{"id":831,"date":"2021-11-06T07:27:22","date_gmt":"2021-11-06T06:27:22","guid":{"rendered":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/?post_type=chapter&#038;p=831"},"modified":"2021-11-06T08:03:56","modified_gmt":"2021-11-06T07:03:56","slug":"appel-volume-3-numero-1","status":"web-only","type":"chapter","link":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/texte\/appel-volume-3-numero-1\/","title":{"rendered":"Appel volume 3, num\u00e9ro 1 : \u00ab L\u2019eau dans les territoires africains soumis aux contraintes \u00bb"},"content":{"raw":"<h2 style=\"text-align: center\">Dossier coordonn\u00e9 par Moustapha NOURA AYEH<\/h2>\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">Pr\u00e9sentation<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">M\u00eame si l\u2019eau recouvre 70 % de la plan\u00e8te, cette eau en apparence abondante (97 % d'eau sal\u00e9e et 2,5 % d'eau non sal\u00e9e) est in\u00e9galement r\u00e9partie (Shiklomanov <em>et al.<\/em>, 2003). En Afrique, le bassin du Congo tr\u00e8s humide s\u2019oppose par exemple \u00e0 la bande saharienne et soudano-sah\u00e9lienne. La question de l\u2019eau est centrale sur ce continent en raison de l\u2019explosion d\u00e9mographique (tant dans les villes que dans les compagnes).\u00a0 En effet, les pays du sahel, \u00ab en 1950, comptaient environ 17 millions d\u2019habitants, alors qu\u2019en 2015 ils comptaient d\u00e9j\u00e0 89 millions d\u2019habitants. Les projections des Nations Unies pr\u00e9voient 540 millions d\u2019habitants \u00e0 l\u2019horizon 2100 \u00bb (Garenne, 2017, p. 7). Cette croissance s\u2019effectue dans un contexte climatique jug\u00e9 difficile. Dans son rapport 2020, le GIEC note que \u00ab le changement climatique a entra\u00een\u00e9 une baisse des taux de croissance des animaux et de leur productivit\u00e9 dans les syst\u00e8mes pastoraux en Afrique \u00bb.\u00a0 Les tensions autour des ressources naturelles deviennent plus aigu\u00ebs, et l\u2019eau est aussi devenue un enjeu dans la mesure o\u00f9 les pr\u00e9cipitations sont de plus en plus irr\u00e9guli\u00e8res et faibles. Cette impr\u00e9visibilit\u00e9 de la disponibilit\u00e9 de l\u2019eau se produit dans un monde d\u00e9j\u00e0 marqu\u00e9 par des formes de p\u00e9nuries. \u00ab Plus de 2 milliards de personnes vivent dans des pays soumis \u00e0 un stress hydrique \u00e9lev\u00e9 \u00bb (ONU, 2018, p. 5). \u00a0D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, les pr\u00e9cipitations extr\u00eames journali\u00e8res ont tendance \u00e0 \u00eatre plus fr\u00e9quentes (Westras <em>et<\/em> <em>al<\/em>., 2012), engendrant des inondations importantes.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019augmentation de la densit\u00e9 de la population se traduit par un co\u00fbt humain, mais aussi \u00e9conomique, m\u00eame si le co\u00fbt n\u2019est relativement pas plus important que par le pass\u00e9 (Neumayer et Barthel, 2011\u00a0; Bouwer, 2011). Alors que la ressource en eau est essentielle \u00e0 toutes les activit\u00e9s humaines, le risque de p\u00e9nurie (li\u00e9 au climat, \u00e0 la mauvaise gestion) fait planer sur les populations une catastrophe de grande ampleur. En Afrique subsaharienne, les populations sont principalement rurales 64\u00a0% (Bouquet, 2017). Elles vivent sur des exploitations agricoles familiales (Val, 2017). Une r\u00e9duction de l\u2019eau disponible \u00e0 faible co\u00fbt se traduirait par des flux de populations vers les villes souvent en difficult\u00e9 et de conflits d\u2019usages dont on ne mesure pas encore l\u2019ampleur. Au regard des enjeux li\u00e9s \u00e0 la question de l\u2019eau, la revue <em>Naaj<\/em> se propose d\u2019accueillir des travaux qui traitent de cette th\u00e9matique dans l\u2019espace africain. Le dossier, qui entend faire le point sur l\u2019\u00e9tat de la recherche dans ce domaine, privil\u00e9gie trois axes non exhaustifs.