{"id":896,"date":"2024-12-29T21:32:03","date_gmt":"2024-12-29T20:32:03","guid":{"rendered":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/?post_type=chapter&#038;p=896"},"modified":"2025-01-03T20:46:02","modified_gmt":"2025-01-03T19:46:02","slug":"sow_cisse_gaye2024","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/texte\/sow_cisse_gaye2024\/","title":{"rendered":"Estimation des pertes en sols par \u00e9rosion hydrique \u00e0 travers les trames bleues du bassin versant de Niaoul\u00e9 (S\u00e9n\u00e9gal Oriental) dans un contexte de variabilit\u00e9 pluviom\u00e9trique"},"content":{"raw":"<h2 style=\"text-align: justify\">Introduction<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019\u00e9rosion constitue un ph\u00e9nom\u00e8ne marqu\u00e9 par le d\u00e9tachement, le transport et le d\u00e9p\u00f4t d\u2019agr\u00e9gats, observable au niveau des couches superficielles des roches. Toutefois, ces processus naturels peuvent s\u2019acc\u00e9l\u00e9rer sous l\u2019action combin\u00e9e de conditions climatiques particuli\u00e8res et d\u2019activit\u00e9s anthropiques (Duchemin et <em>al<\/em>., 2001). Elle est consid\u00e9r\u00e9e comme le principal facteur de d\u00e9gradation des sols \u00e0 l\u2019\u00e9chelle plan\u00e9taire (FAO &amp; ITPS, 2015). Le S\u00e9n\u00e9gal est l\u2019un des pays ouest-africains faisant face aux nombreux d\u00e9fis li\u00e9s aux impacts de l\u2019\u00e9rosion hydrique. Avec une surface totale de 196720 km\u00b2, le pays ne compte que 19\u00a0% de terres arables, soit 3,8 millions d\u2019hectares. Or, 2 442 000 hectares de ces terres sont dans un \u00e9tat de d\u00e9gradation (CSE, 2017).<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Au S\u00e9n\u00e9gal oriental et autour de la zone de Niaoul\u00e9, les processus de d\u00e9gradation des sols se manifestent sous deux formes\u00a0: \u00e9rosion en nappe et \u00e9rosion lin\u00e9aire par ravinements. La premi\u00e8re forme, provoqu\u00e9e par l\u2019impact des gouttes de pluie sur un sol peu couvert, s\u2019observe sur l\u2019ensemble des zones plates. Elle se caract\u00e9rise par la mobilisation des particules fines vers des espaces \u00e0 pentes douces, laissant sur place les \u00e9l\u00e9ments grossiers. Cette forme d\u2019\u00e9rosion cr\u00e9e aussi un compactage ou un d\u00e9capage des sols, notamment au niveau des parcelles agricoles. La seconde forme, li\u00e9e \u00e0 la concentration des eaux de ruissellement, se manifeste selon l\u2019\u00e9nergie de ce processus. Le ruissellement provoque dans un premier temps la formation de filets ou rigoles qui sont tr\u00e8s fr\u00e9quents et visibles dans les champs de cultures. Dans un second temps, sous l\u2019effet de la vitesse du ruissellement, le stade des filets et rigoles \u00e9volue et aboutit \u00e0 la formation de ravins en formant ainsi de <em>\u00ab\u00a0badlands\u00a0\u00bb<\/em>. Par le creusement des ravins, l\u2019\u00e9rosion hydrique engendre \u00e9galement coupures de routes et destruction d\u2019infrastructures, etc. dans le bassin versant de Niaoul\u00e9. Ce dernier est un affluent de la rive droite du fleuve Gambie. Il est limit\u00e9 \u00e0 l\u2019Ouest par ce m\u00eame fleuve et ceintur\u00e9 par les bassins versant de Sandougou et de Ni\u00e9riko, les deux affluents les plus importants du fleuve Gambie. Le Niaoul\u00e9 s\u2019\u00e9tend sur plusieurs communes dont celle de Missirah qui occupe sa partie aval \u00e0 30 km au Sud-ouest de Tambacounda dans le S\u00e9n\u00e9gal oriental.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le domaine d\u2019\u00e9tude se situe \u00e0 l\u2019aval du Niaoul\u00e9, un petit affluent de la rive droite du fleuve Gambie. Il couvre une superficie de 668.651 km\u00b2 et un p\u00e9rim\u00e8tre de 161.392 km englobant 44 villages appartenant essentiellement \u00e0 la commune de Missirah. Le bassin versant appartient au plateau gr\u00e9seux du continental terminal ou formation du Saloum. Son relief tr\u00e8s vari\u00e9 se caract\u00e9rise par de grandes buttes et des marigots. Trois groupes de sols sont identifi\u00e9s sur le Niaoul\u00e9\u00a0: les sols sur mat\u00e9riaux gravillonnaires, les sols ferrugineux tropicaux et les sols min\u00e9raux bruts (Sow, 2014). Le Niaoul\u00e9 est localisable entre les isohy\u00e8tes 700 et 500 mm (AND 2015) qui varient dans le temps et l\u2019espace. La formation v\u00e9g\u00e9tale, d\u00e9pendante de l\u2019abondance des pluies, de la nature des sols et du peuplement, se caract\u00e9rise par une savane bois\u00e9e \u00e0 arbor\u00e9e, d\u2019une savane arbustive avec quelques portions de for\u00eat claire. Ces caract\u00e8res ont un lien \u00e9troit avec les processus de l\u2019\u00e9rosion hydrique. Surtout quand nous savons que sa forme allong\u00e9e, d\u00e9finie par le coefficient de compacit\u00e9 de Gravelius (Kc) qui est de 1,74<strong>7<\/strong>, est tr\u00e8s au ruissellement des eaux. M\u00eame si l\u2019indice de pente (IP) estim\u00e9 \u00e0 1,852 refl\u00e8te une pente globalement faible qui intervient sur l\u2019importance et la vitesse du ruissellement.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Figure 1. Localisation du bassin versant du Niaoul\u00e9<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_902\" align=\"aligncenter\" width=\"456\"]<img class=\"wp-image-902 \" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-1_Sow-et-al.png\" alt=\"\" width=\"456\" height=\"342\" \/> Source : Auteurs, janvier 2023[\/caption]\r\n<p style=\"text-align: justify\">Du point de vue humain, le sous-bassin versant du Niaoul\u00e9, situ\u00e9 dans le d\u00e9partement de Tambacounda, particuli\u00e8rement dans la commune de Missirah, englobe 49 villages constitu\u00e9s de 1 784 concessions et 2 211 m\u00e9nages. La population estim\u00e9e \u00e0 23 729 habitants en 2015 est constitu\u00e9e de 12 040 femmes et 11 695 hommes avec une densit\u00e9 de 35,5 habitants au km\u00b2 (AND, 2015). Cette densit\u00e9 est beaucoup plus importante que celle de la r\u00e9gion de Tambacounda qui n\u2019est que de 17 hbts au km\u00b2 en 2015. L\u2019agriculture appara\u00eet ainsi comme la premi\u00e8re activit\u00e9 \u00e9conomique dans le milieu. Elle est pratiqu\u00e9e par une majorit\u00e9 de la population, toutes ethnies confondues. Il s\u2019agit essentiellement d\u2019un syst\u00e8me d\u2019agriculture extensif sous pluie. Les principales cultures consacr\u00e9es par ordre de priorit\u00e9 sont : le ma\u00efs, l\u2019arachide, le mil, le sorgho, le riz, le haricot. En plus de ces sp\u00e9culations, les agriculteurs et agricultrices pratiquent la culture du coton, le manioc, le fonio, l\u2019oseille. Ces cultures sont pratiqu\u00e9es \u00e0 la fois par les hommes, les femmes et les jeunes. L\u2019expansion spatiale de l\u2019agriculture est parfois li\u00e9e au d\u00e9frichement et \u00e0 l\u2019exploitation foresti\u00e8re (Ciss\u00e9, 2022).<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Cette contribution a pour objectif de faire une quantification de l\u2019\u00e9rosion hydrique (ravinement et pertes en terres) dans un contexte de changement climatique marqu\u00e9 par une forte variabilit\u00e9 pluviom\u00e9trique. Pour atteindre cet objectif, une d\u00e9marche et un protocole m\u00e9thodologique ont \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9s.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">M\u00e9thodologie<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019approche m\u00e9thodologique s\u2019articule autour d\u2019une caract\u00e9risation de la pluviom\u00e9trie, des mesures et suivi <em>in situ<\/em> de l\u2019\u00e9volution du ravinement pour quantifier l\u2019\u00e9rosion sur les axes hydrauliques (ravins) et d\u2019une mise en pratique de l\u2019\u00e9quation universelle des pertes de terres \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du bassin versant.<\/p>\r\n\r\n<h3 style=\"text-align: justify\">Caract\u00e9risation de la variabilit\u00e9 pluviom\u00e9trique dans le bassin versant<\/h3>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les donn\u00e9es pluviom\u00e9triques utilis\u00e9es sont issues de deux diff\u00e9rentes sources\u00a0: il y a des donn\u00e9es de l\u2019ANACIM et d\u2019autres ont \u00e9t\u00e9 t\u00e9l\u00e9charg\u00e9es sur une base de donn\u00e9es open source disponible sur le site <a href=\"https:\/\/power.larc.nasa.gov\/data-access-viewer\/\">https:\/\/power.larc.nasa.gov\/data-access-viewer\/<\/a>. La s\u00e9rie s\u2019\u00e9chelonne sur une dur\u00e9e de 63 ans (1958-2021) et ne souffre d\u2019aucune lacune. Les tests de Pettit et les indices de Lamb ont servi pour analyser les caract\u00e9ristiques de la pluviom\u00e9trie au sein du bassin versant.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Le test de Pettit <\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le test de Pettitt (1979) est un test non param\u00e9trique de d\u00e9tection d\u2019une rupture. L\u2019existence de modifications brutales de certains param\u00e8tres statistiques des s\u00e9ries chronologiques, en particulier de leur moyenne, est une cause possible de la rupture de l\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de ces s\u00e9ries. La variable \u00e0 tester est le maximum en valeur absolue de la variable de Pettitt (Ut, N). La probabilit\u00e9 de d\u00e9passement approximative d\u2019une valeur k d\u00e9finie permet d\u2019appr\u00e9cier l\u2019importance de la rupture. La statistique de test Z est calcul\u00e9e de la fa\u00e7on suivante :<\/p>\r\n<img class=\" wp-image-903 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Formule-1_Sow.jpg\" alt=\"\" width=\"273\" height=\"43\" \/>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Avec\u00a0:<\/em><\/p>\r\n<img class=\"alignnone wp-image-904\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Formule-2_Sow.jpg\" alt=\"\" width=\"242\" height=\"52\" \/>\r\n<p style=\"text-align: justify\">On peut noter que le test fournit \u00e9galement une estimation de la position de la rupture en utilisant l\u2019indice k correspondant au maximum |U(k)|. L\u2019absence de rupture dans la s\u00e9rie de taille N constitue l\u2019hypoth\u00e8se nulle. Si l\u2019hypoth\u00e8se nulle est rejet\u00e9e, une estimation de l\u2019ann\u00e9e de rupture est donn\u00e9e par l\u2019instant t d\u00e9finissant le maximum en valeur absolue de la variable Ut, N.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>L\u2019indice de pluviom\u00e9trie normalis\u00e9 de LAMB <\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019indice de pluviom\u00e9trie normalis\u00e9 de LAMB a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 pour d\u00e9tecter la persistance des ann\u00e9es s\u00e8ches et humides (l\u2019\u00e9cart \u00e0 la moyenne normalis\u00e9 par l\u2019\u00e9cart type) qui s\u2019exprime par la formule suivante :<\/p>\r\n<img class=\" wp-image-905 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Formule-3_Sow.jpg\" alt=\"\" width=\"130\" height=\"61\" \/>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Avec :<\/em><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><em>IPS = Indice de Pluviom\u00e9trie Standardis\u00e9 <\/em><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><em>\u00a0= pluviom\u00e9trie annuelle pour une station pendant une ann\u00e9e i;<\/em><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><em>\u00a0= Moyenne annuelle de la pluviom\u00e9trie \u00e0 la station pendant la p\u00e9riode d\u2019\u00e9tude <\/em><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><em>\u00a0= Ecart-type de la pluviom\u00e9trie de cette p\u00e9riode.<\/em><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Sur le terrain, un suivi du ravinement a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9.<\/p>\r\n\r\n<h3 style=\"text-align: justify\">Les mesures <em>in situ<\/em>\u00a0: suivi de l\u2019\u00e9volution des ravins<\/h3>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les mesures du ravinement ont cibl\u00e9 cinq ravins dont deux ravins en amont et trois ravins en aval du bassin versant de Niaoul\u00e9. La technique de mesure adopt\u00e9e consiste \u00e0 suivre la dynamique \u00e0 travers la m\u00e9thode des piquets. La m\u00e9thode des piquets repose sur l\u2019installation de stations de mires sur les ravins afin de relever des donn\u00e9es quantifiables sur des dimensions de ravins telles que\u00a0: la longueur (L), la largeur (l), la profondeur (P) et la distance piquets-berges (Li). Le protocole n\u00e9cessite d\u2019utiliser des bars de fer \u00e0 b\u00e9ton de 50 cm de longueur, d\u2019un d\u00e9cam\u00e8tre et d\u2019un outil de fixation (marteau, bloc de pierre etc.). Il consiste ainsi \u00e0 enfoncer verticalement les bars de fer de 50 cm sur une profondeur de 40 cm dans le sol et laissant 10 cm au-dessus pour obtenir des informations sur les variations topographiques de l\u2019axe hydraulique. Ces piquets sont plant\u00e9s \u00e0 la t\u00eate et sur les flancs des ravins \u00e0 une distance fixe de 50 cm par rapport \u00e0 la berge et dans le thalweg. Ce dispositif des piquets permet de rep\u00e9rer les variations du niveau des sols dues aux d\u00e9capages par les eaux \u00e9rosives. Le bilan s\u00e9dimentaire des deux mesures (mai et novembre) a abouti \u00e0 la quantification de l\u2019ablation des berges (Ciss\u00e9, 2022). Les volumes de sols \u00e9vid\u00e9s ou d\u00e9pos\u00e9s (cubage) sont obtenus \u00e0 partir de la formule volum\u00e9trique suivante\u00a0:<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\"><strong>V=L*l*P<\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Avec :<\/em><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><em>V\u00a0: volume;<\/em><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><em>l\u00a0: largeur;<\/em><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><em>P\u00a0: profondeur<\/em><\/p>\r\n\r\n<h3 style=\"text-align: justify\">\u00a0Mod\u00e9lisation des pertes en terres par l\u2019\u00e9quation USLE<\/h3>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le mod\u00e8le USLE est une \u00e9quation multiplicative de plusieurs \u00e9quations fond\u00e9e sur les param\u00e8tres climatiques, topographiques, p\u00e9dologiques et des occupations et pratiques des terres (Wischmeier et Smith, 1978). Ce mod\u00e8le de Wischmeier et Smith (1978) permet de calculer les pertes annuelles en sol (A) par l\u2019\u00e9rosion hydrique. Il est d\u00e9fini par\u00a0:<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\"><strong>A=R*K*LS*C*P<\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Avec\u00a0:<\/em><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong><em>A\u00a0: <\/em><\/strong><em>les pertes annuelles en sol (en t\/ha.an);<\/em><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong><em>R\u00a0:<\/em><\/strong><em> l\u2019\u00e9rosivit\u00e9 des pluies (MJ.mm\/ha.h.an);<\/em><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong><em>K\u00a0:<\/em><\/strong><em> l\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 des sols (t. ha.h\/ha.MJ.mm);<\/em><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong><em>LS\u00a0:<\/em><\/strong><em> l\u2019inclinaison et la longueur de la pente (adimensionnel);<\/em><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong><em>C\u00a0:<\/em><\/strong><em> l\u2019occupation du sol (adimensionnel);<\/em><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong><em>P\u00a0:<\/em><\/strong><em> les pratiques culturales ou anti\u00e9rosives (adimensionnel).<\/em><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les donn\u00e9es utilis\u00e9es pour r\u00e9soudre l\u2019\u00e9quation sont de diff\u00e9rentes sources et sont trait\u00e9es et analys\u00e9es diff\u00e9remment. Il s\u2019agit des donn\u00e9es pluviom\u00e9triques issues de l\u2019ANACIM, des donn\u00e9es p\u00e9dologiques issues de la base des donn\u00e9es de sols (SOTER) du site de la FAO (<em>data.isric.org<\/em>, s.\u00a0d.), des donn\u00e9es topographiques issues des images SRTM (Shuttle Radar Topography Mission) et des images Landsat de mai 2020 t\u00e9l\u00e9charg\u00e9es via le site de l\u2019USGS (<em>EarthExplorer<\/em>, s.\u00a0d.) pour voir l\u2019\u00e9volution de l\u2019occupation des sols dans le bassin versant du Niaoul\u00e9 sur une p\u00e9riode de 30 ans. Le traitement de ces donn\u00e9es est effectu\u00e9 par un choix et un calcul de l\u2019\u00e9quation correspondant aux diff\u00e9rents param\u00e8tres de l\u2019\u00e9quation.