{"id":923,"date":"2024-12-30T15:38:43","date_gmt":"2024-12-30T14:38:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/?post_type=chapter&#038;p=923"},"modified":"2025-01-03T20:50:26","modified_gmt":"2025-01-03T19:50:26","slug":"ndiaye_et_al2024","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/texte\/ndiaye_et_al2024\/","title":{"rendered":"Valorisation des interstices urbains \u00e0 travers l\u2019horticulture ornementale \u00e0 Dakar : acteurs et retomb\u00e9es socio-\u00e9conomiques"},"content":{"raw":"<h2 style=\"text-align: justify\">Introduction<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Au S\u00e9n\u00e9gal, notamment dans la r\u00e9gion dakaroise, le lien entre l\u2019agriculture et la ville est analys\u00e9 par des travaux de g\u00e9ographes depuis les ann\u00e9es 1970 (Diongue, 2010). Le curseur est mis sur la diversit\u00e9 des syst\u00e8mes agricoles urbains et p\u00e9riurbains et leur capacit\u00e9 \u00e0 nourrir la ville, mettant ici l\u2019accent sur sa fonction nourrici\u00e8re. Ces travaux d\u2019Arnaud (1970), de Dubresson (1979), Bellot et Denis cit\u00e9s par Diongue (2010), ont analys\u00e9 les circuits d\u2019approvisionnement et les structures d\u2019encadrement (Ngom <em>et al<\/em>., 2017). Aujourd\u2019hui, la multifonctionnalit\u00e9 de l\u2019agriculture urbaine (AU) et les contraintes li\u00e9es au processus de m\u00e9tropolisation de la r\u00e9gion de Dakar retiennent davantage l\u2019attention (Ngom, 2017, Diouf, 2020). Ce processus de m\u00e9tropolisation s\u2019accompagne d\u2019une comp\u00e9tition autour du foncier, engendrant un effet paradoxal (Diop, 2023), une baisse progressive des espaces agricoles (Ba <em>et<\/em> <em>al.<\/em>, 2023) et une demande croissante en produits agricoles. Dans ce contexte, la p\u00e9rennisation de l\u2019agriculture intra-urbaine est un d\u00e9fi \u00e0 la fois alimentaire, environnemental mais aussi \u00e9conomique. L\u2019agriculture joue un r\u00f4le essentiel dans le march\u00e9 de l\u2019emploi en milieu urbain (Chal\u00e9ard, 2023). Dans la r\u00e9gion de Dakar, elle participe \u00e0 la r\u00e9duction du ch\u00f4mage et \u00e0 l'assainissement de la ville par le recyclage des d\u00e9chets organiques (Tounkara, 2015, Ndienor cit\u00e9 par Ba, 2023). Malgr\u00e9 la pr\u00e9sence des Niayes qui favorise le d\u00e9veloppement du mara\u00eechage et de l\u2019arboriculture, gr\u00e2ce \u00e0 la pr\u00e9sence de vall\u00e9es ass\u00e9ch\u00e9es, parsem\u00e9es de lacs, la place de l\u2019agriculture dans la r\u00e9gion de Dakar est en sursis et elle se fait dans une grande pr\u00e9carit\u00e9 (Ba, 2023). La dynamique d\u00e9mographique[footnote]Capitale du S\u00e9n\u00e9gal, Dakar est un espace m\u00e9tropolitain qui regroupe pr\u00e8s du quart de la population s\u00e9n\u00e9galaise en 2023, 4.004.427 habitant\u00b7es (ANSD, 2024).[\/footnote], dans un contexte de m\u00e9tropolisation avec de grands travaux d\u2019infrastructures urbains, r\u00e9duit drastiquement\u00a0les espaces agricoles dans la r\u00e9gion.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Malgr\u00e9 tout, des initiatives demeurent et se d\u00e9ploient dans les interstices urbains, des espaces r\u00e9siduels non b\u00e2tis de l\u2019am\u00e9nagement (Tonnelat, 2003). Ce sont des espaces publics appropri\u00e9s par des tiers pour y d\u00e9velopper des activit\u00e9s \u00e9conomiques. Elles peuvent prendre la forme d\u2019une agriculture de plantes ornementales. Ce secteur de l\u2019agriculture urbaine se positionne dans la production et la commercialisation de plantes, de fleurs et d\u2019accessoires. Il repr\u00e9sente un enjeu important en termes de cr\u00e9ation d\u2019emplois, de revenus au profit de plusieurs acteurs et en termes d\u2019environnement, d\u2019am\u00e9lioration du cadre et de la qualit\u00e9 de vie dans les villes (Radji <em>et<\/em> <em>al<\/em>., 2010).<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">En effet, avec un d\u00e9ficit de planification de l\u2019espace urbain dakarois, cumul\u00e9 \u00e0 une densit\u00e9 importante (7\u00a0277 hab.\/km<sup>2<\/sup>), les interstices urbains deviennent des supports d\u2019activit\u00e9s \u00e9conomiques. Roux (2015) insiste sur la convoitise des interstices urbains avec une hausse des initiatives visant \u00e0 la r\u00e9appropriation de ces espaces, notamment avec l\u2019horticulture ornementale.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Comment l\u2019horticulture ornementale s\u2019inscrit dans l\u2019espace urbain dakarois? Quels sont les acteurs qui la portent, pour quels enjeux \u00e9conomiques? Cette contribution se propose d\u2019analyser la place de l\u2019agriculture dans l\u2019espace public \u00e0 travers le d\u00e9ploiement de l\u2019horticulture ornementale. Il s\u2019agit d\u2019analyser les pratiques socio-spatiales des agriculteurs dans l\u2019espace urbain, en termes de strat\u00e9gies d\u2019adaptation, autour de pratiques quotidiennes d\u00e9ploy\u00e9es pour maintenir leur activit\u00e9 en ville (Robineau <em>et<\/em> <em>al<\/em>., 2014). Il s\u2019agit aussi de mettre en lumi\u00e8re les apports \u00e9conomiques de cette activit\u00e9 pour les pratiquant\u00b7es.