit au d\u00e9veloppement, la demande des financements et le transfert de technologie. Il serait difficile de lutter efficacement contre le r\u00e9chauffement climatique dans ce contexte o\u00f9 chaque partie cherche \u00e0 tirer son \u00e9pingle du jeu. C\u2019est pour cette raison qu\u2019il est imp\u00e9ratif d\u2019initier une r\u00e9volution copernicienne, celle qui est inh\u00e9rente \u00e0 la mobilisation de tous les pays malgr\u00e9 les in\u00e9galit\u00e9s ambiantes. L\u2019inaction de certains pays serait r\u00e9dhibitoire \u00e0 la survie de l\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Arbour, Jean-Maurice. 2014. La normativit\u00e9 du principe des responsabilit\u00e9s communes mais diff\u00e9renci\u00e9es. <em>Les Cahiers de droit<\/em>, <em>55<\/em>(1), 33-81.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Asselain, Jean-Charles. s. d. R\u00e9volution industrielle. <em>Encyclopaedia Universalis<\/em> [en ligne]. URL\u00a0: http:\/\/www.universalis.fr\/encyclopedie\/revolution-industrielle\/, consult\u00e9 le 2 novembre 2019.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Auverlot, Dominique <em>et al<\/em>. 2012. <em>Les Instruments \u00e9conomiques au service du climat<\/em>. Rapport du Centre d\u2019Analyse Strat\u00e9gique, n\u00b0 45. Paris\u00a0: La Documentation fran\u00e7aise.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Banque mondiale. 2015. <em>Acc\u00e9l\u00e9rer un d\u00e9veloppement r\u00e9silient au changement climatique et \u00e0 faibles \u00e9missions carbone\u00a0: Business plan pour le climat en Afrique<\/em>. En ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.vie-publique.fr\/sites\/default\/files\/rapport\/pdf\/124000435.pdf\">https:\/\/www.vie-publique.fr\/sites\/default\/files\/rapport\/pdf\/124000435.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Barstenstein, Kristin. 2010. De Stockholm \u00e0 Copenhague\u00a0: gen\u00e8se et \u00e9volution des responsabilit\u00e9s communes mais diff\u00e9renci\u00e9s dans le droit international de l\u2019environnement. <em>Revue de droit de McGill<\/em>, <em>56<\/em>(1), 177-228.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Boisson De Chazournes, Laurence. 1997.\u00a0La gestion de l\u2019int\u00e9r\u00eat commun \u00e0 l\u2019\u00e9preuve des enjeux \u00e9conomiques \u2013 Le protocole de Kyoto sur les changements climatiques. <em>Annuaire fran\u00e7ais de droit international<\/em>, <em>43<\/em>, 700-715.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Boisson De Chazournes, Laurence. 2009. Le droit et l\u2019universalit\u00e9 de la lutte contre les changements climatiques. <em>Cahiers \u2013 Droit, Sciences et Technologie<\/em>, 2, 29-36. Disponible en ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.cnrseditions.fr\/catalogue\/revues\/cahiers-droit-sciences-et-technologie-2\/\">https:\/\/www.cnrseditions.fr\/catalogue\/revues\/cahiers-droit-sciences-et-technologie-2\/<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Bourban, Michel. 2017. Justice climatique et n\u00e9gociations internationales. <em>N\u00e9gociations<\/em>, <em>27<\/em>, 7-22.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Commission mondiale sur l\u2019environnement et le d\u00e9veloppement. 1988. <em>Notre avenir \u00e0 tous<\/em>. Montr\u00e9al\u00a0: \u00c9ditions du Fleuve.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Del\u00e9age, Jean-Paul. 2008. Des in\u00e9galit\u00e9s \u00e9cologiques parmi les hommes. <em>\u00c9cologie et politique<\/em>, <em>1<\/em>(35), 11-17.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Derond, Charles. 2016.\u00a0<em>\u00c9thique et pauvret\u00e9 dans les soci\u00e9t\u00e9s de tradition chr\u00e9tienne<\/em>. Th\u00e8se de doctorat, Universit\u00e9 de Strasbourg.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Doukpolo, Bertrand. 