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>D\u00e9termination du facteur R (\u00e9rosivit\u00e9 des pluies) <\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019\u00e9rosivit\u00e9 des pluies exprime la capacit\u00e9 de la pluviom\u00e9trie \u00e0 \u00e9roder les sols. Par son intensit\u00e9 et son \u00e9nergie cin\u00e9tique, la pluie est l\u2019un des principaux facteurs qui d\u00e9termine les pertes en sol. Cependant, en l\u2019absence de donn\u00e9es sur l\u2019intensit\u00e9 et l\u2019\u00e9nergie cin\u00e9tique des pluies, des chercheurs comme (Roose, 1977) indiquent l\u2019utilisation des hauteurs de pluies. \u00c0 cet effet, ont \u00e9t\u00e9 collect\u00e9es les donn\u00e9es pluviom\u00e9triques de 2011 \u00e0 2020 de la station m\u00e9t\u00e9orologique de Tambacounda. Au vu des donn\u00e9es disponibles (hauteur de pluies mensuelles et annuelles), l\u2019indice d\u2019\u00e9rosivit\u00e9 des pluies est d\u00e9duit \u00e0 partir de l\u2019\u00e9quation d\u2019\u00e9rosivit\u00e9 des pluies de (Roose, 1977), ainsi d\u00e9finie\u00a0:<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\"><strong>Ran=Han*0,50 + 0,05<\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>O\u00f9\u00a0:<\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Ran = l\u2019\u00e9rosivit\u00e9 annuelle moyenne;<\/em><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Han = hauteur annuelle moyenne des pluies;<\/em><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><em>0,50 = valeur du facteur a en plain;<\/em><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><em>0,05 = constant positif<\/em><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>D\u00e9termination du facteur K (l\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 des sols)<\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 des sols (K) est une fonction multiplicative des propri\u00e9t\u00e9s physico-chimiques des sols, \u00e0 savoir la texture, la structure, la perm\u00e9abilit\u00e9 et la teneur en mati\u00e8re organique. En l\u2019absence de ces donn\u00e9es, l\u2019estimation de l\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 des types de sols dans le sous bassin versant du Niaoul\u00e9 est faite avec les bases de donn\u00e9es SOTER et WISE. Cette base de donn\u00e9es en ligne fournit une grande partie des valeurs des diff\u00e9rents param\u00e8tres des sols du S\u00e9n\u00e9gal et de la Gambie. Avec ces donn\u00e9es, les indices d\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 des sols sont d\u00e9duits sur la base du tableau de correspondance de (Stone et Hilborn, 2000). L\u2019int\u00e9gration de ces indices sous un Syst\u00e8me d\u2019Information G\u00e9ographique (SIG) aboutit \u00e0 l\u2019\u00e9laboration d\u2019une carte th\u00e9matique de l\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 des sols de la zone d\u2019\u00e9tude.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>D\u00e9termination du facteur topographique (LS)<\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019\u00e9rosion hydrique varie en fonction de la longueur et de l\u2019inclinaison de la pente qui d\u00e9terminent le facteur topographique (LS). L\u2019indice topographique d\u00e9termine l\u2019influence de la pente dans les processus de l\u2019\u00e9rosion hydrique. Il s\u2019exprime ainsi \u00e0 travers l\u2019inclinaison et la longueur de la pente. Ces derni\u00e8res conditionnent au fait la vitesse de ruissellement et le volume de particules transport\u00e9s (Roose, 1977). L\u2019\u00e9quation de Moore &amp; Burch, (1986) a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour calculer le facteur topographique LS selon la formule\u00a0:<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\"><strong>LS=Power{(flow.acc*r\u00e9solution)\/22,1*0,4} *power{(sin(pente\u00a0%) *0,0145\/0,0896*1,4) *1,4}<\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La r\u00e9solution de cette \u00e9quation s\u2019effectue sur la base du traitement d\u2019une image SRTM sur le logiciel <em>ArcGis 10.3<\/em> qui passe par l\u2019\u00e9laboration d\u2019un Mod\u00e8le Num\u00e9rique de Terrain (MNT) \u00e0 partir duquel sont calcul\u00e9es la longueur et l\u2019inclinaison des pentes. Le calcul de la longueur de la pente s\u2019est fait par l\u2019interm\u00e9diaire de l\u2019accumulation des flux \u00ab\u00a0<em>Flow accumulation\u00a0\u00bb <\/em>d\u00e9riv\u00e9e du MNT. L\u2019inclinaison des pentes est obtenue en calculant la pente maximale entre chaque cellule du MNT. La combinaison de ces deux variables formul\u00e9es par l\u2019\u00e9quation de Moor et Burch (1986) a permis de d\u00e9terminer l\u2019indice topographie LS.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>D\u00e9termination du facteur C (couverture v\u00e9g\u00e9tale) <\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019indice de la couverture v\u00e9g\u00e9tale (C) est d\u00e9fini dans le mod\u00e8le USLE comme \u00e9tant le rapport entre les particules perdues au niveau des sols nus et celles perdues au niveau des sols couverts. Pour ce faire, il faut effectuer d\u2019abord une typologie de l\u2019occupation du sol de la zone d\u2019\u00e9tude. La r\u00e9alisation de cette typologie n\u00e9cessite une classification orient\u00e9e-objet d\u2019images satellites. L\u2019analyse de l\u2019occupation du sol dans un SIG<em>,<\/em> en rapport avec le tableau de correspondance de (Roose, 1977) a permis de d\u00e9duire les valeurs de chaque classe. Ce qui permet ensuite de passer \u00e0 la r\u00e9alisation de la carte de l\u2019indice d\u2019occupation des sols (facteur C).<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>D\u00e9duction des valeurs de l\u2019indice des pratiques culturales et anti\u00e9rosives (P) <\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Wischmeier &amp; Smith (1978) d\u00e9finissent l\u2019indice des pratiques culturales et anti\u00e9rosives comme \u00e9tant le rapport entre les pertes en sol d\u00fb \u00e0 une pratique de conservation et les pertes en sol associ\u00e9es \u00e0 la culture dans le sens de la pente. L\u2019observation directe sur le terrain des pratiques anti\u00e9rosives et culturales en rapport avec le tableau de correspondance des pratiques conservatoires et culturales de (Roose, 1977) a permis d\u2019attribuer une valeur \u00e0 l\u2019indice P. Il est estim\u00e9 \u00e0 0,1 au niveau du bassin versant du Niaoul\u00e9.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Figure 2. Environnement SIG de l\u2019USLE dans le bassin versant de Niaoul\u00e9<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_906\" align=\"aligncenter\" width=\"520\"]<img class=\"wp-image-906\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-2_Sow-et-al.png\" alt=\"\" width=\"520\" height=\"388\" \/> Source : Auteurs, janvier 2023[\/caption]\r\n<p style=\"text-align: justify\">La m\u00e9thodologie adopt\u00e9e a produit les r\u00e9sultats suivants.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">R\u00e9sultats et discussions<\/h2>\r\n<h3 style=\"text-align: justify\">Caract\u00e9risation de la variabilit\u00e9 pluviom\u00e9trique dans le bassin versant<\/h3>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019analyse de la variabilit\u00e9 de la pluviom\u00e9trie au niveau de la station de Tambacounda entre 1958 et 2002 a \u00e9t\u00e9 mise en \u00e9vidence par les tests de Pettit et les indices de Lamb. Globalement sur la s\u00e9rie, la tendance est positive, car la probabilit\u00e9 de d\u00e9placement de la valeur critique du test est de 7,33-02. Cependant, cela est non significatif au seuil d\u00e9fini\u00a0: l\u2019hypoth\u00e8se nulle est accept\u00e9e au seuil de confiance de 95\u00a0% mais rejet\u00e9e au seuil de 90 %. Par ailleurs, les tests statistiques situent la rupture sur la s\u00e9rie en 1967. Pour la premi\u00e8re p\u00e9riode avant la rupture, la moyenne mobile est de 961,44 mm et pour la seconde p\u00e9riode, elle est de 767,92. Cette tendance est r\u00e9v\u00e9latrice de la variabilit\u00e9 des pr\u00e9cipitations au niveau de la station de Tambacounda.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Figure 3. Graphique du test inf\u00e9rentiel de Pettit<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_907\" align=\"aligncenter\" width=\"481\"]<img class=\"wp-image-907\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-3_Sow-et-al.jpg\" alt=\"\" width=\"481\" height=\"240\" \/> Source : Auteurs, janvier 2023[\/caption]\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les indices de Lamb permettent de mieux mettre en \u00e9vidence cette variabilit\u00e9 pluviom\u00e9trique.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Figure 4. Variation des indices d\u2019anomalies standardis\u00e9s de Lamb de la station de Tambacounda de 1958 \u00e0 2022<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_908\" align=\"aligncenter\" width=\"494\"]<img class=\"wp-image-908\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-4_Sow.jpg\" alt=\"\" width=\"494\" height=\"227\" \/> Source : Auteurs, janvier 2024[\/caption]\r\n<p style=\"text-align: justify\">La figure pr\u00e9c\u00e9dente montre la variation interannuelle des pr\u00e9cipitations de la station de Tambacounda entre 1958 et 2022. La courbe bleue pr\u00e9sente les pr\u00e9cipitations annuelles en indices d\u2019anomalie pluviom\u00e9trique standardis\u00e9s, et met l\u2019accent sur les variations interannuelles tr\u00e8s fortes. Il constitue un indicateur des grandes fluctuations pluriannuelles de la pluviom\u00e9trie dans le bassin versant de Ourossogui. Et la courbe rouge indique le lissage des moyennes mobiles \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la s\u00e9rie temporelle. L\u2019analyse de la figure montre que la s\u00e9quence 1958-1967 est marqu\u00e9e par une abondance de la pluviom\u00e9trie au niveau de la station. Vers la fin des ann\u00e9es1960 et le d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, on note une longue p\u00e9riode de s\u00e9cheresse\u00a0dans la zone. Cependant, depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, on note un retour progressif vers la normale des pr\u00e9cipitations avec une forte variabilit\u00e9 temporelle au sein du bassin versant. Un total de 37 ann\u00e9es d\u00e9ficitaires a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 contre 27 exc\u00e9dentaires au sein de la s\u00e9rie (Sow, 2017).<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Ces r\u00e9sultats sont en concordance avec les travaux r\u00e9alis\u00e9s par de nombreux chercheurs sur les stations sah\u00e9liennes qui positionnent tous la rupture vers la fin de cette d\u00e9cennie. Ce retour \u00e0 des conditions pluviom\u00e9triques plus abondantes est le??? facteur moteur des ph\u00e9nom\u00e8nes d\u2019\u00e9rosion observ\u00e9s dans la partie Sud du S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\r\n\r\n<h3 style=\"text-align: justify\">Analyse de la dynamique du ravinement dans le bassin versant<\/h3>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019ablation des sols au niveau des berges des ravins permet d\u2019estimer l\u2019ampleur de l\u2019\u00e9rosion hydrique. Le bilan de l\u2019ablation des berges des ravins est obtenu par la diff\u00e9rence entre la longueur moyenne entre piquets et berges des ravins (Li) obtenue lors des derni\u00e8res mesures (mois de novembre) et la distance choisie pour planter les piquets (0,50 m) le jour des installations (mois de mai). Le tableau 1 ci-dessous pr\u00e9sente les r\u00e9sultats des volumes de sols perdus ou d\u00e9pos\u00e9s par ravin et de l\u2019ablation des berges des ravins.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Tableau 1. R\u00e9sultats des volumes de sols perdus ou d\u00e9pos\u00e9s par ravin et de l\u2019ablation des berges des ravins (Source : Auteurs, janvier 2022)<img class=\"wp-image-909 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Tableau-1_Sow.jpg\" alt=\"\" width=\"630\" height=\"215\" \/><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La saison pluvieuse 2020-2021 a entra\u00een\u00e9 une ablation des berges ravins variant entre -0,09 m \u00e0 -0,20 m. Les valeurs d\u2019\u00e9rosion obtenues sur les ravins situ\u00e9s en amont du bassin versant sont plus faibles que celles des ravins en aval. En effet, respectivement -7 et -9 cm des ravins 1 et 2 situ\u00e9s dans la partie amont du bassin versant ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9cap\u00e9s. Pour les ravins 3, 4 et 5 cibl\u00e9s en aval du bassin, le bilan d\u2019ablation des berges de la r\u00e9serve s\u00e9dimentaire s\u2019estime respectivement de -16 cm, -13 cm et -20 cm.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">En ce qui concerne les budgets s\u00e9dimentaires \u00e9vid\u00e9s ou accumul\u00e9s au niveau des t\u00eates des ravins, ils sont \u00e9galement illustr\u00e9s par le tableau 1. Ce qui ressort de l\u2019analyse de ces r\u00e9sultats est que les deux ravins situ\u00e9s en amont du bassin s\u2019\u00e9rodent par un creusement de leurs t\u00eates. En effet, la t\u00eate du ravin 1 a connu, apr\u00e8s les \u00e9v\u00e9nements pluvieux (2020-2021), un creusement de 30 cm, soit un volume \u00e9rod\u00e9 de 720 cm<sup>3<\/sup>. La ravine 2 a \u00e9galement connu la m\u00eame dynamique\u00a0: un creusement de 32 cm correspondant \u00e0 un volume de s\u00e9diments \u00e9vid\u00e9s de 320 cm<sup>3<\/sup>. Par contre, les trois ravins situ\u00e9s en aval se caract\u00e9risent par une accumulation de s\u00e9diments. Mais une dynamique \u00e9rosive s\u2019observe au niveau de la t\u00eate du ravin 1 avec un creusement de 21 cm traduisant un volume de s\u00e9diments d\u00e9cap\u00e9s de 7938 cm<sup>3<\/sup>. Les deux autres ravins du groupe se caract\u00e9risent par une dynamique de colmatage sur les t\u00eates des ravins. Le ravin 2 s\u2019est combl\u00e9 de 23 cm avec un d\u00e9p\u00f4t de 1311 cm<sup>3<\/sup> de particules. Le ravin 3 s\u2019est \u00e9galement colmat\u00e9 de 40 cm avec un d\u00e9p\u00f4t de 2520 cm<sup>3<\/sup>.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Illustration 1. Effet de l\u2019\u00e9rosion hydrique dans le bassin versant du Niaoul\u00e9<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_910\" align=\"aligncenter\" width=\"464\"]<img class=\"wp-image-910\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Illustration-1_Sow.png\" alt=\"\" width=\"464\" height=\"426\" \/> Source : Auteurs, juin 2022[\/caption]\r\n<p style=\"text-align: justify\">Au final, les r\u00e9sultats montrent qu\u2019il y\u2019a \u00e9rosion sur la t\u00eate des ravins situ\u00e9es en amont du bassin, contrairement aux ravins situ\u00e9s en aval dont les t\u00eates adoptent g\u00e9n\u00e9ralement une dynamique de remblaiement. En effet, les processus d\u2019arrachement et de d\u00e9p\u00f4ts des s\u00e9diments du bassin versant s\u2019expliquent \u00e9galement par le degr\u00e9 de coh\u00e9sion et les fractions des faci\u00e8s existants.<\/p>\r\n\r\n<h3 style=\"text-align: justify\">R\u00e9sultats du mod\u00e8le USLE\u00a0: analyse et estimation des pertes totales de terres en tonnes par an dans le bassin versant de Niaoul\u00e9<\/h3>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Le facteur R\u00a0: \u00e9rosivit\u00e9 des pluies <\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les r\u00e9sultats issus du traitement des donn\u00e9es pluviom\u00e9triques sont pr\u00e9sent\u00e9s sous le graphique ci-dessous. Il s\u2019agit des indices de l\u2019\u00e9rosivit\u00e9 des pluies moyennes annuelles.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Figure 5. Carte de l\u2019\u00e9rosivit\u00e9 des pluies de 2011 \u00e0 2020<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_911\" align=\"aligncenter\" width=\"426\"]<img class=\"wp-image-911\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-5_Sow-et-al.png\" alt=\"\" width=\"426\" height=\"319\" \/> Source : Auteurs, janvier 2023[\/caption]\r\n<p style=\"text-align: justify\">D\u2019apr\u00e8s ces r\u00e9sultats, l\u2019indice d\u2019\u00e9rosivit\u00e9 des pluies annuelles de la d\u00e9cennie 2011-2020 varie entre 316,45 (2014) et 431,5 (2017) MJ.mm\/ha.h.an (fig.\u00a05) dans le bassin versant du Niaoul\u00e9. Sur les dix ann\u00e9es (2011-2020), les valeurs d\u2019\u00e9rosivit\u00e9 des pluies se situent entre 396 et 440 MJ.mm\/ha.h.an. L\u2019\u00e9tude du facteur pluie montre ainsi une importante variation de l\u2019indice d\u2019\u00e9rosivit\u00e9 d\u2019une ann\u00e9e \u00e0 une autre. Cette variation s\u2019explique par la forte liaison entre les hauteurs de pluie et l\u2019agressivit\u00e9 des pluies\u00a0: plus les pluies sont importantes plus elles deviennent agressives sur les sols. Les ann\u00e9es les plus pluvieuses enregistrent ainsi les indices d\u2019\u00e9rosivit\u00e9 les plus \u00e9lev\u00e9s.