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Nous formulons l\u2019hypoth\u00e8se qu\u2019au-del\u00e0 des enjeux \u00e9conomiques en termes de cr\u00e9ations d\u2019emplois, le secteur de l\u2019horticulture ornementale est aussi mobilis\u00e9 comme un levier important dans l\u2019am\u00e9nagement urbain \u00e0 travers un processus de v\u00e9g\u00e9talisation de l\u2019espace urbain[footnote]Le plan d\u2019occupation du sol du plan directeur horizon 2035 pr\u00e9voit 18,5\u00a0% pour la promotion de la v\u00e9g\u00e9talisation de l\u2019espace urbain.[\/footnote].<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Dans une premi\u00e8re partie, une caract\u00e9risation des espaces de culture ornementale dans la r\u00e9gion de Dakar sera faite. Une seconde partie mettra en lumi\u00e8re les logiques individuelles et collectives des acteurs du secteur. Une derni\u00e8re partie portera sur les apports \u00e9conomiques en termes de cr\u00e9ation d\u2019emplois.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">M\u00e9thodologie<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La place de l\u2019horticulture ornementale dans l\u2019espace urbain est analys\u00e9e en termes d\u2019acc\u00e8s et de privatisation de l\u2019espace public. Les travaux de De Magalhaes (2010) offrent une lecture des pratiques des acteurs, \u00e0 travers les notions de \u00ab <em>right of access<\/em> \u00bb, le \u00ab <em>right of use <\/em>\u00bb et \u00ab <em>ownership\/control<\/em> \u00bb (Cl\u00e9ment et Soulard, 2016). La notion d\u2019acc\u00e8s est d\u00e9clin\u00e9e par Benn et Gaus (Li <em>et<\/em> <em>al.<\/em>, 2022, p.\u00a0481) en \u00ab acc\u00e8s physique aux espaces, l\u2019acc\u00e8s aux activit\u00e9s et \u00e0 l\u2019interaction, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information et l\u2019acc\u00e8s aux ressources<em>\u00a0<\/em>\u00bb (notre traduction). Cette grille permet d\u2019appr\u00e9hender les strat\u00e9gies de d\u00e9ploiement de l\u2019horticulture ornementale dans l\u2019espace urbain dakarois et les logiques d\u2019appropriation et de valorisation de l\u2019espace public. En s'appuyant sur un travail d\u2019enqu\u00eate, cette \u00e9tude a pour objectif de rendre compte des pratiques spatiales et des logiques \u00e9conomiques individuelles et\/ou collectives observables dans la r\u00e9gion de Dakar.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">En raison du manque de donn\u00e9es statistiques, on a proc\u00e9d\u00e9 dans un premier temps par une prospection dans la r\u00e9gion pour faire l\u2019\u00e9tat des lieux des stations horticoles afin de collecter les premi\u00e8res donn\u00e9es sur les acteurs potentiels de l\u2019horticulture ornementale. Ce travail pr\u00e9alable a permis d\u2019\u00e9tablir une base correcte d\u2019\u00e9chantillonnage pour les enqu\u00eates aupr\u00e8s des producteurs. Le choix des sites enqu\u00eat\u00e9s a \u00e9t\u00e9 fait en prenant en compte la localisation dans les diff\u00e9rentes communes selon un gradient centre-p\u00e9riph\u00e9rie.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Tableau 1. Recensement des exploitations (source\u00a0: Ibrahima Ndiaye, 2021)<\/p>\r\n\r\n<div style=\"text-align: justify\" align=\"center\">\r\n<table class=\"aligncenter\" style=\"width: 357px\">\r\n<tbody>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 119.077px\"><strong>Commune<\/strong><\/td>\r\n<td style=\"width: 100.866px\"><strong>Exploitations recens\u00e9es<\/strong><\/td>\r\n<td style=\"width: 94.5455px\"><strong>Exploitations enqu\u00eat\u00e9es<\/strong><\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 119.077px\">Dalifort<\/td>\r\n<td style=\"width: 100.866px\">50<\/td>\r\n<td style=\"width: 94.5455px\">23<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 119.077px\">Fass Gueule-Tap\u00e9e-Colobane<\/td>\r\n<td style=\"width: 100.866px\">11<\/td>\r\n<td style=\"width: 94.5455px\">2<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 119.077px\">HLM<\/td>\r\n<td style=\"width: 100.866px\">42<\/td>\r\n<td style=\"width: 94.5455px\">17<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 119.077px\">Yoff<\/td>\r\n<td style=\"width: 100.866px\">32<\/td>\r\n<td style=\"width: 94.5455px\">16<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 119.077px\">Ngor<\/td>\r\n<td style=\"width: 100.866px\">35<\/td>\r\n<td style=\"width: 94.5455px\">13<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 119.077px\">Grand-yoff<\/td>\r\n<td style=\"width: 100.866px\">42<\/td>\r\n<td style=\"width: 94.5455px\">15<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 119.077px\">Mermoz sacr\u00e9-c\u0153ur<\/td>\r\n<td style=\"width: 100.866px\">30<\/td>\r\n<td style=\"width: 94.5455px\">12<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 119.077px\">Ouakam<\/td>\r\n<td style=\"width: 100.866px\">60<\/td>\r\n<td style=\"width: 94.5455px\">28<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 119.077px\">Hann bel-air<\/td>\r\n<td style=\"width: 100.866px\">102<\/td>\r\n<td style=\"width: 94.5455px\">44<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 119.077px\">Patte d'Oie<\/td>\r\n<td style=\"width: 100.866px\">87<\/td>\r\n<td style=\"width: 94.5455px\">31<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 119.077px\">Pikine<\/td>\r\n<td style=\"width: 100.866px\">26<\/td>\r\n<td style=\"width: 94.5455px\">8<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 119.077px\">Wakhinane nimzatt<\/td>\r\n<td style=\"width: 100.866px\">2<\/td>\r\n<td style=\"width: 