{"id":91,"date":"2019-10-15T16:55:07","date_gmt":"2019-10-15T10:55:07","guid":{"rendered":"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/?post_type=chapter&#038;p=91"},"modified":"2024-12-31T15:09:08","modified_gmt":"2024-12-31T14:09:08","slug":"gaye2019","status":"web-only","type":"chapter","link":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/texte\/gaye2019\/","title":{"rendered":"Poussi\u00e8res d\u00e9sertiques et types de temps indicateurs du changement climatique"},"content":{"raw":"<h2>Introduction<\/h2>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La zone d\u2019\u00e9tude de cet article couvre les stations synoptiques de Matam, Podor et Saint-Louis que je consid\u00e8re ici comme une v\u00e9ritable r\u00e9gion du nord du S\u00e9n\u00e9gal. Il s\u2019agit de la premi\u00e8re bande du pays r\u00e9ceptrice des influences climatiques du Sahara et du Sahel. Sa particularit\u00e9 r\u00e9side dans sa diversit\u00e9 climatique. En effet, si sa partie ouest se distingue par son climat doux, son centre et surtout son extr\u00e9mit\u00e9 est sont en grande partie sous l\u2019influence de l\u2019Aliz\u00e9 continental (Harmattan) chaud et sec. C\u2019est du c\u00f4t\u00e9 pluviom\u00e9trique que r\u00e9side l\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de la r\u00e9gion. Cette partie du S\u00e9n\u00e9gal se caract\u00e9rise, dans sa g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9, par la faible hauteur de ses pr\u00e9cipitations annuelles, avec une alternance d\u2019ann\u00e9es exc\u00e9dentaires et d\u00e9ficitaires.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Parall\u00e8lement au caract\u00e8re pluviom\u00e9trique, les \u00e9v\u00e9nements de lithom\u00e9t\u00e9ore (brume s\u00e8che, brume de poussi\u00e8re, vent de sable et temp\u00eate de poussi\u00e8re) sont devenus de v\u00e9ritables types de temps caract\u00e9ristiques de cette r\u00e9gion. G\u00e9n\u00e9ralement, depuis l\u2019avant-s\u00e9cheresse, une dizaine, voire plusieurs dizaines, d\u2019\u00e9pisodes affectent chaque ann\u00e9e cette partie du pays. De par leur fr\u00e9quence et leur niveau de concentration \u00e9lev\u00e9 en particules, l\u2019essentiel de ces \u00e9pisodes, notamment les PM10, d\u00e9gradent fortement la qualit\u00e9 de l\u2019air. En outre, la cons\u00e9quence premi\u00e8re, du moins la plus manifeste de ces \u00e9v\u00e9nements de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques, reste la r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 horizontale qui constitue par ailleurs, m\u00eame jusqu\u2019ici, le premier crit\u00e8re de d\u00e9termination de la pr\u00e9sence de lithom\u00e9t\u00e9ores. De nombreux travaux, notamment ceux qui portent sur la r\u00e9gion sah\u00e9lienne, ont montr\u00e9 que la mauvaise visibilit\u00e9 horizontale induite par la pr\u00e9sence de lithom\u00e9t\u00e9ores impacte, sinon est susceptible d\u2019impacter la pratique des activit\u00e9s socio\u00e9conomiques. Ces impacts restent cependant tr\u00e8s in\u00e9galement r\u00e9partis dans les diff\u00e9rentes r\u00e9gions suivant les types d\u2019activit\u00e9s susceptibles d\u2019\u00eatre expos\u00e9es. Si la majeure partie de ces recherches d\u00e9signent le transport a\u00e9rien \u2013 parce que les zones \u00e9tudi\u00e9es abritent les principaux sites a\u00e9roportuaires o\u00f9 les flux a\u00e9riens restent importants \u2013, au nord du S\u00e9n\u00e9gal par contre, c\u2019est plut\u00f4t le secteur du transport routier et les activit\u00e9s commerciales qui souffrent principalement de la mauvaise visibilit\u00e9 horizontale due \u00e0 la pr\u00e9sence des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques.<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_92\" align=\"aligncenter\" width=\"300\"]<img class=\"size-medium wp-image-92\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Localisation-de-la-zone-d\u2019\u00e9tude-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-300x211.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"211\" \/> <strong>Figure 1. <\/strong>Localisation de la zone d\u2019\u00e9tude (nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais). Cette figure et les suivantes ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es par l'auteur.[\/caption]\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">L\u2019objectif de cette \u00e9tude est de v\u00e9rifier les \u00e9v\u00e9nements de pollution particulaire qui d\u00e9gradent la qualit\u00e9 de l\u2019air au nord du S\u00e9n\u00e9gal et de d\u00e9finir les impacts environnementaux et socio\u00e9conomiques qui en d\u00e9coulent. Il s\u2019agit donc :<\/p>\r\n\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify\">\r\n<p class=\"indent\">d\u2019estimer, \u00e0 partir des donn\u00e9es de la visibilit\u00e9 minimale due \u00e0 la pr\u00e9sence des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques aux stations nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais, les niveaux de concentration en PST et PM10 de ces lithom\u00e9t\u00e9ores;<\/p>\r\n<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify\">\r\n<p class=\"indent\">d\u2019\u00e9tudier la r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 horizontale journali\u00e8re et saisonni\u00e8re par les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques aux diff\u00e9rentes stations nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais;<\/p>\r\n<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify\">\r\n<p class=\"indent\">de v\u00e9rifier la corr\u00e9lation entre concentration en particules de lithom\u00e9t\u00e9ores et r\u00e9duction de visibilit\u00e9 horizontale aux stations nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais sur la p\u00e9riode allant de 1965 \u00e0 2014;<\/p>\r\n<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify\">\r\n<p class=\"indent\">de d\u00e9crire et d\u2019analyser les cons\u00e9quences des fortes r\u00e9ductions de la visibilit\u00e9 horizontale (mauvaise visibilit\u00e9) sur les activit\u00e9s socio\u00e9conomiques au nord Sahel s\u00e9n\u00e9galais.<\/p>\r\n<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<h2>D\u00e9marche m\u00e9thodologique<\/h2>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Sur la base des mesures de visibilit\u00e9 minimale r\u00e9duite par les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques dans l\u2019air, j\u2019ai estim\u00e9 les niveaux de concentration en PST et en particules dont la taille est inf\u00e9rieure \u00e0 10 \u00b5m (PM10) aux stations synoptiques de Saint-Louis, Podor et Matam \u2013 retenues dans le cadre de ce travail \u2013 pour \u00e9tudier les fr\u00e9quences des lithom\u00e9t\u00e9ores dans le nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais. Ces estimations des niveaux de concentration sont faites en appliquant les relations de Bertrand (1976) et Ben Mohamed,<a href=\"https:\/\/journals.ametsoc.org\/author\/Frangi%2C+J-P\"> Frangi<\/a>, <a href=\"https:\/\/journals.ametsoc.org\/author\/Fontan%2C+J\">Fontan<\/a> et <a href=\"https:\/\/journals.ametsoc.org\/author\/Druilhet%2C+A\">Druilhet<\/a> (1992) pour ce qui concerne les PST et la relation de D\u2019Almeida (1986) pour ce qui est des PM10. Sur la base de ces relations (tableau 1), j\u2019ai transform\u00e9 les donn\u00e9es de visibilit\u00e9 minimale de nos stations d\u2019\u00e9tude en concentration en particules de PST et en concentration en particules de PM10.<\/p>\r\n\r\n<table class=\"aligncenter\"><caption>Tableau 1. Relation entre la visibilit\u00e9 horizontale (VV en Km) et la concentration en PST ou PM10 (C en \u03bcg.m-3)<\/caption>\r\n<tbody>\r\n<tr>\r\n<td>\r\n<p class=\"indent\"><strong>Relation <\/strong><\/p>\r\n<\/td>\r\n<td>\r\n<p class=\"indent\"><strong>Concentration concern\u00e9e <\/strong><\/p>\r\n<\/td>\r\n<td>\r\n<p class=\"indent\"><strong>Auteurs <\/strong><\/p>\r\n<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>\r\n<p class=\"indent\">C = 1 897 VV-0,91<\/p>\r\n<\/td>\r\n<td>\r\n<p class=\"indent\">PST<\/p>\r\n<\/td>\r\n<td>\r\n<p class=\"indent\">Bertrand (1976)<\/p>\r\n<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>\r\n<p class=\"indent\">C = 1 339,84 VV-0,67<\/p>\r\n<\/td>\r\n<td>\r\n<p class=\"indent\">PST<\/p>\r\n<\/td>\r\n<td>\r\n<p class=\"indent\">Ben Mohamed et al. (1992)<\/p>\r\n<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>\r\n<p class=\"indent\">C = 914,06 VV-0,73 + 19,03<\/p>\r\n<\/td>\r\n<td>\r\n<p class=\"indent\">PM10<\/p>\r\n<\/td>\r\n<td>\r\n<p class=\"indent\">D\u2019Almeida (1986)<\/p>\r\n<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">L\u2019\u00e9tude couvre la longue p\u00e9riode 1965-2014 et concerne seulement les visibilit\u00e9s minimales r\u00e9duites par les lithom\u00e9t\u00e9ores \u00e0 moins de 10 kilom\u00e8tres, car au-del\u00e0 l\u2019air est suppos\u00e9 \u00ab\u00a0pur\u00a0\u00bb. Notons que ces donn\u00e9es de visibilit\u00e9 sont mesur\u00e9es par les observateurs de l\u2019ANACIM (Agence nationale de l\u2019aviation civile et de la m\u00e9t\u00e9orologie) du S\u00e9n\u00e9gal. Les mesures sont faites suivant l\u2019emplacement d\u2019un objet noir de dimensions appropri\u00e9es \u00e0 proximit\u00e9 du plan horizontal o\u00f9 l\u2019observateur se trouve et suivant des distances d\u00e9finies. De nuit, les m\u00eames proc\u00e9d\u00e9s sont adopt\u00e9s en augmentant cette fois-ci l\u2019illumination g\u00e9n\u00e9rale jusqu\u2019\u00e0 atteindre l\u2019intensit\u00e9 normale de la lumi\u00e8re du jour.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">\u00c0 la suite de l\u2019estimation des niveaux de concentrations en PST et en PM10, j\u2019ai proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la v\u00e9rification de la r\u00e9gularit\u00e9 de ces \u00e9v\u00e9nements de panaches de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques dans chacune de nos stations. Le test de Buishand a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9 sur les fr\u00e9quences annuelles \u00e0 l\u2019aide du logiciel de l\u2019IRD Khronostat. L\u2019une des fonctions principales de ce test est de t\u00e9moigner, \u00e0 travers l\u2019allure de l\u2019ellipse de bois, la stationnarit\u00e9 (r\u00e9gularit\u00e9) d\u2019une variable dans une station. En effet, moins des points correspondant \u00e0 la somme des \u00e9carts cumul\u00e9s \u00e0 la moyenne sortent des intervalles de confiance qui sont respectivement de 99%, 95% et 90%, plus la variable \u00e9tudi\u00e9e est stationnaire (r\u00e9guli\u00e8re).<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Pour v\u00e9rifier la r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 horizontale par les \u00e9v\u00e9nements de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques dans chacune des stations de la zone, j\u2019ai d\u2019abord proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une analyse au pas de temps journalier et mensuel\/saisonnier. Le but est de voir \u00e0 quelle p\u00e9riode de la journ\u00e9e et de l\u2019ann\u00e9e la visibilit\u00e9 horizontale est la plus affect\u00e9e par ces \u00e9v\u00e9nements de lithom\u00e9t\u00e9ore. Ensuite, j\u2019ai \u00e9tudi\u00e9 la fr\u00e9quence de la visibilit\u00e9 r\u00e9duite \u00e0 10\u00a0km, \u00e0 5\u00a0km et \u00e0 1\u00a0km. La premi\u00e8re raison est que ces distances sont r\u00e9v\u00e9latrices de l\u2019importance de la d\u00e9gradation de l\u2019air et la seconde raison, la plus importante d\u2019ailleurs, r\u00e9side dans les \u00e9ventuels impacts, notamment sur les activit\u00e9s socio\u00e9conomiques qui d\u00e9pendent de la distance \u00e0 laquelle la visibilit\u00e9 est r\u00e9duite par les lithom\u00e9t\u00e9ores. Enfin, j\u2019ai v\u00e9rifi\u00e9 la corr\u00e9lation entre visibilit\u00e9 horizontale r\u00e9duite et concentration en PM10 aux stations de Saint-Louis, Podor et Matam sur la p\u00e9riode d\u2019observation. \u00c0 l\u2019aide du logiciel Khronostat, le test de corr\u00e9lation <em>r <\/em>de Pearson, dont la formule est pr\u00e9sent\u00e9e ci-dessous, a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9.<\/p>\r\n<p class=\"indent\">avec :<\/p>\r\n<p class=\"indent\">Cov (XY) : covariance de XY;<\/p>\r\n<p class=\"indent\">\u03c3x : \u00e9cart-type de X;<\/p>\r\n<p class=\"indent\">\u03c3y : \u00e9cart-type de Y.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">L\u2019objectif de cet exercice est de v\u00e9rifier l\u2019intensit\u00e9 des liens qui existeraient entre ces deux param\u00e8tres dans cette partie sah\u00e9lienne du S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Pour d\u00e9gager les cons\u00e9quences de la mauvaise visibilit\u00e9 horizontale due \u00e0 ces \u00e9v\u00e9nements de lithom\u00e9t\u00e9ore sur les activit\u00e9s socio\u00e9conomiques dans cette r\u00e9gion septentrionale du S\u00e9n\u00e9gal, j\u2019ai effectu\u00e9 une enqu\u00eate de vuln\u00e9rabilit\u00e9 en utilisant un questionnaire adress\u00e9 aux acteurs et actrices concern\u00e9-e-s, notamment les transporteurs routiers et les commer\u00e7ant-e-s (boutiquier-e-s, vendeurs et vendeuses dans les march\u00e9s) dont les secteurs d\u2019activit\u00e9 semblent les plus expos\u00e9s aux \u00e9v\u00e8nements de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques. Au total, 90 personnes ont \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9es \u00e0 raison de 45 pour chaque cat\u00e9gorie d\u2019enqu\u00eat\u00e9-e-s. L\u2019enqu\u00eate avait pour but de savoir (1) si leurs activit\u00e9s sont affect\u00e9es par les fortes r\u00e9ductions de visibilit\u00e9 caus\u00e9es par les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques, (2) de quelle mani\u00e8re et (3) quels en sont les effets.<\/p>\r\n\r\n<h2>Niveaux de concentration en particules de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques<\/h2>\r\n<h3>Concentration journali\u00e8re en PST<\/h3>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La figure 2 ci-dessous pr\u00e9sente la distribution des concentrations journali\u00e8res en PST \u00e0 nos diff\u00e9rentes stations d\u2019\u00e9tude de 1965 \u00e0 2013. L\u2019intervalle\u00a0&lt;\u00a0300\u00a0\u00b5g.m-3 est choisi par le fait que, pour les PST, le seuil retenu par les diff\u00e9rentes directives nationales sur la qualit\u00e9 de l\u2019air est habituellement une concentration journali\u00e8re de 300\u00a0\u03bcg.m-3 ne peut \u00eatre d\u00e9pass\u00e9e qu\u2019un certain nombre de jours par an, ce qui nous permet ainsi de consid\u00e9rer la fr\u00e9quence des concentrations inf\u00e9rieures \u00e0 ce seuil. Autrement dit, la fr\u00e9quence de la qualit\u00e9 de l\u2019air est jug\u00e9e excellente \u00e0 la moyenne. Les autres intervalles (300-500; 500-750; 750-1000; &gt;\u00a01000\u00a0\u00b5g.m-3) sont choisis arbitrairement, mais l\u2019objectif est d\u2019estimer les valeurs sup\u00e9rieures \u00e0 300\u00a0\u00b5g.m-3 \u00e0 diff\u00e9rentes \u00e9chelles, ce qui nous permet d\u2019\u00e9valuer les niveaux de concentration sup\u00e9rieurs \u00e0 la limite du seuil de fa\u00e7on plus d\u00e9taill\u00e9e.<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_108\" align=\"aligncenter\" width=\"721\"]<img class=\"size-full wp-image-108\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Distribution-de-la-fr\u00e9quence-des-concentrations-journali\u00e8res-en-PST-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-N.jpg\" alt=\"\" width=\"721\" height=\"424\" \/> <strong>Figure 2. <\/strong>Distribution de la fr\u00e9quence des concentrations journali\u00e8res en PST aux stations nord du\u00a0\u00a0 Sahel s\u00e9n\u00e9galais (1965-2013).[\/caption]\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La figure 2 r\u00e9v\u00e8le quelles valeurs journali\u00e8res, lors d\u2019\u00e9pisodes de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques qui r\u00e9duisent la visibilit\u00e9 horizontale \u00e0 moins de 10 kilom\u00e8tres, sont tr\u00e8s pr\u00e9occupantes pour les diff\u00e9rentes stations \u00e9tudi\u00e9es lorsqu\u2019on les compare au seuil retenu par les diff\u00e9rentes directives nationales (de plusieurs pays) sur la qualit\u00e9 de l\u2019air. Cette derni\u00e8re est habituellement une concentration journali\u00e8re en PST de 300 \u03bcg.m-3 qui ne peut \u00eatre d\u00e9pass\u00e9e qu\u2019un certain nombre de jours par an.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">\u00c0 l\u2019extr\u00eame ouest du Nord-S\u00e9n\u00e9gal, repr\u00e9sent\u00e9 ici par la station de Saint-Louis, 79,5 \u00e0 99% de jours \u00e0 visibilit\u00e9 horizontale inf\u00e9rieure \u00e0 10 kilom\u00e8tres sont marqu\u00e9s par des niveaux de concentration largement au-dessus du seuil retenu. Au centre et \u00e0 l\u2019extr\u00eame-est de la zone d\u2019\u00e9tude, repr\u00e9sent\u00e9s respectivement par les stations de Podor et de Matam, les valeurs sont \u00e9galement inqui\u00e9tantes. Ici aussi, le seuil retenu est largement d\u00e9pass\u00e9 et quand on consid\u00e8re uniquement l\u2019\u00e9quation de Bertrand, environ 85% de jours affect\u00e9s par les lithom\u00e9t\u00e9ores sont caract\u00e9ris\u00e9s par des niveaux de concentration largement au-dessus du seuil retenu pour les PST. Mieux encore, l\u2019application de l\u2019\u00e9quation de Ben Mohamed et al. r\u00e9v\u00e8le toujours des concentrations sup\u00e9rieures \u00e0 300 \u03bcg.m-3 \u00e0 chaque fois que les panaches de poussi\u00e8re r\u00e9duisent la visibilit\u00e9 horizontale \u00e0 moins de 10 kilom\u00e8tres. Il est aussi important \u00e0 souligner que la fr\u00e9quence non n\u00e9gligeable d\u2019\u00e9pisodes critiques, du point de vue de l\u2019intensit\u00e9, r\u00e9duit la visibilit\u00e9 \u00e0 moins de 1000 m\u00e8tres et est marqu\u00e9e par des niveaux de concentration de poussi\u00e8re en PST sup\u00e9rieurs \u00e0 1000 g.m-3. Cette valeur est elle aussi inqui\u00e9tante puisqu\u2019\u00e0 500 \u03bcg.m-3, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 \u00bd de cette valeur, la qualit\u00e9 de l\u2019air est d\u00e9j\u00e0 jug\u00e9e dangereuse. \u00c0 l\u2019extr\u00eame ouest de la zone \u00e9tudi\u00e9e, 12 \u00e0 15% de jours affect\u00e9s par une visibilit\u00e9 horizontale inf\u00e9rieure \u00e0 10 kilom\u00e8tres connaissent des niveaux de concentration sup\u00e9rieurs \u00e0 1000 \u03bcg.m-3. Au centre et \u00e0 l\u2019extr\u00eame-est, ce niveau de concentration de poussi\u00e8re en PST est enregistr\u00e9 respectivement jusqu\u2019\u00e0 plus de 15% et plus de 18% de jours avec pr\u00e9sence de lithom\u00e9t\u00e9ores qui r\u00e9duisent la visibilit\u00e9 \u00e0 moins de 10 kilom\u00e8tres.<\/p>\r\n\r\n<h3>Concentration journali\u00e8re en PM10<\/h3>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La figure 3 ci-dessous pr\u00e9sente la distribution de la fr\u00e9quence des concentrations journali\u00e8res en PM10 de 1965 \u00e0 2013 aux stations nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais retenues dans ce travail. L\u2019intervalle &lt; 150 \u00b5g.m-3 est choisi par le fait que, pour les PM10, la concentration journali\u00e8re limite de 150 \u03bcg.m-3, d\u00e9finie par l\u2019Agence de protection environnementale am\u00e9ricaine (APEA), ne doit pas \u00eatre d\u00e9pass\u00e9e plus d\u2019une fois par an. Il est \u00e0 noter que ce seuil d\u00e9fini par l\u2019APEA reste jusqu\u2019ici retenu comme valeur r\u00e9f\u00e9rence. En partant de cet intervalle (&lt; 150 \u00b5g.m-3), nous pouvons consid\u00e9rer la fr\u00e9quence des concentrations inf\u00e9rieure au seuil; cela signifie, en d\u2019autres termes, que la fr\u00e9quence de la qualit\u00e9 de l\u2019air est jug\u00e9e d\u2019un niveau \u00ab pur \u00bb \u00e0 un niveau \u00ab bon \u00bb. Comme pour les PST, les autres intervalles (150-300; 300-500; 500-750; 750-1000; &gt; 1000 \u00b5g.m-3) sont choisis arbitrairement, mais ils nous permettent d\u2019estimer les valeurs sup\u00e9rieures \u00e0 150 \u00b5g.m-3 \u00e0 diff\u00e9rentes \u00e9chelles. On peut d\u00e8s lors \u00e9valuer le degr\u00e9 de mauvaise qualit\u00e9 de l\u2019air (malsaine, tr\u00e8s malsaine, m\u00e9diocre, dangereuse) au niveau des diff\u00e9rentes stations.