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Le facteur K \u00e9rodibilit\u00e9 des sols <\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La texture des sols du bassin versant du Niaoul\u00e9 ainsi que leur teneur en mati\u00e8re organique sont d\u00e9duites des donn\u00e9es extraites de la base de donn\u00e9es SOTER et WISE. Le traitement de ces donn\u00e9es a abouti \u00e0 la d\u00e9termination de la texture (Limon sablo-argileux, Sable limoneux) de chaque type de sol. Avec le pourcentage en dioxyde de carbone (CO), le taux de la teneur en mati\u00e8res organiques (MO) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9duit pour chaque type de sols de la zone d\u2019\u00e9tude. Ces r\u00e9sultats nous ont permis de d\u00e9duire l\u2019indice d\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 (K) des sols du bassin versant du Niaoul\u00e9. Avec la texture et la teneur en mati\u00e8re organique de chaque type de sols, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9es les valeurs de l\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 des sols sur la base de la m\u00e9thode de Stone et Hilborn (2000).<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les indices d\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 (le facteur K) sont repr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 travers la figure 6 suivante.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Figure 6. Carte de l\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 des sols du bassin versant de Niaoul\u00e9<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_912\" align=\"aligncenter\" width=\"385\"]<img class=\"wp-image-912 \" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-6_Sow-et-al.png\" alt=\"\" width=\"385\" height=\"289\" \/> Source : Auteurs, janvier 2023[\/caption]\r\n<p style=\"text-align: justify\">Sur l\u2019ensemble du bassin versant, 74 % des sols sont mod\u00e9r\u00e9ment sensibles \u00e0 l\u2019\u00e9rosion avec des indices d\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 K de 0,45 et les 26 % restantes pr\u00e9sentent une \u00e9rodibilit\u00e9 forte, avec des indices K de 0,11. Les premiers concernent les lithosols, les sols hydromorphes et les sols ferrugineux tropicaux. Les seconds concernent les sols peu \u00e9volu\u00e9s et les r\u00e9gosols.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Le facteur LS (indice topographique) <\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019influence du facteur topographique dans le processus de l\u2019\u00e9rosion hydrique s\u2019affirme \u00e0 travers la longueur et l\u2019inclinaison de pente. Ces indicateurs topographiques interviennent respectivement dans la croissance des pertes en sol (Roose, 1975) et la force \u00e9rosive des eaux de ruissellement (Le Bissonnais et <em>al<\/em>., 2002).<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Figure 7. Carte du facteur LS (indice topographique) dans le bassin versant de Niaoul\u00e9<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_913\" align=\"aligncenter\" width=\"384\"]<img class=\"wp-image-913 \" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-7_Sow.jpg\" alt=\"\" width=\"384\" height=\"281\" \/> Source : Auteurs, janvier 2023[\/caption]\r\n<p style=\"text-align: justify\">Ces r\u00e9sultats indiquent que le bassin versant est \u00e0 97\u00a0% tr\u00e8s faiblement influenc\u00e9 par le facteur topographique. Les indices 1 correspondent aux cr\u00eates des buttes o\u00f9 la topographie influence les processus d\u2019\u00e9rosion hydrique. Globalement, seules les bordures des cours d\u2019eau et les buttes (altitude \u00e9lev\u00e9e) repr\u00e9sentent les sites \u00e0 \u00e9rosion lin\u00e9aire dans le bassin versant du Niaoul\u00e9.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Le facteur C\u00a0: indice de couverture v\u00e9g\u00e9tale<\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le facteur C d\u00e9montre, \u00e0 travers les types d\u2019occupation du sol, la vuln\u00e9rabilit\u00e9 du terrain face \u00e0 l\u2019\u00e9rosion hydrique. En tenant compte de la classification de Wishmeier et Smith (1978) fond\u00e9e sur le recouvrement de la v\u00e9g\u00e9tation, le facteur C varie de 1 sur sol nu, 1\/1000 sous for\u00eat, 1\/100 sous prairies et plante de couverture et de 1 \u00e0 9\/10 sous cultures sarcl\u00e9es.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Figure 8. Carte du facteur C dans le bassin versant du Niaoul\u00e9<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_914\" align=\"aligncenter\" width=\"518\"]<img class=\"wp-image-914\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-8_Sow.jpg\" alt=\"\" width=\"518\" height=\"307\" \/> Source : Auteurs, janvier 2023[\/caption]\r\n<p style=\"text-align: justify\">La figure 8 montre que trois types de couverture des sols sont identifi\u00e9s dans le bassin versant du Niaoul\u00e9. Chacune de ces couvertures est affect\u00e9e \u00e0 une valeur selon sa vuln\u00e9rabilit\u00e9 face \u00e0 l\u2019\u00e9rosion hydrique en s\u2019appuyant sur la m\u00e9thodologie pr\u00e9c\u00e9demment d\u00e9crite. Environ, les sols nus et v\u00e9g\u00e9tation couvrent 43\u00a0% chacune et les zones anthropis\u00e9es 14\u00a0% du bassin versant.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Le facteur P\u00a0: indice des pratiques anti\u00e9rosives et culturales<\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Face \u00e0 l\u2019\u00e9rosion hydrique, les agriculteurs ont tendance \u00e0 utiliser des techniques pour att\u00e9nuer son intensit\u00e9. L\u2019ensemble de ces techniques (l\u2019alternance de cultures, la mise en place de terrasses, le labour en courbes de niveau, le buttage\u2026) constituent le facteur P. La collecte d\u2019informations relatives \u00e0 ces pratiques par le biais d\u2019enqu\u00eate aupr\u00e8s des agriculteurs et des observations directes sur le terrain r\u00e9v\u00e8le une dominance de la culture suivant les courbes de niveau et une absence de pratiques anti\u00e9rosives. De ce fait, nous avons attribu\u00e9 une valeur \u00e9gale \u00e0 0,1 au facteur pratique anti\u00e9rosif \u00a0sur de faibles pentes. La combinaison de l\u2019ensemble de ces facteurs a abouti \u00e0 l\u2019estimation des pertes en sol dans le bassin versant du Niaoul\u00e9.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Estimation des pertes en terres en tonnes \/hectares\/an\u00a0: le facteur A<\/strong><\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les pertes en sol (A) sont estim\u00e9es \u00e0 partir des diff\u00e9rents facteurs du mod\u00e8le math\u00e9matique apr\u00e8s int\u00e9gration dans un Syst\u00e8me d\u2019Information G\u00e9ographique. Ce qui a permis de spatialiser les zones fortement affect\u00e9es par l\u2019\u00e9rosion hydrique sous format lin\u00e9aire dans le bassin versant du Niaoul\u00e9.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Figure 9. Le facteur A\u00a0: pertes en terres en tonnes \/hectares\/an<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_915\" align=\"aligncenter\" width=\"423\"]<img class=\"wp-image-915 \" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-9_Sow-et-al.png\" alt=\"\" width=\"423\" height=\"306\" \/> Source : Auteurs, janvier 2023[\/caption]\r\n<p style=\"text-align: justify\">Dans le bassin versant du Niaoul\u00e9, les pertes en sol varient entre 25 et 127 t\/ha\/an. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle des 5 classes identifi\u00e9es, la morphodynamique hydrique s\u2019accentue plus sur les pentes fortes comme les talus des vall\u00e9es et des buttes avec des valeurs comprises entre 77-102 t\/ha\/an et 103-127 t\/ha\/an. Les classes faibles 0-25t\/ha\/an correspondent aux faibles pentes et zones de culture sur le long des cours d\u2019eau et de leurs affluents et sur les zones plates. Pour confirmer nos r\u00e9sultats, nous avons pass\u00e9 \u00e0 leur validation gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019utilisation de la r\u00e9gression lin\u00e9aire entre les Log des pixels correspondant aux classes de zones d\u2019\u00e9rosion sur l\u2019image classifi\u00e9e, et les moyennes des taux annuelles de pertes en terres par an obtenues sur la m\u00eame image apr\u00e8s avoir mis en \u0153uvre l\u2019\u00e9quation des pertes en terres. Le tableau 2 et la figure 10 suivants montrent les r\u00e9sultats du test statistique ayant servi \u00e0 la validation du mod\u00e8le USLE.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Tableau 2. Validation du mod\u00e8le USLE par la r\u00e9gression lin\u00e9aire entre les Log des Pixels et les moyennes des A\/t\/ha\/an (Source : Auteurs, janvier 2024)<img class=\" wp-image-916 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Tableau-2_Sow.png\" alt=\"\" width=\"627\" height=\"91\" \/><\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Figure 10. Repr\u00e9sentation graphique de la r\u00e9gression lin\u00e9aire<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_917\" align=\"aligncenter\" width=\"353\"]<img class=\"wp-image-917 \" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-10_Sow-et-al.png\" alt=\"\" width=\"353\" height=\"283\" \/> Source : Auteurs, janvier 2024[\/caption]\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019analyse du tableau 3 montre que les sorties du mod\u00e8le statistique confirment la robustesse des r\u00e9sultats de l\u2019USLE avec une statistique F de 9,22 au seuil de significativit\u00e9 0,05. La puissance du mod\u00e8le des pertes en terre est aussi confirm\u00e9e par un R2-ajust\u00e9 \u00e9gale \u00e0 0,67 et un R2-lin\u00e9aire \u00e0 0,85. Ce qui signifie que les parties class\u00e9es comme zones d\u2019\u00e9rosion sur l\u2019image classifi\u00e9e, et les moyennes des taux annuels de pertes en terres par an obtenues sur la m\u00eame image apr\u00e8s avoir mis en application l\u2019\u00e9quation des pertes en terres sont tr\u00e8s sym\u00e9triques et pr\u00e9sentent une forte analogie.<\/p>\r\n\r\n<h3 style=\"text-align: justify\">Discussions<\/h3>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le bassin versant du Niaoul\u00e9 est sous l\u2019influence de la morphodynamique hydrique, dont le ravinement et le ruissellement. \u00c0 cet effet, nos r\u00e9sultats entrent en concordance avec de nombreux travaux ayant \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s sur cette probl\u00e9matique. Cette \u00e9rosion est fortement conditionn\u00e9e par l\u2019abondance des pluies et la nature du sol. Pareillement aux constats de (Roose, 1987) sur l\u2019\u00e9rosion hydrique en Afrique de l\u2019Ouest et Centrale, la pluie reste le facteur qui influence le plus l\u2019\u00e9rosion hydrique dans les bassins versants de par son agressivit\u00e9. Ces r\u00e9sultats entrent aussi en concordance avec ceux de Roose et Lelong (1976) qui avaient r\u00e9alis\u00e9 une esquisse de l\u2019agressivit\u00e9 des pluies avoisinant les isohy\u00e8tes variant de 100 mm en zone sah\u00e9lienne \u00e0 1000 mm en zone \u00e9quatoriale. Il a ainsi mis en corr\u00e9lation les hauteurs de pluies annuelles et les intensit\u00e9s qui forment l\u2019\u00e9quation de l\u2019\u00e9rosivit\u00e9 des pluies formul\u00e9es par Wischmeier et Smith (1978). Les r\u00e9sultats du facteur K montrent une sensibilit\u00e9 des sols (indice de 0,45 par endroit) du bassin versant face \u00e0 l\u2019\u00e9rosion hydrique. Ils confirment ainsi les \u00e9tudes de la FAO (1992) qui stipulent qu\u2019un sol est faiblement \u00e9rodible lorsque sa valeur d\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 est dans la classe 0,05 et 0,2 et mod\u00e9r\u00e9ment \u00e9rodible lorsque sa valeur d\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 est comprise entre 0,25 et 0,4 et fortement sensible \u00e0 l\u2019\u00e9rosion lorsque sa valeur d\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 est sup\u00e9rieure \u00e0 0,4. Les travaux de Sow (2017) et de Dia (2023) dans des bassins versant de la moyenne vall\u00e9e du S\u00e9n\u00e9gal confirment \u00e9galement ces observations. L\u2019agressivit\u00e9 des pluies, la sensibilit\u00e9 des sols et les pressions anthropiques restent les facteurs qui maintiennent les ph\u00e9nom\u00e8nes d\u2019\u00e9rosion hydriques dans cette partie Sud du S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Des travaux \u00e9labor\u00e9s dans le Sud-est du S\u00e9n\u00e9gal (Boissy, 2022) dans le d\u00e9partement de Saraya et utilisant la m\u00eame \u00e9quation USLE ont donn\u00e9 des r\u00e9sultats comparables : des pertes en sols comprises entre 0,01 t\/ha\/an et 134,64 t\/ha\/an, soit une moyenne de 33,46 t\/ha\/an. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle de la r\u00e9gion sah\u00e9lienne, les travaux de Descroix et <em>al<\/em>., (2012) r\u00e9alis\u00e9s sur des parcelles exp\u00e9rimentales install\u00e9es sur le bassin versant de Tondi kiboro au Niger ont montr\u00e9 une perte moyenne annuelle des terres de 1,92 t\/ha\/an. Ceux de Mounirou (2008) dans le bassin versant de Tougou au Bourkina Faso faites sur des parcelles de 150 m<sup>2<\/sup> avec la m\u00e9thode USLE entrent aussi en concordance avec ces observations. Ils estiment des pertes de terres qui peuvent aller au-del\u00e0 de 3t\/ha\/an. Cette similitude avec nos r\u00e9sultats pourrait s\u2019expliquer par le fait que ces zones pr\u00e9sentent des caract\u00e9ristiques physiographiques similaires avec le bassin versant de Niaoul\u00e9.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Cette morphodynamique hydrique est sans incidences dans le bassin versant : paysages agraires, infrastructures le long du continuum fluvial, etc. Ce que confirment les travaux de \u00a0Ciss\u00e9 (2022) dans le m\u00eame bassin versant \u00e0 travers des enqu\u00eates de vuln\u00e9rabilit\u00e9 qu\u2019il avait effectu\u00e9es dans des localit\u00e9s de la zone d\u2019\u00e9tude.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Figure 11. Effet de l\u2019\u00e9rosion hydrique et qualit\u00e9 de la fertilit\u00e9 des sols du bassin versant de Niaoul\u00e9<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_918\" align=\"aligncenter\" width=\"423\"]<img class=\"wp-image-918 \" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-11_Sow.jpg\" alt=\"\" width=\"423\" height=\"162\" \/> Source\u00a0: enqu\u00eates de terrain Auteurs, ao\u00fbt 2022[\/caption]\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les sols lessiv\u00e9s et balay\u00e9s par les eaux de pluie sont progressivement vid\u00e9s des \u00e9l\u00e9ments nutritifs n\u00e9cessaires \u00e0 leur r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration et \u00e0 leur rentabilit\u00e9. Environ 63 % des r\u00e9ponses accusent l\u2019infertilit\u00e9 des sols comme effet de l\u2019\u00e9rosion hydrique; 23 % l\u2019ensablement et 14\u00a0% l\u2019augmentation des rigoles et ravins. Un total de 46\u00a0% des m\u00e9nages exploitent des champs agricoles dont la fertilit\u00e9 est mauvaise contre 27\u00a0% de m\u00e9nages qui qualifient la fertilit\u00e9 de leurs champs en bon \u00e9tat.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La morphodynamique hydrique est aussi responsable de la d\u00e9gradation des infrastructures routi\u00e8res et de l\u2019affleurement de la cuirasse ferrugineuse par endroits, compromettant ainsi les constructions servant d\u2019habitations humaines. Ceci est aussi confirm\u00e9 par les travaux de Sow (2020).<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Illustration 2. Pont d\u00e9grad\u00e9 par \u00e9rosion hydrique<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_919\" align=\"aligncenter\" width=\"537\"]<img class=\"wp-image-919\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Illustration-2_Sow.png\" alt=\"\" width=\"537\" height=\"174\" \/> Source\u00a0: Auteurs, ao\u00fbt 2022[\/caption]\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">Conclusion<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le contexte g\u00e9omorphologique du bassin versant du Niaoul\u00e9 fait qu\u2019il reste tr\u00e8s vuln\u00e9rable \u00e0 la morphodynamique hydrique avec comme cons\u00e9quence toutes les formes d\u2019\u00e9rosion hydrique visibles en zone continentale. Les mesures effectu\u00e9es sur le terrain \u00e0 travers l\u2019\u00e9volution des ravins et la mise en pratique de l\u2019\u00e9quation universelle des pertes en terres ont respectivement servi \u00e0 d\u00e9montrer l\u2019ampleur du ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9rosif dans le milieu. La saison pluvieuse 2020-2021 a entra\u00een\u00e9 une ablation des berges de ravins variant entre -0,09 m \u00e0 -0,20 m. Les valeurs d\u2019\u00e9rosion obtenues sur les ravins situ\u00e9s en amont du bassin versant sont plus faibles que celles des ravins en aval. Quant aux pertes annuelles de terres, elles varient entre 25 et 127 t\/ha\/an et affectent n\u00e9gativement les paysages agraires. La carte synth\u00e9tique de l\u2019\u00e9quation universelle des pertes en terres est un outil d\u2019aide \u00e0 la planification des strat\u00e9gies anti\u00e9rosives car elle procure des donn\u00e9es relatives aux sujets d\u2019\u00e9rosion et d\u2019accueil des milieux tr\u00e8s affect\u00e9s par cet al\u00e9a naturel.