94.5455px\">1<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 119.077px\">Rufisque<\/td>\r\n<td style=\"width: 100.866px\">7<\/td>\r\n<td style=\"width: 94.5455px\">3<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 119.077px\">Mbao<\/td>\r\n<td style=\"width: 100.866px\">18<\/td>\r\n<td style=\"width: 94.5455px\">4<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 119.077px\">Plateau<\/td>\r\n<td style=\"width: 100.866px\">3<\/td>\r\n<td style=\"width: 94.5455px\">3<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 119.077px\">Point E<\/td>\r\n<td style=\"width: 100.866px\">7<\/td>\r\n<td style=\"width: 94.5455px\">3<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 119.077px\">Golf sud<\/td>\r\n<td style=\"width: 100.866px\">26<\/td>\r\n<td style=\"width: 94.5455px\">6<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 119.077px\">Total\u00a0: 17<\/td>\r\n<td style=\"width: 100.866px\">580<\/td>\r\n<td style=\"width: 94.5455px\">229<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\n<\/div>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Sur une base de 580 stations horticoles recens\u00e9es, r\u00e9parties sur 17 communes, 229 p\u00e9pini\u00e9ristes ont \u00e9t\u00e9 enqu\u00eat\u00e9s dans la r\u00e9gion de Dakar. Les donn\u00e9es sont collect\u00e9es \u00e0 l\u2019aide de questionnaires destin\u00e9s aux producteurs. Les enqu\u00eates de terrains ont permis de renseigner sur le profil socio-professionnel des producteurs, les facteurs de production, les strat\u00e9gies de d\u00e9ploiement dans l\u2019espace urbain et les retomb\u00e9es socio-\u00e9conomiques du secteur de l\u2019horticulture ornementale. L\u2019analyse du profil socio-\u00e9conomique permet de comprendre les cat\u00e9gories d\u2019acteurs pr\u00e9sents dans le secteur et les logiques spatiales et \u00e9conomiques. Elle permet aussi de comprendre les pratiques \u00e9conomiques et entrepreneuriales.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">Horticulture ornementale dans l\u2019espace public dakarois<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les p\u00e9rim\u00e8tres horticoles \u00e9pousent les voies de communications terrestres, le long de l'acc\u00e8s principal <em>(route de Ouakam, route de l\u2019a\u00e9roport<\/em>) et des autoroutes (<em>autoroute Seydina Limamoulaye<\/em>). Certaines exploitations sont localis\u00e9es plus pr\u00e9cis\u00e9ment autour des Cimeti\u00e8res (<em>Cimeti\u00e8re Musulman de Yoff, celui de Saint Lazare De B\u00e8tanie<\/em>), des \u00c9coles (<em>Centre de Formation Professionnelle Horticole de Camber\u00e8ne, Ecole Nationale de Police<\/em>), des Entreprises (<em>Senelec, ONAS<\/em>), autour des Points d\u2019eaux (<em>R\u00e9serve Naturelle Urbaine de la Grande Niayes de Pikine et d\u00e9pendance, le Lac de mariste<\/em>) (Cf. carte 1).<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Carte 1. R\u00e9partition des p\u00e9pini\u00e8res dans la r\u00e9gion de Dakar<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_927\" align=\"aligncenter\" width=\"476\"]<img class=\"wp-image-927 \" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Carte-1_Ibrahima.png\" alt=\"\" width=\"476\" height=\"334\" \/> Source\u00a0: DTGC 2014 \/ projection: WGS 84 Zone 28 N \/ r\u00e9alisateur\u00a0: Ibrahima Ndiaye[\/caption]\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les sites horticoles sont situ\u00e9s essentiellement dans le d\u00e9partement de Dakar, notamment dans les communes situ\u00e9es dans la zone des Niayes. En effet, les espaces horticoles sont in\u00e9galement r\u00e9partis dans la capitale s\u00e9n\u00e9galaise, ainsi les communes de Hann bel air, Patte d\u2019Oie et Grand Yoff occupent respectivement 61\u00a0% des superficies horticoles d\u2019ornement. Ces communes se situent dans\u00a0la zone \u00e9co-g\u00e9ographique des Niayes de la r\u00e9gion de Dakar qui, par ses caract\u00e9ristiques \u00e9cologiques (adoucissement du climat, hydromorphie des sols, formations v\u00e9g\u00e9tales d\u2019affinit\u00e9 guin\u00e9enne, etc.) (Badiane et Mbaye, 2018), offrent des conditions favorables au d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture urbaine. Les autres stations sont diss\u00e9min\u00e9es dans les autres communes du d\u00e9partement de Dakar, les communes de Ouakam 5\u00a0% (4960 m\u00b2), et HLM 4\u00a0% (3564 m\u00b2) occupent 16\u00a0% des surfaces; elles participent \u00e0 l\u2019\u00e9volution de la fili\u00e8re.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Enfin, Point E 1\u00a0%, Plateau 0,021\u00a0%, Rufisque 0,48 \u00a0%, Wakhinane nimzatt 0,32\u00a0%, Pikine 2\u00a0%, Mermoz sacr\u00e9-c\u0153ur 3\u00a0%, Yoff 3\u00a0% Ngor 3\u00a0% et Fass Gueule-Tap\u00e9e Colobane totalisent 15\u00a0% de la surface totale. Les r\u00e9sultats d\u2019enqu\u00eates ont permis d\u2019estimer la surface moyenne des stations horticoles par exploitation \u00e0 251\u00a0m\u00b2. L\u2019importance du nombre de sites dans l\u2019espace urbain fait de cette pratique une activit\u00e9 importante du paysage urbain dakarois.\u00a0Ce sont des portions de l\u2019espace public qui sont appropri\u00e9es pour des pratiques \u00e9conomiques et entrepreneuriales. Ces interstices urbains offrent \u00e0 l\u2019activit\u00e9 agricole des possibilit\u00e9s de d\u00e9ploiement pour r\u00e9pondre \u00e0 des besoins multiples\u00a0:\u00a0une cr\u00e9ation de revenus pour les producteurs, des espaces verts dans les communes concern\u00e9es et une diversit\u00e9 d\u2019offres de plantes ornementales pour les habitants de la r\u00e9gion de Dakar.