2014. <em>Changements climatiques et productions agricoles dans l\u2019Ouest de la R\u00e9publique centrafricaine<\/em>. Th\u00e8se, de doctorat, Universit\u00e9 d\u2019Abomey-Calavi.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Durand, Fr\u00e9d\u00e9ric. 2012. R\u00e9chauffement climatique\u00a0: le Nord n\u2019est pas moins concern\u00e9 que le Sud. <em>Territoire en mouvement \u2013 Revue de g\u00e9ographie et d\u2019am\u00e9nagement<\/em> [Online], 14-15, Online since 01 july 2014, connection on 03 october 2019. URL\u00a0: <a href=\"http:\/\/journals.openedition.org\/tem\/1717\">http:\/\/journals.openedition.org\/tem\/1717<\/a>; DOI\u00a0: 10.4000\/tem.1717.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">FAO <em>et al<\/em>. 2018. <em>L\u2019\u00c9tat de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et de la nutrition dans le monde 2018. Renforcer la r\u00e9silience face aux changements climatiques pour la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et la nutrition<\/em>. Rome\u00a0: FAO.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">FAO. 1996. Plan d\u2019action du sommet mondial de l\u2019alimentation. En ligne\u00a0: <a href=\"http:\/\/www.fao.org\/wfs\/index_fr.htm\">http:\/\/www.fao.org\/wfs\/index_fr.htm<\/a>.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Favennec, Jean-Pierre. 2009. Quelles \u00e9nergies?. <em>G\u00e9o\u00e9conomie<\/em>, <em>4<\/em>(51), 49-62.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Flourens, Marie. 2018. Changement climatique et in\u00e9galit\u00e9s\u00a0: le Sud premi\u00e8re victime de la crise climatique. Disponible sur <em>oxfamfrance.org\u00a0<\/em>: <a href=\"http:\/\/www.oxfamfrance.org\/non-classe\/changement-climatique-et-inegalites-le-sud-premiere-victime-de-la-crise-climatique\">www.oxfamfrance.org\/non-classe\/changement-climatique-et-inegalites-le-sud-premiere-victime-de-la-crise-climatique<\/a>, consult\u00e9 le 7 octobre 2019.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Gardiner, Stephen. 2004. Ethics and global climate change. <em>Ethics<\/em>, <em>114<\/em>, 555-600.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Gemenne, Fran\u00e7ois. 2008.\u00a0Panorama des principaux axes de la recherche sur les changements climatiques. <em>Critique internationale<\/em>, <em>3<\/em>(40), 141-152.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">GIEC. 2007. <em>Bilan 2007 des changements climatiques<\/em>. Rapport de synth\u00e8se, GIEC, Gen\u00e8ve, Suisse, 103 p. Disponible en ligne\u00a0: <a href=\"http:\/\/www.observatoireclimat-hautsdefrance.org\/Les-ressources\/Ressources-documentaires\/Bilan-2007-des-changements-climatiques-Rapport-de-synthese\">http:\/\/www.observatoireclimat-hautsdefrance.org\/Les-ressources\/Ressources-documentaires\/Bilan-2007-des-changements-climatiques-Rapport-de-synthese<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Giraud, Pierre-No\u00ebl. 2004. La lutte contre le changement climatique. <em>\u00c9tudes<\/em>, <em>10<\/em>(tome 401), 321-332.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Godard, Olivier et Ch\u00e2teauneuf-Malcl\u00e8s, Anne. 2015. La politique climatique et les choix \u00e9thiques. Disponible en ligne sur le site de l\u2019ENS de Lyon\u00a0: http:\/\/ses.ens-lyon.fr\/articles\/la-politique-climatique-et-les-choix-ethiques-289552, consult\u00e9 le 7 octobre 2019.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Guesnerie, Roger et Stern, Nicholas. 2012. <em>Deux \u00e9conomistes face aux enjeux climatiques<\/em>. Paris\u00a0: Le Pommier.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Halvorsen, Anita Margrethe. 1999. <em>Equality among unequals in international environmental law. Differential treatment for developing countries<\/em>. Colorado\u00a0: Westview Press.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Hanne, Isabelle. 