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Batjes, Niels. 2008. Soil parameter estimates for Senegal and the Gambia derived from SOTER and WISE. <em>SOTWIS-Senegal, ver. 1.0<\/em>.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Boissy, Ren\u00e9, Mamadou Ndiaye, Moise Diatta et Maguette Mbaye. 2022. Utilisation d\u2019un SIG pour l\u2019\u00e9valuation et la cartographie des risques d\u2019\u00e9rosion hydrique par l\u2019Equation Universelle des Pertes en sol R\u00e9vis\u00e9e (RUSLE) dans le D\u00e9partement de Saraya (S\u00e9n\u00e9gal). <em>Vertigo - la revue \u00e9lectronique en sciences de l\u2019environnement<\/em>, <em>22<\/em>(2). Doi : 10.4000\/vertigo.38034.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Ciss\u00e9, Aliou. 2022. <em>L\u2019\u00e9rosion et ses impacts dans le bassin versant du Niaoul\u00e9 \u00e0 Gouloumbou<\/em>. M\u00e9moire de master en G\u00e9ographie, Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop de Dakar.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Centre de Suivi Ecologique. 2017. <em>Rapport sur l'\u00e9tat de l'environnement au S\u00e9n\u00e9gal.<\/em> Https:\/\/www.cse.sn\/<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Descroix, Luc, Ibrahim Mamadou, Moussa Malam Abdou, Abba Bachir, Ibrahim Bouzou Moussa <em>et al<\/em>. 2012. \u00c9tat des lieux et proposition de restauration des sols sur le Bassin versant de Tondi Kiboro (Niger). Dans \u00c9. Roose, H. Duchaufour et G. De Noni (\u00e9ds), <em>Lutte anti\u00e9rosive\u202f: R\u00e9habilitation des sols tropicaux et protection contre les pluies exceptionnelles<\/em>, <em>Colloques et s\u00e9minaires <\/em>(p.\u00a0758). Marseille : IRD \u00c9ditions.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Dia, Amadou Tidiane, Ndiaye, Papa Malick, Sougou, Abdoulaye et Sy, Boubou Aldiouma. 2023. Analyse des d\u00e9terminants physiques et suivi de la dynamique des \u00e9coulements pluviaux li\u00e9s au ravinement en milieu sah\u00e9lien : Bassin versant de Ogo (Nord-est du S\u00e9n\u00e9gal). <em>Espace G\u00e9ographique et Soci\u00e9t\u00e9 Marocaine<\/em>, <em>1<\/em>(71), 1-22.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Duchemin, Marc, Marius Lachance, Guy Morin, et Robert Lagac\u00e9. 2001. \u00ab\u00a0Approche g\u00e9omatique pour simuler l\u2019\u00e9rosion hydrique et le transport des s\u00e9diments \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des petits bassins versants\u00a0\u00bb. <em>Water Quality Research Journal<\/em>, <em>36<\/em>(3), 435\u2011473. Doi : 10.2166\/wqrj.2001.026.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Organisation des Nations unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture (FAO) et Groupe Technique intergouvernemental sur les sols (ITPS). 2015. <em>Rapport sur l\u2019Etat des ressources en sols dans le monde : r\u00e9sum\u00e9 technique<\/em>. https:\/\/www.fao.org\/global-soil-partnership\/resources\/highlights\/detail\/fr\/c\/215223\/<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Le Bissonnais, Yves, Thorette, Jacques, Bardet, C\u00e9cile et Daroussin, Jo\u00ebl. 2002. <em>L\u2019\u00e9rosion hydrique des sols en France<\/em>. France : IFEN.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Moore, I. D., et G. J. Burch. 1986. Modelling erosion and deposition: topographic effects. <em>Transactions of the ASAE<\/em>, <em>29<\/em>(6),1624\u20111630.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Mounirou, Lawani A. 2012. <em>\u00c9tude du ruissellement et de l\u2019\u00e9rosion \u00e0 diff\u00e9rentes \u00e9chelles spatiales sur le bassin versant de Tougou en zone sah\u00e9lienne du Burkina Faso\u202f: quantification et transposition des donn\u00e9es.<\/em> Th\u00e8se de doctorat, Universit\u00e9 Montpellier 2.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Roose, Eric. 1977. <em>Erosion et ruissellement en Afrique de l\u2019Ouest, vingt ann\u00e9es de mesures en parcelles exp\u00e9rimentales.<\/em> \u00c9ditions de l'Office de la recherche scientifique et technique outre-mer.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Roose, Eric. 1975. Application de l\u2019\u00e9quation de pr\u00e9vision de l\u2019\u00e9rosion de Wischmeier et Smith en Afrique de l\u2019Ouest. <em>Communication au colloque sur la conservation et am\u00e9nagement du sol dans les tropiques humides, Adiopodoum\u00e9<\/em>. 30 MAI \/4 Juillet.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Roose, Eric. 1987. Gestion conservatoire des eaux et de la fertilit\u00e9 des sols dans les paysages soudano-sah\u00e9liens de l'Afrique Occidentale. <em>Proceedings of an International Workshop<\/em>, 27, 7\u201111<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Roose, Eric, et Lelong, F. 1976. Les facteurs de l\u2019\u00e9rosion hydrique en Afrique Tropicale. \u00c9tudes sur petites parcelles exp\u00e9rimentales de sol. <em>Revue de g\u00e9ographie physique et de g\u00e9ologie dynamique<\/em>, <em>18<\/em>(4), 365\u2011374.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Sow, Amadou Abdoul. 2014. Le Niaoul\u00e9 et son bassin\u202f: \u00e9tude hydrologique. <em>Sciences Humaines<\/em>, <em>1<\/em>(002), 201-226.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Sow, Seydou Alassane. 2017. R\u00e9sultats du suivi 2014-2016 de l\u2019\u00e9volution de la morphodynamique hydrique par ravinement dans le bassin versant de Ourossogui (Nord du S\u00e9n\u00e9gal). <em>Revue Marocaine de G\u00e9omorphologie<\/em>, 1, 78\u201194.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Sow, Seydou Alassane. 2020. Caract\u00e9risations granulom\u00e9trique et pal\u00e9o-environnementale d\u2019un bassin versant \u00e0 forte dynamique structurale par ravinement\u202f: le bassin versant de Ourossogui, Nord du S\u00e9n\u00e9gal. <em>Revue Marocaine de G\u00e9omorphologie<\/em>, 4, 24-40.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Stone, Robert P. et Hilborn, David. 2000. <em>Universal Soil Loss Equation, USLE<\/em>. Ontario Ministry of Agriculture, food and Rural Affairs (OMAFRA).<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Wischmeier, Walter H. et Dwight, David Smith. 1978. <em>Predicting Rainfall Erosion Losses: A Guide to Conservation Planning<\/em>. Department of Agriculture, Science and Education Administration.<\/p>","rendered":"<div class=\"metadata\">\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9&nbsp;: <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans le contexte actuel des variations pluviom\u00e9triques, les trames bleues du bassin versant de Niaoul\u00e9, S\u00e9n\u00e9gal Oriental, sont marqu\u00e9es par une accentuation d\u2019une diversit\u00e9 d\u2019\u00e9rosion hydrique\u00a0: en nappe, lin\u00e9aire et ravinements. Cette \u00e9rosion hydrique se manifeste par un affleurement de sols cuirass\u00e9s, un ensablement des bas-fonds, un affouillement des racines des arbres, des inondations, une destruction d\u2019infrastructures routi\u00e8res et une multiplication des ravins. L\u2019objectif de cette \u00e9tude est d\u2019\u00e9valuer l\u2019influence des facteurs naturels et anthropiques sur les processus \u00e9rosifs dans un bassin versant \u00e0 variabilit\u00e9 pluviom\u00e9trique persistante. La m\u00e9thodologie de cet article s\u2019articule autour d\u2019une caract\u00e9risation du r\u00e9gime des pr\u00e9cipitations pour analyser la variabilit\u00e9 pluviom\u00e9trique gr\u00e2ce \u00e0 des tests et indices statistiques, des mesures et suivis <em>in situ<\/em> du ravinement et d\u2019une application de l\u2019\u00c9quation Universelle des Pertes en Sols de terres pour mod\u00e9liser les pertes en terres par \u00e9rosion en nappe. Les r\u00e9sultats montrent que les ravinements ont entra\u00een\u00e9 une ablation des berges de ravins variant entre -0,09 m \u00e0 -0,20 m. Quant aux pertes annuelles en terres, elles sont estim\u00e9es entre 25 et 127 t\/ha\/an. Ces \u00e9rosions emportent des particules fines, de la mati\u00e8re organique et d\u2019autres substances associ\u00e9es au potentiel agronomique des terres. Ce qui est \u00e0 l\u2019origine de l\u2019appauvrissement en \u00e9l\u00e9ments nutritifs des terres agricoles et d\u2019une d\u00e9prise des activit\u00e9s agro-pastorales dans cette partie du S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Mots-cl\u00e9s&nbsp;: <\/strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/bassin-versant-de-niaoule\/\">bassin versant de Niaoul\u00e9<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/erosion-hydrique\/\">\u00e9rosion hydrique<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/pluviometrie\/\">pluviom\u00e9trie<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/senegal\/\">S\u00e9n\u00e9gal<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/trames-bleues\/\">trames bleues<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Abstract&nbsp;: <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">In the current context of rainfall variations, the blue lines of the Niaoul\u00e9 catchment, in eastern Senegal, are marked by an increase in a diversity of water erosion: sheet erosion, linear erosion and gully erosion. This water erosion is manifested in the outcropping of armoured soils, silting up of low-lying areas, scouring of tree roots, flooding, destruction of road infrastructure and an increase in the number of gullies. The aim of this study is to assess the influence of natural and anthropogenic factors on erosive processes in a catchment with persistent rainfall variability. The methodology used in this article is based on a characterisation of the rainfall regime to analyse rainfall variability using statistical tests and indices, in situ measurements and monitoring of gullying and an application of the Universal Soil Loss Equation to model land loss through sheet erosion. The results show that gully erosion resulted in gully bank ablation ranging from -0.09 m to -0.20 m. Annual land losses are estimated at between 25 and 127 t\/ha\/year. These erosions carry away fine particles, organic matter and other substances associated with the agronomic potential of the land. This has led to a depletion of nutrients in agricultural land and a decline in agro-pastoral activities in this part of Senegal.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Keywords&nbsp;: <\/strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/blue-grids\/\">blue grids<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/niaoule-watershed\/\">Niaoul\u00e9 watershed<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/rainfall\/\">rainfall<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/senegal\/\">Senegal<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/water-erosion\/\">water erosion<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9 (wolof)&nbsp;: <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Ci jamono jii taw yi di wuutee, kadre yu baxa yi ci bassin Niaoul\u00e9, penku Senegal, da\u00f1uy m\u00e0ndargaal bariwaayu erosion ndox mi: tol, ligneer ak gullying. Erosion ndox mi dafay fee\u00f1 ci g\u00e9nnug suuf yu d\u00ebg\u00ebr yi, silting ci suuf yu woyof yi, raxas reeni garab yi, mb\u00ebnd, y\u00e0qu-y\u00e0qu infrastructure yoon yi ak bariwaayu ravin yi. Li g\u00ebstu bi di y\u00f3otu mooy j\u00e0ngat li fact\u00ebri natureel yi ak anthropogenic yi m\u00ebna def ci erosion bi ci basin bu am taw yu bari yuy soppiku. Nj\u00e0ngalem x\u00ebt wii dafay w\u00ebr m\u00e0ndargaal regime taw ngir j\u00e0ngat coppite taw ci test ak indices statistik, natt ci situ ak di wottu gullying ak j\u00ebfandikoo Equation Universel Perte ci Suuf Suuf ngir modele perte suuf ci erosion toil. Resultaa yi da\u00f1u wane ni ravin yi da\u00f1u indi ablation ci banku ravin yi diggante -0.09 m ba -0.20 m. Lu j\u00ebm ci \u00f1\u00e0kka am suuf ci at mi, \u00f1u ngi xayma ni mingi tollu ci diggante 25 ba 127 t\/ha\/at. Erosion yooyu da\u00f1uy y\u00f3bbu ay particule yu ndaw, ay substance organik ak yeneen mbir yu j\u00ebm ci potentiel agronomique bu suuf si. Loolu moo waral suuf suy bey di jeex, ligg\u00e9eyi agro-pastoral yi w\u00e0\u00f1\u00f1eeku ci w\u00e0ll wii ci Senegaal.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Mots-cl\u00e9s (wolof)&nbsp;: <\/strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles-autre\/bassin-niaoule\/\">Bassin Niaoul\u00e9,<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles-autre\/erosion-ndox\/\">erosion ndox<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles-autre\/kadre-bu-baxa\/\">Kadre bu baxa<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles-autre\/senegal\/\">S\u00e9n\u00e9gal<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles-autre\/taw\/\">taw<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Historique de l&rsquo;article<\/strong><br \/><strong>Date de r\u00e9ception&nbsp;: <\/strong>27 mars 2024<br \/><strong>Date d&rsquo;acceptation&nbsp;: <\/strong>3 septembre 2024<br \/><strong>Date de publication&nbsp;: <\/strong>31 d\u00e9cembre 2024<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Type de texte&nbsp;: <\/strong>Article<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Introduction<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019\u00e9rosion constitue un ph\u00e9nom\u00e8ne marqu\u00e9 par le d\u00e9tachement, le transport et le d\u00e9p\u00f4t d\u2019agr\u00e9gats, observable au niveau des couches superficielles des roches. Toutefois, ces processus naturels peuvent s\u2019acc\u00e9l\u00e9rer sous l\u2019action combin\u00e9e de conditions climatiques particuli\u00e8res et d\u2019activit\u00e9s anthropiques (Duchemin et <em>al<\/em>., 2001). Elle est consid\u00e9r\u00e9e comme le principal facteur de d\u00e9gradation des sols \u00e0 l\u2019\u00e9chelle plan\u00e9taire (FAO &amp; ITPS, 2015). Le S\u00e9n\u00e9gal est l\u2019un des pays ouest-africains faisant face aux nombreux d\u00e9fis li\u00e9s aux impacts de l\u2019\u00e9rosion hydrique. Avec une surface totale de 196720 km\u00b2, le pays ne compte que 19\u00a0% de terres arables, soit 3,8 millions d\u2019hectares. Or, 2 442 000 hectares de ces terres sont dans un \u00e9tat de d\u00e9gradation (CSE, 2017).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Au S\u00e9n\u00e9gal oriental et autour de la zone de Niaoul\u00e9, les processus de d\u00e9gradation des sols se manifestent sous deux formes\u00a0: \u00e9rosion en nappe et \u00e9rosion lin\u00e9aire par ravinements. La premi\u00e8re forme, provoqu\u00e9e par l\u2019impact des gouttes de pluie sur un sol peu couvert, s\u2019observe sur l\u2019ensemble des zones plates. Elle se caract\u00e9rise par la mobilisation des particules fines vers des espaces \u00e0 pentes douces, laissant sur place les \u00e9l\u00e9ments grossiers. Cette forme d\u2019\u00e9rosion cr\u00e9e aussi un compactage ou un d\u00e9capage des sols, notamment au niveau des parcelles agricoles. La seconde forme, li\u00e9e \u00e0 la concentration des eaux de ruissellement, se manifeste selon l\u2019\u00e9nergie de ce processus. Le ruissellement provoque dans un premier temps la formation de filets ou rigoles qui sont tr\u00e8s fr\u00e9quents et visibles dans les champs de cultures. Dans un second temps, sous l\u2019effet de la vitesse du ruissellement, le stade des filets et rigoles \u00e9volue et aboutit \u00e0 la formation de ravins en formant ainsi de <em>\u00ab\u00a0badlands\u00a0\u00bb<\/em>. Par le creusement des ravins, l\u2019\u00e9rosion hydrique engendre \u00e9galement coupures de routes et destruction d\u2019infrastructures, etc. dans le bassin versant de Niaoul\u00e9. Ce dernier est un affluent de la rive droite du fleuve Gambie. Il est limit\u00e9 \u00e0 l\u2019Ouest par ce m\u00eame fleuve et ceintur\u00e9 par les bassins versant de Sandougou et de Ni\u00e9riko, les deux affluents les plus importants du fleuve Gambie. Le Niaoul\u00e9 s\u2019\u00e9tend sur plusieurs communes dont celle de Missirah qui occupe sa partie aval \u00e0 30 km au Sud-ouest de Tambacounda dans le S\u00e9n\u00e9gal oriental.