<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_110\" align=\"aligncenter\" width=\"753\"]<img class=\"size-full wp-image-110\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Distribution-de-la-fr\u00e9quence-des-concentrations-journali\u00e8res-en-PM10-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-1.jpg\" alt=\"\" width=\"753\" height=\"442\" \/> <strong>Figure 3. <\/strong>Distribution de la fr\u00e9quence des concentrations journali\u00e8res en PM10 aux stations nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais (1965-2013).[\/caption]\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La figure 3 montre la fr\u00e9quence des niveaux de concentration de poussi\u00e8re en PM10 aux stations de Saint-Louis, Podor et Matam obtenue par transformation des donn\u00e9es de visibilit\u00e9 horizontale gr\u00e2ce \u00e0 la relation de D\u2019Almeida (1986). Compar\u00e9es au seuil retenu par les diff\u00e9rentes r\u00e9glementations nationales sur la qualit\u00e9 de l\u2019air qui varie de 50 \u00e0 150 \u03bcg.m-3 suivant les pays, les concentrations journali\u00e8res en PM10, lors d\u2019\u00e9pisodes de lithom\u00e9t\u00e9ores qui r\u00e9duisent la visibilit\u00e9 horizontale \u00e0 moins de 10 kilom\u00e8tres, sont tr\u00e8s pr\u00e9occupantes aux diff\u00e9rentes stations \u00e9tudi\u00e9es. Que ce soit \u00e0 l\u2019extr\u00eame ouest, au centre ou \u00e0 l\u2019est du Nord-S\u00e9n\u00e9gal, la concentration en PM10 est toujours au-dessus du seuil \u00e0 chaque fois que la visibilit\u00e9 horizontale est r\u00e9duite \u00e0 moins de 10 kilom\u00e8tres. Quelle que soit la station consid\u00e9r\u00e9e, 80 \u00e0 85% de jours o\u00f9 la visibilit\u00e9 horizontale est inf\u00e9rieure \u00e0 10 kilom\u00e8tres pour cause de lithom\u00e9t\u00e9ores connaissent des niveaux de concentration en particules fines de 150 \u00e0 500 \u03bcg.m-3. \u00c9tant donn\u00e9 que la qualit\u00e9 de l\u2019air est jug\u00e9e malsaine au-dessus de 150 \u03bcg.m3, elle est consid\u00e9r\u00e9e comme dangereuse quand la concentration en PM10 d\u00e9passe 500 \u03bcg.m-3. Concr\u00e8tement, 12 \u00e0 plus de 13% de jours affect\u00e9s par les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques qui r\u00e9duisent la visibilit\u00e9 au-dessous de 10 km sont marqu\u00e9s par des niveaux de concentration de plus de 1000 \u03bcg.m-3. Les impacts sanitaires de tels niveaux de concentration sont extr\u00eamement lourds pour les populations.<\/p>\r\n\r\n<h3>Concentration mensuelle en PST et PM10<\/h3>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Contrairement aux valeurs journali\u00e8res et annuelles, il n\u2019existe pas de normes nationales pour les concentrations moyennes mensuelles en PST et en PM10. Ces derni\u00e8res sont \u00e9tudi\u00e9es dans ce travail pour suivre leur importance en fonction des saisons (s\u00e8che et de pluies) de l\u2019ann\u00e9e et situer le maxima suivant les mois de l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_111\" align=\"aligncenter\" width=\"821\"]<img class=\"size-full wp-image-111\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Distribution-des-concentrations-mensuelles-en-PST-et-PM10-aux-stations-Nord-du-Sahel-S\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-1.jpg\" alt=\"\" width=\"821\" height=\"544\" \/> <strong>Figure 4. <\/strong>Distribution des concentrations mensuelles en PST et PM10 aux stations nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais (1965-2013).[\/caption]\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">\u00c0 partir de la figure 4, on constate que les concentrations mensuelles en PST varient fortement suivant la saison s\u00e8che et la saison des pluies. Quelle que soit la station consid\u00e9r\u00e9e, le premier maximum est atteint au mois de mars avec un niveau de concentration qui avoisine et d\u00e9passe les 1000 \u03bcg.m3 selon la relation utilis\u00e9e pour la transformation des donn\u00e9es de visibilit\u00e9 horizontale en concentration en particules en suspension totale. Cela ne devrait pas nous surprendre puisque nous sommes en plein c\u0153ur de la saison s\u00e8che durant laquelle les diff\u00e9rentes zones sources sont tr\u00e8s actives. Pendant cette p\u00e9riode de l\u2019ann\u00e9e, le sol est plus ass\u00e9ch\u00e9 et le potentiel de fractions \u00e9rodables y est donc plus disponible. Associ\u00e9es aux vents extr\u00eames, \u00e0 la fois pour l\u2019arrachement de ces particules, mais aussi pour le transport de longue distance, ce sont ces fractions qui justifient de tels niveaux de concentration (D\u2019Almeida et Gaye, 2016). Notons aussi que les conditions m\u00e9t\u00e9orologiques locales en zones de puits (zones de d\u00e9p\u00f4t) sont non seulement favorables au maintien de ces particules dans l\u2019air, mais aussi \u00e0 l\u2019\u00e9rosion \u00e9olienne qui constitue un apport quantitatif non n\u00e9gligeable \u00e0 ces panaches venant des zones sources. Apr\u00e8s cette p\u00e9riode de forte concentration, une baisse s\u2019op\u00e8re \u00e0 partir du mois d\u2019avril jusqu\u2019\u00e0 la fin du mois de juin avant de conna\u00eetre un pic secondaire au d\u00e9but du mois de juillet; lequel correspond, depuis quelques ann\u00e9es, au commencement de la saison des pluies dans cette partie du pays. Cet \u00e9tat de fait ne devrait pas nous surprendre non plus quand on sait que nous sommes en zone sah\u00e9lienne o\u00f9 le d\u00e9but de la saison des pluies est fortement marqu\u00e9 par la fr\u00e9quence des \u00ab haboobs \u00bb qui ressemblent \u00e0 de v\u00e9ritables murs de poussi\u00e8re d\u2019\u00e9paisseur de 1500 \u00e0 2000 m\u00e8tres avec des records \u00e0 5000 m\u00e8tres. Il s\u2019agit des vents extr\u00eamement intenses en termes de capacit\u00e9s d\u2019arrachement du mat\u00e9riel mobilisable et de contribution tr\u00e8s significative \u00e0 la mise en suspension des particules de poussi\u00e8re qui peuvent r\u00e9duire tr\u00e8s fortement la visibilit\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 moins de 100 m\u00e8tres. Apr\u00e8s ce second pic, une baisse tr\u00e8s marqu\u00e9e est not\u00e9e tout au long de la saison des pluies et s\u2019\u00e9tend jusqu\u2019au d\u00e9but du mois de novembre. Deux faits justifient ces faibles niveaux de concentration pendant ces mois de l\u2019hivernage. Le premier fait explicatif est que les sources sah\u00e9liennes ne sont plus actives en cette p\u00e9riode de l\u2019ann\u00e9e du fait qu\u2019elles emp\u00eachent ou r\u00e9duisent tr\u00e8s fortement l\u2019\u00e9rodabilit\u00e9 des sols sous le contr\u00f4le de la mousson et de la pluviom\u00e9trie qui sont des conditions d\u2019humidit\u00e9. Le fait que les sources sahariennes restent les seules potentielles pourvoyeuses d\u2019a\u00e9rosols d\u00e9sertiques diminue donc les quantit\u00e9s transportables de toutes sources confondues. La seconde explication de ces faibles concentrations de poussi\u00e8re est li\u00e9e \u00e0 l\u2019influence de param\u00e8tres m\u00e9t\u00e9orologiques (la direction du vent et la saison) donc aux mouvements du Front Intertropical (FIT) qui freinent la progression des panaches de poussi\u00e8re vers le sud. Quand le FIT atteint sa position la plus haute, les vents de mousson s\u2019opposent \u00e0 la p\u00e9n\u00e9tration de la poussi\u00e8re au sud du Sahara. De plus, la pr\u00e9sence de la pluie entra\u00eene une \u00e9limination de la poussi\u00e8re par le lessivage effectu\u00e9 par l\u2019atmosph\u00e8re. \u00c0 partir du mois de novembre, une nouvelle hausse s\u2019amorce. En fait, il ne s\u2019agit pas d\u2019une nouvelle \u00e9tape du cycle, mais c\u2019est plus le d\u00e9but de la tendance de fortes concentrations qui atteindra son maximum au mois de mars.<\/p>\r\n\r\n<h3>\u00c9volution des concentrations annuelles en PST et PM10<\/h3>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La concentration annuelle moyenne en PST et en PM10S reste fortement influenc\u00e9e par les conditions climatiques. En effet, les ann\u00e9es de s\u00e9cheresse ainsi que les ann\u00e9es suivantes sont fortement marqu\u00e9es par des niveaux de concentration en PST et en PM10. Suite \u00e0 l\u2019obtention des niveaux de concentration de poussi\u00e8re par transformation des donn\u00e9es de visibilit\u00e9, gr\u00e2ce aux relations pr\u00e9c\u00e9demment \u00e9voqu\u00e9es, nous avons calcul\u00e9 les moyennes annuelles de 1965 \u00e0 2014 afin d\u2019observer la tendance sur notre s\u00e9rie dans le but d\u2019observer le comportement qui suit les sous-p\u00e9riodes en fonction des caract\u00e9ristiques climatiques qui les marquent.<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_96\" align=\"aligncenter\" width=\"434\"]<img class=\"size-full wp-image-96\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Concentrations-annuelles-en-PST-et-PM10-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-1965-2013.jpg\" alt=\"\" width=\"434\" height=\"651\" \/> <strong>Figure 5. <\/strong>Concentrations annuelles en PST et PM10 aux stations nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais (1965-2013).[\/caption]\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les valeurs de concentration moyenne annuelle calcul\u00e9es restent tr\u00e8s pr\u00e9occupantes puisqu\u2019elles d\u00e9passent de loin la concentration annuelle de guide de 60-90 \u03bcg.m-3 pour les PST d\u00e9finis par l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 dans ses directives sur la qualit\u00e9 de l\u2019air; et de 40 \u00e0 60 \u03bcg.m-3 pour les PM10 d\u00e9finis par les diff\u00e9rentes r\u00e9glementations nationales sur la qualit\u00e9 de l\u2019air. Ces niveaux de concentration sont beaucoup plus \u00e9lev\u00e9s durant les ann\u00e9es de s\u00e9cheresse ainsi que les ann\u00e9es suivantes. Par exemple, quand on consid\u00e8re la double d\u00e9cennie 1972-1992, qui a constitu\u00e9 une v\u00e9ritable p\u00e9riode s\u00e8che dans ces stations de l\u2019extr\u00eame Nord-S\u00e9n\u00e9gal, les moyennes interannuelles en PST varient respectivement de 730 \u00e0 940 \u03bcg.m-3, de 750 \u00e0 980 \u03bcg.m-3 et de 700 \u00e0 950 \u03bcg.m-3 pour les stations de Saint-Louis, Podor et Matam. Pour les PM10, les moyennes interannuelles y sont respectivement de 510, 512 et 480 \u03bcg.m-3. Certes les niveaux de concentration sont largement plus \u00e9lev\u00e9s durant la p\u00e9riode s\u00e8che de 1972-1992, mais les valeurs restent jusqu\u2019aujourd\u2019hui alarmantes compar\u00e9es aux seuils retenus. Pour preuve, si nous reconsid\u00e9rons la double d\u00e9cennie 1993-2014, les r\u00e9sultats confirment tr\u00e8s clairement cet \u00e9tat de fait. Partout au Nord-S\u00e9n\u00e9gal, jamais la concentration moyenne annuelle n\u2019a \u00e9t\u00e9 de moins de 300 \u03bcg.m-3 en PST; elle est toujours au-dessus de 250 \u03bcg.m-3 en PM10. De 1993 \u00e0 2014, les niveaux de concentration annuelle en PST sont 3 \u00e0 20 fois sup\u00e9rieurs au seuil retenu par l\u2019OMS et ceux en PM10 sont 4 \u00e0 10 fois sup\u00e9rieurs au niveau de concentration d\u00e9fini par les diff\u00e9rentes r\u00e9glementations nationales sur la qualit\u00e9 de l\u2019air.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">En outre, l\u2019application du test de Buishand (1982) t\u00e9moigne de la stationnarit\u00e9 (r\u00e9gularit\u00e9) ou non de ces niveaux de concentration au niveau des diff\u00e9rentes stations de la r\u00e9gion.<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_97\" align=\"aligncenter\" width=\"619\"]<img class=\"size-full wp-image-97\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/R\u00e9sultats-du-test-de-Buishand-appliqu\u00e9-aux-concentrations-en-particules-PST-\u00e0-gauche-et-PM10-\u00e0-droite-dans-les-stations-de-Saint-Louis-Podor-et-Matam-de-1965-\u00e0-2014.jpg\" alt=\"\" width=\"619\" height=\"501\" \/> <strong>Figure 6. <\/strong>R\u00e9sultats du test de Buishand appliqu\u00e9 aux concentrations en particules (PST \u00e0 gauche) et (PM10 \u00e0 droite) dans les stations de Saint-Louis, Podor et Matam de 1965 \u00e0 2014.[\/caption]\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">L\u2019allure de la variable Sk (somme des \u00e9carts \u00e0 la moyenne) de l\u2019ellipse de bois des s\u00e9ries de concentration en particules des stations de Saint-Louis et Podor r\u00e9v\u00e8le \u2013 \u00e9tant donn\u00e9 que plusieurs points correspondent \u00e0 la somme des \u00e9carts cumul\u00e9s \u00e0 la moyenne et sortent des intervalles de confiance qui sont respectivement de 99%, 95% et 90% \u2013 la non-stationnarit\u00e9 (l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9) des variables dans ces deux stations. Par contre, vu que tous les points restent quasiment dans l\u2019intervalle de confiance 99%, l\u2019ellipse de bois des s\u00e9ries de concentration en particules (PST et PM10) de la station de Matam atteste la stationnarit\u00e9 (r\u00e9gularit\u00e9) des concentrations de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques dans cette station. Cette r\u00e9gularit\u00e9 des niveaux de concentration \u00e0 la station de Matam ne devrait en aucun cas nous surprendre, car, quelle que soit la p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e (p\u00e9riode post-s\u00e9cheresse, ann\u00e9es de s\u00e9cheresse et p\u00e9riode actuelle), les cas de d\u00e9flation constituent plus de 70% des lithom\u00e9t\u00e9ores (Gaye, 2017). Or, lorsque l\u2019on compare ces p\u00e9riodes, on constate que la diff\u00e9rence entre les moyennes des cas de d\u00e9flation est n\u00e9gligeable (Gaye, <em>ibid.<\/em>) Du d\u00e9but de notre s\u00e9rie jusqu\u2019\u00e0 la fin, la station de Matam reste majoritairement fournie en chasse-sable aussi bien en saison des pluies qu\u2019en saison s\u00e8che. Serait-il utile de souligner l\u2019importance de sa proximit\u00e9 avec la source sud-ouest mauritanienne \u2013 qui reste dynamique presque toute l\u2019ann\u00e9e sur le plan du potentiel mobilisable et des facteurs n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019arrachage, au soul\u00e8vement et au transport des particules \u2013 entra\u00eene chaque ann\u00e9e d\u2019importants cas de d\u00e9flation? Les stations de Podor et Saint-Louis, qui justifient l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 de leur niveau de concentration par la majeure partie des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques qui les affectent, sont compos\u00e9es par des poussi\u00e8res en suspension en provenance des sources saharo-sah\u00e9liennes dont la quasi-totalit\u00e9 pr\u00e9sente une irr\u00e9gularit\u00e9 dans la production. Par ailleurs, les quantit\u00e9s de particules qui proviennent de ces zones sources et qui constituent les poussi\u00e8res en suspension dans ces deux stations sont transport\u00e9es par l\u2019Harmattan. Or, celui-ci ne pr\u00e9sente pas les m\u00eames caract\u00e9ristiques au cours des ann\u00e9es : son influence varie m\u00eame d\u2019une ann\u00e9e \u00e0 une autre.<\/p>\r\n\r\n<h2>Poussi\u00e8res d\u00e9sertiques et r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 horizontale au nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais<\/h2>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Jusqu\u2019ici, la qualit\u00e9 de la visibilit\u00e9 constitue l\u2019\u00e9l\u00e9ment le plus d\u00e9terminant dans la mise en \u00e9vidence de la pr\u00e9sence des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques et dans l\u2019estimation des niveaux de concentration en particules. Ceci explique que la r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 horizontale soit l\u2019impact environnemental direct des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques. Elle est directement li\u00e9e au pouvoir r\u00e9trodiffusant des poussi\u00e8res et est directement proportionnelle \u00e0 la quantit\u00e9 de particules pr\u00e9sentes dans l\u2019atmosph\u00e8re.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Aux stations nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais, la r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 en raison de la pr\u00e9sence des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques est maximale au c\u0153ur de la journ\u00e9e, aux heures de fr\u00e9quence maximum de lithom\u00e9t\u00e9ore (g\u00e9n\u00e9ralement entre 09 heures et 15 heures). Le minimum de cette r\u00e9duction de visibilit\u00e9 est enregistr\u00e9 au milieu de la nuit, aux heures de fr\u00e9quence minimum des lithom\u00e9t\u00e9ores, g\u00e9n\u00e9ralement entre 21 heures et 03 heures.<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_98\" align=\"aligncenter\" width=\"767\"]<img class=\"size-full wp-image-98\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/\u00c9volution-journali\u00e8re-de-la-r\u00e9duction-de-visibilit\u00e9-horizontale-pour-cause-de-pr\u00e9sence-de-poussi\u00e8res-d\u00e9sertiques-au-Nord-S\u00e9n\u00e9gal-1965-2014.jpg\" alt=\"\" width=\"767\" height=\"463\" \/> <strong>Figure 7. <\/strong>\u00c9volution journali\u00e8re de la r\u00e9duction de visibilit\u00e9 horizontale pour cause de pr\u00e9sence de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques au Nord-S\u00e9n\u00e9gal (1965-2014).[\/caption]\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Nous devons souligner qu\u2019au centre et \u00e0 l\u2019est de la zone, une tr\u00e8s forte r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 horizontale pour cause de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques peut \u00eatre constat\u00e9e un an plus t\u00f4t (d\u00e8s les premi\u00e8res heures de la journ\u00e9e) puisqu\u2019il arrive que des \u00e9v\u00e9nements de lithom\u00e9t\u00e9ores fortement concentr\u00e9s en particules se pr\u00e9sentent \u00e0 ces heures.<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_99\" align=\"aligncenter\" width=\"760\"]<img class=\"size-full wp-image-99\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/R\u00e9partition-journali\u00e8re-pour-cause-de-la-pr\u00e9sence-des-poussi\u00e8res-d\u00e9sertiques-dans-les-stations-de-Saint-Louis-Podor-et-Matam-1965-2014.jpg\" alt=\"\" width=\"760\" height=\"336\" \/> <strong>Figure 8. <\/strong>R\u00e9partition journali\u00e8re de la VV &lt; 10 km, VV &lt; 5 km et VV &lt; 1 km pour cause de la pr\u00e9sence des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques dans les stations de Saint-Louis, Podor et Matam (1965-2014).[\/caption]\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Au nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais, les jours affect\u00e9s par les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques connaissent une visibilit\u00e9 horizontale majoritairement r\u00e9duite \u00e0 moins de 10 km. Aux stations de Saint-Louis, Podor et Matam, la r\u00e9duction \u00e0 cette distance repr\u00e9sente respectivement 55, 65 et 74% de la fr\u00e9quence journali\u00e8re. La r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 \u00e0 moins de 5 km repr\u00e9sente, quant \u00e0 elle, 31, 21 et 11%. Cette r\u00e9duction journali\u00e8re \u00e0 moins de 5 km atteste d\u2019une densit\u00e9 importante de poussi\u00e8re. Il est aussi important de situer le pourcentage de la fr\u00e9quence journali\u00e8re de la r\u00e9duction de visibilit\u00e9 \u00e0 moins de 1 km. La r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 \u00e0 cette distance t\u00e9moigne des concentrations extr\u00eamement \u00e9lev\u00e9es en particules. 