2015. Climat\u00a0: \u00e0 Bonn, les n\u00e9gociations bloquent sur le droit \u00e0 la diff\u00e9rence?. <em>Lib\u00e9ration<\/em>. En ligne\u00a0: https:\/\/www.liberation.fr\/planete\/2015\/06\/12\/climat-a-bonn-les-negociations-bloquent-sur-le-droit-a-la-difference_1327984, consult\u00e9 le 21 octobre 2019.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Hollande, Fran\u00e7ois. 2015. Discours prononc\u00e9 \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019ouverture de la 21e Conf\u00e9rence des Nations unies sur les changements climatiques, le 30 novembre 2015 \u00e0 Paris. En ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/unfccc.int\/sites\/default\/files\/cop21cmp11_statement_hollande.pdf\">https:\/\/unfccc.int\/sites\/default\/files\/cop21cmp11_statement_hollande.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Kempf, Herv\u00e9. 2009. Le Sud, premi\u00e8re victime du r\u00e9chauffement climatique. <em>Le Monde<\/em>. En ligne\u00a0: www.lemonde.fr\/planete\/article\/2009\/11\/10\/le-sud-premiere-victime-du-rechauffement-climatique_1265452_3244.html, consult\u00e9 le 5 octobre 2019.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Larr\u00e8re, Catherine. 2009. La justice environnementale. <em>Multitudes<\/em>, <em>1<\/em>(36), 156-162.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Larr\u00e8re, Catherine. 2015. In\u00e9galit\u00e9s environnementales et justice climatique. <em>Annales des Mines \u2013 Responsabilit\u00e9 et environnement<\/em>, <em>3<\/em>(79), 73-77.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Lavergne, Marc. 2010. Le r\u00e9chauffement climatique \u00e0 l\u2019origine de la crise du Darfour? La recherche scientifique menac\u00e9e par le d\u00e9ni de la complexit\u00e9. <em>Revue Tiers Monde<\/em>, <em>4<\/em>(204), 69-88.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Mar\u00e9chal, Kevin et Choquette, V\u00e9ronique. 2006. La lutte contre les changements climatiques\u00a0: des engagements internationaux aux politiques r\u00e9gionales. <em>Courrier hebdomadaire du CRISP<\/em>, <em>10<\/em>(1915), 5-47.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Meles Zenawi, Discours prononc\u00e9 le 16 d\u00e9cembre 2009 au Sommet de Copenhague. En ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.un.org\/africarenewal\/fr\/magazine\/january-2010\/positions-africaines-sur-le-changement-climatique\">https:\/\/www.un.org\/africarenewal\/fr\/magazine\/january-2010\/positions-africaines-sur-le-changement-climatique<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Michelot, Agn\u00e8s. 2016. La justice climatique et l\u2019Accord de Paris sur le climat. <em>Revue juridique de l\u2019environnement<\/em>, <em>41<\/em>(1) 71-79.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Nguyen, Vinh-De. 1998. Qu\u2019est-ce que l\u2019\u00e9thique de l\u2019environnement? <em>Horizons philosophiques<\/em>, <em>9<\/em>(1), 87-107. En ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.7202\/801093ar\">https:\/\/doi.org\/10.7202\/801093ar<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Organisation mondiale de la sant\u00e9. 2018. Changement climatique et sant\u00e9. <em>Who.int<\/em>. En ligne\u00a0: www.who.int\/news-room\/fact-sheets\/detail\/climate-change-and-health, consult\u00e9 le 07 octobre 2019.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Ouro-Bodi, Ouro-Gnaou. 2014.\u00a0<em>Les \u00c9tats et la protection internationale de l\u2019environnement\u00a0: la question du changement climatique<\/em>. Th\u00e8se de doctorat, Universit\u00e9 de Bordeaux.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Piette, Jean. 1993. \u00c9volution institutionnelle et mode d\u2019intervention du droit international de l\u2019environnement et du d\u00e9veloppement. <em>Revue juridique de l\u2019environnement<\/em>, <em>18<\/em>(1), 5-9.