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le domaine d\u2019\u00e9tude se situe \u00e0 l\u2019aval du Niaoul\u00e9, un petit affluent de la rive droite du fleuve Gambie. Il couvre une superficie de 668.651 km\u00b2 et un p\u00e9rim\u00e8tre de 161.392 km englobant 44 villages appartenant essentiellement \u00e0 la commune de Missirah. Le bassin versant appartient au plateau gr\u00e9seux du continental terminal ou formation du Saloum. Son relief tr\u00e8s vari\u00e9 se caract\u00e9rise par de grandes buttes et des marigots. Trois groupes de sols sont identifi\u00e9s sur le Niaoul\u00e9\u00a0: les sols sur mat\u00e9riaux gravillonnaires, les sols ferrugineux tropicaux et les sols min\u00e9raux bruts (Sow, 2014). Le Niaoul\u00e9 est localisable entre les isohy\u00e8tes 700 et 500 mm (AND 2015) qui varient dans le temps et l\u2019espace. La formation v\u00e9g\u00e9tale, d\u00e9pendante de l\u2019abondance des pluies, de la nature des sols et du peuplement, se caract\u00e9rise par une savane bois\u00e9e \u00e0 arbor\u00e9e, d\u2019une savane arbustive avec quelques portions de for\u00eat claire. Ces caract\u00e8res ont un lien \u00e9troit avec les processus de l\u2019\u00e9rosion hydrique. Surtout quand nous savons que sa forme allong\u00e9e, d\u00e9finie par le coefficient de compacit\u00e9 de Gravelius (Kc) qui est de 1,74<strong>7<\/strong>, est tr\u00e8s au ruissellement des eaux. M\u00eame si l\u2019indice de pente (IP) estim\u00e9 \u00e0 1,852 refl\u00e8te une pente globalement faible qui intervient sur l\u2019importance et la vitesse du ruissellement.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Figure 1. Localisation du bassin versant du Niaoul\u00e9<\/p>\n<figure id=\"attachment_902\" aria-describedby=\"caption-attachment-902\" style=\"width: 456px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-902\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-1_Sow-et-al.png\" alt=\"\" width=\"456\" height=\"342\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-1_Sow-et-al.png 2304w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-1_Sow-et-al-300x225.png 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-1_Sow-et-al-1024x768.png 1024w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-1_Sow-et-al-768x576.png 768w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-1_Sow-et-al-1536x1152.png 1536w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-1_Sow-et-al-2048x1536.png 2048w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-1_Sow-et-al-65x49.png 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-1_Sow-et-al-225x169.png 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-1_Sow-et-al-350x263.png 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 456px) 100vw, 456px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-902\" class=\"wp-caption-text\">Source : Auteurs, janvier 2023<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify\">Du point de vue humain, le sous-bassin versant du Niaoul\u00e9, situ\u00e9 dans le d\u00e9partement de Tambacounda, particuli\u00e8rement dans la commune de Missirah, englobe 49 villages constitu\u00e9s de 1 784 concessions et 2 211 m\u00e9nages. La population estim\u00e9e \u00e0 23 729 habitants en 2015 est constitu\u00e9e de 12 040 femmes et 11 695 hommes avec une densit\u00e9 de 35,5 habitants au km\u00b2 (AND, 2015). Cette densit\u00e9 est beaucoup plus importante que celle de la r\u00e9gion de Tambacounda qui n\u2019est que de 17 hbts au km\u00b2 en 2015. L\u2019agriculture appara\u00eet ainsi comme la premi\u00e8re activit\u00e9 \u00e9conomique dans le milieu. Elle est pratiqu\u00e9e par une majorit\u00e9 de la population, toutes ethnies confondues. Il s\u2019agit essentiellement d\u2019un syst\u00e8me d\u2019agriculture extensif sous pluie. Les principales cultures consacr\u00e9es par ordre de priorit\u00e9 sont : le ma\u00efs, l\u2019arachide, le mil, le sorgho, le riz, le haricot. En plus de ces sp\u00e9culations, les agriculteurs et agricultrices pratiquent la culture du coton, le manioc, le fonio, l\u2019oseille. Ces cultures sont pratiqu\u00e9es \u00e0 la fois par les hommes, les femmes et les jeunes. L\u2019expansion spatiale de l\u2019agriculture est parfois li\u00e9e au d\u00e9frichement et \u00e0 l\u2019exploitation foresti\u00e8re (Ciss\u00e9, 2022).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Cette contribution a pour objectif de faire une quantification de l\u2019\u00e9rosion hydrique (ravinement et pertes en terres) dans un contexte de changement climatique marqu\u00e9 par une forte variabilit\u00e9 pluviom\u00e9trique. Pour atteindre cet objectif, une d\u00e9marche et un protocole m\u00e9thodologique ont \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9s.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">M\u00e9thodologie<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019approche m\u00e9thodologique s\u2019articule autour d\u2019une caract\u00e9risation de la pluviom\u00e9trie, des mesures et suivi <em>in situ<\/em> de l\u2019\u00e9volution du ravinement pour quantifier l\u2019\u00e9rosion sur les axes hydrauliques (ravins) et d\u2019une mise en pratique de l\u2019\u00e9quation universelle des pertes de terres \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du bassin versant.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Caract\u00e9risation de la variabilit\u00e9 pluviom\u00e9trique dans le bassin versant<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Les donn\u00e9es pluviom\u00e9triques utilis\u00e9es sont issues de deux diff\u00e9rentes sources\u00a0: il y a des donn\u00e9es de l\u2019ANACIM et d\u2019autres ont \u00e9t\u00e9 t\u00e9l\u00e9charg\u00e9es sur une base de donn\u00e9es open source disponible sur le site <a href=\"https:\/\/power.larc.nasa.gov\/data-access-viewer\/\">https:\/\/power.larc.nasa.gov\/data-access-viewer\/<\/a>. La s\u00e9rie s\u2019\u00e9chelonne sur une dur\u00e9e de 63 ans (1958-2021) et ne souffre d\u2019aucune lacune. Les tests de Pettit et les indices de Lamb ont servi pour analyser les caract\u00e9ristiques de la pluviom\u00e9trie au sein du bassin versant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Le test de Pettit <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le test de Pettitt (1979) est un test non param\u00e9trique de d\u00e9tection d\u2019une rupture. L\u2019existence de modifications brutales de certains param\u00e8tres statistiques des s\u00e9ries chronologiques, en particulier de leur moyenne, est une cause possible de la rupture de l\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de ces s\u00e9ries. La variable \u00e0 tester est le maximum en valeur absolue de la variable de Pettitt (Ut, N). La probabilit\u00e9 de d\u00e9passement approximative d\u2019une valeur k d\u00e9finie permet d\u2019appr\u00e9cier l\u2019importance de la rupture. La statistique de test Z est calcul\u00e9e de la fa\u00e7on suivante :<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-903 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Formule-1_Sow.jpg\" alt=\"\" width=\"273\" height=\"43\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Formule-1_Sow.jpg 298w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Formule-1_Sow-65x10.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Formule-1_Sow-225x35.jpg 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 273px) 100vw, 273px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Avec\u00a0:<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-904\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Formule-2_Sow.jpg\" alt=\"\" width=\"242\" height=\"52\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Formule-2_Sow.jpg 354w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Formule-2_Sow-300x64.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Formule-2_Sow-65x14.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Formule-2_Sow-225x48.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Formule-2_Sow-350x75.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 242px) 100vw, 242px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">On peut noter que le test fournit \u00e9galement une estimation de la position de la rupture en utilisant l\u2019indice k correspondant au maximum |U(k)|. L\u2019absence de rupture dans la s\u00e9rie de taille N constitue l\u2019hypoth\u00e8se nulle. Si l\u2019hypoth\u00e8se nulle est rejet\u00e9e, une estimation de l\u2019ann\u00e9e de rupture est donn\u00e9e par l\u2019instant t d\u00e9finissant le maximum en valeur absolue de la variable Ut, N.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>L\u2019indice de pluviom\u00e9trie normalis\u00e9 de LAMB <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019indice de pluviom\u00e9trie normalis\u00e9 de LAMB a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 pour d\u00e9tecter la persistance des ann\u00e9es s\u00e8ches et humides (l\u2019\u00e9cart \u00e0 la moyenne normalis\u00e9 par l\u2019\u00e9cart type) qui s\u2019exprime par la formule suivante :<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-905 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Formule-3_Sow.jpg\" alt=\"\" width=\"130\" height=\"61\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Formule-3_Sow.jpg 154w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Formule-3_Sow-150x72.jpg 150w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Formule-3_Sow-65x30.jpg 65w\" sizes=\"auto, (max-width: 130px) 100vw, 130px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Avec :<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>IPS = Indice de Pluviom\u00e9trie Standardis\u00e9 <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>\u00a0= pluviom\u00e9trie annuelle pour une station pendant une ann\u00e9e i;<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>\u00a0= Moyenne annuelle de la pluviom\u00e9trie \u00e0 la station pendant la p\u00e9riode d\u2019\u00e9tude <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>\u00a0= Ecart-type de la pluviom\u00e9trie de cette p\u00e9riode.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Sur le terrain, un suivi du ravinement a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Les mesures <em>in situ<\/em>\u00a0: suivi de l\u2019\u00e9volution des ravins<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Les mesures du ravinement ont cibl\u00e9 cinq ravins dont deux ravins en amont et trois ravins en aval du bassin versant de Niaoul\u00e9. La technique de mesure adopt\u00e9e consiste \u00e0 suivre la dynamique \u00e0 travers la m\u00e9thode des piquets. La m\u00e9thode des piquets repose sur l\u2019installation de stations de mires sur les ravins afin de relever des donn\u00e9es quantifiables sur des dimensions de ravins telles que\u00a0: la longueur (L), la largeur (l), la profondeur (P) et la distance piquets-berges (Li). Le protocole n\u00e9cessite d\u2019utiliser des bars de fer \u00e0 b\u00e9ton de 50 cm de longueur, d\u2019un d\u00e9cam\u00e8tre et d\u2019un outil de fixation (marteau, bloc de pierre etc.). Il consiste ainsi \u00e0 enfoncer verticalement les bars de fer de 50 cm sur une profondeur de 40 cm dans le sol et laissant 10 cm au-dessus pour obtenir des informations sur les variations topographiques de l\u2019axe hydraulique. Ces piquets sont plant\u00e9s \u00e0 la t\u00eate et sur les flancs des ravins \u00e0 une distance fixe de 50 cm par rapport \u00e0 la berge et dans le thalweg. Ce dispositif des piquets permet de rep\u00e9rer les variations du niveau des sols dues aux d\u00e9capages par les eaux \u00e9rosives. Le bilan s\u00e9dimentaire des deux mesures (mai et novembre) a abouti \u00e0 la quantification de l\u2019ablation des berges (Ciss\u00e9, 2022). Les volumes de sols \u00e9vid\u00e9s ou d\u00e9pos\u00e9s (cubage) sont obtenus \u00e0 partir de la formule volum\u00e9trique suivante\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>V=L*l*P<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Avec :<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>V\u00a0: volume;<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>l\u00a0: largeur;<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>P\u00a0: profondeur<\/em><\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">\u00a0Mod\u00e9lisation des pertes en terres par l\u2019\u00e9quation USLE<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Le mod\u00e8le USLE est une \u00e9quation multiplicative de plusieurs \u00e9quations fond\u00e9e sur les param\u00e8tres climatiques, topographiques, p\u00e9dologiques et des occupations et pratiques des terres (Wischmeier et Smith, 1978). Ce mod\u00e8le de Wischmeier et Smith (1978) permet de calculer les pertes annuelles en sol (A) par l\u2019\u00e9rosion hydrique. Il est d\u00e9fini par\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>A=R*K*LS*C*P<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Avec\u00a0:<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong><em>A\u00a0: <\/em><\/strong><em>les pertes annuelles en sol (en t\/ha.an);<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong><em>R\u00a0:<\/em><\/strong><em> l\u2019\u00e9rosivit\u00e9 des pluies (MJ.mm\/ha.h.an);<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong><em>K\u00a0:<\/em><\/strong><em> l\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 des sols (t. ha.h\/ha.MJ.mm);<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong><em>LS\u00a0:<\/em><\/strong><em> l\u2019inclinaison et la longueur de la pente (adimensionnel);<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong><em>C\u00a0:<\/em><\/strong><em> l\u2019occupation du sol (adimensionnel);<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong><em>P\u00a0:<\/em><\/strong><em> les pratiques culturales ou anti\u00e9rosives (adimensionnel).<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les donn\u00e9es utilis\u00e9es pour r\u00e9soudre l\u2019\u00e9quation sont de diff\u00e9rentes sources et sont trait\u00e9es et analys\u00e9es diff\u00e9remment. Il s\u2019agit des donn\u00e9es pluviom\u00e9triques issues de l\u2019ANACIM, des donn\u00e9es p\u00e9dologiques issues de la base des donn\u00e9es de sols (SOTER) du site de la FAO (<em>data.isric.org<\/em>, s.\u00a0d.), des donn\u00e9es topographiques issues des images SRTM (Shuttle Radar Topography Mission) et des images Landsat de mai 2020 t\u00e9l\u00e9charg\u00e9es via le site de l\u2019USGS (<em>EarthExplorer<\/em>, s.\u00a0d.) pour voir l\u2019\u00e9volution de l\u2019occupation des sols dans le bassin versant du Niaoul\u00e9 sur une p\u00e9riode de 30 ans. Le traitement de ces donn\u00e9es est effectu\u00e9 par un choix et un calcul de l\u2019\u00e9quation correspondant aux diff\u00e9rents param\u00e8tres de l\u2019\u00e9quation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>D\u00e9termination du facteur R (\u00e9rosivit\u00e9 des pluies) <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019\u00e9rosivit\u00e9 des pluies exprime la capacit\u00e9 de la pluviom\u00e9trie \u00e0 \u00e9roder les sols. Par son intensit\u00e9 et son \u00e9nergie cin\u00e9tique, la pluie est l\u2019un des principaux facteurs qui d\u00e9termine les pertes en sol. Cependant, en l\u2019absence de donn\u00e9es sur l\u2019intensit\u00e9 et l\u2019\u00e9nergie cin\u00e9tique des pluies, des chercheurs comme (Roose, 1977) indiquent l\u2019utilisation des hauteurs de pluies. \u00c0 cet effet, ont \u00e9t\u00e9 collect\u00e9es les donn\u00e9es pluviom\u00e9triques de 2011 \u00e0 2020 de la station m\u00e9t\u00e9orologique de Tambacounda. Au vu des donn\u00e9es disponibles (hauteur de pluies mensuelles et annuelles), l\u2019indice d\u2019\u00e9rosivit\u00e9 des pluies est d\u00e9duit \u00e0 partir de l\u2019\u00e9quation d\u2019\u00e9rosivit\u00e9 des pluies de (Roose, 1977), ainsi d\u00e9finie\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>Ran=Han*0,50 + 0,05<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>O\u00f9\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Ran = l\u2019\u00e9rosivit\u00e9 annuelle moyenne;<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Han = hauteur annuelle moyenne des pluies;<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>0,50 = valeur du facteur a en plain;<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>0,05 = constant positif<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>D\u00e9termination du facteur K (l\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 des sols)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 des sols (K) est une fonction multiplicative des propri\u00e9t\u00e9s physico-chimiques des sols, \u00e0 savoir la texture, la structure, la perm\u00e9abilit\u00e9 et la teneur en mati\u00e8re organique. En l\u2019absence de ces donn\u00e9es, l\u2019estimation de l\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 des types de sols dans le sous bassin versant du Niaoul\u00e9 est faite avec les bases de donn\u00e9es SOTER et WISE. Cette base de donn\u00e9es en ligne fournit une grande partie des valeurs des diff\u00e9rents param\u00e8tres des sols du S\u00e9n\u00e9gal et de la Gambie. Avec ces donn\u00e9es, les indices d\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 des sols sont d\u00e9duits sur la base du tableau de correspondance de (Stone et Hilborn, 2000). L\u2019int\u00e9gration de ces indices sous un Syst\u00e8me d\u2019Information G\u00e9ographique (SIG) aboutit \u00e0 l\u2019\u00e9laboration d\u2019une carte th\u00e9matique de l\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 des sols de la zone d\u2019\u00e9tude.