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le choix des sites de production de plantes ornementales se justifie par la situation strat\u00e9gique de ces espaces qui offrent une disponibilit\u00e9 fonci\u00e8re et pr\u00e9sentent moins de risques de d\u00e9guerpissement selon les acteurs interrog\u00e9s. La disponibilit\u00e9 du foncier constitue le v\u00e9ritable probl\u00e8me pour le d\u00e9veloppement du secteur de l\u2019horticulture ornementale \u00e0 Dakar. Les interstices situ\u00e9s dans les accotements, \u00e0 moins de 5 m de la chauss\u00e9e, aux alentours des \u00e9quipements publics pr\u00e9sentent, de l\u2019avis des pratiquants, moins d\u2019emprises sur l\u2019espace public et favorisent une p\u00e9rennit\u00e9 de leur activit\u00e9. Ces espaces publics sont am\u00e9nag\u00e9s pour r\u00e9pondre aux besoins de la client\u00e8le. De par leur localisation, les territoires horticoles sont, aux yeux des exploitants, des espaces-ressources appropri\u00e9s.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Planche 1. Culture de fleurs sur les accotements, Route de Ouakam[footnote]Station horticole sur la route de Ouakam localis\u00e9s entre le trottoir et le mur de cl\u00f4ture de l\u2019\u00e9cole sup\u00e9rieur d\u2019\u00e9conomie appliqu\u00e9e de Dakar (ESEA). L\u2019occupation de l\u2019espace se fait sur la longueur, entre 1,5 m \u00e0 2 m de large sur 40 \u00e0 50 m de long. La plaque indique \u00e0 la fois la fonction de v\u00e9g\u00e9talisation de la ville mais aussi les offres de livraisons \u00e0 domicile pour les clients.[\/footnote], 2023<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_928\" align=\"aligncenter\" width=\"644\"]<img class=\"wp-image-928 \" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Planche-1_Ibrahima.jpg\" alt=\"\" width=\"644\" height=\"133\" \/> Source : Ibrahima Ndiaye, 2023[\/caption]\r\n<p style=\"text-align: justify\">Ces espaces horticoles sont pr\u00e9sent\u00e9s par les acteur\u00b7trices comme des \u00ab\u00a0espaces verts\u00a0\u00bb participant \u00e0 l\u2019embellissement de la ville. Ces dernier\u00b7es justifient leur pr\u00e9sence dans l\u2019espace public par cette fonction sp\u00e9cifique \u00e0 la ville. Cette repr\u00e9sentation positive de leur place dans l\u2019espace urbain d\u00e9note avec la perception encombrante des autres activit\u00e9s informelles (garages, menuiseries, commerces\u2026). Ces acteur\u00b7trices de productions urbaines participent \u00e0 un processus de v\u00e9g\u00e9talisation le long des trottoirs et offrent des externalit\u00e9s positives \u00e0 la ville. Les stations horticoles sont des espaces de biodiversit\u00e9 v\u00e9g\u00e9tale, qui sont mis en sc\u00e8ne dans l\u2019espace public. Le soin accord\u00e9 \u00e0 l\u2019agencement des plantes et des fleurs, selon la taille, les couleurs, les associations de vari\u00e9t\u00e9 de plantes, cr\u00e9e une coh\u00e9rence visuelle assum\u00e9e. Cette strat\u00e9gie r\u00e9pond \u00e0 la fois \u00e0 une logique \u00e9conomique mais aussi de d\u00e9marcation avec les autres activit\u00e9s \u00e9conomiques qui se d\u00e9ploient dans l\u2019espace urbain. C\u2019est une d\u00e9marche qui s\u2019apparente \u00e0 une strat\u00e9gie de n\u00e9gociation voire de consolidation de la place de ces acteur\u00b7trices dans l\u2019espace urbain. L\u2019horticulture ornementale, malgr\u00e9 les contraintes fonci\u00e8res, entretient ainsi une relation forte avec la ville. Elle participe \u00e0 la production de la ville en se d\u00e9ployant dans quasiment toutes les communes de la r\u00e9gion de Dakar. Elle repose aussi sur la captation de la rente \u00e9conomique li\u00e9e \u00e0 la ville.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les diff\u00e9rentes formes d\u2019agriculture r\u00e9pondent aux multiples fonctions\u00a0: production de revenus, cr\u00e9ation des emplois, construction du paysage, absorption des d\u00e9chets organiques urbains, recr\u00e9ation du lien social (Aubry, 2014). Ces pratiques informelles, d\u00e9velopp\u00e9es par des acteur\u00b7trices op\u00e9rant normalement en dehors du cadre l\u00e9gal et r\u00e9glementaire d\u2019un pays (Loayza cit\u00e9 par Nicolini <em>et<\/em> <em>al<\/em>., 2019), r\u00e9pondent \u00e0 des logiques socio-spatiales multiples.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">Les acteur\u00b7trices de l\u2019horticulture ornementale\u00a0: entre logique individuelle et inscription dans des solidarit\u00e9s partag\u00e9es<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le d\u00e9veloppement de l\u2019horticulture ornementale comme activit\u00e9 marchande dans la ville de Dakar est une strat\u00e9gie de renforcement des ressources financi\u00e8res des producteurs. Ces acteur\u00b7trices ont des niveaux acad\u00e9miques relativement faibles et peu de perspectives d\u2019inscription dans les secteurs formels.