14% des jours affect\u00e9s par les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques \u00e0 l\u2019ouest et au centre et 15% \u00e0 l\u2019est de la zone sont marqu\u00e9s par une r\u00e9duction moyenne journali\u00e8re de la visibilit\u00e9 inf\u00e9rieure \u00e0 1 km. En outre, le pourcentage un peu plus \u00e9lev\u00e9 de cette fr\u00e9quence (&lt; 1 km \u00e0 la station de Matam par rapport aux autres stations) s\u2019explique par le fait que cette station pr\u00e9sente plus de cas de d\u00e9flation, notamment des chasse-sable et des temp\u00eates de poussi\u00e8re qui sont associ\u00e9s \u00e0 une forte dynamique \u00e9olienne et qui souvent, en raison des conditions litho-p\u00e9dologiques, entra\u00eenent des concentrations \u00e9lev\u00e9es en particules qui r\u00e9duisent la visibilit\u00e9 \u00e0 cette distance.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Le diagnostic de l\u2019\u00e9volution mensuelle et\/ou saisonni\u00e8re de la fr\u00e9quence de la visibilit\u00e9 r\u00e9duite, du fait de la pr\u00e9sence de ces poussi\u00e8res d\u00e9sertiques, nous a permis de d\u00e9tecter le maximum et le minimum d\u2019\u00e9v\u00e9nements.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Aux stations nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais, c\u2019est au c\u0153ur de la saison s\u00e8che que la pr\u00e9sence des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques r\u00e9duit au maximum la visibilit\u00e9 horizontale avec un pic au mois de mars (figure 9). Durant ce mois, aux stations de Matam et Podor, cette visibilit\u00e9 horizontale est en moyenne (1965-2014) r\u00e9duite \u00e0 moins de 3 km alors que, sur cette m\u00eame s\u00e9rie de 50 ans, elle reste inf\u00e9rieure \u00e0 2 km \u00e0 la station de Saint-Louis. Si nous consid\u00e9rons seulement la visibilit\u00e9 r\u00e9duite \u00e0 moins de 5 km, on constate qu\u2019environ 85% d\u2019\u00e9v\u00e9nements poussi\u00e9reux r\u00e9duisent la visibilit\u00e9 horizontale \u00e0 cette distance au niveau de cette station. Environ 70% et 75% de la pr\u00e9sence de ces lithom\u00e9t\u00e9ores r\u00e9duisent la visibilit\u00e9 horizontale \u00e0 moins de 5 km au mois de mars aux stations de Podor et Matam (figure 9).<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_100\" align=\"aligncenter\" width=\"556\"]<img class=\"size-full wp-image-100\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/\u00c9volution-mensuelle-saisonni\u00e8re-de-la-visibilit\u00e9-r\u00e9duite-pour-cause-de-pr\u00e9sence-de-lithom\u00e9t\u00e9ore-et-fr\u00e9quence-de-la-visibilit\u00e9-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais.jpg\" alt=\"\" width=\"556\" height=\"675\" \/> <strong>Figure 9. <\/strong>\u00c9volution mensuelle\/saisonni\u00e8re de la visibilit\u00e9 (km) r\u00e9duite pour cause de pr\u00e9sence de lithom\u00e9t\u00e9ore et fr\u00e9quence (%) de la visibilit\u00e9 &lt; 5 km aux stations nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais.[\/caption]\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Le maximum de r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 observ\u00e9 au mois de mars est \u00e0 mettre en relation avec l\u2019\u00e9mission des zones sources sah\u00e9lo-sahariennes qui pr\u00e9sentent quasiment toutes le maximum de leur activit\u00e9 en cette p\u00e9riode de l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 horizontale par les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques dans cette partie du pays est minimale de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale en pleine saison des pluies. Au mois d\u2019ao\u00fbt, au centre et \u00e0 l\u2019est, seul 1\u2019\u00e9v\u00e9nement de lithom\u00e9t\u00e9ore sur 10 pr\u00e9sente une r\u00e9duction de visibilit\u00e9 \u00e0 moins de 5\u00a0km. \u00c0 l\u2019ouest, seuls 2 jours de pr\u00e9sence des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques sur 10 sont affect\u00e9s par une visibilit\u00e9 inf\u00e9rieure \u00e0 5\u00a0km au mois d\u2019ao\u00fbt. Ce minima correspond \u00e0 la p\u00e9riode o\u00f9 la quasi-totalit\u00e9 des zones sources pr\u00e9sente une faible \u00e9mission en particules du fait qu\u2019elles sont sous contr\u00f4le de la pluviom\u00e9trie, laquelle engendre des conditions d\u00e9favorables \u00e0 l\u2019arrachement des particules. C\u2019est aussi \u00e0 cette p\u00e9riode de l\u2019ann\u00e9e que le FIT atteint sa position la plus au nord. Cette position, plus au nord, fait que le FIT s\u2019oppose \u00e0 l\u2019avanc\u00e9e des flux de l\u2019Harmattan qui sont les porteurs d\u2019un panache de poussi\u00e8res \u00e9mises en zones sources, ce qui r\u00e9duit ainsi l\u2019arriv\u00e9e de ces derniers dans les r\u00e9gions sud-sah\u00e9liennes et donc au Nord-S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">On comprend ainsi la corr\u00e9lation qui existe entre la distance de r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 horizontale par les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques et l\u2019importance de la concentration en particules de celles-ci.<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_101\" align=\"aligncenter\" width=\"601\"]<img class=\"size-full wp-image-101\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Corr\u00e9lation-visibilit\u00e9-horizontale-r\u00e9duite-et-concentration-en-PST-\u00e0-gauche-et-PM10-\u00e0-droite-aux-stations-de-Saint-Louis-Podor-et-Matam-1965-2014.jpg\" alt=\"\" width=\"601\" height=\"614\" \/> <strong>Figure 10. <\/strong>Corr\u00e9lation visibilit\u00e9 horizontale r\u00e9duite et concentration en PST (\u00e0 gauche) et PM10 (\u00e0 droite) aux stations de Saint-Louis, Podor et Matam (1965-2014).[\/caption]\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Cette corr\u00e9lation est parfaitement attest\u00e9e \u00e0 la figure 10 o\u00f9 l\u2019on observe que les courbes de concentration (en PST et en PM10) et de visibilit\u00e9 horizontale suivent toujours des allures oppos\u00e9es au niveau de chaque station consid\u00e9r\u00e9e. Plus (moins) la concentration en particules est forte, moins (plus) la visibilit\u00e9 est bonne. Le mois de mars qui, comme nous l\u2019avons vu en amont, est le mois de l\u2019ann\u00e9e o\u00f9 la visibilit\u00e9 minimale est en moyenne la plus r\u00e9duite (&lt;\u00a02\u00a0km \u00e0 la station de Saint-Louis, &lt;\u00a03\u00a0km aux stations de Podor et Matam). Cela co\u00efncide parfaitement avec les niveaux mensuels de concentration moyenne en PST (Particules en SuspensionTotale) et en PM10 (Particules en taille tr\u00e8s fine) les plus \u00e9lev\u00e9s de l\u2019ann\u00e9e (respectivement 1597\u00a0\u00b5g.m-3 et 766\u00a0\u00b5g.m-3 \u00e0 la station de Saint-Louis, 1421\u00a0\u00b5g.m-3 et 711\u00a0\u00b5g.m-3 \u00e0 la station de Podor, 1592\u00a0\u00b5g.m-3 et 783\u00a0\u00b5g.m-3 \u00e0 la station de Matam). Le premier minimum observ\u00e9 au mois d\u2019ao\u00fbt, qui caract\u00e9rise le premier mois de l\u2019ann\u00e9e (calendrier) o\u00f9 la visibilit\u00e9 horizontale est moins affect\u00e9e (VV\u00a0&lt;\u00a07\u00a0km \u00e0 la station de Saint-Louis et &lt;\u00a06\u00a0km aux stations de Podor et Matam), correspond au premier minimum de concentration en PST et en PM10 (respectivement 387 et 264\u00a0\u00b5g.m-3 \u00e0 la station de Saint-Louis, 486 et 312\u00a0\u00b5g.m-3 \u00e0 la station de Podor, 508 et 351\u00a0\u00b5g.m-3 \u00e0 la station de Matam). Les mois de janvier et\/ou f\u00e9vrier et les mois d\u2019avril-mai-juin (visibilit\u00e9 r\u00e9duite de moins 4 \u00e0 moins 5\u00a0km), qui marquent la situation interm\u00e9diaire entre les mois \u00e0 visibilit\u00e9 fortement r\u00e9duite et ceux \u00e0 visibilit\u00e9 faiblement affect\u00e9e, constituent sans surprise la transition (600-980\u00a0\u00b5g.m-3 en PST et 350-520\u00a0\u00b5g.m-3 en PM10) entre les mois o\u00f9 les \u00e9v\u00e9nements poussi\u00e9reux sont caract\u00e9ris\u00e9s par les plus fortes concentrations en PST et en PM10; et ceux o\u00f9 la pr\u00e9sence des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques est associ\u00e9e \u00e0 des concentrations en PST et en PM10 les moins fortes de l\u2019ann\u00e9e aux stations de l\u2019extr\u00eame Nord-S\u00e9n\u00e9gal. En outre, le test de corr\u00e9lation de Pearson appliqu\u00e9 \u00e0 ces deux param\u00e8tres indique que <em>r <\/em>est \u00e9gal \u00e0 0.9 pour la station de Saint-Louis, \u00e0 0.93 pour la station de Podor et \u00e0 0.92 pour la station de Matam. Cela confirme parfaitement cette corr\u00e9lation.<\/p>\r\n\r\n<h2>Cons\u00e9quence de la mauvaise visibilit\u00e9 horizontale sur les activit\u00e9s socio\u00e9conomiques au nord du S\u00e9n\u00e9gal<\/h2>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Aux stations nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais, les principales activit\u00e9s socio\u00e9conomiques fr\u00e9quemment affect\u00e9es par la mauvaise visibilit\u00e9 horizontale pour cause de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques, restent le transport routier et les activit\u00e9s commerciales.<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_102\" align=\"aligncenter\" width=\"633\"]<img class=\"size-full wp-image-102\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Activit\u00e9s-de-transport-routier-et-de-commerce-affect\u00e9es-lors-de-la-r\u00e9duction-de-la-visibilit\u00e9-par-les-poussi\u00e8res-d\u00e9sertiques.jpg\" alt=\"\" width=\"633\" height=\"457\" \/> <strong>Figure 11. <\/strong>Activit\u00e9s de transport routier et de commerce affect\u00e9es lors de la r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 par les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques.[\/caption]\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La majeure partie des acteurs du transport routier disent \u00e9prouver d\u2019\u00e9normes difficult\u00e9s de pratique de leurs activit\u00e9s en ces jours de tr\u00e8s fortes concentrations de poussi\u00e8re qui rendent la visibilit\u00e9 mauvaise (figure 7). Au niveau des diff\u00e9rentes stations de la r\u00e9gion, 66 \u00e0 87% des transporteurs routiers interrog\u00e9s affirment que leurs activit\u00e9s sont fortement affect\u00e9es lors des \u00e9pisodes de forte r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 par les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Alors que l\u2019essentiel des commer\u00e7ants enqu\u00eat\u00e9-e-s \u00e0 Saint-Louis se disent fortement affect\u00e9-e-s dans la pratique de leurs activit\u00e9s lors des fortes concentrations en poussi\u00e8re, 25 \u00e0 34% des commer\u00e7ant-e-s \u00e0 Matam et \u00e0 Podor, notamment des boutiquiers et des vendeuses dans les march\u00e9s, notent d\u2019\u00e9normes difficult\u00e9s dans la pratique et l\u2019\u00e9coulement de leurs produits durant les jours o\u00f9 la visibilit\u00e9 horizontale reste tr\u00e8s r\u00e9duite \u00e0 cause de la pr\u00e9sence des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques (figure 11). Cette fr\u00e9quence plus importante des affections \u00e0 l\u2019ouest (station de Saint-Louis) compar\u00e9e au reste de la r\u00e9gion s\u2019explique par le fait que \u2013 contrairement au centre (station de Podor) et \u00e0 l\u2019est (station de Matam) o\u00f9 ces ph\u00e9nom\u00e8nes ont toujours \u00e9t\u00e9 fr\u00e9quents \u00e0 l\u2019ouest, et donc tr\u00e8s connus des populations qui ont su s\u2019adapter \u2013, il s\u2019agit plut\u00f4t d\u2019\u00e9v\u00e9nements irr\u00e9guliers qui n\u2019ont d\u2019ailleurs connu un essor \u00ab consid\u00e9rable \u00bb que r\u00e9cemment. Cette situation constitue alors un v\u00e9ritable probl\u00e8me d\u2019adaptabilit\u00e9 (Gaye, 2017).<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La typologie et la fr\u00e9quence des affections pour le transport routier et les activit\u00e9s de commerce restent diverses, mais identiques partout dans la r\u00e9gion.<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_103\" align=\"aligncenter\" width=\"531\"]<img class=\"size-full wp-image-103\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Types-d\u2019affectation-du-transport-routier-et-des-activit\u00e9s-de-commercel.jpg\" alt=\"\" width=\"531\" height=\"482\" \/> <strong>Figure 12. <\/strong>Types d\u2019affectation du transport routier et des activit\u00e9s de commerce lors des jours de mauvaise visibilit\u00e9 due \u00e0 la pr\u00e9sence des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques \u00e0 l\u2019extr\u00eame nord du S\u00e9n\u00e9gal.[\/caption]\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La majeure partie des transporteurs routiers enqu\u00eat\u00e9s soulignent ne pas pratiquer leurs activit\u00e9s \u00e0 tel niveau de r\u00e9duction de visibilit\u00e9 par les lithom\u00e9t\u00e9ores. Si une bonne partie de ces derniers avancent comme raison qu\u2019il y a moins de passagers, et donc une baisse substantielle de revenus, celle-ci \u00e9vite surtout les risques d\u2019accident. En effet, la teinte jaun\u00e2tre impos\u00e9e par la masse \u00e9norme de particules en suspension dans l\u2019air affaiblit la luminosit\u00e9 du jour, ce qui engendre de v\u00e9ritables dangers de circulation routi\u00e8re : accidents li\u00e9s aux \u00e9ventuels obstacles des routes, collisions entre v\u00e9hicules\u2026<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Du c\u00f4t\u00e9 des acteurs et actrices du commerce, ils et elles sont fr\u00e9quemment expos\u00e9-e-s \u00e0 l\u2019arr\u00eat des activit\u00e9s, sinon \u00e0 une r\u00e9duction de leur dur\u00e9e lors des jours \u00e0 visibilit\u00e9 fortement r\u00e9duite. En effet, 65% des commer\u00e7ant-e-s enqu\u00eat\u00e9-e-s soutiennent arr\u00eater ou ne pas du tout exercer leur commerce lors de ces \u00e9v\u00e9nements alors que 15% soutiennent r\u00e9duire la dur\u00e9e de l\u2019exercice de leurs activit\u00e9s en fonction de la persistance du niveau de concentration. L\u2019arr\u00eat ou la r\u00e9duction de la dur\u00e9e de l\u2019activit\u00e9 conduisent tous \u00e0 une baisse de revenus : cela a un v\u00e9ritable impact \u00e9conomique.<\/p>\r\n\r\n<h2>Discussion et conclusion<\/h2>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">L\u2019\u00e9tude des PM10 r\u00e9v\u00e8le la pr\u00e9sence d\u2019un nombre important d\u2019\u00e9pisodes de poussi\u00e8re qui d\u00e9gradent fortement la qualit\u00e9 de l\u2019air au nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais. En outre, quelle que soit la station consid\u00e9r\u00e9e, environ 80% des jours en pr\u00e9sence des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques d\u00e9passent les limites de la qualit\u00e9 de l\u2019air. Ces observations sont similaires aux r\u00e9sultats obtenus au Burkina Faso par Martiny, Roucou, Pohl, Camberlin et Chiapello (2015). Ces derniers ont mesur\u00e9 les PM10 au Burkina Faso gr\u00e2ce \u00e0 une analyse quart horaire sur une ann\u00e9e d\u2019observation et ont trouv\u00e9 que la valeur symbole de 50 \u00b5g.m-3 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pass\u00e9e dans 91% de cas. Des valeurs similaires \u00e0 ces m\u00eames r\u00e9sultats auraient \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9es ailleurs au Sahel en 2010 par Marticorena <em>et al<\/em>. En 2014, le rapport final de la d\u00e9l\u00e9gation de l\u2019Union europ\u00e9enne au Mali r\u00e9v\u00e8le que la teneur de l\u2019air en PM10 \u00e0 Bamako est plus de 10\u00a0fois sup\u00e9rieure aux normes journali\u00e8res recommand\u00e9es par l\u2019OMS. Ce rapport succ\u00e8de d\u2019ailleurs au travail de Doumbia (2012) qui r\u00e9v\u00e8le des concentrations moyennes journali\u00e8res \u00e0 Bamako s\u2019\u00e9levant \u00e0 504\u00a0\u03bcg\/m\u00b3. L\u2019ensemble de ces r\u00e9sultats reste parfaitement en phase avec nos observations.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Par ailleurs, il a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 que ces fortes concentrations en particules affectent fortement la visibilit\u00e9 horizontale dans le nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais avec des maxima journalier et saisonnier situ\u00e9s respectivement entre 09 et 15 heures (au c\u0153ur de la saison s\u00e8che). Le test de corr\u00e9lation de Pearson appliqu\u00e9 \u00e0 ces deux param\u00e8tres indique que <em>r <\/em>varie entre 0.9 et 0.93 dans cette premi\u00e8re r\u00e9gion sah\u00e9lienne du pays. Ces r\u00e9sultats corroborent les observations de Gac, Carn, Diallo, Orange et Tanre (1986) qui ont effectu\u00e9 une analyse statistique de 760\u00a0couples de mesures quotidiennes au S\u00e9n\u00e9gal sur la concentration des brumes s\u00e8ches et la visibilit\u00e9 horizontale au sol. Ces auteurs ont trouv\u00e9 que ces deux param\u00e8tres climatiques sont interd\u00e9pendants et indiquent, pour un meilleur ajustement \u00e0 Dakar, un coefficient de corr\u00e9lation <em>r <\/em>de 0.97. De telles observations ont \u00e9t\u00e9 faites par D\u2019Almeida (1986) qui, sur plus de 200 observations de visibilit\u00e9 horizontale dans onze stations synoptiques essentiellement r\u00e9parties au sud du Sahara, a trouv\u00e9 une relation entre la concentration de poussi\u00e8re en PM10 et la visibilit\u00e9 horizontale avec un coefficient de d\u00e9termination (<em>r2<\/em>) de 0.95. Plus r\u00e9cemment, les r\u00e9sultats de Dahech et Beltrando (2012) et ceux de De Longueville, Henry et Ozer (2014) viennent renforcer ces observations. Les premiers soulignent qu\u2019au sud de la Tunisie, les jours de vent de sable engendrent une faible visibilit\u00e9 et un ciel souvent voil\u00e9. Ils observent, dans la m\u00eame lanc\u00e9e, que cette visibilit\u00e9 est plus r\u00e9duite en situation de temp\u00eate qu\u2019en situation de chasse-sable. Les seconds ont \u00e9tudi\u00e9 l\u2019impact des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques au B\u00e9nin septentrional et, sans avancer la valeur de la corr\u00e9lation entre les deux param\u00e8tres, ont soulign\u00e9 que ces a\u00e9rosols pr\u00e9sents dans l\u2019atmosph\u00e8re y diminuent la visibilit\u00e9 horizontale.<\/p>\r\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les r\u00e9sultats de cette \u00e9tude s\u2019inscrivent donc dans le sillage de l\u2019ensemble des observations faites au S\u00e9n\u00e9gal et dans plusieurs stations du Sahara et de la r\u00e9gion Sah\u00e9lienne. En outre, la mauvaise visibilit\u00e9 induite par les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques affecte \u00e0 son tour les activit\u00e9s socio\u00e9conomiques dans le nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais, notamment dans les secteurs du transport routier et du commerce. Cependant, les cons\u00e9quences \u00e9conomiques de la pollution de l\u2019air sont tr\u00e8s in\u00e9galement r\u00e9parties dans les diff\u00e9rentes r\u00e9gions du monde (Organisation de coop\u00e9ration et de d\u00e9veloppement \u00e9conomiques, OCDE, 2016). Ceci est d\u2019autant plus v\u00e9rifi\u00e9 que, contrairement \u00e0 cette \u00e9tude, l\u2019essentiel des travaux corr\u00e9lant mauvaise visibilit\u00e9 et activit\u00e9s socio\u00e9conomiques s\u2019est le plus pench\u00e9 sur les cons\u00e9quences dans le domaine du transport a\u00e9rien. C\u2019est le cas \u00e0 Kano au nord du Nigeria (Adefofalu, 1984), en Mauritanie (Salama, Deconinck, Lotfy et Riser, 1991), en Californie (Cahill, Gill, Reid, <a href=\"https:\/\/onlinelibrary.wiley.com\/action\/doSearch?ContribAuthorStored=GEARHART%2C+ELIZABETH+A\">Gearhart<\/a>,\u00a0et <a href=\"https:\/\/onlinelibrary.wiley.com\/action\/doSearch?ContribAuthorStored=GILLETTE%2C+DALE+A\">Gillette<\/a>, 1996). Plus r\u00e9cemment, Ozer (2001) soulignait dans la m\u00eame lanc\u00e9e que la fr\u00e9quence des retards dans le Sahel, les annulations ou encore les d\u00e9tournements d\u2019avion sur d\u2019autres a\u00e9roports sont dus \u00e0 la visibilit\u00e9 m\u00e9diocre. Les rares auteurs ayant \u00e9tudi\u00e9 les impacts de mauvaise visibilit\u00e9 induite par les lithom\u00e9t\u00e9ores sur le transport routier ont \u00e9voqu\u00e9 des risques d\u2019accident de route: cela correspond \u00e0 nos r\u00e9sultats. Ozer (2001) remarque que, pendant la saison s\u00e8che, les accidents de la route mortels sont extr\u00eamement fr\u00e9quents dans les pays sah\u00e9liens du fait de la mauvaise visibilit\u00e9 lors de lithom\u00e9t\u00e9ores fortement denses. D\u2019apr\u00e8s Burritt et Hyers (1981), ces accidents sont tellement fr\u00e9quents en Arizona que des mesures d\u2019alerte de risque potentiel de lithom\u00e9t\u00e9ores ont \u00e9t\u00e9 prises par le <em>Department of Transportation<\/em>. Ces observations confirment alors les r\u00e9ponses avanc\u00e9es par l\u2019essentiel des transporteurs routiers interrog\u00e9s dans cette \u00e9tude. Notons en outre qu\u2019\u00e0 notre connaissance, aucune \u00e9tude n\u2019a jusqu\u2019ici abord\u00e9 les impacts de la mauvaise visibilit\u00e9 horizontale sur les activit\u00e9s de commerce et, par cons\u00e9quent, ce travail ouvrirait une fen\u00eatre sur cet aspect.