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">Axes de r\u00e9flexion<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le premier axe se penche sur le lien entre le changement climatique et les pr\u00e9cipitations. Par des analyses des s\u00e9ries sur le long terme (au moins 60 ans), le but est de comprendre l\u2019\u00e9volution des pr\u00e9cipitations pour y d\u00e9celer dans les diff\u00e9rents domaines climatiques (sah\u00e9lien, tropical humide, \u00e9quatorial, aride) des tendances qu\u2019elles soient \u00e0 la hausse ou la baisse. Cette \u00e9valuation sur le long terme permettra de dessiner le comportement des isohy\u00e8tes importants, mais aussi le degr\u00e9 d\u2019impr\u00e9visibilit\u00e9 des pr\u00e9cipitations. Il est int\u00e9ressant d\u2019\u00e9tudier les risques li\u00e9s \u00e0 cette extr\u00eame variabilit\u00e9 dans la disponibilit\u00e9 de l\u2019eau (s\u00e9cheresses s\u00e9v\u00e8res, inondations) et les programmes pour renforcer la r\u00e9silience des populations.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le deuxi\u00e8me axe souhaite accueillir des analyses sur les in\u00e9galit\u00e9s r\u00e9gionales d\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau. \u00a0Les contributions sur la g\u00e9opolitique de l\u2019eau, tant au niveau local (dans la r\u00e9partition de l\u2019eau au sein d\u2019une ville) qu\u2019au niveau d\u2019un bassin (versant impliquant plusieurs pays), sont vivement encourag\u00e9es. C\u2019est aussi le lieu de poser le probl\u00e8me de la gestion de la ressource dans les diff\u00e9rentes r\u00e9gions touch\u00e9es par une plus grande impr\u00e9visibilit\u00e9 des pr\u00e9cipitations. Par ailleurs, on pourrait aussi s\u2019interroger sur les politiques de l\u2019eau et leur aptitude \u00e0 r\u00e9duire les stress ou au contraire \u00e0 exacerber les conflits autour de la ressource.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La dynamique des littoraux dans les contextes climatiques pr\u00e9cit\u00e9s constituera le fil conducteur du dernier axe. \u00a0Plusieurs littoraux sont fragilis\u00e9s par la lente remont\u00e9e des eaux marines et l\u2019intrusion de ces eaux dans les nappes phr\u00e9atiques (par la baisse de recharge ou l\u2019exploitation intensive des villes). Les villes c\u00f4ti\u00e8res (golfe de Guin\u00e9e, oc\u00e9an indien) sont particuli\u00e8rement sensibles \u00e0 cette mont\u00e9e des eaux. Les contributions sur des cas concrets seront appr\u00e9ci\u00e9es.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">Conditions de soumission<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La revue <em>Naaj <\/em>publie en langue fran\u00e7aise, mais pourrait \u00e9ventuellement accepter des textes r\u00e9dig\u00e9s en anglais (\u00e0 tr\u00e8s faible proportion). Elle pratique l\u2019\u00e9valuation par les pair-e-s (<em>peer-review<\/em>) et dispose d\u2019une politique anti-plagiat arrim\u00e9e \u00e0 celle du <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/\">Grenier des savoirs<\/a>. Nous invitons les auteurs et autrices \u00e0 lire les instructions et \u00e0 d\u00e9poser leurs propositions dans le formulaire en ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/formulaire\/\">https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/formulaire\/<\/a>.