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>D\u00e9termination du facteur topographique (LS)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019\u00e9rosion hydrique varie en fonction de la longueur et de l\u2019inclinaison de la pente qui d\u00e9terminent le facteur topographique (LS). L\u2019indice topographique d\u00e9termine l\u2019influence de la pente dans les processus de l\u2019\u00e9rosion hydrique. Il s\u2019exprime ainsi \u00e0 travers l\u2019inclinaison et la longueur de la pente. Ces derni\u00e8res conditionnent au fait la vitesse de ruissellement et le volume de particules transport\u00e9s (Roose, 1977). L\u2019\u00e9quation de Moore &amp; Burch, (1986) a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour calculer le facteur topographique LS selon la formule\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>LS=Power{(flow.acc*r\u00e9solution)\/22,1*0,4} *power{(sin(pente\u00a0%) *0,0145\/0,0896*1,4) *1,4}<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La r\u00e9solution de cette \u00e9quation s\u2019effectue sur la base du traitement d\u2019une image SRTM sur le logiciel <em>ArcGis 10.3<\/em> qui passe par l\u2019\u00e9laboration d\u2019un Mod\u00e8le Num\u00e9rique de Terrain (MNT) \u00e0 partir duquel sont calcul\u00e9es la longueur et l\u2019inclinaison des pentes. Le calcul de la longueur de la pente s\u2019est fait par l\u2019interm\u00e9diaire de l\u2019accumulation des flux \u00ab\u00a0<em>Flow accumulation\u00a0\u00bb <\/em>d\u00e9riv\u00e9e du MNT. L\u2019inclinaison des pentes est obtenue en calculant la pente maximale entre chaque cellule du MNT. La combinaison de ces deux variables formul\u00e9es par l\u2019\u00e9quation de Moor et Burch (1986) a permis de d\u00e9terminer l\u2019indice topographie LS.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>D\u00e9termination du facteur C (couverture v\u00e9g\u00e9tale) <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019indice de la couverture v\u00e9g\u00e9tale (C) est d\u00e9fini dans le mod\u00e8le USLE comme \u00e9tant le rapport entre les particules perdues au niveau des sols nus et celles perdues au niveau des sols couverts. Pour ce faire, il faut effectuer d\u2019abord une typologie de l\u2019occupation du sol de la zone d\u2019\u00e9tude. La r\u00e9alisation de cette typologie n\u00e9cessite une classification orient\u00e9e-objet d\u2019images satellites. L\u2019analyse de l\u2019occupation du sol dans un SIG<em>,<\/em> en rapport avec le tableau de correspondance de (Roose, 1977) a permis de d\u00e9duire les valeurs de chaque classe. Ce qui permet ensuite de passer \u00e0 la r\u00e9alisation de la carte de l\u2019indice d\u2019occupation des sols (facteur C).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>D\u00e9duction des valeurs de l\u2019indice des pratiques culturales et anti\u00e9rosives (P) <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Wischmeier &amp; Smith (1978) d\u00e9finissent l\u2019indice des pratiques culturales et anti\u00e9rosives comme \u00e9tant le rapport entre les pertes en sol d\u00fb \u00e0 une pratique de conservation et les pertes en sol associ\u00e9es \u00e0 la culture dans le sens de la pente. L\u2019observation directe sur le terrain des pratiques anti\u00e9rosives et culturales en rapport avec le tableau de correspondance des pratiques conservatoires et culturales de (Roose, 1977) a permis d\u2019attribuer une valeur \u00e0 l\u2019indice P. Il est estim\u00e9 \u00e0 0,1 au niveau du bassin versant du Niaoul\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Figure 2. Environnement SIG de l\u2019USLE dans le bassin versant de Niaoul\u00e9<\/p>\n<figure id=\"attachment_906\" aria-describedby=\"caption-attachment-906\" style=\"width: 520px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-906\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-2_Sow-et-al.png\" alt=\"\" width=\"520\" height=\"388\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-2_Sow-et-al.png 1249w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-2_Sow-et-al-300x224.png 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-2_Sow-et-al-1024x765.png 1024w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-2_Sow-et-al-768x574.png 768w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-2_Sow-et-al-65x49.png 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-2_Sow-et-al-225x168.png 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-2_Sow-et-al-350x261.png 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 520px) 100vw, 520px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-906\" class=\"wp-caption-text\">Source : Auteurs, janvier 2023<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify\">La m\u00e9thodologie adopt\u00e9e a produit les r\u00e9sultats suivants.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">R\u00e9sultats et discussions<\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Caract\u00e9risation de la variabilit\u00e9 pluviom\u00e9trique dans le bassin versant<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019analyse de la variabilit\u00e9 de la pluviom\u00e9trie au niveau de la station de Tambacounda entre 1958 et 2002 a \u00e9t\u00e9 mise en \u00e9vidence par les tests de Pettit et les indices de Lamb. Globalement sur la s\u00e9rie, la tendance est positive, car la probabilit\u00e9 de d\u00e9placement de la valeur critique du test est de 7,33-02. Cependant, cela est non significatif au seuil d\u00e9fini\u00a0: l\u2019hypoth\u00e8se nulle est accept\u00e9e au seuil de confiance de 95\u00a0% mais rejet\u00e9e au seuil de 90 %. Par ailleurs, les tests statistiques situent la rupture sur la s\u00e9rie en 1967. Pour la premi\u00e8re p\u00e9riode avant la rupture, la moyenne mobile est de 961,44 mm et pour la seconde p\u00e9riode, elle est de 767,92. Cette tendance est r\u00e9v\u00e9latrice de la variabilit\u00e9 des pr\u00e9cipitations au niveau de la station de Tambacounda.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Figure 3. Graphique du test inf\u00e9rentiel de Pettit<\/p>\n<figure id=\"attachment_907\" aria-describedby=\"caption-attachment-907\" style=\"width: 481px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-907\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-3_Sow-et-al.jpg\" alt=\"\" width=\"481\" height=\"240\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-3_Sow-et-al.jpg 752w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-3_Sow-et-al-300x150.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-3_Sow-et-al-65x33.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-3_Sow-et-al-225x113.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-3_Sow-et-al-350x175.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 481px) 100vw, 481px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-907\" class=\"wp-caption-text\">Source : Auteurs, janvier 2023<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify\">Les indices de Lamb permettent de mieux mettre en \u00e9vidence cette variabilit\u00e9 pluviom\u00e9trique.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Figure 4. Variation des indices d\u2019anomalies standardis\u00e9s de Lamb de la station de Tambacounda de 1958 \u00e0 2022<\/p>\n<figure id=\"attachment_908\" aria-describedby=\"caption-attachment-908\" style=\"width: 494px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-908\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-4_Sow.jpg\" alt=\"\" width=\"494\" height=\"227\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-4_Sow.jpg 759w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-4_Sow-300x138.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-4_Sow-65x30.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-4_Sow-225x103.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-4_Sow-350x161.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-908\" class=\"wp-caption-text\">Source : Auteurs, janvier 2024<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify\">La figure pr\u00e9c\u00e9dente montre la variation interannuelle des pr\u00e9cipitations de la station de Tambacounda entre 1958 et 2022. La courbe bleue pr\u00e9sente les pr\u00e9cipitations annuelles en indices d\u2019anomalie pluviom\u00e9trique standardis\u00e9s, et met l\u2019accent sur les variations interannuelles tr\u00e8s fortes. Il constitue un indicateur des grandes fluctuations pluriannuelles de la pluviom\u00e9trie dans le bassin versant de Ourossogui. Et la courbe rouge indique le lissage des moyennes mobiles \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la s\u00e9rie temporelle. L\u2019analyse de la figure montre que la s\u00e9quence 1958-1967 est marqu\u00e9e par une abondance de la pluviom\u00e9trie au niveau de la station. Vers la fin des ann\u00e9es1960 et le d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, on note une longue p\u00e9riode de s\u00e9cheresse\u00a0dans la zone. Cependant, depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, on note un retour progressif vers la normale des pr\u00e9cipitations avec une forte variabilit\u00e9 temporelle au sein du bassin versant. Un total de 37 ann\u00e9es d\u00e9ficitaires a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 contre 27 exc\u00e9dentaires au sein de la s\u00e9rie (Sow, 2017).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Ces r\u00e9sultats sont en concordance avec les travaux r\u00e9alis\u00e9s par de nombreux chercheurs sur les stations sah\u00e9liennes qui positionnent tous la rupture vers la fin de cette d\u00e9cennie. Ce retour \u00e0 des conditions pluviom\u00e9triques plus abondantes est le??? facteur moteur des ph\u00e9nom\u00e8nes d\u2019\u00e9rosion observ\u00e9s dans la partie Sud du S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Analyse de la dynamique du ravinement dans le bassin versant<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019ablation des sols au niveau des berges des ravins permet d\u2019estimer l\u2019ampleur de l\u2019\u00e9rosion hydrique. Le bilan de l\u2019ablation des berges des ravins est obtenu par la diff\u00e9rence entre la longueur moyenne entre piquets et berges des ravins (Li) obtenue lors des derni\u00e8res mesures (mois de novembre) et la distance choisie pour planter les piquets (0,50 m) le jour des installations (mois de mai). Le tableau 1 ci-dessous pr\u00e9sente les r\u00e9sultats des volumes de sols perdus ou d\u00e9pos\u00e9s par ravin et de l\u2019ablation des berges des ravins.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Tableau 1. R\u00e9sultats des volumes de sols perdus ou d\u00e9pos\u00e9s par ravin et de l\u2019ablation des berges des ravins (Source : Auteurs, janvier 2022)<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-909 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Tableau-1_Sow.jpg\" alt=\"\" width=\"630\" height=\"215\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Tableau-1_Sow.jpg 795w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Tableau-1_Sow-300x103.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Tableau-1_Sow-768x263.jpg 768w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Tableau-1_Sow-65x22.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Tableau-1_Sow-225x77.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Tableau-1_Sow-350x120.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 630px) 100vw, 630px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La saison pluvieuse 2020-2021 a entra\u00een\u00e9 une ablation des berges ravins variant entre -0,09 m \u00e0 -0,20 m. Les valeurs d\u2019\u00e9rosion obtenues sur les ravins situ\u00e9s en amont du bassin versant sont plus faibles que celles des ravins en aval. En effet, respectivement -7 et -9 cm des ravins 1 et 2 situ\u00e9s dans la partie amont du bassin versant ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9cap\u00e9s. Pour les ravins 3, 4 et 5 cibl\u00e9s en aval du bassin, le bilan d\u2019ablation des berges de la r\u00e9serve s\u00e9dimentaire s\u2019estime respectivement de -16 cm, -13 cm et -20 cm.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En ce qui concerne les budgets s\u00e9dimentaires \u00e9vid\u00e9s ou accumul\u00e9s au niveau des t\u00eates des ravins, ils sont \u00e9galement illustr\u00e9s par le tableau 1. Ce qui ressort de l\u2019analyse de ces r\u00e9sultats est que les deux ravins situ\u00e9s en amont du bassin s\u2019\u00e9rodent par un creusement de leurs t\u00eates. En effet, la t\u00eate du ravin 1 a connu, apr\u00e8s les \u00e9v\u00e9nements pluvieux (2020-2021), un creusement de 30 cm, soit un volume \u00e9rod\u00e9 de 720 cm<sup>3<\/sup>. La ravine 2 a \u00e9galement connu la m\u00eame dynamique\u00a0: un creusement de 32 cm correspondant \u00e0 un volume de s\u00e9diments \u00e9vid\u00e9s de 320 cm<sup>3<\/sup>. Par contre, les trois ravins situ\u00e9s en aval se caract\u00e9risent par une accumulation de s\u00e9diments. Mais une dynamique \u00e9rosive s\u2019observe au niveau de la t\u00eate du ravin 1 avec un creusement de 21 cm traduisant un volume de s\u00e9diments d\u00e9cap\u00e9s de 7938 cm<sup>3<\/sup>. Les deux autres ravins du groupe se caract\u00e9risent par une dynamique de colmatage sur les t\u00eates des ravins. Le ravin 2 s\u2019est combl\u00e9 de 23 cm avec un d\u00e9p\u00f4t de 1311 cm<sup>3<\/sup> de particules. Le ravin 3 s\u2019est \u00e9galement colmat\u00e9 de 40 cm avec un d\u00e9p\u00f4t de 2520 cm<sup>3<\/sup>.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Illustration 1. Effet de l\u2019\u00e9rosion hydrique dans le bassin versant du Niaoul\u00e9<\/p>\n<figure id=\"attachment_910\" aria-describedby=\"caption-attachment-910\" style=\"width: 464px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-910\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Illustration-1_Sow.png\" alt=\"\" width=\"464\" height=\"426\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Illustration-1_Sow.png 965w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Illustration-1_Sow-300x275.png 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Illustration-1_Sow-768x705.png 768w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Illustration-1_Sow-65x60.png 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Illustration-1_Sow-225x207.png 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Illustration-1_Sow-350x321.png 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 464px) 100vw, 464px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-910\" class=\"wp-caption-text\">Source : Auteurs, juin 2022<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify\">Au final, les r\u00e9sultats montrent qu\u2019il y\u2019a \u00e9rosion sur la t\u00eate des ravins situ\u00e9es en amont du bassin, contrairement aux ravins situ\u00e9s en aval dont les t\u00eates adoptent g\u00e9n\u00e9ralement une dynamique de remblaiement. En effet, les processus d\u2019arrachement et de d\u00e9p\u00f4ts des s\u00e9diments du bassin versant s\u2019expliquent \u00e9galement par le degr\u00e9 de coh\u00e9sion et les fractions des faci\u00e8s existants.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">R\u00e9sultats du mod\u00e8le USLE\u00a0: analyse et estimation des pertes totales de terres en tonnes par an dans le bassin versant de Niaoul\u00e9<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Le facteur R\u00a0: \u00e9rosivit\u00e9 des pluies <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les r\u00e9sultats issus du traitement des donn\u00e9es pluviom\u00e9triques sont pr\u00e9sent\u00e9s sous le graphique ci-dessous. Il s\u2019agit des indices de l\u2019\u00e9rosivit\u00e9 des pluies moyennes annuelles.