<\/p>\r\n\r\n<h2>R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Adefofalu, Daniel Oladele. 1984. On bioclimatological aspects of Harmattan dust haze in Nigeria. <em>Archives for Meteorology, Geophysics, and Biovlimatology<\/em>, <em>B<\/em> (33), 387-404.\r\n<a href=\"https:\/\/link.springer.com\/article\/10.1007\/BF02274004\">https:\/\/link.springer.com\/article\/10.1007\/BF02274004<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Ben Mohamed, Abdelkrim, Frangi,\u00a0Jean Pierre, Fontan, Jacques et Druilhet, Aim\u00e9. 1992. Spatial and temporal variations of atmospheric turbidity and related parameters in Niger. <em>Journal of Applied Meteorology<\/em>, <em>31<\/em>, 1286-1294.\r\n<a href=\"https:\/\/journals.ametsoc.org\/doi\/abs\/10.1175\/1520-0450%281992%29031%3C1286%3ASATVOA%3E2.0.CO%3B2\">https:\/\/journals.ametsoc.org\/doi\/abs\/10.1175\/1520-0450%281992%29031%3C1286%3ASATVOA%3E2.0.CO%3B2<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Bertrand, Jean-Joseph. 1976. Visibilit\u00e9 et brume s\u00e8che en Afrique. <em>La M\u00e9t\u00e9orologie<\/em>, <em>6<\/em>, 201-211.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Buishand, T. Adri. 1982. Some methods for testing the homogeneity of rain fall records. <em>Journal of Hydrology<\/em>, <em>58<\/em> (1-2), 11-27.\r\n<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0022-1694(82)90066-X\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0022-1694(82)90066-X<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Burritt, Benjamin Earl et Hyers, Albert D. 1981. Evaluation of Arizona\u2019s highway dust warning system. Dans T. L. Pewe (dir.), <em>Desert dust, origin, characteristic, and effect on man<\/em>, <em>Geological Society of America, 186,<\/em> 281-292.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Cahill, Thomas A., Gill, Thomas E., Reid, Jeffrey S., Gearhart, Elizabeth A.\u00a0et Gillette, Dale A. 1996. Saltating particles, playa crusts and dust aerosols at Owens (dry) Lake, California. <em>Earth Surface Processes and Landforms<\/em>, <em>21<\/em>, 621-639.\r\n<a href=\"https:\/\/onlinelibrary.wiley.com\/doi\/abs\/10.1002\/(SICI)1096-9837(199607)21:7%3C621::AID-ESP661%3E3.0.CO;2-E\">https:\/\/onlinelibrary.wiley.com\/doi\/abs\/10.1002\/(SICI)1096-9837(199607)21:7%3C621::AID-ESP661%3E3.0.CO;2-E<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">D\u2019Almeida, Andr\u00e9 et Gaye, Demba. 2016. Analyse estimative des concentrations en particules de lithom\u00e9t\u00e9ores au Nord-S\u00e9n\u00e9gal de 1965 \u00e0 2013 : \u00e9tude de cas des stations de Saint-Louis, de Podor et de Matam. <em>Revue de g\u00e9ographie du laboratoire Le\u00efdi<\/em>, <em>14<\/em>, 179-200.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">D\u2019Almeida<a href=\"http:\/\/journals.ametsoc.org\/author\/D%27Almeida%2C+Guillaume+A\">,<\/a> Guillaume. 1986. Model for Saharan Dust Transport. <em>Journal of Climate and Applied Meteorology<\/em>, <em>25<\/em>, 903-916.\r\n<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1175\/1520-0450(1986)025%3c0903:AMFSDT%3e2.0.CO;2\">https:\/\/doi.org\/10.1175\/1520-0450(1986)025&lt;0903:AMFSDT&gt;2.0.CO;2<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Dahech, Salem et Beltrando, G\u00e9rard. 2012. Le vent de sable dans le sud tunisien, cons\u00e9quences pour l\u2019homme \u00e0 Sfax. <em>La M\u00e9t\u00e9orologie, Revue de l\u2019atmosph\u00e8re et du climat<\/em>, <em>8<\/em> (79), 40-50.\r\n<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4267\/2042\/48512\">https:\/\/doi.org\/10.4267\/2042\/48512<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">De Longueville, Florence, Henry, Sabine et Ozer, Pierre. 2014. Premi\u00e8re \u00e9valuation des impacts des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques sur la sant\u00e9 des enfants en Afrique de l\u2019ouest : \u00e9tude de cas dans le b\u00e9nin septentrional. Dans P. Camberlin et Y. Richard (dir.), <em>Actes du 27e Colloque International de l\u2019Association Internationale de Climatologie<\/em> (p. 536-542). Dijon, France : Universit\u00e9 de Bourgonge.\r\n<a href=\"http:\/\/hdl.handle.net\/2268\/163276\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">http:\/\/hdl.handle.net\/2268\/163276<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">D\u00e9l\u00e9gation de l\u2019Union Europ\u00e9enne au Mali. 2014. <em>R\u00e9vision du profil environnemental du Mali<\/em>. Rapport final contrat-cadre b\u00e9n\u00e9ficiaires 6.\r\n<a href=\"https:\/\/eeas.europa.eu\/sites\/eeas\/files\/profil_environnemental_du_mali_0.pdf\">https:\/\/eeas.europa.eu\/sites\/eeas\/files\/profil_environnemental_du_mali_0.pdf<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Doumbia, El Hadj Thierno. 2012. Caract\u00e9risation physico-chimique de la pollution atmosph\u00e9rique urbaine en Afrique de l\u2019Ouest et \u00e9tude d\u2019impact sur la sant\u00e9 (th\u00e8se de doctorat). Universit\u00e9 de Toulouse, France.\r\n<a href=\"http:\/\/thesesups.ups-tlse.fr\/1915\/\">http:\/\/thesesups.ups-tlse.fr\/1915\/<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Gac, Jean-Yves, Carn, Michel, Diallo, Mamadou Issa, Orange, Didier et Tanre, Didier. 1986. Corr\u00e9lation entre brumes s\u00e8ches et visibilit\u00e9 horizontale au sol \u00e0 partir de mesures quotidiennes au S\u00e9n\u00e9gal pendant 3 ann\u00e9es. Note pr\u00e9sent\u00e9e par Georges Millot, <em>C. R. Acad. Sc. Paris<\/em>, <em>2<\/em> (11), 1025-1027.\r\n<a href=\"http:\/\/horizon.documentation.ird.fr\/exl-doc\/pleins_textes\/pleins_textes_5\/b_fdi_18-19\/23296.pdf\">http:\/\/horizon.documentation.ird.fr\/exl-doc\/pleins_textes\/pleins_textes_5\/b_fdi_18-19\/23296.pdf<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Gaye, Demba. 2017. <em>Fr\u00e9quence des a\u00e9rosols d\u00e9sertiques dans l\u2019extr\u00eame Nord-S\u00e9n\u00e9gal (Stations de Saint-Louis, Podor et Matam) : effets radiatifs, cons\u00e9quences sur la visibilit\u00e9 horizontale et impacts sanitaires<\/em>. Th\u00e8se de doctorat, Universit\u00e9 Gaston Berger de Saint-Louis.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Marticorena, B\u00e9atrice <em>et al<\/em>. 2010. Temporal variability of mineral dust concentrations over West Africa: analyses of a pluriannual monitoring from the AMMA Sahelian Dust Transect. <em>Atmospheric Chemistry Physics<\/em>, <em>10<\/em> (18), 8899-8915.\r\n<a href=\"https:\/\/www.atmos-chem-phys.net\/10\/8899\/2010\/acp-10-8899-2010.pdf\">https:\/\/www.atmos-chem-phys.net\/10\/8899\/2010\/acp-10-8899-2010.pdf<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Martiny, Nad\u00e8ge, Roucou, Pascal, Pohl, Benjamin, Camberlin, Pierre et Chiapello, Isabelle. 2015. D\u00e9finition d\u2019un \u00e9v\u00e9nement de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques au sahel : apport de nouvelles mesures de PM10 au Burkina Faso.<em> Actes du XXVIIIe Colloque de l\u2019Association Internationale de Climatologie<\/em>, Li\u00e8ge, Belgique.\r\n<a href=\"http:\/\/www.climato.be\/aic\/colloques\/actes\/ACTES_AIC2015\/2%20Climatologie%20appliquee\/031-MARTINY-194-199.pdf\">http:\/\/www.climato.be\/aic\/colloques\/actes\/ACTES_AIC2015\/2%20Climatologie%20appliquee\/031-MARTINY-194-199.pdf<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">OCDE. 2016. <em>Les cons\u00e9quences \u00e9conomiques de la pollution de l\u2019air ext\u00e9rieur<\/em>. Rapport. Paris, France.\r\n<a href=\"https:\/\/www.oecd.org\/fr\/environnement\/indicateurs-modelisation-perspectives\/Consequences-economiques-de-la-pollution-air-exterieur-essentiel-strategique-web.pdf\">https:\/\/www.oecd.org\/fr\/environnement\/indicateurs-modelisation-perspectives\/Consequences-economiques-de-la-pollution-air-exterieur-essentiel-strategique-web.pdf<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Ozer, Pierre. 2001. Les Lithom\u00e9t\u00e9ores en r\u00e9gion sah\u00e9lienne, un indicateur climatique de la d\u00e9sertification, GEO-ECO-TROP.<em>\u00a0Revue internationale d\u2019\u00e9cologie et de g\u00e9ographie tropicales, 24<\/em>, 327 p<em>.<\/em><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Salama, Moha, Deconinck, Jean-No\u00ebl, Lotfy, Morad Famy et Riser, Jean. 1991. L\u2019ensablement \u00e0 Nouakchott: exemple de l\u2019a\u00e9roport. <em>S\u00e9cheresse<\/em>, <em>2<\/em> (2), 101-109.\r\n<a href=\"http:\/\/www.secheresse.info\/spip.php?article7139\">http:\/\/www.secheresse.info\/spip.php?article7139<\/a><\/p>","rendered":"<div class=\"metadata\">\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9&nbsp;: <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques constituent depuis plusieurs d\u00e9cennies de v\u00e9ritables types de temps caract\u00e9ristiques des r\u00e9gions arides et semi-arides. Le nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais en a connu au courant du dernier demi-si\u00e8cle (1965-2014) une fr\u00e9quence importante avec des \u00e9pisodes d\u00e9gradant fortement la qualit\u00e9 de l\u2019air. L\u2019analyse des valeurs de concentrations en particules fines (PM10), obtenues aux diff\u00e9rentes stations de la r\u00e9gion, r\u00e9v\u00e8le que, comparativement aux normes d\u00e9finies par l\u2019OMS et \u00e0 la norme s\u00e9n\u00e9galaise sur la qualit\u00e9 de l\u2019air, plus de 80% et 60 \u00e0 70% d\u2019\u00e9pisodes de poussi\u00e8re y d\u00e9gradent fortement la qualit\u00e9 de l\u2019air. Les r\u00e9sultats de cette \u00e9tude montrent que ces \u00e9v\u00e9nements de pollutions lithom\u00e9t\u00e9oriques affectent v\u00e9ritablement la visibilit\u00e9 horizontale dans cette partie sah\u00e9lienne du S\u00e9n\u00e9gal. L\u2019application du test de Pearson aux donn\u00e9es de concentration en PM10 et de visibilit\u00e9 minimale lors des \u00e9v\u00e9nements de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques indique une tr\u00e8s forte corr\u00e9lation (<em>r <\/em>\u00e9gale \u00e0 0.9 pour la station de Saint-Louis, \u00e0 0.93 pour la station de Podor et \u00e0 0.92 pour la station de Matam) entre les deux param\u00e8tres. L\u2019enqu\u00eate de vuln\u00e9rabilit\u00e9 r\u00e9v\u00e8le que le secteur du transport routier et les activit\u00e9s de commerce sont \u00e0 leur tour fr\u00e9quemment affect\u00e9s lors des jours \u00e0 mauvaise visibilit\u00e9 horizontale induite par la pr\u00e9sence de lithom\u00e9t\u00e9ores. Ce qui a, d\u00e8s lors, de v\u00e9ritables cons\u00e9quences socio-\u00e9conomiques pour cette partie du\u00a0 Sahel s\u00e9n\u00e9galais.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Mots-cl\u00e9s&nbsp;: <\/strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/consequence\/\">Cons\u00e9quence<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/poussieres-desertiques\/\">Poussi\u00e8res d\u00e9sertiques<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/qualite-de-lair\/\">Qualit\u00e9 de l\u2019air<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/sahel-senegalais\/\">Sahel-s\u00e9n\u00e9galais<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/visibilite\/\">Visibilit\u00e9<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Abstract&nbsp;: <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">For several decades, desert dust has been a real weather type characteristic of arid and semi-arid regions. The northern Sahel-Senegal region has experienced a significant frequency of such events over the last half-century (1965\u20132014), with episodes severely degrading air quality. Analysis of the fine particulate matter (PM10) concentration values obtained at the various stations in the region shows that, compared to the standards defined by WHO and the Senegalese air quality standard, more than 80% and 60% to 70% of dust episodes significantly degrade air quality there. The results of this study show that these litho meter pollution events really affect horizontal visibility in this Sahelian part of Senegal. The application of the Pearson test to PM10 concentration and minimum visibility data during desert dust events indicates a very high correlation (r equal to 0.9 for the Saint-Louis station, 0.93 for the Podor station and 0.92 for the Matam station) between the two parameters. The vulnerability survey reveals that the road transport sector and trade activities are in turn frequently affected on days with poor horizontal visibility induced by the presence of litho meters. This has, therefore, real socio-economic consequences for this part of the Sahel-Senegal region.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Keywords&nbsp;: <\/strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/air-quality\/\">Air quality<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/desert-dust\/\">Desert dust<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/horizontal-visibility\/\">Horizontal visibility<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/senegalese-sahel\/\">Senegalese Sahel<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/socio-economic-impact\/\">Socio-economic impact<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Historique de l&rsquo;article<\/strong><br \/><strong>Date de r\u00e9ception&nbsp;: <\/strong>13 f\u00e9vrier 2019<br \/><strong>Date d&rsquo;acceptation&nbsp;: <\/strong>5 septembre 2019<br \/><strong>Date de publication&nbsp;: <\/strong>15 octobre 2019<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Type de texte&nbsp;: <\/strong>Article<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Introduction<\/h2>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La zone d\u2019\u00e9tude de cet article couvre les stations synoptiques de Matam, Podor et Saint-Louis que je consid\u00e8re ici comme une v\u00e9ritable r\u00e9gion du nord du S\u00e9n\u00e9gal. Il s\u2019agit de la premi\u00e8re bande du pays r\u00e9ceptrice des influences climatiques du Sahara et du Sahel. Sa particularit\u00e9 r\u00e9side dans sa diversit\u00e9 climatique. En effet, si sa partie ouest se distingue par son climat doux, son centre et surtout son extr\u00e9mit\u00e9 est sont en grande partie sous l\u2019influence de l\u2019Aliz\u00e9 continental (Harmattan) chaud et sec. C\u2019est du c\u00f4t\u00e9 pluviom\u00e9trique que r\u00e9side l\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de la r\u00e9gion. Cette partie du S\u00e9n\u00e9gal se caract\u00e9rise, dans sa g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9, par la faible hauteur de ses pr\u00e9cipitations annuelles, avec une alternance d\u2019ann\u00e9es exc\u00e9dentaires et d\u00e9ficitaires.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Parall\u00e8lement au caract\u00e8re pluviom\u00e9trique, les \u00e9v\u00e9nements de lithom\u00e9t\u00e9ore (brume s\u00e8che, brume de poussi\u00e8re, vent de sable et temp\u00eate de poussi\u00e8re) sont devenus de v\u00e9ritables types de temps caract\u00e9ristiques de cette r\u00e9gion. G\u00e9n\u00e9ralement, depuis l\u2019avant-s\u00e9cheresse, une dizaine, voire plusieurs dizaines, d\u2019\u00e9pisodes affectent chaque ann\u00e9e cette partie du pays. De par leur fr\u00e9quence et leur niveau de concentration \u00e9lev\u00e9 en particules, l\u2019essentiel de ces \u00e9pisodes, notamment les PM10, d\u00e9gradent fortement la qualit\u00e9 de l\u2019air. En outre, la cons\u00e9quence premi\u00e8re, du moins la plus manifeste de ces \u00e9v\u00e9nements de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques, reste la r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 horizontale qui constitue par ailleurs, m\u00eame jusqu\u2019ici, le premier crit\u00e8re de d\u00e9termination de la pr\u00e9sence de lithom\u00e9t\u00e9ores. De nombreux travaux, notamment ceux qui portent sur la r\u00e9gion sah\u00e9lienne, ont montr\u00e9 que la mauvaise visibilit\u00e9 horizontale induite par la pr\u00e9sence de lithom\u00e9t\u00e9ores impacte, sinon est susceptible d\u2019impacter la pratique des activit\u00e9s socio\u00e9conomiques. Ces impacts restent cependant tr\u00e8s in\u00e9galement r\u00e9partis dans les diff\u00e9rentes r\u00e9gions suivant les types d\u2019activit\u00e9s susceptibles d\u2019\u00eatre expos\u00e9es. Si la majeure partie de ces recherches d\u00e9signent le transport a\u00e9rien \u2013 parce que les zones \u00e9tudi\u00e9es abritent les principaux sites a\u00e9roportuaires o\u00f9 les flux a\u00e9riens restent importants \u2013, au nord du S\u00e9n\u00e9gal par contre, c\u2019est plut\u00f4t le secteur du transport routier et les activit\u00e9s commerciales qui souffrent principalement de la mauvaise visibilit\u00e9 horizontale due \u00e0 la pr\u00e9sence des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques.<\/p>\n<figure id=\"attachment_92\" aria-describedby=\"caption-attachment-92\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-92\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Localisation-de-la-zone-d\u2019\u00e9tude-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-300x211.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"211\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Localisation-de-la-zone-d\u2019\u00e9tude-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-300x211.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Localisation-de-la-zone-d\u2019\u00e9tude-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-65x46.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Localisation-de-la-zone-d\u2019\u00e9tude-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-225x159.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Localisation-de-la-zone-d\u2019\u00e9tude-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais.jpg 335w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-92\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Figure 1. <\/strong>Localisation de la zone d\u2019\u00e9tude (nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais). Cette figure et les suivantes ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es par l&rsquo;auteur.<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">L\u2019objectif de cette \u00e9tude est de v\u00e9rifier les \u00e9v\u00e9nements de pollution particulaire qui d\u00e9gradent la qualit\u00e9 de l\u2019air au nord du S\u00e9n\u00e9gal et de d\u00e9finir les impacts environnementaux et socio\u00e9conomiques qui en d\u00e9coulent. Il s\u2019agit donc :<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify\">\n<p class=\"indent\">d\u2019estimer, \u00e0 partir des donn\u00e9es de la visibilit\u00e9 minimale due \u00e0 la pr\u00e9sence des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques aux stations nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais, les niveaux de concentration en PST et PM10 de ces lithom\u00e9t\u00e9ores;<\/p>\n<\/li>\n<li style=\"text-align: justify\">\n<p class=\"indent\">d\u2019\u00e9tudier la r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 horizontale journali\u00e8re et saisonni\u00e8re par les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques aux diff\u00e9rentes stations nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais;<\/p>\n<\/li>\n<li style=\"text-align: justify\">\n<p class=\"indent\">de v\u00e9rifier la corr\u00e9lation entre concentration en particules de lithom\u00e9t\u00e9ores et r\u00e9duction de visibilit\u00e9 horizontale aux stations nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais sur la p\u00e9riode allant de 1965 \u00e0 2014;<\/p>\n<\/li>\n<li style=\"text-align: justify\">\n<p class=\"indent\">de d\u00e9crire et d\u2019analyser les cons\u00e9quences des fortes r\u00e9ductions de la visibilit\u00e9 horizontale (mauvaise visibilit\u00e9) sur les activit\u00e9s socio\u00e9conomiques au nord Sahel s\u00e9n\u00e9galais.