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">Chronogramme<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Date de lancement de l\u2019appel\u00a0: 06 novembre 2021<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Date limite de r\u00e9ception des r\u00e9sum\u00e9s (<a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/formulaire\/\">en ligne uniquement<\/a>)\u00a0: 20 janvier 2022<\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponses aux auteurs et autrices apr\u00e8s \u00e9valuation de la proposition\u00a0: 21 f\u00e9vrier 2022<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ception des textes complets\u00a0: 21 mai 2022<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Date de publication du volume\u00a0: septembre 2022<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">Comit\u00e9 de r\u00e9daction<\/h2>\r\n<ul style=\"text-align: justify\">\r\n \t<li>Cheikh BA, co-r\u00e9dacteur en chef, Universit\u00e9 Gaston Berger de Saint Louis (S\u00e9n\u00e9gal) et Universit\u00e9 de Grenoble \u2013 Aples (France);<\/li>\r\n \t<li>Demba GAYE, co-r\u00e9dacteur en chef;<\/li>\r\n \t<li>Mariama DIALLO, \u00c9cole des Hautes \u00c9tudes en Sciences Sociales (France);<\/li>\r\n \t<li>Alassane DIALLO, Universit\u00e9 Amadou Mahtar Mbow (S\u00e9n\u00e9gal).<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">Comit\u00e9 scientifique<\/h2>\r\n<ul style=\"text-align: justify\">\r\n \t<li>Henri ASSOGBA, Universit\u00e9 Laval (Canada)<\/li>\r\n \t<li>Mamadou BADJI, Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop (S\u00e9n\u00e9gal)<\/li>\r\n \t<li>Mamounata BELEM, Universit\u00e9 de Ouaga (Burkina-Faso)<\/li>\r\n \t<li>Fr\u00e9d\u00e9ric CAILLE, Universit\u00e9 de Savoie (France)<\/li>\r\n \t<li>Alassane DIALLO, Universit\u00e9 de Grenoble Alpes (France)<\/li>\r\n \t<li>Alioune KANE, Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop de Dakar (S\u00e9n\u00e9gal)<\/li>\r\n \t<li>Oumar KANE, Universit\u00e9 de Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al (Canada)<\/li>\r\n \t<li>Daouda KONE, Universit\u00e9 F\u00e9lix Houphou\u00ebt-Boigny (C\u00f4te d\u2019Ivoire)<\/li>\r\n \t<li>Abdoulkadri LAOULAI, Universit\u00e9 Boubakar de Tillab\u00e9ri (Niger)<\/li>\r\n \t<li>Florence Blanche LIMI, Universit\u00e9 de Dschang (Cameroun)<\/li>\r\n \t<li>Ibrahima MBAYE, Universit\u00e9 de Ziguinchor (S\u00e9n\u00e9gal)<\/li>\r\n \t<li>Imane NYA, Universit\u00e9 Mouhamed V (Maroc)<\/li>\r\n \t<li>Yvan RENOU, Universit\u00e9 de Grenoble-Alpes (France)<\/li>\r\n \t<li>Arame TALL, Banque Mondiale, Climate Change Group (USA)<\/li>\r\n \t<li>Sebastian WEISSENBERGER, Universit\u00e9 de Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al et Universit\u00e9 de Moncton (Canada)<\/li>\r\n \t<li>Iboura\u00eema YABI, Universit\u00e9 d\u2019Abomey-Calavi (B\u00e9nin)<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">BLANCHON David (2020), <em>G\u00e9opolitique de l\u2019eau\u00a0<\/em><em>: entre conflits et coop\u00e9rations<\/em>. Editions Le Cavalier Bleu, 165 p.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">GARENNE M (2016)\u00a0: \u00ab\u00a0La pression de la population dans les Pays Sah\u00e9liens Francophones\u00a0\u00bb. <em>Ferdi Working paper<\/em> n\u00b0168. 30 p.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">GIEC, (2019)\u00a0: \u00ab\u00a0R\u00e9sum\u00e9 \u00e0 l\u2019intention des d\u00e9cideurs, Changement climatique et terres \u00e9merg\u00e9es : rapport sp\u00e9cial du GIEC sur le changement climatique, la d\u00e9sertification, la d\u00e9gradation des sols, la gestion durable des terres, la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et les flux de gaz \u00e0 effet de serre dans les \u00e9cosyst\u00e8mes terrestres\u00a0\u00bb. 39 p.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">LEFLAIVE Xavier (2012)\u00a0: \u00ab\u00a0Eau\u00a0\u00bb. In <em>Perspectives de l\u2019environnement de l\u2019OCDE \u00e0 l\u2019horizon 2050\u00a0: les cons\u00e9quences de l\u2019inaction<\/em>, OCDE 79 p.