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">41\u00a0% des acteur\u00b7trices de secteurs interrog\u00e9s affirment \u00eatre \u00ab\u00a0analphab\u00e8tes\u00a0\u00bb et 24\u00a0% ont le niveau primaire. C\u2019est un profil essentiellement masculin (97\u00a0%) avec une cohabitation interg\u00e9n\u00e9rationnelle. En effet, les classes d\u2019\u00e2ge pr\u00e9sentes oscillent entre 20 et plus de 50 ans. Le sex-ratio en faveur des hommes s\u2019explique par la p\u00e9nibilit\u00e9 du travail, essentiellement manuel, mais aussi par les contraintes sociales que subissent les femmes (Ba, 2017). En Afrique, un ensemble de croyances cantonnent la femme \u00e0 un r\u00f4le de fille, d\u2019\u00e9pouse, de m\u00e8re et grand-m\u00e8re, et de m\u00e9nag\u00e8re avant d\u2019\u00eatre entrepreneure (Diop <em>et al<\/em>., 2022). Mais, aujourd'hui, elles trouvent leur place dans l\u2019agriculture urbaine et d\u00e9veloppent des formes des pratiques agricoles autour du micro jardinage, quelquefois dans des syst\u00e8mes de production hors sol et intra-domestique (Ba, 2017).<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les stations horticoles sont des espaces de copr\u00e9sence avec une cohabitation de populations de diverses origines; une diff\u00e9rence ethnolinguistique parmi les acteur\u00b7trices avec une pr\u00e9dominance de la communaut\u00e9 S\u00e9r\u00e8re. Ces derniers repr\u00e9sentent 83,4\u00a0%. Les 16,6\u00a0% restants sont compos\u00e9s de Diola, de Wolof, de Peul\u00b7es\u2026. Issus majoritairement du bassin arachidier en crise, les exploitants S\u00e9r\u00e8res[footnote]La tradition agropastorale est reconnue en \u00ab pays Sereer\u201d, c\u2019est une communaut\u00e9 porteuse <em>d\u2019une culture d\u2019essence rurale<\/em> (P\u00e9lissier, 1966).[\/footnote] mobilisent leur capital culturel, leur savoir-faire li\u00e9 \u00e0 la pratique de la terre. Les r\u00e9seaux de proximit\u00e9 inter-villageois de solidarit\u00e9 facilitent l\u2019installation des nouveaux venus. Les acteur\u00b7trices interrog\u00e9\u00b7es affirment s\u2019appuyer sur un r\u00e9seau de connaissance \u00e0 leur d\u00e9but pour le choix des sites, dans l\u2019inscription dans la fili\u00e8re (achat des fleurs, fabrication de la fumure organique, confection des pots de fleurs\u2026).<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les enqu\u00eates r\u00e9v\u00e8lent que les producteurs jug\u00e9s \u201cqualifi\u00e9s\u201d, ayant acquis des comp\u00e9tences \u00e0 la suite d\u2019une formation certifiante, sont minoritaires avec 11\u00a0% contre 89\u00a0% pour ceux qui n\u2019ont pas suivi une formation en horticulture. L\u2019exp\u00e9rience des agriculteur\u00b7trices vient de l\u2019observation et de l\u2019apprentissage, d\u2019abord en tant qu\u2019ouvrier\u00b7es dans les p\u00e9pini\u00e8res et, ensuite, par le biais de la cr\u00e9ation de leur propre station horticole. La faiblesse du niveau acad\u00e9mique est compens\u00e9e par l\u2019exp\u00e9rience dans la pratique.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Un pourcentage de 88 % se consid\u00e8re \u00ab non qualifi\u00e9 \u00bb en raison d\u2019une absence de dipl\u00f4me en horticulture. C\u2019est ce qui expliquent leur recours au renforcement des capacit\u00e9s. 11 % de l\u2019effectif total ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de formation au niveau du Centre de formation professionnelle horticole (CFPH) de Camb\u00e9r\u00e8ne ou du Centre d\u2019Initiation et de Perfectionnement dans les m\u00e9tiers de l\u2019Agriculture (CIPA) de Mbao. Ces centres disposent d\u2019une reconnaissance par une attestation de technicien horticole de leur savoir-faire. Un processus de professionnalisation du secteur qui est de plus en plus concurrentiel. Deux statuts \u00e9mergent, des producteurs \u00ab entrepreneurs \u00bb qui disposent des moyens de recruter un \u00ab Surga \u00bb[footnote]Surga : en wolof, le terme Surga \u00ab serviteur \u00bb renvoie \u00e0 un ouvrier agricole, recrut\u00e9 \u00e0 temps partiel et\/ou pay\u00e9 \u00e0 la t\u00e2che.[\/footnote]. Pr\u00e8s de 59 % emploient une main d\u2019\u0153uvre saisonni\u00e8re. La pluriactivit\u00e9 est tr\u00e8s pr\u00e9sente chez certain\u00b7es acteur\u00b7trices de la fili\u00e8re. Pr\u00e8s de la moiti\u00e9 d\u2019entre eux et elles, (57 %) cumulent, avec la production des plantes ornementales, une deuxi\u00e8me activit\u00e9. Il s\u2019agit de travaux d\u2019entretien de jardins dans la ville (entretien des haies, des arbres, le d\u00e9broussaillage) et parfois un travail de plantation dans les maisons familiales, dans des espaces publics communs (universit\u00e9s, ronds-points\u2026), ou chez des priv\u00e9s (h\u00f4tels, des entreprises, des \u00e9coles). Cette diversification des sources de revenus participe de la consolidation de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Ces acteur\u00b7trices s\u2019inscrivent \u00e0 la fois dans des logiques individuelles de productions et de ventes de plantes et de fleurs mais aussi dans des formes de solidarit\u00e9. Les exploitants d\u00e9clarent majoritairement g\u00e9rer individuellement leur espace, soit 87 % d\u2019entre eux. Certains (12 %) sont dans des logiques associatives. Il s\u2019agit des Associations (3 %), de l'Association des Fleuristes Exploitants des Niayes (AFEN), \u201c<em>Guayou Bakh yi<\/em>\u201d, \u201c<em>Bokkou Diome\u201d<\/em> etc., mais aussi des GIE (8,73 %) comme les Cycas bas\u00e9 \u00e0 Ouakam, le GIE Groupement des jardiniers des Almadies, le GIE \u201c<em>Diappal ma Diappou<\/em>\u201d et enfin des Entreprises (0,87 %) \u201c<em>Toolu yaye fati<\/em>\u201d et \u201cSenegal jardin.