<\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>D\u00e9marche m\u00e9thodologique<\/h2>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Sur la base des mesures de visibilit\u00e9 minimale r\u00e9duite par les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques dans l\u2019air, j\u2019ai estim\u00e9 les niveaux de concentration en PST et en particules dont la taille est inf\u00e9rieure \u00e0 10 \u00b5m (PM10) aux stations synoptiques de Saint-Louis, Podor et Matam \u2013 retenues dans le cadre de ce travail \u2013 pour \u00e9tudier les fr\u00e9quences des lithom\u00e9t\u00e9ores dans le nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais. Ces estimations des niveaux de concentration sont faites en appliquant les relations de Bertrand (1976) et Ben Mohamed,<a href=\"https:\/\/journals.ametsoc.org\/author\/Frangi%2C+J-P\"> Frangi<\/a>, <a href=\"https:\/\/journals.ametsoc.org\/author\/Fontan%2C+J\">Fontan<\/a> et <a href=\"https:\/\/journals.ametsoc.org\/author\/Druilhet%2C+A\">Druilhet<\/a> (1992) pour ce qui concerne les PST et la relation de D\u2019Almeida (1986) pour ce qui est des PM10. Sur la base de ces relations (tableau 1), j\u2019ai transform\u00e9 les donn\u00e9es de visibilit\u00e9 minimale de nos stations d\u2019\u00e9tude en concentration en particules de PST et en concentration en particules de PM10.<\/p>\n<table class=\"aligncenter\">\n<caption>Tableau 1. Relation entre la visibilit\u00e9 horizontale (VV en Km) et la concentration en PST ou PM10 (C en \u03bcg.m-3)<\/caption>\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<p class=\"indent\"><strong>Relation <\/strong><\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p class=\"indent\"><strong>Concentration concern\u00e9e <\/strong><\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p class=\"indent\"><strong>Auteurs <\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<p class=\"indent\">C = 1 897 VV-0,91<\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p class=\"indent\">PST<\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p class=\"indent\">Bertrand (1976)<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<p class=\"indent\">C = 1 339,84 VV-0,67<\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p class=\"indent\">PST<\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p class=\"indent\">Ben Mohamed et al. (1992)<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<p class=\"indent\">C = 914,06 VV-0,73 + 19,03<\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p class=\"indent\">PM10<\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p class=\"indent\">D\u2019Almeida (1986)<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">L\u2019\u00e9tude couvre la longue p\u00e9riode 1965-2014 et concerne seulement les visibilit\u00e9s minimales r\u00e9duites par les lithom\u00e9t\u00e9ores \u00e0 moins de 10 kilom\u00e8tres, car au-del\u00e0 l\u2019air est suppos\u00e9 \u00ab\u00a0pur\u00a0\u00bb. Notons que ces donn\u00e9es de visibilit\u00e9 sont mesur\u00e9es par les observateurs de l\u2019ANACIM (Agence nationale de l\u2019aviation civile et de la m\u00e9t\u00e9orologie) du S\u00e9n\u00e9gal. Les mesures sont faites suivant l\u2019emplacement d\u2019un objet noir de dimensions appropri\u00e9es \u00e0 proximit\u00e9 du plan horizontal o\u00f9 l\u2019observateur se trouve et suivant des distances d\u00e9finies. De nuit, les m\u00eames proc\u00e9d\u00e9s sont adopt\u00e9s en augmentant cette fois-ci l\u2019illumination g\u00e9n\u00e9rale jusqu\u2019\u00e0 atteindre l\u2019intensit\u00e9 normale de la lumi\u00e8re du jour.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">\u00c0 la suite de l\u2019estimation des niveaux de concentrations en PST et en PM10, j\u2019ai proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la v\u00e9rification de la r\u00e9gularit\u00e9 de ces \u00e9v\u00e9nements de panaches de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques dans chacune de nos stations. Le test de Buishand a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9 sur les fr\u00e9quences annuelles \u00e0 l\u2019aide du logiciel de l\u2019IRD Khronostat. L\u2019une des fonctions principales de ce test est de t\u00e9moigner, \u00e0 travers l\u2019allure de l\u2019ellipse de bois, la stationnarit\u00e9 (r\u00e9gularit\u00e9) d\u2019une variable dans une station. En effet, moins des points correspondant \u00e0 la somme des \u00e9carts cumul\u00e9s \u00e0 la moyenne sortent des intervalles de confiance qui sont respectivement de 99%, 95% et 90%, plus la variable \u00e9tudi\u00e9e est stationnaire (r\u00e9guli\u00e8re).<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Pour v\u00e9rifier la r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 horizontale par les \u00e9v\u00e9nements de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques dans chacune des stations de la zone, j\u2019ai d\u2019abord proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une analyse au pas de temps journalier et mensuel\/saisonnier. Le but est de voir \u00e0 quelle p\u00e9riode de la journ\u00e9e et de l\u2019ann\u00e9e la visibilit\u00e9 horizontale est la plus affect\u00e9e par ces \u00e9v\u00e9nements de lithom\u00e9t\u00e9ore. Ensuite, j\u2019ai \u00e9tudi\u00e9 la fr\u00e9quence de la visibilit\u00e9 r\u00e9duite \u00e0 10\u00a0km, \u00e0 5\u00a0km et \u00e0 1\u00a0km. La premi\u00e8re raison est que ces distances sont r\u00e9v\u00e9latrices de l\u2019importance de la d\u00e9gradation de l\u2019air et la seconde raison, la plus importante d\u2019ailleurs, r\u00e9side dans les \u00e9ventuels impacts, notamment sur les activit\u00e9s socio\u00e9conomiques qui d\u00e9pendent de la distance \u00e0 laquelle la visibilit\u00e9 est r\u00e9duite par les lithom\u00e9t\u00e9ores. Enfin, j\u2019ai v\u00e9rifi\u00e9 la corr\u00e9lation entre visibilit\u00e9 horizontale r\u00e9duite et concentration en PM10 aux stations de Saint-Louis, Podor et Matam sur la p\u00e9riode d\u2019observation. \u00c0 l\u2019aide du logiciel Khronostat, le test de corr\u00e9lation <em>r <\/em>de Pearson, dont la formule est pr\u00e9sent\u00e9e ci-dessous, a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9.<\/p>\n<p class=\"indent\">avec :<\/p>\n<p class=\"indent\">Cov (XY) : covariance de XY;<\/p>\n<p class=\"indent\">\u03c3x : \u00e9cart-type de X;<\/p>\n<p class=\"indent\">\u03c3y : \u00e9cart-type de Y.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">L\u2019objectif de cet exercice est de v\u00e9rifier l\u2019intensit\u00e9 des liens qui existeraient entre ces deux param\u00e8tres dans cette partie sah\u00e9lienne du S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Pour d\u00e9gager les cons\u00e9quences de la mauvaise visibilit\u00e9 horizontale due \u00e0 ces \u00e9v\u00e9nements de lithom\u00e9t\u00e9ore sur les activit\u00e9s socio\u00e9conomiques dans cette r\u00e9gion septentrionale du S\u00e9n\u00e9gal, j\u2019ai effectu\u00e9 une enqu\u00eate de vuln\u00e9rabilit\u00e9 en utilisant un questionnaire adress\u00e9 aux acteurs et actrices concern\u00e9-e-s, notamment les transporteurs routiers et les commer\u00e7ant-e-s (boutiquier-e-s, vendeurs et vendeuses dans les march\u00e9s) dont les secteurs d\u2019activit\u00e9 semblent les plus expos\u00e9s aux \u00e9v\u00e8nements de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques. Au total, 90 personnes ont \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9es \u00e0 raison de 45 pour chaque cat\u00e9gorie d\u2019enqu\u00eat\u00e9-e-s. L\u2019enqu\u00eate avait pour but de savoir (1) si leurs activit\u00e9s sont affect\u00e9es par les fortes r\u00e9ductions de visibilit\u00e9 caus\u00e9es par les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques, (2) de quelle mani\u00e8re et (3) quels en sont les effets.<\/p>\n<h2>Niveaux de concentration en particules de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques<\/h2>\n<h3>Concentration journali\u00e8re en PST<\/h3>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La figure 2 ci-dessous pr\u00e9sente la distribution des concentrations journali\u00e8res en PST \u00e0 nos diff\u00e9rentes stations d\u2019\u00e9tude de 1965 \u00e0 2013. L\u2019intervalle\u00a0&lt;\u00a0300\u00a0\u00b5g.m-3 est choisi par le fait que, pour les PST, le seuil retenu par les diff\u00e9rentes directives nationales sur la qualit\u00e9 de l\u2019air est habituellement une concentration journali\u00e8re de 300\u00a0\u03bcg.m-3 ne peut \u00eatre d\u00e9pass\u00e9e qu\u2019un certain nombre de jours par an, ce qui nous permet ainsi de consid\u00e9rer la fr\u00e9quence des concentrations inf\u00e9rieures \u00e0 ce seuil. Autrement dit, la fr\u00e9quence de la qualit\u00e9 de l\u2019air est jug\u00e9e excellente \u00e0 la moyenne. Les autres intervalles (300-500; 500-750; 750-1000; &gt;\u00a01000\u00a0\u00b5g.m-3) sont choisis arbitrairement, mais l\u2019objectif est d\u2019estimer les valeurs sup\u00e9rieures \u00e0 300\u00a0\u00b5g.m-3 \u00e0 diff\u00e9rentes \u00e9chelles, ce qui nous permet d\u2019\u00e9valuer les niveaux de concentration sup\u00e9rieurs \u00e0 la limite du seuil de fa\u00e7on plus d\u00e9taill\u00e9e.<\/p>\n<figure id=\"attachment_108\" aria-describedby=\"caption-attachment-108\" style=\"width: 721px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-108\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Distribution-de-la-fr\u00e9quence-des-concentrations-journali\u00e8res-en-PST-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-N.jpg\" alt=\"\" width=\"721\" height=\"424\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Distribution-de-la-fr\u00e9quence-des-concentrations-journali\u00e8res-en-PST-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-N.jpg 721w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Distribution-de-la-fr\u00e9quence-des-concentrations-journali\u00e8res-en-PST-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-N-300x176.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Distribution-de-la-fr\u00e9quence-des-concentrations-journali\u00e8res-en-PST-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-N-65x38.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Distribution-de-la-fr\u00e9quence-des-concentrations-journali\u00e8res-en-PST-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-N-225x132.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Distribution-de-la-fr\u00e9quence-des-concentrations-journali\u00e8res-en-PST-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-N-350x206.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 721px) 100vw, 721px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-108\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Figure 2. <\/strong>Distribution de la fr\u00e9quence des concentrations journali\u00e8res en PST aux stations nord du\u00a0\u00a0 Sahel s\u00e9n\u00e9galais (1965-2013).<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La figure 2 r\u00e9v\u00e8le quelles valeurs journali\u00e8res, lors d\u2019\u00e9pisodes de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques qui r\u00e9duisent la visibilit\u00e9 horizontale \u00e0 moins de 10 kilom\u00e8tres, sont tr\u00e8s pr\u00e9occupantes pour les diff\u00e9rentes stations \u00e9tudi\u00e9es lorsqu\u2019on les compare au seuil retenu par les diff\u00e9rentes directives nationales (de plusieurs pays) sur la qualit\u00e9 de l\u2019air. Cette derni\u00e8re est habituellement une concentration journali\u00e8re en PST de 300 \u03bcg.m-3 qui ne peut \u00eatre d\u00e9pass\u00e9e qu\u2019un certain nombre de jours par an.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">\u00c0 l\u2019extr\u00eame ouest du Nord-S\u00e9n\u00e9gal, repr\u00e9sent\u00e9 ici par la station de Saint-Louis, 79,5 \u00e0 99% de jours \u00e0 visibilit\u00e9 horizontale inf\u00e9rieure \u00e0 10 kilom\u00e8tres sont marqu\u00e9s par des niveaux de concentration largement au-dessus du seuil retenu. Au centre et \u00e0 l\u2019extr\u00eame-est de la zone d\u2019\u00e9tude, repr\u00e9sent\u00e9s respectivement par les stations de Podor et de Matam, les valeurs sont \u00e9galement inqui\u00e9tantes. Ici aussi, le seuil retenu est largement d\u00e9pass\u00e9 et quand on consid\u00e8re uniquement l\u2019\u00e9quation de Bertrand, environ 85% de jours affect\u00e9s par les lithom\u00e9t\u00e9ores sont caract\u00e9ris\u00e9s par des niveaux de concentration largement au-dessus du seuil retenu pour les PST. Mieux encore, l\u2019application de l\u2019\u00e9quation de Ben Mohamed et al. r\u00e9v\u00e8le toujours des concentrations sup\u00e9rieures \u00e0 300 \u03bcg.m-3 \u00e0 chaque fois que les panaches de poussi\u00e8re r\u00e9duisent la visibilit\u00e9 horizontale \u00e0 moins de 10 kilom\u00e8tres. Il est aussi important \u00e0 souligner que la fr\u00e9quence non n\u00e9gligeable d\u2019\u00e9pisodes critiques, du point de vue de l\u2019intensit\u00e9, r\u00e9duit la visibilit\u00e9 \u00e0 moins de 1000 m\u00e8tres et est marqu\u00e9e par des niveaux de concentration de poussi\u00e8re en PST sup\u00e9rieurs \u00e0 1000 g.m-3. Cette valeur est elle aussi inqui\u00e9tante puisqu\u2019\u00e0 500 \u03bcg.m-3, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 \u00bd de cette valeur, la qualit\u00e9 de l\u2019air est d\u00e9j\u00e0 jug\u00e9e dangereuse. \u00c0 l\u2019extr\u00eame ouest de la zone \u00e9tudi\u00e9e, 12 \u00e0 15% de jours affect\u00e9s par une visibilit\u00e9 horizontale inf\u00e9rieure \u00e0 10 kilom\u00e8tres connaissent des niveaux de concentration sup\u00e9rieurs \u00e0 1000 \u03bcg.m-3. Au centre et \u00e0 l\u2019extr\u00eame-est, ce niveau de concentration de poussi\u00e8re en PST est enregistr\u00e9 respectivement jusqu\u2019\u00e0 plus de 15% et plus de 18% de jours avec pr\u00e9sence de lithom\u00e9t\u00e9ores qui r\u00e9duisent la visibilit\u00e9 \u00e0 moins de 10 kilom\u00e8tres.<\/p>\n<h3>Concentration journali\u00e8re en PM10<\/h3>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La figure 3 ci-dessous pr\u00e9sente la distribution de la fr\u00e9quence des concentrations journali\u00e8res en PM10 de 1965 \u00e0 2013 aux stations nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais retenues dans ce travail. L\u2019intervalle &lt; 150 \u00b5g.m-3 est choisi par le fait que, pour les PM10, la concentration journali\u00e8re limite de 150 \u03bcg.m-3, d\u00e9finie par l\u2019Agence de protection environnementale am\u00e9ricaine (APEA), ne doit pas \u00eatre d\u00e9pass\u00e9e plus d\u2019une fois par an. Il est \u00e0 noter que ce seuil d\u00e9fini par l\u2019APEA reste jusqu\u2019ici retenu comme valeur r\u00e9f\u00e9rence. En partant de cet intervalle (&lt; 150 \u00b5g.m-3), nous pouvons consid\u00e9rer la fr\u00e9quence des concentrations inf\u00e9rieure au seuil; cela signifie, en d\u2019autres termes, que la fr\u00e9quence de la qualit\u00e9 de l\u2019air est jug\u00e9e d\u2019un niveau \u00ab pur \u00bb \u00e0 un niveau \u00ab bon \u00bb. Comme pour les PST, les autres intervalles (150-300; 300-500; 500-750; 750-1000; &gt; 1000 \u00b5g.m-3) sont choisis arbitrairement, mais ils nous permettent d\u2019estimer les valeurs sup\u00e9rieures \u00e0 150 \u00b5g.m-3 \u00e0 diff\u00e9rentes \u00e9chelles. On peut d\u00e8s lors \u00e9valuer le degr\u00e9 de mauvaise qualit\u00e9 de l\u2019air (malsaine, tr\u00e8s malsaine, m\u00e9diocre, dangereuse) au niveau des diff\u00e9rentes stations.<\/p>\n<figure id=\"attachment_110\" aria-describedby=\"caption-attachment-110\" style=\"width: 753px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-110\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Distribution-de-la-fr\u00e9quence-des-concentrations-journali\u00e8res-en-PM10-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-1.jpg\" alt=\"\" width=\"753\" height=\"442\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Distribution-de-la-fr\u00e9quence-des-concentrations-journali\u00e8res-en-PM10-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-1.jpg 753w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Distribution-de-la-fr\u00e9quence-des-concentrations-journali\u00e8res-en-PM10-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-1-300x176.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Distribution-de-la-fr\u00e9quence-des-concentrations-journali\u00e8res-en-PM10-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-1-65x38.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Distribution-de-la-fr\u00e9quence-des-concentrations-journali\u00e8res-en-PM10-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-1-225x132.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Distribution-de-la-fr\u00e9quence-des-concentrations-journali\u00e8res-en-PM10-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-1-350x205.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 753px) 100vw, 753px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-110\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Figure 3. <\/strong>Distribution de la fr\u00e9quence des concentrations journali\u00e8res en PM10 aux stations nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais (1965-2013).<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La figure 3 montre la fr\u00e9quence des niveaux de concentration de poussi\u00e8re en PM10 aux stations de Saint-Louis, Podor et Matam obtenue par transformation des donn\u00e9es de visibilit\u00e9 horizontale gr\u00e2ce \u00e0 la relation de D\u2019Almeida (1986). Compar\u00e9es au seuil retenu par les diff\u00e9rentes r\u00e9glementations nationales sur la qualit\u00e9 de l\u2019air qui varie de 50 \u00e0 150 \u03bcg.m-3 suivant les pays, les concentrations journali\u00e8res en PM10, lors d\u2019\u00e9pisodes de lithom\u00e9t\u00e9ores qui r\u00e9duisent la visibilit\u00e9 horizontale \u00e0 moins de 10 kilom\u00e8tres, sont tr\u00e8s pr\u00e9occupantes aux diff\u00e9rentes stations \u00e9tudi\u00e9es. Que ce soit \u00e0 l\u2019extr\u00eame ouest, au centre ou \u00e0 l\u2019est du Nord-S\u00e9n\u00e9gal, la concentration en PM10 est toujours au-dessus du seuil \u00e0 chaque fois que la visibilit\u00e9 horizontale est r\u00e9duite \u00e0 moins de 10 kilom\u00e8tres. Quelle que soit la station consid\u00e9r\u00e9e, 80 \u00e0 85% de jours o\u00f9 la visibilit\u00e9 horizontale est inf\u00e9rieure \u00e0 10 kilom\u00e8tres pour cause de lithom\u00e9t\u00e9ores connaissent des niveaux de concentration en particules fines de 150 \u00e0 500 \u03bcg.m-3. \u00c9tant donn\u00e9 que la qualit\u00e9 de l\u2019air est jug\u00e9e malsaine au-dessus de 150 \u03bcg.m3, elle est consid\u00e9r\u00e9e comme dangereuse quand la concentration en PM10 d\u00e9passe 500 \u03bcg.m-3. Concr\u00e8tement, 12 \u00e0 plus de 13% de jours affect\u00e9s par les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques qui r\u00e9duisent la visibilit\u00e9 au-dessous de 10 km sont marqu\u00e9s par des niveaux de concentration de plus de 1000 \u03bcg.m-3. Les impacts sanitaires de tels niveaux de concentration sont extr\u00eamement lourds pour les populations.<\/p>\n<h3>Concentration mensuelle en PST et PM10<\/h3>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Contrairement aux valeurs journali\u00e8res et annuelles, il n\u2019existe pas de normes nationales pour les concentrations moyennes mensuelles en PST et en PM10. Ces derni\u00e8res sont \u00e9tudi\u00e9es dans ce travail pour suivre leur importance en fonction des saisons (s\u00e8che et de pluies) de l\u2019ann\u00e9e et situer le maxima suivant les mois de l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n<figure id=\"attachment_111\" aria-describedby=\"caption-attachment-111\" style=\"width: 821px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-111\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Distribution-des-concentrations-mensuelles-en-PST-et-PM10-aux-stations-Nord-du-Sahel-S\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-1.jpg\" alt=\"\" width=\"821\" height=\"544\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Distribution-des-concentrations-mensuelles-en-PST-et-PM10-aux-stations-Nord-du-Sahel-S\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-1.jpg 821w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Distribution-des-concentrations-mensuelles-en-PST-et-PM10-aux-stations-Nord-du-Sahel-S\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-1-300x199.