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">NGUIMALET C.-R., MAHE G., LARAQUE A., ORANGE D., &amp; YAKOUBOU B-M (2016)\u00a0: \u00ab\u00a0Note sur le changement climatique et la gestion des ressources en eau en Afrique : Repenser l\u2019usage et l\u2019am\u00e9lioration des services \u00e9co-syst\u00e9miques d\u2019eau\u00a0\u00bb. <em>Geo-Eco-Trop., 40<\/em>(4), 317-326.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">OZER A et OZER P (2005)\u00a0: \u00ab\u00a0D\u00e9sertification au Sahel : crise climatique ou anthropique ?\u00a0\u00bb, Bull. S\u00e9anc. Acad. R. Sci. Outre-MerMeded. Zitt. K. Acad. Overzeese Wet.51(2005-4) : 395-423.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">ONU (2018), Rapport de synth\u00e8se 2018 sur l\u2019objectif de d\u00e9veloppement durable 6 relatif \u00e0 l\u2019eau et \u00e0 l\u2019assainissement, UN-Water, 16 p.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">SHIKLOMANOV I. A. &amp; \u00a0RODDA J. C. \u2013<em> World Water Resources at the Beginning of the Twenty-First Century<\/em>, Cambridge University Press, 2003.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">VALL E, Marre-Cast L, Kamgang HJ. 2017. Chemins d\u2019intensification et durabilit\u00e9 des exploitations de polyculture \u00e9levage en Afrique subsaharienne: contribution de l\u2019association agriculture-\u00e9levage. Cah. Agric. 26: 25006.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">WESTRA S., LISAV. ALEXANDER, FRANCISW. &amp; ZWIERS (2012), Global Increasing Trends in Annual Maximum Daily<em> Precipitation, journal of <\/em><em>climate, 26, 3904-3918.<\/em><\/p>","rendered":"<h2 style=\"text-align: center\">Dossier coordonn\u00e9 par Moustapha NOURA AYEH<\/h2>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Pr\u00e9sentation<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">M\u00eame si l\u2019eau recouvre 70 % de la plan\u00e8te, cette eau en apparence abondante (97 % d&rsquo;eau sal\u00e9e et 2,5 % d&rsquo;eau non sal\u00e9e) est in\u00e9galement r\u00e9partie (Shiklomanov <em>et al.<\/em>, 2003). En Afrique, le bassin du Congo tr\u00e8s humide s\u2019oppose par exemple \u00e0 la bande saharienne et soudano-sah\u00e9lienne. La question de l\u2019eau est centrale sur ce continent en raison de l\u2019explosion d\u00e9mographique (tant dans les villes que dans les compagnes).\u00a0 En effet, les pays du sahel, \u00ab en 1950, comptaient environ 17 millions d\u2019habitants, alors qu\u2019en 2015 ils comptaient d\u00e9j\u00e0 89 millions d\u2019habitants. Les projections des Nations Unies pr\u00e9voient 540 millions d\u2019habitants \u00e0 l\u2019horizon 2100 \u00bb (Garenne, 2017, p. 7). Cette croissance s\u2019effectue dans un contexte climatique jug\u00e9 difficile. Dans son rapport 2020, le GIEC note que \u00ab le changement climatique a entra\u00een\u00e9 une baisse des taux de croissance des animaux et de leur productivit\u00e9 dans les syst\u00e8mes pastoraux en Afrique \u00bb.\u00a0 Les tensions autour des ressources naturelles deviennent plus aigu\u00ebs, et l\u2019eau est aussi devenue un enjeu dans la mesure o\u00f9 les pr\u00e9cipitations sont de plus en plus irr\u00e9guli\u00e8res et faibles. Cette impr\u00e9visibilit\u00e9 de la disponibilit\u00e9 de l\u2019eau se produit dans un monde d\u00e9j\u00e0 marqu\u00e9 par des formes de p\u00e9nuries. \u00ab Plus de 2 milliards de personnes vivent dans des pays soumis \u00e0 un stress hydrique \u00e9lev\u00e9 \u00bb (ONU, 2018, p. 5). \u00a0D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, les pr\u00e9cipitations extr\u00eames journali\u00e8res