\u201d Cette situation s'explique souvent par le fait que la plupart des exploitations est install\u00e9e sur l'emprise des routes et ne dispose pas de permis d'occupation. La forte croissance urbaine de la ville de Dakar et les enjeux \u00e9conomiques autour de la commercialisation des produits d\u2019ornements poussent les acteur\u00b7trices \u00e0 d\u00e9velopper des strat\u00e9gies de d\u00e9fense des int\u00e9r\u00eats de la fili\u00e8re dans un espace urbain aux pratiques concurrentielles. Les associations assurent un r\u00f4le de m\u00e9diation, \u00e0 travers des n\u00e9gociations avec les acteurs publics, les municipalit\u00e9s, afin d\u2019asseoir la durabilit\u00e9 de la fili\u00e8re. Elles participent \u00e0 la l\u00e9gitimation de la pratique dans l\u2019espace urbain. L\u2019approche collective participe \u00e0 une dynamique de mise en r\u00e9seau en facilitant \u00e0 ses membres l\u2019acc\u00e8s aux ressources importantes pour la fili\u00e8re, les p\u00e9pini\u00e8res, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau et \u00e0 la fumure organique.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Dans l\u2019espace dakarois, cette forme d\u2019agriculture urbaine constitue un important levier de d\u00e9veloppement, c\u2019est un secteur d\u2019activit\u00e9 qui remplit plusieurs fonctions, notamment la r\u00e9duction du ch\u00f4mage en offrant des revenus aux acteur\u00b7trices de la fili\u00e8re (nombre d\u2019emplois et caract\u00e9ristiques de ces emplois). Elle participe \u00e0 la strat\u00e9gie d\u2019inscription urbaine par des formes de territorialit\u00e9s multiples.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">Les logiques \u00e9conomiques et entrepreneuriales<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le secteur de l\u2019horticulture ornemental dakarois se caract\u00e9rise par un mode de production manuel. La production n\u00e9cessite un co\u00fbt avec des d\u00e9penses destin\u00e9es \u00e0 l\u2019achat d\u2019intrants, d\u2019engrais organiques, de produits phytosanitaires, pots, eau, \u00e9lectricit\u00e9, sable etc. Le tableau 2 pr\u00e9sente la r\u00e9partition des exploitations selon le co\u00fbt moyen mensuel et\/ou par an. Il appara\u00eet que 88\u00a0% des producteur\u00b7trices de plantes ornementales d\u00e9pensent mensuellement 35.667.000\u00a0F\u00a0CFA, soit 428.010.000\u00a0F\u00a0CFA par an (tab.\u00a02). En revanche, le co\u00fbt moyen de production d\u2019un exploitant revient \u00e0 302.500.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Image 1. Composition d\u2019une station de l\u2019horticulture ornementale<\/p>\r\n\r\n\r\n[caption id=\"attachment_929\" align=\"aligncenter\" width=\"458\"]<img class=\"wp-image-929\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Image-1_Ibrahima.jpg\" alt=\"\" width=\"458\" height=\"258\" \/> Source : enqu\u00eates de terrain, 2023[\/caption]\r\n<ol style=\"text-align: justify\">\r\n \t<li>pots de fleurs fabriqu\u00e9s sur place \u00e0 base de sable et de ciment;<\/li>\r\n \t<li>Terreau (fumier) produits \u00e0 la partir de feuille d\u2019arbres;<\/li>\r\n \t<li>Sachets plastiques et bouteilles d\u2019eau recycl\u00e9es.<\/li>\r\n \t<li>fleurs vendues;<\/li>\r\n<\/ol>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Ainsi, le terreau co\u00fbte 60.000\u00a0F\u00a0CFA par camion alors que les autres charges sont r\u00e9parties ainsi qu\u2019il suit\u00a0: 2.500\u00a0F\u00a0CFA pour les sachets plastiques, 30.000\u00a0F\u00a0CFA pour le sable, 10.000\u00a0F\u00a0CFA pour l\u2019engrais organique et 5.000\u00a0F\u00a0CFA pour les produits phytosanitaires. Dans certaines stations horticoles, situ\u00e9es dans les communes de Fass Gueule-tap\u00e9e Colobane, Wakhinane nimzatt, Mermoz Sacr\u00e9-c\u0153ur, Ngor, Yoff, Ouakam, Point E et Plateau, la taxe hydraulique p\u00e8se sur les d\u00e9penses. L\u2019approvisionnement de ces sites se fait par le r\u00e9seau d\u2019adduction urbain.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La grande vari\u00e9t\u00e9 des gammes de produits avec une diversit\u00e9 florale permet de toucher une cible tr\u00e8s vari\u00e9e. Les produits servent \u00e0 la d\u00e9coration int\u00e9rieure et ext\u00e9rieure des maisons, \u00e0 l\u2019am\u00e9nagement de l\u2019espace public, aux clients dans les lieux de recueillement (cimeti\u00e8res). Les recettes issues de l\u2019horticulture ornementale sont tr\u00e8s variables et renforcent les revenus.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">En effet, la r\u00e9partition des recettes moyennes par mois et\/ou par an est consign\u00e9e dans le tableau 3.