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Figure 5. Carte de l\u2019\u00e9rosivit\u00e9 des pluies de 2011 \u00e0 2020<\/p>\n<figure id=\"attachment_911\" aria-describedby=\"caption-attachment-911\" style=\"width: 426px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-911\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-5_Sow-et-al.png\" alt=\"\" width=\"426\" height=\"319\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-5_Sow-et-al.png 709w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-5_Sow-et-al-300x224.png 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-5_Sow-et-al-65x49.png 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-5_Sow-et-al-225x168.png 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-5_Sow-et-al-350x262.png 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 426px) 100vw, 426px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-911\" class=\"wp-caption-text\">Source : Auteurs, janvier 2023<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify\">D\u2019apr\u00e8s ces r\u00e9sultats, l\u2019indice d\u2019\u00e9rosivit\u00e9 des pluies annuelles de la d\u00e9cennie 2011-2020 varie entre 316,45 (2014) et 431,5 (2017) MJ.mm\/ha.h.an (fig.\u00a05) dans le bassin versant du Niaoul\u00e9. Sur les dix ann\u00e9es (2011-2020), les valeurs d\u2019\u00e9rosivit\u00e9 des pluies se situent entre 396 et 440 MJ.mm\/ha.h.an. L\u2019\u00e9tude du facteur pluie montre ainsi une importante variation de l\u2019indice d\u2019\u00e9rosivit\u00e9 d\u2019une ann\u00e9e \u00e0 une autre. Cette variation s\u2019explique par la forte liaison entre les hauteurs de pluie et l\u2019agressivit\u00e9 des pluies\u00a0: plus les pluies sont importantes plus elles deviennent agressives sur les sols. Les ann\u00e9es les plus pluvieuses enregistrent ainsi les indices d\u2019\u00e9rosivit\u00e9 les plus \u00e9lev\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Le facteur K \u00e9rodibilit\u00e9 des sols <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La texture des sols du bassin versant du Niaoul\u00e9 ainsi que leur teneur en mati\u00e8re organique sont d\u00e9duites des donn\u00e9es extraites de la base de donn\u00e9es SOTER et WISE. Le traitement de ces donn\u00e9es a abouti \u00e0 la d\u00e9termination de la texture (Limon sablo-argileux, Sable limoneux) de chaque type de sol. Avec le pourcentage en dioxyde de carbone (CO), le taux de la teneur en mati\u00e8res organiques (MO) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9duit pour chaque type de sols de la zone d\u2019\u00e9tude. Ces r\u00e9sultats nous ont permis de d\u00e9duire l\u2019indice d\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 (K) des sols du bassin versant du Niaoul\u00e9. Avec la texture et la teneur en mati\u00e8re organique de chaque type de sols, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9es les valeurs de l\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 des sols sur la base de la m\u00e9thode de Stone et Hilborn (2000).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les indices d\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 (le facteur K) sont repr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 travers la figure 6 suivante.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Figure 6. Carte de l\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 des sols du bassin versant de Niaoul\u00e9<\/p>\n<figure id=\"attachment_912\" aria-describedby=\"caption-attachment-912\" style=\"width: 385px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-912\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-6_Sow-et-al.png\" alt=\"\" width=\"385\" height=\"289\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-6_Sow-et-al.png 2304w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-6_Sow-et-al-300x225.png 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-6_Sow-et-al-1024x768.png 1024w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-6_Sow-et-al-768x576.png 768w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-6_Sow-et-al-1536x1152.png 1536w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-6_Sow-et-al-2048x1536.png 2048w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-6_Sow-et-al-65x49.png 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-6_Sow-et-al-225x169.png 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-6_Sow-et-al-350x263.png 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 385px) 100vw, 385px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-912\" class=\"wp-caption-text\">Source : Auteurs, janvier 2023<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify\">Sur l\u2019ensemble du bassin versant, 74 % des sols sont mod\u00e9r\u00e9ment sensibles \u00e0 l\u2019\u00e9rosion avec des indices d\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 K de 0,45 et les 26 % restantes pr\u00e9sentent une \u00e9rodibilit\u00e9 forte, avec des indices K de 0,11. Les premiers concernent les lithosols, les sols hydromorphes et les sols ferrugineux tropicaux. Les seconds concernent les sols peu \u00e9volu\u00e9s et les r\u00e9gosols.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Le facteur LS (indice topographique) <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019influence du facteur topographique dans le processus de l\u2019\u00e9rosion hydrique s\u2019affirme \u00e0 travers la longueur et l\u2019inclinaison de pente. Ces indicateurs topographiques interviennent respectivement dans la croissance des pertes en sol (Roose, 1975) et la force \u00e9rosive des eaux de ruissellement (Le Bissonnais et <em>al<\/em>., 2002).<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Figure 7. Carte du facteur LS (indice topographique) dans le bassin versant de Niaoul\u00e9<\/p>\n<figure id=\"attachment_913\" aria-describedby=\"caption-attachment-913\" style=\"width: 384px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-913\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-7_Sow.jpg\" alt=\"\" width=\"384\" height=\"281\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-7_Sow.jpg 1080w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-7_Sow-300x220.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-7_Sow-1024x750.jpg 1024w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-7_Sow-768x562.jpg 768w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-7_Sow-65x48.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-7_Sow-225x165.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-7_Sow-350x256.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 384px) 100vw, 384px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-913\" class=\"wp-caption-text\">Source : Auteurs, janvier 2023<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify\">Ces r\u00e9sultats indiquent que le bassin versant est \u00e0 97\u00a0% tr\u00e8s faiblement influenc\u00e9 par le facteur topographique. Les indices 1 correspondent aux cr\u00eates des buttes o\u00f9 la topographie influence les processus d\u2019\u00e9rosion hydrique. Globalement, seules les bordures des cours d\u2019eau et les buttes (altitude \u00e9lev\u00e9e) repr\u00e9sentent les sites \u00e0 \u00e9rosion lin\u00e9aire dans le bassin versant du Niaoul\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Le facteur C\u00a0: indice de couverture v\u00e9g\u00e9tale<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le facteur C d\u00e9montre, \u00e0 travers les types d\u2019occupation du sol, la vuln\u00e9rabilit\u00e9 du terrain face \u00e0 l\u2019\u00e9rosion hydrique. En tenant compte de la classification de Wishmeier et Smith (1978) fond\u00e9e sur le recouvrement de la v\u00e9g\u00e9tation, le facteur C varie de 1 sur sol nu, 1\/1000 sous for\u00eat, 1\/100 sous prairies et plante de couverture et de 1 \u00e0 9\/10 sous cultures sarcl\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Figure 8. Carte du facteur C dans le bassin versant du Niaoul\u00e9<\/p>\n<figure id=\"attachment_914\" aria-describedby=\"caption-attachment-914\" style=\"width: 518px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-914\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-8_Sow.jpg\" alt=\"\" width=\"518\" height=\"307\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-8_Sow.jpg 1080w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-8_Sow-300x178.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-8_Sow-1024x608.jpg 1024w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-8_Sow-768x456.jpg 768w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-8_Sow-65x39.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-8_Sow-225x134.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-8_Sow-350x208.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 518px) 100vw, 518px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-914\" class=\"wp-caption-text\">Source : Auteurs, janvier 2023<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify\">La figure 8 montre que trois types de couverture des sols sont identifi\u00e9s dans le bassin versant du Niaoul\u00e9. Chacune de ces couvertures est affect\u00e9e \u00e0 une valeur selon sa vuln\u00e9rabilit\u00e9 face \u00e0 l\u2019\u00e9rosion hydrique en s\u2019appuyant sur la m\u00e9thodologie pr\u00e9c\u00e9demment d\u00e9crite. Environ, les sols nus et v\u00e9g\u00e9tation couvrent 43\u00a0% chacune et les zones anthropis\u00e9es 14\u00a0% du bassin versant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Le facteur P\u00a0: indice des pratiques anti\u00e9rosives et culturales<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Face \u00e0 l\u2019\u00e9rosion hydrique, les agriculteurs ont tendance \u00e0 utiliser des techniques pour att\u00e9nuer son intensit\u00e9. L\u2019ensemble de ces techniques (l\u2019alternance de cultures, la mise en place de terrasses, le labour en courbes de niveau, le buttage\u2026) constituent le facteur P. La collecte d\u2019informations relatives \u00e0 ces pratiques par le biais d\u2019enqu\u00eate aupr\u00e8s des agriculteurs et des observations directes sur le terrain r\u00e9v\u00e8le une dominance de la culture suivant les courbes de niveau et une absence de pratiques anti\u00e9rosives. De ce fait, nous avons attribu\u00e9 une valeur \u00e9gale \u00e0 0,1 au facteur pratique anti\u00e9rosif \u00a0sur de faibles pentes. La combinaison de l\u2019ensemble de ces facteurs a abouti \u00e0 l\u2019estimation des pertes en sol dans le bassin versant du Niaoul\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Estimation des pertes en terres en tonnes \/hectares\/an\u00a0: le facteur A<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les pertes en sol (A) sont estim\u00e9es \u00e0 partir des diff\u00e9rents facteurs du mod\u00e8le math\u00e9matique apr\u00e8s int\u00e9gration dans un Syst\u00e8me d\u2019Information G\u00e9ographique. Ce qui a permis de spatialiser les zones fortement affect\u00e9es par l\u2019\u00e9rosion hydrique sous format lin\u00e9aire dans le bassin versant du Niaoul\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Figure 9. Le facteur A\u00a0: pertes en terres en tonnes \/hectares\/an<\/p>\n<figure id=\"attachment_915\" aria-describedby=\"caption-attachment-915\" style=\"width: 423px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-915\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-9_Sow-et-al.png\" alt=\"\" width=\"423\" height=\"306\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-9_Sow-et-al.png 1080w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-9_Sow-et-al-300x217.png 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-9_Sow-et-al-1024x741.png 1024w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-9_Sow-et-al-768x556.png 768w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-9_Sow-et-al-65x47.png 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-9_Sow-et-al-225x163.png 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-9_Sow-et-al-350x253.png 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 423px) 100vw, 423px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-915\" class=\"wp-caption-text\">Source : Auteurs, janvier 2023<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans le bassin versant du Niaoul\u00e9, les pertes en sol varient entre 25 et 127 t\/ha\/an. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle des 5 classes identifi\u00e9es, la morphodynamique hydrique s\u2019accentue plus sur les pentes fortes comme les talus des vall\u00e9es et des buttes avec des valeurs comprises entre 77-102 t\/ha\/an et 103-127 t\/ha\/an. Les classes faibles 0-25t\/ha\/an correspondent aux faibles pentes et zones de culture sur le long des cours d\u2019eau et de leurs affluents et sur les zones plates. Pour confirmer nos r\u00e9sultats, nous avons pass\u00e9 \u00e0 leur validation gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019utilisation de la r\u00e9gression lin\u00e9aire entre les Log des pixels correspondant aux classes de zones d\u2019\u00e9rosion sur l\u2019image classifi\u00e9e, et les moyennes des taux annuelles de pertes en terres par an obtenues sur la m\u00eame image apr\u00e8s avoir mis en \u0153uvre l\u2019\u00e9quation des pertes en terres. Le tableau 2 et la figure 10 suivants montrent les r\u00e9sultats du test statistique ayant servi \u00e0 la validation du mod\u00e8le USLE.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Tableau 2. Validation du mod\u00e8le USLE par la r\u00e9gression lin\u00e9aire entre les Log des Pixels et les moyennes des A\/t\/ha\/an (Source : Auteurs, janvier 2024)<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-916 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Tableau-2_Sow.png\" alt=\"\" width=\"627\" height=\"91\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Tableau-2_Sow.png 1301w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Tableau-2_Sow-300x44.png 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Tableau-2_Sow-1024x149.png 1024w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Tableau-2_Sow-768x112.png 768w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Tableau-2_Sow-65x9.png 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Tableau-2_Sow-225x33.png 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Tableau-2_Sow-350x51.png 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 627px) 100vw, 627px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Figure 10. Repr\u00e9sentation graphique de la r\u00e9gression lin\u00e9aire<\/p>\n<figure id=\"attachment_917\" aria-describedby=\"caption-attachment-917\" style=\"width: 353px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-917\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-10_Sow-et-al.png\" alt=\"\" width=\"353\" height=\"283\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-10_Sow-et-al.png 629w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-10_Sow-et-al-300x240.png 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-10_Sow-et-al-65x52.png 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-10_Sow-et-al-225x180.png 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-10_Sow-et-al-350x280.png 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 353px) 100vw, 353px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-917\" class=\"wp-caption-text\">Source : Auteurs, janvier 2024<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019analyse du tableau 3 montre que les sorties du mod\u00e8le statistique confirment la robustesse des r\u00e9sultats de l\u2019USLE avec une statistique F de 9,22 au seuil de significativit\u00e9 0,05. La puissance du mod\u00e8le des pertes en terre est aussi confirm\u00e9e par un R2-ajust\u00e9 \u00e9gale \u00e0 0,67 et un R2-lin\u00e9aire \u00e0 0,85. Ce qui signifie que les parties class\u00e9es comme zones d\u2019\u00e9rosion sur l\u2019image classifi\u00e9e, et les moyennes des taux annuels de pertes en terres par an obtenues sur la m\u00eame image apr\u00e8s avoir mis en application l\u2019\u00e9quation des pertes en terres sont tr\u00e8s sym\u00e9triques et pr\u00e9sentent une forte analogie.