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Distribution-des-concentrations-mensuelles-en-PST-et-PM10-aux-stations-Nord-du-Sahel-S\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-1-768x509.jpg 768w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Distribution-des-concentrations-mensuelles-en-PST-et-PM10-aux-stations-Nord-du-Sahel-S\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-1-65x43.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Distribution-des-concentrations-mensuelles-en-PST-et-PM10-aux-stations-Nord-du-Sahel-S\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-1-225x149.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Distribution-des-concentrations-mensuelles-en-PST-et-PM10-aux-stations-Nord-du-Sahel-S\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-1-350x232.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 821px) 100vw, 821px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-111\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Figure 4. <\/strong>Distribution des concentrations mensuelles en PST et PM10 aux stations nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais (1965-2013).<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">\u00c0 partir de la figure 4, on constate que les concentrations mensuelles en PST varient fortement suivant la saison s\u00e8che et la saison des pluies. Quelle que soit la station consid\u00e9r\u00e9e, le premier maximum est atteint au mois de mars avec un niveau de concentration qui avoisine et d\u00e9passe les 1000 \u03bcg.m3 selon la relation utilis\u00e9e pour la transformation des donn\u00e9es de visibilit\u00e9 horizontale en concentration en particules en suspension totale. Cela ne devrait pas nous surprendre puisque nous sommes en plein c\u0153ur de la saison s\u00e8che durant laquelle les diff\u00e9rentes zones sources sont tr\u00e8s actives. Pendant cette p\u00e9riode de l\u2019ann\u00e9e, le sol est plus ass\u00e9ch\u00e9 et le potentiel de fractions \u00e9rodables y est donc plus disponible. Associ\u00e9es aux vents extr\u00eames, \u00e0 la fois pour l\u2019arrachement de ces particules, mais aussi pour le transport de longue distance, ce sont ces fractions qui justifient de tels niveaux de concentration (D\u2019Almeida et Gaye, 2016). Notons aussi que les conditions m\u00e9t\u00e9orologiques locales en zones de puits (zones de d\u00e9p\u00f4t) sont non seulement favorables au maintien de ces particules dans l\u2019air, mais aussi \u00e0 l\u2019\u00e9rosion \u00e9olienne qui constitue un apport quantitatif non n\u00e9gligeable \u00e0 ces panaches venant des zones sources. Apr\u00e8s cette p\u00e9riode de forte concentration, une baisse s\u2019op\u00e8re \u00e0 partir du mois d\u2019avril jusqu\u2019\u00e0 la fin du mois de juin avant de conna\u00eetre un pic secondaire au d\u00e9but du mois de juillet; lequel correspond, depuis quelques ann\u00e9es, au commencement de la saison des pluies dans cette partie du pays. Cet \u00e9tat de fait ne devrait pas nous surprendre non plus quand on sait que nous sommes en zone sah\u00e9lienne o\u00f9 le d\u00e9but de la saison des pluies est fortement marqu\u00e9 par la fr\u00e9quence des \u00ab haboobs \u00bb qui ressemblent \u00e0 de v\u00e9ritables murs de poussi\u00e8re d\u2019\u00e9paisseur de 1500 \u00e0 2000 m\u00e8tres avec des records \u00e0 5000 m\u00e8tres. Il s\u2019agit des vents extr\u00eamement intenses en termes de capacit\u00e9s d\u2019arrachement du mat\u00e9riel mobilisable et de contribution tr\u00e8s significative \u00e0 la mise en suspension des particules de poussi\u00e8re qui peuvent r\u00e9duire tr\u00e8s fortement la visibilit\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 moins de 100 m\u00e8tres. Apr\u00e8s ce second pic, une baisse tr\u00e8s marqu\u00e9e est not\u00e9e tout au long de la saison des pluies et s\u2019\u00e9tend jusqu\u2019au d\u00e9but du mois de novembre. Deux faits justifient ces faibles niveaux de concentration pendant ces mois de l\u2019hivernage. Le premier fait explicatif est que les sources sah\u00e9liennes ne sont plus actives en cette p\u00e9riode de l\u2019ann\u00e9e du fait qu\u2019elles emp\u00eachent ou r\u00e9duisent tr\u00e8s fortement l\u2019\u00e9rodabilit\u00e9 des sols sous le contr\u00f4le de la mousson et de la pluviom\u00e9trie qui sont des conditions d\u2019humidit\u00e9. Le fait que les sources sahariennes restent les seules potentielles pourvoyeuses d\u2019a\u00e9rosols d\u00e9sertiques diminue donc les quantit\u00e9s transportables de toutes sources confondues. La seconde explication de ces faibles concentrations de poussi\u00e8re est li\u00e9e \u00e0 l\u2019influence de param\u00e8tres m\u00e9t\u00e9orologiques (la direction du vent et la saison) donc aux mouvements du Front Intertropical (FIT) qui freinent la progression des panaches de poussi\u00e8re vers le sud. Quand le FIT atteint sa position la plus haute, les vents de mousson s\u2019opposent \u00e0 la p\u00e9n\u00e9tration de la poussi\u00e8re au sud du Sahara. De plus, la pr\u00e9sence de la pluie entra\u00eene une \u00e9limination de la poussi\u00e8re par le lessivage effectu\u00e9 par l\u2019atmosph\u00e8re. \u00c0 partir du mois de novembre, une nouvelle hausse s\u2019amorce. En fait, il ne s\u2019agit pas d\u2019une nouvelle \u00e9tape du cycle, mais c\u2019est plus le d\u00e9but de la tendance de fortes concentrations qui atteindra son maximum au mois de mars.<\/p>\n<h3>\u00c9volution des concentrations annuelles en PST et PM10<\/h3>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La concentration annuelle moyenne en PST et en PM10S reste fortement influenc\u00e9e par les conditions climatiques. En effet, les ann\u00e9es de s\u00e9cheresse ainsi que les ann\u00e9es suivantes sont fortement marqu\u00e9es par des niveaux de concentration en PST et en PM10. Suite \u00e0 l\u2019obtention des niveaux de concentration de poussi\u00e8re par transformation des donn\u00e9es de visibilit\u00e9, gr\u00e2ce aux relations pr\u00e9c\u00e9demment \u00e9voqu\u00e9es, nous avons calcul\u00e9 les moyennes annuelles de 1965 \u00e0 2014 afin d\u2019observer la tendance sur notre s\u00e9rie dans le but d\u2019observer le comportement qui suit les sous-p\u00e9riodes en fonction des caract\u00e9ristiques climatiques qui les marquent.<\/p>\n<figure id=\"attachment_96\" aria-describedby=\"caption-attachment-96\" style=\"width: 434px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-96\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Concentrations-annuelles-en-PST-et-PM10-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-1965-2013.jpg\" alt=\"\" width=\"434\" height=\"651\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Concentrations-annuelles-en-PST-et-PM10-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-1965-2013.jpg 434w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Concentrations-annuelles-en-PST-et-PM10-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-200x300.jpg 200w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Concentrations-annuelles-en-PST-et-PM10-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-65x98.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Concentrations-annuelles-en-PST-et-PM10-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-225x338.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Concentrations-annuelles-en-PST-et-PM10-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-1965-2013-350x525.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 434px) 100vw, 434px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-96\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Figure 5. <\/strong>Concentrations annuelles en PST et PM10 aux stations nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais (1965-2013).<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les valeurs de concentration moyenne annuelle calcul\u00e9es restent tr\u00e8s pr\u00e9occupantes puisqu\u2019elles d\u00e9passent de loin la concentration annuelle de guide de 60-90 \u03bcg.m-3 pour les PST d\u00e9finis par l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 dans ses directives sur la qualit\u00e9 de l\u2019air; et de 40 \u00e0 60 \u03bcg.m-3 pour les PM10 d\u00e9finis par les diff\u00e9rentes r\u00e9glementations nationales sur la qualit\u00e9 de l\u2019air. Ces niveaux de concentration sont beaucoup plus \u00e9lev\u00e9s durant les ann\u00e9es de s\u00e9cheresse ainsi que les ann\u00e9es suivantes. Par exemple, quand on consid\u00e8re la double d\u00e9cennie 1972-1992, qui a constitu\u00e9 une v\u00e9ritable p\u00e9riode s\u00e8che dans ces stations de l\u2019extr\u00eame Nord-S\u00e9n\u00e9gal, les moyennes interannuelles en PST varient respectivement de 730 \u00e0 940 \u03bcg.m-3, de 750 \u00e0 980 \u03bcg.m-3 et de 700 \u00e0 950 \u03bcg.m-3 pour les stations de Saint-Louis, Podor et Matam. Pour les PM10, les moyennes interannuelles y sont respectivement de 510, 512 et 480 \u03bcg.m-3. Certes les niveaux de concentration sont largement plus \u00e9lev\u00e9s durant la p\u00e9riode s\u00e8che de 1972-1992, mais les valeurs restent jusqu\u2019aujourd\u2019hui alarmantes compar\u00e9es aux seuils retenus. Pour preuve, si nous reconsid\u00e9rons la double d\u00e9cennie 1993-2014, les r\u00e9sultats confirment tr\u00e8s clairement cet \u00e9tat de fait. Partout au Nord-S\u00e9n\u00e9gal, jamais la concentration moyenne annuelle n\u2019a \u00e9t\u00e9 de moins de 300 \u03bcg.m-3 en PST; elle est toujours au-dessus de 250 \u03bcg.m-3 en PM10. De 1993 \u00e0 2014, les niveaux de concentration annuelle en PST sont 3 \u00e0 20 fois sup\u00e9rieurs au seuil retenu par l\u2019OMS et ceux en PM10 sont 4 \u00e0 10 fois sup\u00e9rieurs au niveau de concentration d\u00e9fini par les diff\u00e9rentes r\u00e9glementations nationales sur la qualit\u00e9 de l\u2019air.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">En outre, l\u2019application du test de Buishand (1982) t\u00e9moigne de la stationnarit\u00e9 (r\u00e9gularit\u00e9) ou non de ces niveaux de concentration au niveau des diff\u00e9rentes stations de la r\u00e9gion.<\/p>\n<figure id=\"attachment_97\" aria-describedby=\"caption-attachment-97\" style=\"width: 619px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-97\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/R\u00e9sultats-du-test-de-Buishand-appliqu\u00e9-aux-concentrations-en-particules-PST-\u00e0-gauche-et-PM10-\u00e0-droite-dans-les-stations-de-Saint-Louis-Podor-et-Matam-de-1965-\u00e0-2014.jpg\" alt=\"\" width=\"619\" height=\"501\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/R\u00e9sultats-du-test-de-Buishand-appliqu\u00e9-aux-concentrations-en-particules-PST-\u00e0-gauche-et-PM10-\u00e0-droite-dans-les-stations-de-Saint-Louis-Podor-et-Matam-de-1965-\u00e0-2014.jpg 619w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/R\u00e9sultats-du-test-de-Buishand-appliqu\u00e9-aux-concentrations-en-particules-PST-\u00e0-gauche-et-PM10-\u00e0-droite-dans-les-stations-de-Saint-Louis-Podor-et-Matam-de-1965-\u00e0-2014-300x243.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/R\u00e9sultats-du-test-de-Buishand-appliqu\u00e9-aux-concentrations-en-particules-PST-\u00e0-gauche-et-PM10-\u00e0-droite-dans-les-stations-de-Saint-Louis-Podor-et-Matam-de-1965-\u00e0-2014-65x53.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/R\u00e9sultats-du-test-de-Buishand-appliqu\u00e9-aux-concentrations-en-particules-PST-\u00e0-gauche-et-PM10-\u00e0-droite-dans-les-stations-de-Saint-Louis-Podor-et-Matam-de-1965-\u00e0-2014-225x182.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/R\u00e9sultats-du-test-de-Buishand-appliqu\u00e9-aux-concentrations-en-particules-PST-\u00e0-gauche-et-PM10-\u00e0-droite-dans-les-stations-de-Saint-Louis-Podor-et-Matam-de-1965-\u00e0-2014-350x283.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 619px) 100vw, 619px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-97\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Figure 6. <\/strong>R\u00e9sultats du test de Buishand appliqu\u00e9 aux concentrations en particules (PST \u00e0 gauche) et (PM10 \u00e0 droite) dans les stations de Saint-Louis, Podor et Matam de 1965 \u00e0 2014.<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">L\u2019allure de la variable Sk (somme des \u00e9carts \u00e0 la moyenne) de l\u2019ellipse de bois des s\u00e9ries de concentration en particules des stations de Saint-Louis et Podor r\u00e9v\u00e8le \u2013 \u00e9tant donn\u00e9 que plusieurs points correspondent \u00e0 la somme des \u00e9carts cumul\u00e9s \u00e0 la moyenne et sortent des intervalles de confiance qui sont respectivement de 99%, 95% et 90% \u2013 la non-stationnarit\u00e9 (l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9) des variables dans ces deux stations. Par contre, vu que tous les points restent quasiment dans l\u2019intervalle de confiance 99%, l\u2019ellipse de bois des s\u00e9ries de concentration en particules (PST et PM10) de la station de Matam atteste la stationnarit\u00e9 (r\u00e9gularit\u00e9) des concentrations de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques dans cette station. Cette r\u00e9gularit\u00e9 des niveaux de concentration \u00e0 la station de Matam ne devrait en aucun cas nous surprendre, car, quelle que soit la p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e (p\u00e9riode post-s\u00e9cheresse, ann\u00e9es de s\u00e9cheresse et p\u00e9riode actuelle), les cas de d\u00e9flation constituent plus de 70% des lithom\u00e9t\u00e9ores (Gaye, 2017). Or, lorsque l\u2019on compare ces p\u00e9riodes, on constate que la diff\u00e9rence entre les moyennes des cas de d\u00e9flation est n\u00e9gligeable (Gaye, <em>ibid.<\/em>) Du d\u00e9but de notre s\u00e9rie jusqu\u2019\u00e0 la fin, la station de Matam reste majoritairement fournie en chasse-sable aussi bien en saison des pluies qu\u2019en saison s\u00e8che. Serait-il utile de souligner l\u2019importance de sa proximit\u00e9 avec la source sud-ouest mauritanienne \u2013 qui reste dynamique presque toute l\u2019ann\u00e9e sur le plan du potentiel mobilisable et des facteurs n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019arrachage, au soul\u00e8vement et au transport des particules \u2013 entra\u00eene chaque ann\u00e9e d\u2019importants cas de d\u00e9flation? Les stations de Podor et Saint-Louis, qui justifient l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 de leur niveau de concentration par la majeure partie des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques qui les affectent, sont compos\u00e9es par des poussi\u00e8res en suspension en provenance des sources saharo-sah\u00e9liennes dont la quasi-totalit\u00e9 pr\u00e9sente une irr\u00e9gularit\u00e9 dans la production. Par ailleurs, les quantit\u00e9s de particules qui proviennent de ces zones sources et qui constituent les poussi\u00e8res en suspension dans ces deux stations sont transport\u00e9es par l\u2019Harmattan. Or, celui-ci ne pr\u00e9sente pas les m\u00eames caract\u00e9ristiques au cours des ann\u00e9es : son influence varie m\u00eame d\u2019une ann\u00e9e \u00e0 une autre.<\/p>\n<h2>Poussi\u00e8res d\u00e9sertiques et r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 horizontale au nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais<\/h2>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Jusqu\u2019ici, la qualit\u00e9 de la visibilit\u00e9 constitue l\u2019\u00e9l\u00e9ment le plus d\u00e9terminant dans la mise en \u00e9vidence de la pr\u00e9sence des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques et dans l\u2019estimation des niveaux de concentration en particules. Ceci explique que la r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 horizontale soit l\u2019impact environnemental direct des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques. Elle est directement li\u00e9e au pouvoir r\u00e9trodiffusant des poussi\u00e8res et est directement proportionnelle \u00e0 la quantit\u00e9 de particules pr\u00e9sentes dans l\u2019atmosph\u00e8re.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Aux stations nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais, la r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 en raison de la pr\u00e9sence des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques est maximale au c\u0153ur de la journ\u00e9e, aux heures de fr\u00e9quence maximum de lithom\u00e9t\u00e9ore (g\u00e9n\u00e9ralement entre 09 heures et 15 heures). Le minimum de cette r\u00e9duction de visibilit\u00e9 est enregistr\u00e9 au milieu de la nuit, aux heures de fr\u00e9quence minimum des lithom\u00e9t\u00e9ores, g\u00e9n\u00e9ralement entre 21 heures et 03 heures.<\/p>\n<figure id=\"attachment_98\" aria-describedby=\"caption-attachment-98\" style=\"width: 767px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-98\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/\u00c9volution-journali\u00e8re-de-la-r\u00e9duction-de-visibilit\u00e9-horizontale-pour-cause-de-pr\u00e9sence-de-poussi\u00e8res-d\u00e9sertiques-au-Nord-S\u00e9n\u00e9gal-1965-2014.jpg\" alt=\"\" width=\"767\" height=\"463\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/\u00c9volution-journali\u00e8re-de-la-r\u00e9duction-de-visibilit\u00e9-horizontale-pour-cause-de-pr\u00e9sence-de-poussi\u00e8res-d\u00e9sertiques-au-Nord-S\u00e9n\u00e9gal-1965-2014.jpg 767w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/\u00c9volution-journali\u00e8re-de-la-r\u00e9duction-de-visibilit\u00e9-horizontale-pour-cause-de-pr\u00e9sence-de-poussi\u00e8res-d\u00e9sertiques-au-Nord-S\u00e9n\u00e9gal-1965-2014-300x181.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/\u00c9volution-journali\u00e8re-de-la-r\u00e9duction-de-visibilit\u00e9-horizontale-pour-cause-de-pr\u00e9sence-de-poussi\u00e8res-d\u00e9sertiques-au-Nord-S\u00e9n\u00e9gal-1965-2014-65x39.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/\u00c9volution-journali\u00e8re-de-la-r\u00e9duction-de-visibilit\u00e9-horizontale-pour-cause-de-pr\u00e9sence-de-poussi\u00e8res-d\u00e9sertiques-au-Nord-S\u00e9n\u00e9gal-1965-2014-225x136.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/\u00c9volution-journali\u00e8re-de-la-r\u00e9duction-de-visibilit\u00e9-horizontale-pour-cause-de-pr\u00e9sence-de-poussi\u00e8res-d\u00e9sertiques-au-Nord-S\u00e9n\u00e9gal-1965-2014-350x211.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 767px) 100vw, 767px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-98\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Figure 7. <\/strong>\u00c9volution journali\u00e8re de la r\u00e9duction de visibilit\u00e9 horizontale pour cause de pr\u00e9sence de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques au Nord-S\u00e9n\u00e9gal (1965-2014).<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Nous devons souligner qu\u2019au centre et \u00e0 l\u2019est de la zone, une tr\u00e8s forte r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 horizontale pour cause de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques peut \u00eatre constat\u00e9e un an plus t\u00f4t (d\u00e8s les premi\u00e8res heures de la journ\u00e9e) puisqu\u2019il arrive que des \u00e9v\u00e9nements de lithom\u00e9t\u00e9ores fortement concentr\u00e9s en particules se pr\u00e9sentent \u00e0 ces heures.