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Tableau 3. La recette moyen mensuel et ou \u0338 an selon les producteur\u00b7trices (source\u00a0: Ibrahima NDIAYE, enqu\u00eate, 2023)<\/p>\r\n\r\n<div style=\"text-align: justify\" align=\"center\">\r\n<table class=\"aligncenter\" style=\"width: 461px\">\r\n<tbody>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 84.858px\">Recette moyenne mensuelle (Fcfa)<\/td>\r\n<td style=\"width: 54.4602px\">Nombre<\/td>\r\n<td style=\"width: 78.5085px\">Montant total \u0338mois<\/td>\r\n<td style=\"width: 90.9801px\">Montant total \u0338an<\/td>\r\n<td style=\"width: 81.9602px\">Recette moyenne (FCFA)<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 84.858px\">87500<\/td>\r\n<td style=\"width: 54.4602px\">11<\/td>\r\n<td style=\"width: 78.5085px\">962500<\/td>\r\n<td style=\"width: 90.9801px\">11550000<\/td>\r\n<td style=\"width: 81.9602px\">598.437<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 84.858px\">150000<\/td>\r\n<td style=\"width: 54.4602px\">34<\/td>\r\n<td style=\"width: 78.5085px\">5100000<\/td>\r\n<td style=\"width: 90.9801px\">61200000<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 84.858px\">250000<\/td>\r\n<td style=\"width: 54.4602px\">336<\/td>\r\n<td style=\"width: 78.5085px\">17250000<\/td>\r\n<td style=\"width: 90.9801px\">207000000<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 84.858px\">350000<\/td>\r\n<td style=\"width: 54.4602px\">69<\/td>\r\n<td style=\"width: 78.5085px\">24150000<\/td>\r\n<td style=\"width: 90.9801px\">289800000<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 84.858px\">450000<\/td>\r\n<td style=\"width: 54.4602px\">18<\/td>\r\n<td style=\"width: 78.5085px\">8100000<\/td>\r\n<td style=\"width: 90.9801px\">97200000<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 84.858px\">625000<\/td>\r\n<td style=\"width: 54.4602px\">22<\/td>\r\n<td style=\"width: 78.5085px\">13750000<\/td>\r\n<td style=\"width: 90.9801px\">165000000<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 84.858px\">875000<\/td>\r\n<td style=\"width: 54.4602px\">7<\/td>\r\n<td style=\"width: 78.5085px\">6125000<\/td>\r\n<td style=\"width: 90.9801px\">73500000<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 84.858px\">2000000<\/td>\r\n<td style=\"width: 54.4602px\">5<\/td>\r\n<td style=\"width: 78.5085px\">10000000<\/td>\r\n<td style=\"width: 90.9801px\">120000000<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td style=\"width: 84.858px\">Total<\/td>\r\n<td style=\"width: 54.4602px\">202<\/td>\r\n<td style=\"width: 78.5085px\">85.437.500<\/td>\r\n<td style=\"width: 90.9801px\">1.025.250.000<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\n<\/div>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Certaines stations horticoles mobilisent aussi des ouvrier\u00b7es agricoles. Le salaire moyen d\u2019un ouvrier\u00b7e revient \u00e0 57.500\u00a0F\u00a0CFA, assez proche des r\u00e9sultats de Dieng en 2020 (56.071\u00a0F\u00a0CFA). Ainsi, en d\u00e9pit des performances \u00e9conomiques, le secteur de l\u2019horticulture ornementale demeure sans assistance et \u00e9volue dans l\u2019informalit\u00e9.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les tableaux 4a et 4b montrent l\u2019effectif des producteurs qui paient des taxes. L\u2019analyse de ces tableaux r\u00e9v\u00e8le que 79\u00a0% des exploitants ne payent pas de taxes \u00e0 la municipalit\u00e9 contre 21\u00a0% qui payent des taxes (tab. 4a). C\u2019est dans seulement trois communes que les exploitant\u00b7es paient la taxe municipale : les communes de Ouakam, de Yoff et de Plateau. En fait, dans les deux premi\u00e8res communes, les exploitants paient des taxes mensuelles; tandis que dans la commune de Plateau, le paiement des taxes est journalier (tab. 4b). Ainsi, les taxes journali\u00e8res s\u2019\u00e9l\u00e8vent \u00e0 300\u00a0F\u00a0CFA, alors que les taxes mensuelles sont de 6000\u00a0F\u00a0CFA. Ces taxes municipales sont collect\u00e9es par les agents municipaux de la commune. Ces recettes participent de la contribution \u00e9conomique locale des diff\u00e9rentes collectivit\u00e9s. Elles permettent aussi aux communes de contr\u00f4ler le d\u00e9ploiement des activit\u00e9s \u00e9conomiques dans l\u2019espace public. En effet, l\u2019occupation de l\u2019espace public est assujettie \u00e0 une autorisation d'occupation de la voirie \u00e0 titre temporaire. Le paiement de la taxe municipale participe de la reconnaissance et de la l\u00e9gitimation de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique dans ces diff\u00e9rentes communes.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: center\">Tableau 4a. Le paiement des taxes (source : Ibrahima NDIAYE, enqu\u00eate, 2023)<\/p>\r\n\r\n<table class=\"aligncenter\">\r\n<tbody>\r\n<tr>\r\n<td>Communes<\/td>\r\n<td>Nombre<\/td>\r\n<td>Proportion<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Ouakam<\/td>\r\n<td>28<\/td>\r\n<td>60\u00a0%<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Yoff<\/td>\r\n<td>16<\/td>\r\n<td>34\u00a0%<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Plateau<\/td>\r\n<td>3<\/td>\r\n<td>6\u00a0%<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Total<\/td>\r\n<td>47<\/td>\r\n<td>100\u00a0%<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\n<p style=\"text-align: center\">Tableau 4b. R\u00e9partition des taxes par communes (source : Ibrahima NDIAYE, enqu\u00eate, 2023)<\/p>\r\n\r\n<table class=\"aligncenter\">\r\n<tbody>\r\n<tr>\r\n<td>Taxe<\/td>\r\n<td>Nombre<\/td>\r\n<td>Proportion<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Oui<\/td>\r\n<td>47<\/td>\r\n<td>21\u00a0%<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Non<\/td>\r\n<td>182<\/td>\r\n<td>79\u00a0%<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Total<\/td>\r\n<td>229<\/td>\r\n<td>100\u00a0%<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Ces taxes impos\u00e9es par certaines municipalit\u00e9s qui restent assez marginales participent d\u2019un processus de marchandisation de l\u2019espace public.