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Piguet, Fr\u00e9d\u00e9ric-Paul. 2014. <em>Justice climatique et interdiction de nuire<\/em>. Gen\u00e8ve\u00a0: Globethics.net.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Reber, Bernard. 2016. Sens des responsabilit\u00e9s dans la gouvernance climatique. <em>Revue de M\u00e9taphysique et de Morale<\/em>, <em>1<\/em>(89), 104-117. DOI\u00a0: 10.3917\/rmm.161.0103.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Rigot, V\u00e9ronique et Van Nuffel Nicolas. 2011.\u00a0La justice climatique \u00e0 l\u2019\u00e9preuve des n\u00e9gociations. <em>Point Sud<\/em>, 04. Disponible en ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.cncd.be\/IMG\/pdf\/2011-11-pointsud04.pdf\">https:\/\/www.cncd.be\/IMG\/pdf\/2011-11-pointsud04.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Sokona, Youba. 2014. Climat\u00a0: si l\u2019Europe se souciait des pays du Sud? <em>Revue Projet<\/em>, <em>6<\/em>(343), 81-89.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Tchoca Fanikoua, Fran\u00e7ois.\u00a02002.\u00a0<em>La Contribution du droit p\u00e9nal de l\u2019environnement \u00e0 la r\u00e9pression des atteintes \u00e0 l\u2019environnement au Benin<\/em>. Th\u00e8se de doctorat, Universit\u00e9 de Maastricht.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Teiga, Marcus Boni. 2011.\u00a0Pourquoi l\u2019Afrique ne se d\u00e9veloppe pas?. <em>SlateAfrica<\/em>. En ligne\u00a0: <a href=\"http:\/\/www.slateafrica.com\/20967\/pourquoi-afrique-ne-se-developpe-pas-economie-corruption-agriculture\">http:\/\/www.slateafrica.com\/20967\/pourquoi-afrique-ne-se-developpe-pas-economie-corruption-agriculture<\/a>, consult\u00e9 le 29 octobre 2019.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Torre-Schaub, Marthe. 2016.\u00a0La justice climatique. \u00c0 propos du jugement de la Cour de district de la Haye du 24 juin 2015. <em>Revue internationale de droit compar\u00e9<\/em>, 3, working paper, 17 p. Disponible en ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/hal.archives-ouvertes.fr\/hal-01559081\/document\">https:\/\/hal.archives-ouvertes.fr\/hal-01559081\/document<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Unesco. 2016. <em>Les Principes \u00e9thiques en rapport avec le changement climatique<\/em>. Paris\u00a0: Unesco. Disponible en ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/unesdoc.unesco.org\/ark:\/48223\/pf0000245280\">https:\/\/unesdoc.unesco.org\/ark:\/48223\/pf0000245280<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Van Ypersele, Jean-Pascal. 2008. <em>Les changements climatiques et la politique belge de coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement\u00a0: d\u00e9fis et opportunit\u00e9s<\/em>, 78 p.\u00a0En ligne\u00a0: http:\/\/diplomatie.belgium.be\/fr\/binaries\/RapportClimat_tcm313-67482.pdf.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Vieillefosse, Aur\u00e9lie et Cros\u00a0Christine. 2007. <em>Les enjeux du changement climatique. Quelle gouvernance pour le climat?<\/em>. Paris\u00a0: Temis D\u00e9veloppement durable. Disponible en ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/inis.iaea.org\/collection\/NCLCollectionStore\/_Public\/41\/023\/41023444.pdf\">https:\/\/inis.iaea.org\/collection\/NCLCollectionStore\/_Public\/41\/023\/41023444.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Zambo, Yanick Hypolitte. 2016. <em>La Protection de l\u2019environnement dans la r\u00e9alisation du barrage de Lom Pangar<\/em>. M\u00e9moire de master en droit public international et communautaire, Universit\u00e9 de Yaound\u00e9 II.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Zambo, Yanick Hypolitte. \u00c0 para\u00eetre. La communaut\u00e9 internationale face aux d\u00e9fis s\u00e9curitaires contemporains\u00a0: le cas des changements climatiques. Dans\u00a0<em>Nyabeyeu Tchoukeu<\/em><em>, <\/em>L\u00e9opold. (dir<em>.