<\/p>\n<figure id=\"attachment_99\" aria-describedby=\"caption-attachment-99\" style=\"width: 760px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-99\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/R\u00e9partition-journali\u00e8re-pour-cause-de-la-pr\u00e9sence-des-poussi\u00e8res-d\u00e9sertiques-dans-les-stations-de-Saint-Louis-Podor-et-Matam-1965-2014.jpg\" alt=\"\" width=\"760\" height=\"336\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/R\u00e9partition-journali\u00e8re-pour-cause-de-la-pr\u00e9sence-des-poussi\u00e8res-d\u00e9sertiques-dans-les-stations-de-Saint-Louis-Podor-et-Matam-1965-2014.jpg 760w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/R\u00e9partition-journali\u00e8re-pour-cause-de-la-pr\u00e9sence-des-poussi\u00e8res-d\u00e9sertiques-dans-les-stations-de-Saint-Louis-Podor-et-Matam-1965-2014-300x133.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/R\u00e9partition-journali\u00e8re-pour-cause-de-la-pr\u00e9sence-des-poussi\u00e8res-d\u00e9sertiques-dans-les-stations-de-Saint-Louis-Podor-et-Matam-1965-2014-65x29.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/R\u00e9partition-journali\u00e8re-pour-cause-de-la-pr\u00e9sence-des-poussi\u00e8res-d\u00e9sertiques-dans-les-stations-de-Saint-Louis-Podor-et-Matam-1965-2014-225x99.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/R\u00e9partition-journali\u00e8re-pour-cause-de-la-pr\u00e9sence-des-poussi\u00e8res-d\u00e9sertiques-dans-les-stations-de-Saint-Louis-Podor-et-Matam-1965-2014-350x155.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 760px) 100vw, 760px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-99\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Figure 8. <\/strong>R\u00e9partition journali\u00e8re de la VV &lt; 10 km, VV &lt; 5 km et VV &lt; 1 km pour cause de la pr\u00e9sence des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques dans les stations de Saint-Louis, Podor et Matam (1965-2014).<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Au nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais, les jours affect\u00e9s par les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques connaissent une visibilit\u00e9 horizontale majoritairement r\u00e9duite \u00e0 moins de 10 km. Aux stations de Saint-Louis, Podor et Matam, la r\u00e9duction \u00e0 cette distance repr\u00e9sente respectivement 55, 65 et 74% de la fr\u00e9quence journali\u00e8re. La r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 \u00e0 moins de 5 km repr\u00e9sente, quant \u00e0 elle, 31, 21 et 11%. Cette r\u00e9duction journali\u00e8re \u00e0 moins de 5 km atteste d\u2019une densit\u00e9 importante de poussi\u00e8re. Il est aussi important de situer le pourcentage de la fr\u00e9quence journali\u00e8re de la r\u00e9duction de visibilit\u00e9 \u00e0 moins de 1 km. La r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 \u00e0 cette distance t\u00e9moigne des concentrations extr\u00eamement \u00e9lev\u00e9es en particules. 14% des jours affect\u00e9s par les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques \u00e0 l\u2019ouest et au centre et 15% \u00e0 l\u2019est de la zone sont marqu\u00e9s par une r\u00e9duction moyenne journali\u00e8re de la visibilit\u00e9 inf\u00e9rieure \u00e0 1 km. En outre, le pourcentage un peu plus \u00e9lev\u00e9 de cette fr\u00e9quence (&lt; 1 km \u00e0 la station de Matam par rapport aux autres stations) s\u2019explique par le fait que cette station pr\u00e9sente plus de cas de d\u00e9flation, notamment des chasse-sable et des temp\u00eates de poussi\u00e8re qui sont associ\u00e9s \u00e0 une forte dynamique \u00e9olienne et qui souvent, en raison des conditions litho-p\u00e9dologiques, entra\u00eenent des concentrations \u00e9lev\u00e9es en particules qui r\u00e9duisent la visibilit\u00e9 \u00e0 cette distance.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Le diagnostic de l\u2019\u00e9volution mensuelle et\/ou saisonni\u00e8re de la fr\u00e9quence de la visibilit\u00e9 r\u00e9duite, du fait de la pr\u00e9sence de ces poussi\u00e8res d\u00e9sertiques, nous a permis de d\u00e9tecter le maximum et le minimum d\u2019\u00e9v\u00e9nements.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Aux stations nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais, c\u2019est au c\u0153ur de la saison s\u00e8che que la pr\u00e9sence des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques r\u00e9duit au maximum la visibilit\u00e9 horizontale avec un pic au mois de mars (figure 9). Durant ce mois, aux stations de Matam et Podor, cette visibilit\u00e9 horizontale est en moyenne (1965-2014) r\u00e9duite \u00e0 moins de 3 km alors que, sur cette m\u00eame s\u00e9rie de 50 ans, elle reste inf\u00e9rieure \u00e0 2 km \u00e0 la station de Saint-Louis. Si nous consid\u00e9rons seulement la visibilit\u00e9 r\u00e9duite \u00e0 moins de 5 km, on constate qu\u2019environ 85% d\u2019\u00e9v\u00e9nements poussi\u00e9reux r\u00e9duisent la visibilit\u00e9 horizontale \u00e0 cette distance au niveau de cette station. Environ 70% et 75% de la pr\u00e9sence de ces lithom\u00e9t\u00e9ores r\u00e9duisent la visibilit\u00e9 horizontale \u00e0 moins de 5 km au mois de mars aux stations de Podor et Matam (figure 9).<\/p>\n<figure id=\"attachment_100\" aria-describedby=\"caption-attachment-100\" style=\"width: 556px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-100\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/\u00c9volution-mensuelle-saisonni\u00e8re-de-la-visibilit\u00e9-r\u00e9duite-pour-cause-de-pr\u00e9sence-de-lithom\u00e9t\u00e9ore-et-fr\u00e9quence-de-la-visibilit\u00e9-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais.jpg\" alt=\"\" width=\"556\" height=\"675\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/\u00c9volution-mensuelle-saisonni\u00e8re-de-la-visibilit\u00e9-r\u00e9duite-pour-cause-de-pr\u00e9sence-de-lithom\u00e9t\u00e9ore-et-fr\u00e9quence-de-la-visibilit\u00e9-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais.jpg 556w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/\u00c9volution-mensuelle-saisonni\u00e8re-de-la-visibilit\u00e9-r\u00e9duite-pour-cause-de-pr\u00e9sence-de-lithom\u00e9t\u00e9ore-et-fr\u00e9quence-de-la-visibilit\u00e9-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-247x300.jpg 247w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/\u00c9volution-mensuelle-saisonni\u00e8re-de-la-visibilit\u00e9-r\u00e9duite-pour-cause-de-pr\u00e9sence-de-lithom\u00e9t\u00e9ore-et-fr\u00e9quence-de-la-visibilit\u00e9-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-65x79.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/\u00c9volution-mensuelle-saisonni\u00e8re-de-la-visibilit\u00e9-r\u00e9duite-pour-cause-de-pr\u00e9sence-de-lithom\u00e9t\u00e9ore-et-fr\u00e9quence-de-la-visibilit\u00e9-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-225x273.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/\u00c9volution-mensuelle-saisonni\u00e8re-de-la-visibilit\u00e9-r\u00e9duite-pour-cause-de-pr\u00e9sence-de-lithom\u00e9t\u00e9ore-et-fr\u00e9quence-de-la-visibilit\u00e9-aux-stations-nord-du-sahel-s\u00e9n\u00e9galais-350x425.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 556px) 100vw, 556px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-100\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Figure 9. <\/strong>\u00c9volution mensuelle\/saisonni\u00e8re de la visibilit\u00e9 (km) r\u00e9duite pour cause de pr\u00e9sence de lithom\u00e9t\u00e9ore et fr\u00e9quence (%) de la visibilit\u00e9 &lt; 5 km aux stations nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais.<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Le maximum de r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 observ\u00e9 au mois de mars est \u00e0 mettre en relation avec l\u2019\u00e9mission des zones sources sah\u00e9lo-sahariennes qui pr\u00e9sentent quasiment toutes le maximum de leur activit\u00e9 en cette p\u00e9riode de l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 horizontale par les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques dans cette partie du pays est minimale de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale en pleine saison des pluies. Au mois d\u2019ao\u00fbt, au centre et \u00e0 l\u2019est, seul 1\u2019\u00e9v\u00e9nement de lithom\u00e9t\u00e9ore sur 10 pr\u00e9sente une r\u00e9duction de visibilit\u00e9 \u00e0 moins de 5\u00a0km. \u00c0 l\u2019ouest, seuls 2 jours de pr\u00e9sence des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques sur 10 sont affect\u00e9s par une visibilit\u00e9 inf\u00e9rieure \u00e0 5\u00a0km au mois d\u2019ao\u00fbt. Ce minima correspond \u00e0 la p\u00e9riode o\u00f9 la quasi-totalit\u00e9 des zones sources pr\u00e9sente une faible \u00e9mission en particules du fait qu\u2019elles sont sous contr\u00f4le de la pluviom\u00e9trie, laquelle engendre des conditions d\u00e9favorables \u00e0 l\u2019arrachement des particules. C\u2019est aussi \u00e0 cette p\u00e9riode de l\u2019ann\u00e9e que le FIT atteint sa position la plus au nord. Cette position, plus au nord, fait que le FIT s\u2019oppose \u00e0 l\u2019avanc\u00e9e des flux de l\u2019Harmattan qui sont les porteurs d\u2019un panache de poussi\u00e8res \u00e9mises en zones sources, ce qui r\u00e9duit ainsi l\u2019arriv\u00e9e de ces derniers dans les r\u00e9gions sud-sah\u00e9liennes et donc au Nord-S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">On comprend ainsi la corr\u00e9lation qui existe entre la distance de r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 horizontale par les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques et l\u2019importance de la concentration en particules de celles-ci.<\/p>\n<figure id=\"attachment_101\" aria-describedby=\"caption-attachment-101\" style=\"width: 601px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-101\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Corr\u00e9lation-visibilit\u00e9-horizontale-r\u00e9duite-et-concentration-en-PST-\u00e0-gauche-et-PM10-\u00e0-droite-aux-stations-de-Saint-Louis-Podor-et-Matam-1965-2014.jpg\" alt=\"\" width=\"601\" height=\"614\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Corr\u00e9lation-visibilit\u00e9-horizontale-r\u00e9duite-et-concentration-en-PST-\u00e0-gauche-et-PM10-\u00e0-droite-aux-stations-de-Saint-Louis-Podor-et-Matam-1965-2014.jpg 601w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Corr\u00e9lation-visibilit\u00e9-horizontale-r\u00e9duite-et-concentration-en-PST-\u00e0-gauche-et-PM10-\u00e0-droite-aux-stations-de-Saint-Louis-Podor-et-Matam-1965-2014-294x300.jpg 294w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Corr\u00e9lation-visibilit\u00e9-horizontale-r\u00e9duite-et-concentration-en-PST-\u00e0-gauche-et-PM10-\u00e0-droite-aux-stations-de-Saint-Louis-Podor-et-Matam-1965-2014-65x66.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Corr\u00e9lation-visibilit\u00e9-horizontale-r\u00e9duite-et-concentration-en-PST-\u00e0-gauche-et-PM10-\u00e0-droite-aux-stations-de-Saint-Louis-Podor-et-Matam-1965-2014-225x230.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Corr\u00e9lation-visibilit\u00e9-horizontale-r\u00e9duite-et-concentration-en-PST-\u00e0-gauche-et-PM10-\u00e0-droite-aux-stations-de-Saint-Louis-Podor-et-Matam-1965-2014-350x358.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 601px) 100vw, 601px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-101\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Figure 10. <\/strong>Corr\u00e9lation visibilit\u00e9 horizontale r\u00e9duite et concentration en PST (\u00e0 gauche) et PM10 (\u00e0 droite) aux stations de Saint-Louis, Podor et Matam (1965-2014).<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Cette corr\u00e9lation est parfaitement attest\u00e9e \u00e0 la figure 10 o\u00f9 l\u2019on observe que les courbes de concentration (en PST et en PM10) et de visibilit\u00e9 horizontale suivent toujours des allures oppos\u00e9es au niveau de chaque station consid\u00e9r\u00e9e. Plus (moins) la concentration en particules est forte, moins (plus) la visibilit\u00e9 est bonne. Le mois de mars qui, comme nous l\u2019avons vu en amont, est le mois de l\u2019ann\u00e9e o\u00f9 la visibilit\u00e9 minimale est en moyenne la plus r\u00e9duite (&lt;\u00a02\u00a0km \u00e0 la station de Saint-Louis, &lt;\u00a03\u00a0km aux stations de Podor et Matam). Cela co\u00efncide parfaitement avec les niveaux mensuels de concentration moyenne en PST (Particules en SuspensionTotale) et en PM10 (Particules en taille tr\u00e8s fine) les plus \u00e9lev\u00e9s de l\u2019ann\u00e9e (respectivement 1597\u00a0\u00b5g.m-3 et 766\u00a0\u00b5g.m-3 \u00e0 la station de Saint-Louis, 1421\u00a0\u00b5g.m-3 et 711\u00a0\u00b5g.m-3 \u00e0 la station de Podor, 1592\u00a0\u00b5g.m-3 et 783\u00a0\u00b5g.m-3 \u00e0 la station de Matam). Le premier minimum observ\u00e9 au mois d\u2019ao\u00fbt, qui caract\u00e9rise le premier mois de l\u2019ann\u00e9e (calendrier) o\u00f9 la visibilit\u00e9 horizontale est moins affect\u00e9e (VV\u00a0&lt;\u00a07\u00a0km \u00e0 la station de Saint-Louis et &lt;\u00a06\u00a0km aux stations de Podor et Matam), correspond au premier minimum de concentration en PST et en PM10 (respectivement 387 et 264\u00a0\u00b5g.m-3 \u00e0 la station de Saint-Louis, 486 et 312\u00a0\u00b5g.m-3 \u00e0 la station de Podor, 508 et 351\u00a0\u00b5g.m-3 \u00e0 la station de Matam). Les mois de janvier et\/ou f\u00e9vrier et les mois d\u2019avril-mai-juin (visibilit\u00e9 r\u00e9duite de moins 4 \u00e0 moins 5\u00a0km), qui marquent la situation interm\u00e9diaire entre les mois \u00e0 visibilit\u00e9 fortement r\u00e9duite et ceux \u00e0 visibilit\u00e9 faiblement affect\u00e9e, constituent sans surprise la transition (600-980\u00a0\u00b5g.m-3 en PST et 350-520\u00a0\u00b5g.m-3 en PM10) entre les mois o\u00f9 les \u00e9v\u00e9nements poussi\u00e9reux sont caract\u00e9ris\u00e9s par les plus fortes concentrations en PST et en PM10; et ceux o\u00f9 la pr\u00e9sence des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques est associ\u00e9e \u00e0 des concentrations en PST et en PM10 les moins fortes de l\u2019ann\u00e9e aux stations de l\u2019extr\u00eame Nord-S\u00e9n\u00e9gal. En outre, le test de corr\u00e9lation de Pearson appliqu\u00e9 \u00e0 ces deux param\u00e8tres indique que <em>r <\/em>est \u00e9gal \u00e0 0.9 pour la station de Saint-Louis, \u00e0 0.93 pour la station de Podor et \u00e0 0.92 pour la station de Matam. Cela confirme parfaitement cette corr\u00e9lation.<\/p>\n<h2>Cons\u00e9quence de la mauvaise visibilit\u00e9 horizontale sur les activit\u00e9s socio\u00e9conomiques au nord du S\u00e9n\u00e9gal<\/h2>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Aux stations nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais, les principales activit\u00e9s socio\u00e9conomiques fr\u00e9quemment affect\u00e9es par la mauvaise visibilit\u00e9 horizontale pour cause de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques, restent le transport routier et les activit\u00e9s commerciales.<\/p>\n<figure id=\"attachment_102\" aria-describedby=\"caption-attachment-102\" style=\"width: 633px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-102\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Activit\u00e9s-de-transport-routier-et-de-commerce-affect\u00e9es-lors-de-la-r\u00e9duction-de-la-visibilit\u00e9-par-les-poussi\u00e8res-d\u00e9sertiques.jpg\" alt=\"\" width=\"633\" height=\"457\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Activit\u00e9s-de-transport-routier-et-de-commerce-affect\u00e9es-lors-de-la-r\u00e9duction-de-la-visibilit\u00e9-par-les-poussi\u00e8res-d\u00e9sertiques.jpg 633w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Activit\u00e9s-de-transport-routier-et-de-commerce-affect\u00e9es-lors-de-la-r\u00e9duction-de-la-visibilit\u00e9-par-les-poussi\u00e8res-d\u00e9sertiques-300x217.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Activit\u00e9s-de-transport-routier-et-de-commerce-affect\u00e9es-lors-de-la-r\u00e9duction-de-la-visibilit\u00e9-par-les-poussi\u00e8res-d\u00e9sertiques-65x47.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Activit\u00e9s-de-transport-routier-et-de-commerce-affect\u00e9es-lors-de-la-r\u00e9duction-de-la-visibilit\u00e9-par-les-poussi\u00e8res-d\u00e9sertiques-225x162.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Activit\u00e9s-de-transport-routier-et-de-commerce-affect\u00e9es-lors-de-la-r\u00e9duction-de-la-visibilit\u00e9-par-les-poussi\u00e8res-d\u00e9sertiques-350x253.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 633px) 100vw, 633px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-102\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Figure 11. <\/strong>Activit\u00e9s de transport routier et de commerce affect\u00e9es lors de la r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 par les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques.<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La majeure partie des acteurs du transport routier disent \u00e9prouver d\u2019\u00e9normes difficult\u00e9s de pratique de leurs activit\u00e9s en ces jours de tr\u00e8s fortes concentrations de poussi\u00e8re qui rendent la visibilit\u00e9 mauvaise (figure 7). Au niveau des diff\u00e9rentes stations de la r\u00e9gion, 66 \u00e0 87% des transporteurs routiers interrog\u00e9s affirment que leurs activit\u00e9s sont fortement affect\u00e9es lors des \u00e9pisodes de forte r\u00e9duction de la visibilit\u00e9 par les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Alors que l\u2019essentiel des commer\u00e7ants enqu\u00eat\u00e9-e-s \u00e0 Saint-Louis se disent fortement affect\u00e9-e-s dans la pratique de leurs activit\u00e9s lors des fortes concentrations en poussi\u00e8re, 25 \u00e0 34% des commer\u00e7ant-e-s \u00e0 Matam et \u00e0 Podor, notamment des boutiquiers et des vendeuses dans les march\u00e9s, notent d\u2019\u00e9normes difficult\u00e9s dans la pratique et l\u2019\u00e9coulement de leurs produits durant les jours o\u00f9 la visibilit\u00e9 horizontale reste tr\u00e8s r\u00e9duite \u00e0 cause de la pr\u00e9sence des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques (figure 11). Cette fr\u00e9quence plus importante des affections \u00e0 l\u2019ouest (station de Saint-Louis) compar\u00e9e au reste de la r\u00e9gion s\u2019explique par le fait que \u2013 contrairement au centre (station de Podor) et \u00e0 l\u2019est (station de Matam) o\u00f9 ces ph\u00e9nom\u00e8nes ont toujours \u00e9t\u00e9 fr\u00e9quents \u00e0 l\u2019ouest, et donc tr\u00e8s connus des populations qui ont su s\u2019adapter \u2013, il s\u2019agit plut\u00f4t d\u2019\u00e9v\u00e9nements irr\u00e9guliers qui n\u2019ont d\u2019ailleurs connu un essor \u00ab consid\u00e9rable \u00bb que r\u00e9cemment. Cette situation constitue alors un v\u00e9ritable probl\u00e8me d\u2019adaptabilit\u00e9 (Gaye, 2017).<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La typologie et la fr\u00e9quence des affections pour le transport routier et les activit\u00e9s de commerce restent diverses, mais identiques partout dans la r\u00e9gion.<\/p>\n<figure id=\"attachment_103\" aria-describedby=\"caption-attachment-103\" style=\"width: 531px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-103\" src=\"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Types-d\u2019affectation-du-transport-routier-et-des-activit\u00e9s-de-commercel.jpg\" alt=\"\" width=\"531\" height=\"482\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Types-d\u2019affectation-du-transport-routier-et-des-activit\u00e9s-de-commercel.jpg 531w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Types-d\u2019affectation-du-transport-routier-et-des-activit\u00e9s-de-commercel-300x272.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Types-d\u2019affectation-du-transport-routier-et-des-activit\u00e9s-de-commercel-65x59.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Types-d\u2019affectation-du-transport-routier-et-des-activit\u00e9s-de-commercel-225x204.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/10\/Types-d\u2019affectation-du-transport-routier-et-des-activit\u00e9s-de-commercel-350x318.