ont tendance \u00e0 \u00eatre plus fr\u00e9quentes (Westras <em>et<\/em> <em>al<\/em>., 2012), engendrant des inondations importantes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019augmentation de la densit\u00e9 de la population se traduit par un co\u00fbt humain, mais aussi \u00e9conomique, m\u00eame si le co\u00fbt n\u2019est relativement pas plus important que par le pass\u00e9 (Neumayer et Barthel, 2011\u00a0; Bouwer, 2011). Alors que la ressource en eau est essentielle \u00e0 toutes les activit\u00e9s humaines, le risque de p\u00e9nurie (li\u00e9 au climat, \u00e0 la mauvaise gestion) fait planer sur les populations une catastrophe de grande ampleur. En Afrique subsaharienne, les populations sont principalement rurales 64\u00a0% (Bouquet, 2017). Elles vivent sur des exploitations agricoles familiales (Val, 2017). Une r\u00e9duction de l\u2019eau disponible \u00e0 faible co\u00fbt se traduirait par des flux de populations vers les villes souvent en difficult\u00e9 et de conflits d\u2019usages dont on ne mesure pas encore l\u2019ampleur. Au regard des enjeux li\u00e9s \u00e0 la question de l\u2019eau, la revue <em>Naaj<\/em> se propose d\u2019accueillir des travaux qui traitent de cette th\u00e9matique dans l\u2019espace africain. Le dossier, qui entend faire le point sur l\u2019\u00e9tat de la recherche dans ce domaine, privil\u00e9gie trois axes non exhaustifs.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Axes de r\u00e9flexion<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Le premier axe se penche sur le lien entre le changement climatique et les pr\u00e9cipitations. Par des analyses des s\u00e9ries sur le long terme (au moins 60 ans), le but est de comprendre l\u2019\u00e9volution des pr\u00e9cipitations pour y d\u00e9celer dans les diff\u00e9rents domaines climatiques (sah\u00e9lien, tropical humide, \u00e9quatorial, aride) des tendances qu\u2019elles soient \u00e0 la hausse ou la baisse. Cette \u00e9valuation sur le long terme permettra de dessiner le comportement des isohy\u00e8tes importants, mais aussi le degr\u00e9 d\u2019impr\u00e9visibilit\u00e9 des pr\u00e9cipitations. Il est int\u00e9ressant d\u2019\u00e9tudier les risques li\u00e9s \u00e0 cette extr\u00eame variabilit\u00e9 dans la disponibilit\u00e9 de l\u2019eau (s\u00e9cheresses s\u00e9v\u00e8res, inondations) et les programmes pour renforcer la r\u00e9silience des populations.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le deuxi\u00e8me axe souhaite accueillir des analyses sur les in\u00e9galit\u00e9s r\u00e9gionales d\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau. \u00a0Les contributions sur la g\u00e9opolitique de l\u2019eau, tant au niveau local (dans la r\u00e9partition de l\u2019eau au sein d\u2019une ville) qu\u2019au niveau d\u2019un bassin (versant impliquant plusieurs pays), sont vivement encourag\u00e9es. C\u2019est aussi le lieu de poser le probl\u00e8me de la gestion de la ressource dans les diff\u00e9rentes r\u00e9gions touch\u00e9es par une plus grande impr\u00e9visibilit\u00e9 des pr\u00e9cipitations. Par ailleurs, on pourrait aussi s\u2019interroger sur les politiques de l\u2019eau et leur aptitude \u00e0 r\u00e9duire les stress ou au contraire \u00e0 exacerber les conflits autour de la ressource.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La dynamique des littoraux dans les contextes climatiques pr\u00e9cit\u00e9s constituera le fil conducteur du dernier axe. \u00a0Plusieurs littoraux sont fragilis\u00e9s par la lente remont\u00e9e des eaux marines et l\u2019intrusion de ces eaux dans les nappes phr\u00e9atiques (par la baisse de recharge ou l\u2019exploitation intensive des villes). Les villes c\u00f4ti\u00e8res (golfe de Guin\u00e9e, oc\u00e9an indien) sont particuli\u00e8rement sensibles \u00e0 cette mont\u00e9e des eaux. Les contributions sur des cas concrets seront appr\u00e9ci\u00e9es.