<\/em>), <em>La S\u00e9curit\u00e9, approche juridique<\/em>.<\/p>\n<hr class=\"metaauthorline\" \/>\n<div class=\"metadata metaauthor\">\n<p class=\"justify\" data-type=\"author\"><strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/contributors\/yanick-hypolitte-zambo\">Yanick Hypolitte ZAMBO<\/a><\/strong><br \/>L&rsquo;auteur est doctorant en droit public \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Dschang. Il travaille sur les questions d\u2019environnement, de climat et de d\u00e9veloppement durable. Il est auteur de plusieurs publications.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"before-footnotes clear\" \/><div class=\"footnotes\"><ol><li id=\"footnote-700-1\">L\u2019article premier de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) de 1992 d\u00e9finit les GES comme les constituants gazeux de l\u2019atmosph\u00e8re, tant naturels qu\u2019anthropiques, qui absorbent et r\u00e9\u00e9mettent le rayonnement infrarouge. L\u2019annexe A du protocole de Kyoto \u00e0 la CCNUCC \u00e9num\u00e8re les GES : le dioxyde de carbone (CO2), le m\u00e9thane (CH4), l\u2019oxyde nitreux (N2O), les Hydrofluorocarbones (HFC), les Hydrocarbures perfluor\u00e9s (PFC) et l\u2019Hexafluorure de soufre (SF6). <a href=\"#return-footnote-700-1\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 1\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-700-2\">La vuln\u00e9rabilit\u00e9 ici a trait \u00e0 la pr\u00e9carit\u00e9 ou faiblesse d\u2019un syst\u00e8me naturel ou humain confront\u00e9 \u00e0 la variation drastique et exub\u00e9rante des caract\u00e9ristiques climatiques. Le Rapport du GIEC de 2007 la d\u00e9finit comme \u00ab\u00a0le degr\u00e9 auquel un syst\u00e8me naturel ou humain est sensible et incapable de faire face aux effets n\u00e9fastes des changements climatiques\u00a0\u00bb (GIEC, 2007, p.\u00a089). <a href=\"#return-footnote-700-2\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 2\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-700-3\">Les mots en gras dans ce texte constituent les principes \u00e9thiques mobilis\u00e9s. <a href=\"#return-footnote-700-3\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 3\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-700-4\">Le d\u00e9veloppement durable a trois piliers fondamentaux\u00a0: le volet \u00e9conomique, environnemental et social. <a href=\"#return-footnote-700-4\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 4\">&crarr;<\/a><\/li><\/ol><\/div>","protected":false},"author":11,"menu_order":8,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":["yanick-hypolitte-zambo"],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[214],"license":[],"class_list":["post-700","chapter","type-chapter","status-web-only","hentry","motscles-adaptation","motscles-afrique-subsaharienne","motscles-changement-climatique","motscles-justice-climatique","motscles-vulnerabilite","keywords-adaptation","keywords-climate-change","keywords-climate-justice","keywords-sub-saharan-africa","keywords-vulnerability","contributor-yanick-hypolitte-zambo"],"part":642,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/700","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"version-history":[{"count":13,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/700\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1038,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/700\/revisions\/1038"}],"part":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/642"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/700\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=700"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=700"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=700"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=700"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}