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 531px) 100vw, 531px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-103\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Figure 12. <\/strong>Types d\u2019affectation du transport routier et des activit\u00e9s de commerce lors des jours de mauvaise visibilit\u00e9 due \u00e0 la pr\u00e9sence des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques \u00e0 l\u2019extr\u00eame nord du S\u00e9n\u00e9gal.<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">La majeure partie des transporteurs routiers enqu\u00eat\u00e9s soulignent ne pas pratiquer leurs activit\u00e9s \u00e0 tel niveau de r\u00e9duction de visibilit\u00e9 par les lithom\u00e9t\u00e9ores. Si une bonne partie de ces derniers avancent comme raison qu\u2019il y a moins de passagers, et donc une baisse substantielle de revenus, celle-ci \u00e9vite surtout les risques d\u2019accident. En effet, la teinte jaun\u00e2tre impos\u00e9e par la masse \u00e9norme de particules en suspension dans l\u2019air affaiblit la luminosit\u00e9 du jour, ce qui engendre de v\u00e9ritables dangers de circulation routi\u00e8re : accidents li\u00e9s aux \u00e9ventuels obstacles des routes, collisions entre v\u00e9hicules\u2026<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Du c\u00f4t\u00e9 des acteurs et actrices du commerce, ils et elles sont fr\u00e9quemment expos\u00e9-e-s \u00e0 l\u2019arr\u00eat des activit\u00e9s, sinon \u00e0 une r\u00e9duction de leur dur\u00e9e lors des jours \u00e0 visibilit\u00e9 fortement r\u00e9duite. En effet, 65% des commer\u00e7ant-e-s enqu\u00eat\u00e9-e-s soutiennent arr\u00eater ou ne pas du tout exercer leur commerce lors de ces \u00e9v\u00e9nements alors que 15% soutiennent r\u00e9duire la dur\u00e9e de l\u2019exercice de leurs activit\u00e9s en fonction de la persistance du niveau de concentration. L\u2019arr\u00eat ou la r\u00e9duction de la dur\u00e9e de l\u2019activit\u00e9 conduisent tous \u00e0 une baisse de revenus : cela a un v\u00e9ritable impact \u00e9conomique.<\/p>\n<h2>Discussion et conclusion<\/h2>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">L\u2019\u00e9tude des PM10 r\u00e9v\u00e8le la pr\u00e9sence d\u2019un nombre important d\u2019\u00e9pisodes de poussi\u00e8re qui d\u00e9gradent fortement la qualit\u00e9 de l\u2019air au nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais. En outre, quelle que soit la station consid\u00e9r\u00e9e, environ 80% des jours en pr\u00e9sence des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques d\u00e9passent les limites de la qualit\u00e9 de l\u2019air. Ces observations sont similaires aux r\u00e9sultats obtenus au Burkina Faso par Martiny, Roucou, Pohl, Camberlin et Chiapello (2015). Ces derniers ont mesur\u00e9 les PM10 au Burkina Faso gr\u00e2ce \u00e0 une analyse quart horaire sur une ann\u00e9e d\u2019observation et ont trouv\u00e9 que la valeur symbole de 50 \u00b5g.m-3 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pass\u00e9e dans 91% de cas. Des valeurs similaires \u00e0 ces m\u00eames r\u00e9sultats auraient \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9es ailleurs au Sahel en 2010 par Marticorena <em>et al<\/em>. En 2014, le rapport final de la d\u00e9l\u00e9gation de l\u2019Union europ\u00e9enne au Mali r\u00e9v\u00e8le que la teneur de l\u2019air en PM10 \u00e0 Bamako est plus de 10\u00a0fois sup\u00e9rieure aux normes journali\u00e8res recommand\u00e9es par l\u2019OMS. Ce rapport succ\u00e8de d\u2019ailleurs au travail de Doumbia (2012) qui r\u00e9v\u00e8le des concentrations moyennes journali\u00e8res \u00e0 Bamako s\u2019\u00e9levant \u00e0 504\u00a0\u03bcg\/m\u00b3. L\u2019ensemble de ces r\u00e9sultats reste parfaitement en phase avec nos observations.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Par ailleurs, il a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 que ces fortes concentrations en particules affectent fortement la visibilit\u00e9 horizontale dans le nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais avec des maxima journalier et saisonnier situ\u00e9s respectivement entre 09 et 15 heures (au c\u0153ur de la saison s\u00e8che). Le test de corr\u00e9lation de Pearson appliqu\u00e9 \u00e0 ces deux param\u00e8tres indique que <em>r <\/em>varie entre 0.9 et 0.93 dans cette premi\u00e8re r\u00e9gion sah\u00e9lienne du pays. Ces r\u00e9sultats corroborent les observations de Gac, Carn, Diallo, Orange et Tanre (1986) qui ont effectu\u00e9 une analyse statistique de 760\u00a0couples de mesures quotidiennes au S\u00e9n\u00e9gal sur la concentration des brumes s\u00e8ches et la visibilit\u00e9 horizontale au sol. Ces auteurs ont trouv\u00e9 que ces deux param\u00e8tres climatiques sont interd\u00e9pendants et indiquent, pour un meilleur ajustement \u00e0 Dakar, un coefficient de corr\u00e9lation <em>r <\/em>de 0.97. De telles observations ont \u00e9t\u00e9 faites par D\u2019Almeida (1986) qui, sur plus de 200 observations de visibilit\u00e9 horizontale dans onze stations synoptiques essentiellement r\u00e9parties au sud du Sahara, a trouv\u00e9 une relation entre la concentration de poussi\u00e8re en PM10 et la visibilit\u00e9 horizontale avec un coefficient de d\u00e9termination (<em>r2<\/em>) de 0.95. Plus r\u00e9cemment, les r\u00e9sultats de Dahech et Beltrando (2012) et ceux de De Longueville, Henry et Ozer (2014) viennent renforcer ces observations. Les premiers soulignent qu\u2019au sud de la Tunisie, les jours de vent de sable engendrent une faible visibilit\u00e9 et un ciel souvent voil\u00e9. Ils observent, dans la m\u00eame lanc\u00e9e, que cette visibilit\u00e9 est plus r\u00e9duite en situation de temp\u00eate qu\u2019en situation de chasse-sable. Les seconds ont \u00e9tudi\u00e9 l\u2019impact des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques au B\u00e9nin septentrional et, sans avancer la valeur de la corr\u00e9lation entre les deux param\u00e8tres, ont soulign\u00e9 que ces a\u00e9rosols pr\u00e9sents dans l\u2019atmosph\u00e8re y diminuent la visibilit\u00e9 horizontale.<\/p>\n<p class=\"indent\" style=\"text-align: justify\">Les r\u00e9sultats de cette \u00e9tude s\u2019inscrivent donc dans le sillage de l\u2019ensemble des observations faites au S\u00e9n\u00e9gal et dans plusieurs stations du Sahara et de la r\u00e9gion Sah\u00e9lienne. En outre, la mauvaise visibilit\u00e9 induite par les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques affecte \u00e0 son tour les activit\u00e9s socio\u00e9conomiques dans le nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais, notamment dans les secteurs du transport routier et du commerce. Cependant, les cons\u00e9quences \u00e9conomiques de la pollution de l\u2019air sont tr\u00e8s in\u00e9galement r\u00e9parties dans les diff\u00e9rentes r\u00e9gions du monde (Organisation de coop\u00e9ration et de d\u00e9veloppement \u00e9conomiques, OCDE, 2016). Ceci est d\u2019autant plus v\u00e9rifi\u00e9 que, contrairement \u00e0 cette \u00e9tude, l\u2019essentiel des travaux corr\u00e9lant mauvaise visibilit\u00e9 et activit\u00e9s socio\u00e9conomiques s\u2019est le plus pench\u00e9 sur les cons\u00e9quences dans le domaine du transport a\u00e9rien. C\u2019est le cas \u00e0 Kano au nord du Nigeria (Adefofalu, 1984), en Mauritanie (Salama, Deconinck, Lotfy et Riser, 1991), en Californie (Cahill, Gill, Reid, <a href=\"https:\/\/onlinelibrary.wiley.com\/action\/doSearch?ContribAuthorStored=GEARHART%2C+ELIZABETH+A\">Gearhart<\/a>,\u00a0et <a href=\"https:\/\/onlinelibrary.wiley.com\/action\/doSearch?ContribAuthorStored=GILLETTE%2C+DALE+A\">Gillette<\/a>, 1996). Plus r\u00e9cemment, Ozer (2001) soulignait dans la m\u00eame lanc\u00e9e que la fr\u00e9quence des retards dans le Sahel, les annulations ou encore les d\u00e9tournements d\u2019avion sur d\u2019autres a\u00e9roports sont dus \u00e0 la visibilit\u00e9 m\u00e9diocre. Les rares auteurs ayant \u00e9tudi\u00e9 les impacts de mauvaise visibilit\u00e9 induite par les lithom\u00e9t\u00e9ores sur le transport routier ont \u00e9voqu\u00e9 des risques d\u2019accident de route: cela correspond \u00e0 nos r\u00e9sultats. Ozer (2001) remarque que, pendant la saison s\u00e8che, les accidents de la route mortels sont extr\u00eamement fr\u00e9quents dans les pays sah\u00e9liens du fait de la mauvaise visibilit\u00e9 lors de lithom\u00e9t\u00e9ores fortement denses. D\u2019apr\u00e8s Burritt et Hyers (1981), ces accidents sont tellement fr\u00e9quents en Arizona que des mesures d\u2019alerte de risque potentiel de lithom\u00e9t\u00e9ores ont \u00e9t\u00e9 prises par le <em>Department of Transportation<\/em>. Ces observations confirment alors les r\u00e9ponses avanc\u00e9es par l\u2019essentiel des transporteurs routiers interrog\u00e9s dans cette \u00e9tude. Notons en outre qu\u2019\u00e0 notre connaissance, aucune \u00e9tude n\u2019a jusqu\u2019ici abord\u00e9 les impacts de la mauvaise visibilit\u00e9 horizontale sur les activit\u00e9s de commerce et, par cons\u00e9quent, ce travail ouvrirait une fen\u00eatre sur cet aspect.<\/p>\n<h2>R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Adefofalu, Daniel Oladele. 1984. On bioclimatological aspects of Harmattan dust haze in Nigeria. <em>Archives for Meteorology, Geophysics, and Biovlimatology<\/em>, <em>B<\/em> (33), 387-404.<br \/>\n<a href=\"https:\/\/link.springer.com\/article\/10.1007\/BF02274004\">https:\/\/link.springer.com\/article\/10.1007\/BF02274004<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Ben Mohamed, Abdelkrim, Frangi,\u00a0Jean Pierre, Fontan, Jacques et Druilhet, Aim\u00e9. 1992. Spatial and temporal variations of atmospheric turbidity and related parameters in Niger. <em>Journal of Applied Meteorology<\/em>, <em>31<\/em>, 1286-1294.<br \/>\n<a href=\"https:\/\/journals.ametsoc.org\/doi\/abs\/10.1175\/1520-0450%281992%29031%3C1286%3ASATVOA%3E2.0.CO%3B2\">https:\/\/journals.ametsoc.org\/doi\/abs\/10.1175\/1520-0450%281992%29031%3C1286%3ASATVOA%3E2.0.CO%3B2<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Bertrand, Jean-Joseph. 1976. Visibilit\u00e9 et brume s\u00e8che en Afrique. <em>La M\u00e9t\u00e9orologie<\/em>, <em>6<\/em>, 201-211.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Buishand, T. Adri. 1982. Some methods for testing the homogeneity of rain fall records. <em>Journal of Hydrology<\/em>, <em>58<\/em> (1-2), 11-27.<br \/>\n<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0022-1694(82)90066-X\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0022-1694(82)90066-X<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Burritt, Benjamin Earl et Hyers, Albert D. 1981. Evaluation of Arizona\u2019s highway dust warning system. Dans T. L. Pewe (dir.), <em>Desert dust, origin, characteristic, and effect on man<\/em>, <em>Geological Society of America, 186,<\/em> 281-292.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Cahill, Thomas A., Gill, Thomas E., Reid, Jeffrey S., Gearhart, Elizabeth A.\u00a0et Gillette, Dale A. 1996. Saltating particles, playa crusts and dust aerosols at Owens (dry) Lake, California. <em>Earth Surface Processes and Landforms<\/em>, <em>21<\/em>, 621-639.<br \/>\n<a href=\"https:\/\/onlinelibrary.wiley.com\/doi\/abs\/10.1002\/(SICI)1096-9837(199607)21:7%3C621::AID-ESP661%3E3.0.CO;2-E\">https:\/\/onlinelibrary.wiley.com\/doi\/abs\/10.1002\/(SICI)1096-9837(199607)21:7%3C621::AID-ESP661%3E3.0.CO;2-E<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">D\u2019Almeida, Andr\u00e9 et Gaye, Demba. 2016. Analyse estimative des concentrations en particules de lithom\u00e9t\u00e9ores au Nord-S\u00e9n\u00e9gal de 1965 \u00e0 2013 : \u00e9tude de cas des stations de Saint-Louis, de Podor et de Matam. <em>Revue de g\u00e9ographie du laboratoire Le\u00efdi<\/em>, <em>14<\/em>, 179-200.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">D\u2019Almeida<a href=\"http:\/\/journals.ametsoc.org\/author\/D%27Almeida%2C+Guillaume+A\">,<\/a> Guillaume. 1986. Model for Saharan Dust Transport. <em>Journal of Climate and Applied Meteorology<\/em>, <em>25<\/em>, 903-916.<br \/>\n<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1175\/1520-0450(1986)025%3c0903:AMFSDT%3e2.0.CO;2\">https:\/\/doi.org\/10.1175\/1520-0450(1986)025&lt;0903:AMFSDT&gt;2.0.CO;2<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Dahech, Salem et Beltrando, G\u00e9rard. 2012. Le vent de sable dans le sud tunisien, cons\u00e9quences pour l\u2019homme \u00e0 Sfax. <em>La M\u00e9t\u00e9orologie, Revue de l\u2019atmosph\u00e8re et du climat<\/em>, <em>8<\/em> (79), 40-50.<br \/>\n<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4267\/2042\/48512\">https:\/\/doi.org\/10.4267\/2042\/48512<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">De Longueville, Florence, Henry, Sabine et Ozer, Pierre. 2014. Premi\u00e8re \u00e9valuation des impacts des poussi\u00e8res d\u00e9sertiques sur la sant\u00e9 des enfants en Afrique de l\u2019ouest : \u00e9tude de cas dans le b\u00e9nin septentrional. Dans P. Camberlin et Y. Richard (dir.), <em>Actes du 27e Colloque International de l\u2019Association Internationale de Climatologie<\/em> (p. 536-542). Dijon, France : Universit\u00e9 de Bourgonge.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/hdl.handle.net\/2268\/163276\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">http:\/\/hdl.handle.net\/2268\/163276<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">D\u00e9l\u00e9gation de l\u2019Union Europ\u00e9enne au Mali. 2014. <em>R\u00e9vision du profil environnemental du Mali<\/em>. Rapport final contrat-cadre b\u00e9n\u00e9ficiaires 6.<br \/>\n<a href=\"https:\/\/eeas.europa.eu\/sites\/eeas\/files\/profil_environnemental_du_mali_0.pdf\">https:\/\/eeas.europa.eu\/sites\/eeas\/files\/profil_environnemental_du_mali_0.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Doumbia, El Hadj Thierno. 2012. Caract\u00e9risation physico-chimique de la pollution atmosph\u00e9rique urbaine en Afrique de l\u2019Ouest et \u00e9tude d\u2019impact sur la sant\u00e9 (th\u00e8se de doctorat). Universit\u00e9 de Toulouse, France.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/thesesups.ups-tlse.fr\/1915\/\">http:\/\/thesesups.ups-tlse.fr\/1915\/<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Gac, Jean-Yves, Carn, Michel, Diallo, Mamadou Issa, Orange, Didier et Tanre, Didier. 1986. Corr\u00e9lation entre brumes s\u00e8ches et visibilit\u00e9 horizontale au sol \u00e0 partir de mesures quotidiennes au S\u00e9n\u00e9gal pendant 3 ann\u00e9es. Note pr\u00e9sent\u00e9e par Georges Millot, <em>C. R. Acad. Sc. Paris<\/em>, <em>2<\/em> (11), 1025-1027.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/horizon.documentation.ird.fr\/exl-doc\/pleins_textes\/pleins_textes_5\/b_fdi_18-19\/23296.pdf\">http:\/\/horizon.documentation.ird.fr\/exl-doc\/pleins_textes\/pleins_textes_5\/b_fdi_18-19\/23296.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Gaye, Demba. 2017. <em>Fr\u00e9quence des a\u00e9rosols d\u00e9sertiques dans l\u2019extr\u00eame Nord-S\u00e9n\u00e9gal (Stations de Saint-Louis, Podor et Matam) : effets radiatifs, cons\u00e9quences sur la visibilit\u00e9 horizontale et impacts sanitaires<\/em>. Th\u00e8se de doctorat, Universit\u00e9 Gaston Berger de Saint-Louis.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Marticorena, B\u00e9atrice <em>et al<\/em>. 2010. Temporal variability of mineral dust concentrations over West Africa: analyses of a pluriannual monitoring from the AMMA Sahelian Dust Transect. <em>Atmospheric Chemistry Physics<\/em>, <em>10<\/em> (18), 8899-8915.<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.atmos-chem-phys.net\/10\/8899\/2010\/acp-10-8899-2010.pdf\">https:\/\/www.atmos-chem-phys.net\/10\/8899\/2010\/acp-10-8899-2010.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Martiny, Nad\u00e8ge, Roucou, Pascal, Pohl, Benjamin, Camberlin, Pierre et Chiapello, Isabelle. 2015. D\u00e9finition d\u2019un \u00e9v\u00e9nement de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques au sahel : apport de nouvelles mesures de PM10 au Burkina Faso.<em> Actes du XXVIIIe Colloque de l\u2019Association Internationale de Climatologie<\/em>, Li\u00e8ge, Belgique.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.climato.be\/aic\/colloques\/actes\/ACTES_AIC2015\/2%20Climatologie%20appliquee\/031-MARTINY-194-199.pdf\">http:\/\/www.climato.be\/aic\/colloques\/actes\/ACTES_AIC2015\/2%20Climatologie%20appliquee\/031-MARTINY-194-199.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">OCDE. 2016. <em>Les cons\u00e9quences \u00e9conomiques de la pollution de l\u2019air ext\u00e9rieur<\/em>. Rapport. Paris, France.<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.oecd.org\/fr\/environnement\/indicateurs-modelisation-perspectives\/Consequences-economiques-de-la-pollution-air-exterieur-essentiel-strategique-web.pdf\">https:\/\/www.oecd.org\/fr\/environnement\/indicateurs-modelisation-perspectives\/Consequences-economiques-de-la-pollution-air-exterieur-essentiel-strategique-web.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Ozer, Pierre. 2001. Les Lithom\u00e9t\u00e9ores en r\u00e9gion sah\u00e9lienne, un indicateur climatique de la d\u00e9sertification, GEO-ECO-TROP.<em>\u00a0Revue internationale d\u2019\u00e9cologie et de g\u00e9ographie tropicales, 24<\/em>, 327 p<em>.<\/em><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Salama, Moha, Deconinck, Jean-No\u00ebl, Lotfy, Morad Famy et Riser, Jean. 1991. L\u2019ensablement \u00e0 Nouakchott: exemple de l\u2019a\u00e9roport. <em>S\u00e9cheresse<\/em>, <em>2<\/em> (2), 101-109.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.secheresse.info\/spip.php?article7139\">http:\/\/www.secheresse.info\/spip.php?article7139<\/a><\/p>\n<hr class=\"metaauthorline\" \/>\n<div class=\"metadata metaauthor\">\n<p class=\"justify\" data-type=\"author\"><strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/contributors\/demba-gaye\">Demba GAYE<\/a><\/strong><br \/>L\u2019auteur est g\u00e9ographe de formation, titulaire d\u2019un doctorat en climatologie, sp\u00e9cialiste des lithom\u00e9t\u00e9ores. Il est chercheur et consultant. Actuellement charg\u00e9 de cours \u00e0 l\u2019UFR de Lettres et sciences humaines de l\u2019Universit\u00e9 Gaston Berger de Saint-Louis (S\u00e9n\u00e9gal), il est membre du laboratoire Le\u00efdi \u00ab Dynamiques des territoires et d\u00e9veloppement \u00bb et du laboratoire GERM (Genre, Environnement, Religion &amp; Migrations) de la m\u00eame universit\u00e9. Il a \u00e9crit et co-\u00e9crit plusieurs articles scientifiques sur le sahel en g\u00e9n\u00e9ral et sur le sahel-s\u00e9n\u00e9galais en particulier.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":18,"menu_order":5,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"Analyse des fr\u00e9quences et \u00e9tude des impacts environnementaux et socio-\u00e9conomiques au nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais","pb_authors":["demba-gaye"],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[92],"license":[],"class_list":["post-91","chapter","type-chapter","status-web-only","hentry","motscles-consequence","motscles-poussieres-desertiques","motscles-qualite-de-lair","motscles-sahel-senegalais","motscles-visibilite","keywords-air-quality","keywords-desert-dust","keywords-horizontal-visibility","keywords-senegalese-sahel","keywords-socio-economic-impact","contributor-demba-gaye"],"part":3,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/91","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/users\/18"}],"version-history":[{"count":39,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/91\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1009,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/91\/revisions\/1009"}],"part":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/91\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=91"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=91"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=91"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=91"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}