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Conditions de soumission<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">La revue <em>Naaj <\/em>publie en langue fran\u00e7aise, mais pourrait \u00e9ventuellement accepter des textes r\u00e9dig\u00e9s en anglais (\u00e0 tr\u00e8s faible proportion). Elle pratique l\u2019\u00e9valuation par les pair-e-s (<em>peer-review<\/em>) et dispose d\u2019une politique anti-plagiat arrim\u00e9e \u00e0 celle du <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/\">Grenier des savoirs<\/a>. Nous invitons les auteurs et autrices \u00e0 lire les instructions et \u00e0 d\u00e9poser leurs propositions dans le formulaire en ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/formulaire\/\">https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/formulaire\/<\/a>.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Chronogramme<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Date de lancement de l\u2019appel\u00a0: 06 novembre 2021<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Date limite de r\u00e9ception des r\u00e9sum\u00e9s (<a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/formulaire\/\">en ligne uniquement<\/a>)\u00a0: 20 janvier 2022<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponses aux auteurs et autrices apr\u00e8s \u00e9valuation de la proposition\u00a0: 21 f\u00e9vrier 2022<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ception des textes complets\u00a0: 21 mai 2022<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Date de publication du volume\u00a0: septembre 2022<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Comit\u00e9 de r\u00e9daction<\/h2>\n<ul style=\"text-align: justify\">\n<li>Cheikh BA, co-r\u00e9dacteur en chef, Universit\u00e9 Gaston Berger de Saint Louis (S\u00e9n\u00e9gal) et Universit\u00e9 de Grenoble \u2013 Aples (France);<\/li>\n<li>Demba GAYE, co-r\u00e9dacteur en chef;<\/li>\n<li>Mariama DIALLO, \u00c9cole des Hautes \u00c9tudes en Sciences Sociales (France);<\/li>\n<li>Alassane DIALLO, Universit\u00e9 Amadou Mahtar Mbow (S\u00e9n\u00e9gal).<\/li>\n<\/ul>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Comit\u00e9 scientifique<\/h2>\n<ul style=\"text-align: justify\">\n<li>Henri ASSOGBA, Universit\u00e9 Laval (Canada)<\/li>\n<li>Mamadou BADJI, Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop (S\u00e9n\u00e9gal)<\/li>\n<li>Mamounata BELEM, Universit\u00e9 de Ouaga (Burkina-Faso)<\/li>\n<li>Fr\u00e9d\u00e9ric CAILLE, Universit\u00e9 de Savoie (France)<\/li>\n<li>Alassane DIALLO, Universit\u00e9 de Grenoble Alpes (France)<\/li>\n<li>Alioune KANE, Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop de Dakar (S\u00e9n\u00e9gal)<\/li>\n<li>Oumar KANE, Universit\u00e9 de Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al (Canada)<\/li>\n<li>Daouda KONE, Universit\u00e9 F\u00e9lix Houphou\u00ebt-Boigny (C\u00f4te d\u2019Ivoire)<\/li>\n<li>Abdoulkadri LAOULAI, Universit\u00e9 Boubakar de Tillab\u00e9ri (Niger)<\/li>\n<li>Florence Blanche LIMI, Universit\u00e9 de Dschang (Cameroun)<\/li>\n<li>Ibrahima MBAYE, Universit\u00e9 de Ziguinchor (S\u00e9n\u00e9gal)<\/li>\n<li>Imane NYA, Universit\u00e9 Mouhamed V (Maroc)<\/li>\n<li>Yvan RENOU, Universit\u00e9 de Grenoble-Alpes (France)<\/li>\n<li>Arame TALL, Banque Mondiale, Climate Change Group (USA)<\/li>\n<li>Sebastian WEISSENBERGER, Universit\u00e9 de Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al et Universit\u00e9 de Moncton (Canada)<\/li>\n<li>Iboura\u00eema YABI, Universit\u00e9 d\u2019Abomey-Calavi (B\u00e9nin)<\/li>\n<\/ul>\n<h2 style=\"text-align: justify\">R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">BLANCHON David (2020), <em>G\u00e9opolitique de l\u2019eau\u00a0<\/em><em>: entre conflits et coop\u00e9rations<\/em>. Editions Le Cavalier Bleu, 165 p.