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Discussions<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Le bassin versant du Niaoul\u00e9 est sous l\u2019influence de la morphodynamique hydrique, dont le ravinement et le ruissellement. \u00c0 cet effet, nos r\u00e9sultats entrent en concordance avec de nombreux travaux ayant \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s sur cette probl\u00e9matique. Cette \u00e9rosion est fortement conditionn\u00e9e par l\u2019abondance des pluies et la nature du sol. Pareillement aux constats de (Roose, 1987) sur l\u2019\u00e9rosion hydrique en Afrique de l\u2019Ouest et Centrale, la pluie reste le facteur qui influence le plus l\u2019\u00e9rosion hydrique dans les bassins versants de par son agressivit\u00e9. Ces r\u00e9sultats entrent aussi en concordance avec ceux de Roose et Lelong (1976) qui avaient r\u00e9alis\u00e9 une esquisse de l\u2019agressivit\u00e9 des pluies avoisinant les isohy\u00e8tes variant de 100 mm en zone sah\u00e9lienne \u00e0 1000 mm en zone \u00e9quatoriale. Il a ainsi mis en corr\u00e9lation les hauteurs de pluies annuelles et les intensit\u00e9s qui forment l\u2019\u00e9quation de l\u2019\u00e9rosivit\u00e9 des pluies formul\u00e9es par Wischmeier et Smith (1978). Les r\u00e9sultats du facteur K montrent une sensibilit\u00e9 des sols (indice de 0,45 par endroit) du bassin versant face \u00e0 l\u2019\u00e9rosion hydrique. Ils confirment ainsi les \u00e9tudes de la FAO (1992) qui stipulent qu\u2019un sol est faiblement \u00e9rodible lorsque sa valeur d\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 est dans la classe 0,05 et 0,2 et mod\u00e9r\u00e9ment \u00e9rodible lorsque sa valeur d\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 est comprise entre 0,25 et 0,4 et fortement sensible \u00e0 l\u2019\u00e9rosion lorsque sa valeur d\u2019\u00e9rodibilit\u00e9 est sup\u00e9rieure \u00e0 0,4. Les travaux de Sow (2017) et de Dia (2023) dans des bassins versant de la moyenne vall\u00e9e du S\u00e9n\u00e9gal confirment \u00e9galement ces observations. L\u2019agressivit\u00e9 des pluies, la sensibilit\u00e9 des sols et les pressions anthropiques restent les facteurs qui maintiennent les ph\u00e9nom\u00e8nes d\u2019\u00e9rosion hydriques dans cette partie Sud du S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Des travaux \u00e9labor\u00e9s dans le Sud-est du S\u00e9n\u00e9gal (Boissy, 2022) dans le d\u00e9partement de Saraya et utilisant la m\u00eame \u00e9quation USLE ont donn\u00e9 des r\u00e9sultats comparables : des pertes en sols comprises entre 0,01 t\/ha\/an et 134,64 t\/ha\/an, soit une moyenne de 33,46 t\/ha\/an. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle de la r\u00e9gion sah\u00e9lienne, les travaux de Descroix et <em>al<\/em>., (2012) r\u00e9alis\u00e9s sur des parcelles exp\u00e9rimentales install\u00e9es sur le bassin versant de Tondi kiboro au Niger ont montr\u00e9 une perte moyenne annuelle des terres de 1,92 t\/ha\/an. Ceux de Mounirou (2008) dans le bassin versant de Tougou au Bourkina Faso faites sur des parcelles de 150 m<sup>2<\/sup> avec la m\u00e9thode USLE entrent aussi en concordance avec ces observations. Ils estiment des pertes de terres qui peuvent aller au-del\u00e0 de 3t\/ha\/an. Cette similitude avec nos r\u00e9sultats pourrait s\u2019expliquer par le fait que ces zones pr\u00e9sentent des caract\u00e9ristiques physiographiques similaires avec le bassin versant de Niaoul\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Cette morphodynamique hydrique est sans incidences dans le bassin versant : paysages agraires, infrastructures le long du continuum fluvial, etc. Ce que confirment les travaux de \u00a0Ciss\u00e9 (2022) dans le m\u00eame bassin versant \u00e0 travers des enqu\u00eates de vuln\u00e9rabilit\u00e9 qu\u2019il avait effectu\u00e9es dans des localit\u00e9s de la zone d\u2019\u00e9tude.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Figure 11. Effet de l\u2019\u00e9rosion hydrique et qualit\u00e9 de la fertilit\u00e9 des sols du bassin versant de Niaoul\u00e9<\/p>\n<figure id=\"attachment_918\" aria-describedby=\"caption-attachment-918\" style=\"width: 423px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-918\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-11_Sow.jpg\" alt=\"\" width=\"423\" height=\"162\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-11_Sow.jpg 690w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-11_Sow-300x115.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-11_Sow-65x25.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-11_Sow-225x86.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Figure-11_Sow-350x134.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 423px) 100vw, 423px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-918\" class=\"wp-caption-text\">Source\u00a0: enqu\u00eates de terrain Auteurs, ao\u00fbt 2022<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify\">Les sols lessiv\u00e9s et balay\u00e9s par les eaux de pluie sont progressivement vid\u00e9s des \u00e9l\u00e9ments nutritifs n\u00e9cessaires \u00e0 leur r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration et \u00e0 leur rentabilit\u00e9. Environ 63 % des r\u00e9ponses accusent l\u2019infertilit\u00e9 des sols comme effet de l\u2019\u00e9rosion hydrique; 23 % l\u2019ensablement et 14\u00a0% l\u2019augmentation des rigoles et ravins. Un total de 46\u00a0% des m\u00e9nages exploitent des champs agricoles dont la fertilit\u00e9 est mauvaise contre 27\u00a0% de m\u00e9nages qui qualifient la fertilit\u00e9 de leurs champs en bon \u00e9tat.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La morphodynamique hydrique est aussi responsable de la d\u00e9gradation des infrastructures routi\u00e8res et de l\u2019affleurement de la cuirasse ferrugineuse par endroits, compromettant ainsi les constructions servant d\u2019habitations humaines. Ceci est aussi confirm\u00e9 par les travaux de Sow (2020).<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Illustration 2. Pont d\u00e9grad\u00e9 par \u00e9rosion hydrique<\/p>\n<figure id=\"attachment_919\" aria-describedby=\"caption-attachment-919\" style=\"width: 537px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-919\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Illustration-2_Sow.png\" alt=\"\" width=\"537\" height=\"174\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Illustration-2_Sow.png 1437w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Illustration-2_Sow-300x97.png 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Illustration-2_Sow-1024x332.png 1024w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Illustration-2_Sow-768x249.png 768w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Illustration-2_Sow-65x21.png 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Illustration-2_Sow-225x73.png 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Illustration-2_Sow-350x114.png 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 537px) 100vw, 537px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-919\" class=\"wp-caption-text\">Source\u00a0: Auteurs, ao\u00fbt 2022<\/figcaption><\/figure>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Conclusion<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Le contexte g\u00e9omorphologique du bassin versant du Niaoul\u00e9 fait qu\u2019il reste tr\u00e8s vuln\u00e9rable \u00e0 la morphodynamique hydrique avec comme cons\u00e9quence toutes les formes d\u2019\u00e9rosion hydrique visibles en zone continentale. Les mesures effectu\u00e9es sur le terrain \u00e0 travers l\u2019\u00e9volution des ravins et la mise en pratique de l\u2019\u00e9quation universelle des pertes en terres ont respectivement servi \u00e0 d\u00e9montrer l\u2019ampleur du ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9rosif dans le milieu. La saison pluvieuse 2020-2021 a entra\u00een\u00e9 une ablation des berges de ravins variant entre -0,09 m \u00e0 -0,20 m. Les valeurs d\u2019\u00e9rosion obtenues sur les ravins situ\u00e9s en amont du bassin versant sont plus faibles que celles des ravins en aval. Quant aux pertes annuelles de terres, elles varient entre 25 et 127 t\/ha\/an et affectent n\u00e9gativement les paysages agraires. La carte synth\u00e9tique de l\u2019\u00e9quation universelle des pertes en terres est un outil d\u2019aide \u00e0 la planification des strat\u00e9gies anti\u00e9rosives car elle procure des donn\u00e9es relatives aux sujets d\u2019\u00e9rosion et d\u2019accueil des milieux tr\u00e8s affect\u00e9s par cet al\u00e9a naturel.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Batjes, Niels. 2008. Soil parameter estimates for Senegal and the Gambia derived from SOTER and WISE. <em>SOTWIS-Senegal, ver. 1.0<\/em>.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Boissy, Ren\u00e9, Mamadou Ndiaye, Moise Diatta et Maguette Mbaye. 2022. Utilisation d\u2019un SIG pour l\u2019\u00e9valuation et la cartographie des risques d\u2019\u00e9rosion hydrique par l\u2019Equation Universelle des Pertes en sol R\u00e9vis\u00e9e (RUSLE) dans le D\u00e9partement de Saraya (S\u00e9n\u00e9gal). <em>Vertigo &#8211; la revue \u00e9lectronique en sciences de l\u2019environnement<\/em>, <em>22<\/em>(2). Doi : 10.4000\/vertigo.38034.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Ciss\u00e9, Aliou. 2022. <em>L\u2019\u00e9rosion et ses impacts dans le bassin versant du Niaoul\u00e9 \u00e0 Gouloumbou<\/em>. M\u00e9moire de master en G\u00e9ographie, Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop de Dakar.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Centre de Suivi Ecologique. 2017. <em>Rapport sur l&rsquo;\u00e9tat de l&rsquo;environnement au S\u00e9n\u00e9gal.<\/em> Https:\/\/www.cse.sn\/<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Descroix, Luc, Ibrahim Mamadou, Moussa Malam Abdou, Abba Bachir, Ibrahim Bouzou Moussa <em>et al<\/em>. 2012. \u00c9tat des lieux et proposition de restauration des sols sur le Bassin versant de Tondi Kiboro (Niger). Dans \u00c9. Roose, H. Duchaufour et G. De Noni (\u00e9ds), <em>Lutte anti\u00e9rosive\u202f: R\u00e9habilitation des sols tropicaux et protection contre les pluies exceptionnelles<\/em>, <em>Colloques et s\u00e9minaires <\/em>(p.\u00a0758). Marseille : IRD \u00c9ditions.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Dia, Amadou Tidiane, Ndiaye, Papa Malick, Sougou, Abdoulaye et Sy, Boubou Aldiouma. 2023. Analyse des d\u00e9terminants physiques et suivi de la dynamique des \u00e9coulements pluviaux li\u00e9s au ravinement en milieu sah\u00e9lien : Bassin versant de Ogo (Nord-est du S\u00e9n\u00e9gal). <em>Espace G\u00e9ographique et Soci\u00e9t\u00e9 Marocaine<\/em>, <em>1<\/em>(71), 1-22.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Duchemin, Marc, Marius Lachance, Guy Morin, et Robert Lagac\u00e9. 2001. \u00ab\u00a0Approche g\u00e9omatique pour simuler l\u2019\u00e9rosion hydrique et le transport des s\u00e9diments \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des petits bassins versants\u00a0\u00bb. <em>Water Quality Research Journal<\/em>, <em>36<\/em>(3), 435\u2011473. Doi : 10.2166\/wqrj.2001.026.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Organisation des Nations unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture (FAO) et Groupe Technique intergouvernemental sur les sols (ITPS). 2015. <em>Rapport sur l\u2019Etat des ressources en sols dans le monde : r\u00e9sum\u00e9 technique<\/em>. https:\/\/www.fao.org\/global-soil-partnership\/resources\/highlights\/detail\/fr\/c\/215223\/<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Le Bissonnais, Yves, Thorette, Jacques, Bardet, C\u00e9cile et Daroussin, Jo\u00ebl. 2002. <em>L\u2019\u00e9rosion hydrique des sols en France<\/em>. France : IFEN.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Moore, I. D., et G. J. Burch. 1986. Modelling erosion and deposition: topographic effects. <em>Transactions of the ASAE<\/em>, <em>29<\/em>(6),1624\u20111630.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Mounirou, Lawani A. 2012. <em>\u00c9tude du ruissellement et de l\u2019\u00e9rosion \u00e0 diff\u00e9rentes \u00e9chelles spatiales sur le bassin versant de Tougou en zone sah\u00e9lienne du Burkina Faso\u202f: quantification et transposition des donn\u00e9es.<\/em> Th\u00e8se de doctorat, Universit\u00e9 Montpellier 2.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Roose, Eric. 1977. <em>Erosion et ruissellement en Afrique de l\u2019Ouest, vingt ann\u00e9es de mesures en parcelles exp\u00e9rimentales.<\/em> \u00c9ditions de l&rsquo;Office de la recherche scientifique et technique outre-mer.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Roose, Eric. 1975. Application de l\u2019\u00e9quation de pr\u00e9vision de l\u2019\u00e9rosion de Wischmeier et Smith en Afrique de l\u2019Ouest. <em>Communication au colloque sur la conservation et am\u00e9nagement du sol dans les tropiques humides, Adiopodoum\u00e9<\/em>. 30 MAI \/4 Juillet.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Roose, Eric. 1987. Gestion conservatoire des eaux et de la fertilit\u00e9 des sols dans les paysages soudano-sah\u00e9liens de l&rsquo;Afrique Occidentale. <em>Proceedings of an International Workshop<\/em>, 27, 7\u201111<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Roose, Eric, et Lelong, F. 1976. Les facteurs de l\u2019\u00e9rosion hydrique en Afrique Tropicale. \u00c9tudes sur petites parcelles exp\u00e9rimentales de sol. <em>Revue de g\u00e9ographie physique et de g\u00e9ologie dynamique<\/em>, <em>18<\/em>(4), 365\u2011374.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Sow, Amadou Abdoul. 2014. Le Niaoul\u00e9 et son bassin\u202f: \u00e9tude hydrologique. <em>Sciences Humaines<\/em>, <em>1<\/em>(002), 201-226.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Sow, Seydou Alassane. 2017. R\u00e9sultats du suivi 2014-2016 de l\u2019\u00e9volution de la morphodynamique hydrique par ravinement dans le bassin versant de Ourossogui (Nord du S\u00e9n\u00e9gal). <em>Revue Marocaine de G\u00e9omorphologie<\/em>, 1, 78\u201194.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Sow, Seydou Alassane. 2020. Caract\u00e9risations granulom\u00e9trique et pal\u00e9o-environnementale d\u2019un bassin versant \u00e0 forte dynamique structurale par ravinement\u202f: le bassin versant de Ourossogui, Nord du S\u00e9n\u00e9gal. <em>Revue Marocaine de G\u00e9omorphologie<\/em>, 4, 24-40.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Stone, Robert P. et Hilborn, David. 2000. <em>Universal Soil Loss Equation, USLE<\/em>. Ontario Ministry of Agriculture, food and Rural Affairs (OMAFRA).<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Wischmeier, Walter H. et Dwight, David Smith. 1978. <em>Predicting Rainfall Erosion Losses: A Guide to Conservation Planning<\/em>. Department of Agriculture, Science and Education Administration.<\/p>\n<hr class=\"metaauthorline\" \/>\n<div class=\"metadata metaauthor\">\n<p class=\"justify\" data-type=\"author\"><strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/contributors\/seydou-alassane-sow\">Seydou Alassane SOW<\/a><\/strong><br \/>Enseignant-chercheur, Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop de Dakar, Facult\u00e9 des Lettres et Sciences Humaines, d\u00e9partement de G\u00e9ographie, email : sowseydoualassane@yahoo.fr<br \/>&nbsp;<br \/><strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/contributors\/aliou-cisse\">Aliou CISS\u00c9<\/a><\/strong><br \/>Doctorant, Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop de Dakar, Ecole Doctorale Eau Qualit\u00e9 et Usage de l\u2019Eau, email : cissealiou140395@gmail.com<br \/>&nbsp;<br \/><strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/contributors\/mar-gaye\">Mar GAYE<\/a><\/strong><br \/>Doctorant, Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop de Dakar, Ecole Doctorale Eau Qualit\u00e9 et Usage de l\u2019Eau, Laboratoire Leidi (Dynamique des Territoires et D\u00e9veloppement) mar.gaye91@gmail.com<br \/>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":11,"menu_order":5,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":["seydou-alassane-sow","aliou-cisse","mar-gaye"],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[313,314,312],"license":[],"class_list":["post-896","chapter","type-chapter","status-publish","hentry","motscles-bassin-versant-de-niaoule","motscles-erosion-hydrique","motscles-pluviometrie","motscles-senegal","motscles-trames-bleues","keywords-blue-grids","keywords-niaoule-watershed","keywords-rainfall","keywords-senegal","keywords-water-erosion","motscles-autre-bassin-niaoule","motscles-autre-erosion-ndox","motscles-autre-kadre-bu-baxa","motscles-autre-senegal","motscles-autre-taw","contributor-aliou-cisse","contributor-mar-gaye","contributor-seydou-alassane-sow"],"part":852,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/896","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"version-history":[{"count":18,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/896\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1064,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/896\/revisions\/1064"}],"part":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/852"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/896\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=896"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=896"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=896"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=896"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}