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">GARENNE M (2016)\u00a0: \u00ab\u00a0La pression de la population dans les Pays Sah\u00e9liens Francophones\u00a0\u00bb. <em>Ferdi Working paper<\/em> n\u00b0168. 30 p.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">GIEC, (2019)\u00a0: \u00ab\u00a0R\u00e9sum\u00e9 \u00e0 l\u2019intention des d\u00e9cideurs, Changement climatique et terres \u00e9merg\u00e9es : rapport sp\u00e9cial du GIEC sur le changement climatique, la d\u00e9sertification, la d\u00e9gradation des sols, la gestion durable des terres, la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et les flux de gaz \u00e0 effet de serre dans les \u00e9cosyst\u00e8mes terrestres\u00a0\u00bb. 39 p.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">LEFLAIVE Xavier (2012)\u00a0: \u00ab\u00a0Eau\u00a0\u00bb. In <em>Perspectives de l\u2019environnement de l\u2019OCDE \u00e0 l\u2019horizon 2050\u00a0: les cons\u00e9quences de l\u2019inaction<\/em>, OCDE 79 p.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">NGUIMALET C.-R., MAHE G., LARAQUE A., ORANGE D., &amp; YAKOUBOU B-M (2016)\u00a0: \u00ab\u00a0Note sur le changement climatique et la gestion des ressources en eau en Afrique : Repenser l\u2019usage et l\u2019am\u00e9lioration des services \u00e9co-syst\u00e9miques d\u2019eau\u00a0\u00bb. <em>Geo-Eco-Trop., 40<\/em>(4), 317-326.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">OZER A et OZER P (2005)\u00a0: \u00ab\u00a0D\u00e9sertification au Sahel : crise climatique ou anthropique ?\u00a0\u00bb, Bull. S\u00e9anc. Acad. R. Sci. Outre-MerMeded. Zitt. K. Acad. Overzeese Wet.51(2005-4) : 395-423.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">ONU (2018), Rapport de synth\u00e8se 2018 sur l\u2019objectif de d\u00e9veloppement durable 6 relatif \u00e0 l\u2019eau et \u00e0 l\u2019assainissement, UN-Water, 16 p.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">SHIKLOMANOV I. A. &amp; \u00a0RODDA J. C. \u2013<em> World Water Resources at the Beginning of the Twenty-First Century<\/em>, Cambridge University Press, 2003.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">VALL E, Marre-Cast L, Kamgang HJ. 2017. Chemins d\u2019intensification et durabilit\u00e9 des exploitations de polyculture \u00e9levage en Afrique subsaharienne: contribution de l\u2019association agriculture-\u00e9levage. Cah. Agric. 26: 25006.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">WESTRA S., LISAV. ALEXANDER, FRANCISW. &amp; ZWIERS (2012), Global Increasing Trends in Annual Maximum Daily<em> Precipitation, journal of <\/em><em>climate, 26, 3904-3918.<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":11,"menu_order":2,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-831","chapter","type-chapter","status-web-only","hentry"],"part":38,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/831","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/831\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":836,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/831\/revisions\/836"}],"part":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/38"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/831\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=831"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=831"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=831"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=831"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}