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La culture des plantes ornementales assure une fonction \u00e9conomique ind\u00e9niable. Elle repose aussi sur des principes de durabilit\u00e9. La fumure organique est le principal fertilisant utilis\u00e9. Elle est produite sur place \u00e0 partir de la feuille de filao (Casuarina equisetifolia), des d\u00e9chets verts (feuillage des plantes), de la bouse de vaches.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">Discussion<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019horticulture ornementale s\u2019inscrit dans la panoplie des activit\u00e9s informelles qui caract\u00e9risent le paysage urbain en Afrique subsaharienne. Cette activit\u00e9, en mobilisant la ressource fonci\u00e8re offerte par les interstices, ne rompt pas le principe circulatoire de la ville. Elle occupe les accotements, entre le trottoir et les murs de s\u00e9paration des \u00e9difices publics et\/ou priv\u00e9s. Elle a une dimension entrepreneuriale importante, construite autour d\u2019une fili\u00e8re cr\u00e9atrice de revenus et d\u2019emplois. En effet, l\u2019importance des sommes investies, des revenus d\u00e9clar\u00e9s et des emplois cr\u00e9\u00e9s confirme les travaux de Dieng et <em>al<\/em>. (2020) sur l\u2019importance de ce secteur \u00e9conomique dans l\u2019espace urbain dakarois. Ces activit\u00e9s men\u00e9es essentiellement par des hommes consolident la conclusion de Ba (2017) sur la sous-repr\u00e9sentation, voire l\u2019invisibilisation des femmes dans le segment de la production agricole \u00e0 Dakar.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Ces stations horticoles sont principalement situ\u00e9es le long des voies de communication, plus pr\u00e9cis\u00e9ment autour des Cimeti\u00e8res, des \u00c9coles, des entreprises de m\u00eame que des stades. La strat\u00e9gie de localisation, au-del\u00e0 de la disponibilit\u00e9 fonci\u00e8re, s\u2019inscrit dans une logique commerciale (Steck, 2007). Cette logique \u00e9conomique de recherche de profit pose la question de l\u2019appropriation de l\u2019espace public et son d\u00e9tournement pour des logiques individuelles. La lutte contre le ch\u00f4mage \u00e0 travers l\u2019auto emploi est un des arguments avanc\u00e9s par des exploitants. Ces strat\u00e9gies d\u00e9ploy\u00e9es par les acteur\u00b7trices du secteur recoupent les logiques \u00e9conomico-sociales de d\u00e9tournement des trottoirs \u00e0 Yaound\u00e9, bien d\u00e9crites par Mbouombouo (2005). Cependant, ces acteur\u00b7trices ne semblent pas s\u2019inscrire dans une marginalit\u00e9 urbaine (Mbouombouo, 2005, p.\u00a0247). La valorisation d\u2019espaces interstitiels jadis utilis\u00e9s comme d\u00e9potoirs d\u2019ordures positionne ces stations ornementales comme des lieux de production de la ville. Ces espaces participent \u00e0 combler le d\u00e9ficit d\u2019am\u00e9nagement urbain en renfor\u00e7ant leur fonction d\u2019embellissement de la ville. Cette privatisation de l\u2019espace public, loin d\u2019\u00eatre marginale, accept\u00e9e par les \u00e9lus locaux, illustre un processus d\u2019institutionnalisation de la pratique. Les acteurs publics les int\u00e8grent dans les programmes d\u2019am\u00e9nagement urbain pour r\u00e9pondre au d\u00e9ficit d\u2019espaces verts dans la ville. Ces pratiques participent \u00e0 changer le regard sur les activit\u00e9s informelles sur l\u2019espace public. Leur inscription dans le paysage urbain est renforc\u00e9e par les dynamiques collectives, d\u2019entraide, sous des formes associatives et\/ou coop\u00e9ratives de pr\u00e9servation des int\u00e9r\u00eats communs.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Finalement, cette r\u00e9flexion prolonge les travaux de Dieng (2020) sur l\u2019horticulture ornementale \u00e0 Dakar en s\u2019appuyant sur un \u00e9chantillon plus important et en \u00e9largissant la r\u00e9flexion sur l\u2019int\u00e9gration des stations horticoles dans l\u2019espace urbain dakarois. Les exploitations de plantes ornementales couvrent certes des surfaces r\u00e9duites, une \u00e9troitesse des emplacements qui s\u2019observe \u00e9galement dans d\u2019autres pays de la sous-r\u00e9gion (Ciss\u00e9, 1998; Brock et Foeken, 2006, cit\u00e9 par Radji et <em>al<\/em>., 2010), elles maximisent la valorisation des interstices et se consolident comme des aspects incontournables du paysage urbain dakarois.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\">Conclusion<\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Le secteur de l\u2019horticulture ornementale met en exergue les contraintes fonci\u00e8res subies par l\u2019agriculture urbaine. Il r\u00e9v\u00e8le aussi l\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 des producteurs et leurs capacit\u00e9s \u00e0 valoriser des interstices urbains. Malgr\u00e9 l\u2019appropriation de portions de l\u2019espace urbain, les stations horticoles se distinguent des autres activit\u00e9s entrepreneuriales en participant au verdissement de la r\u00e9gion de Dakar. L\u2019apport \u00e9conomique de ce secteur favorise une extension en dehors de sites historiques des Niayes. Une meilleure organisation de la fili\u00e8re et sa reconnaissance accrue par des acteurs institutionnels permettrait de renforcer sa contribution \u00e9conomique dans le secteur de l\u2019agriculture urbaine.<\/p>\r\n\r\n<h2 class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Aubry, Christine. 2014. Les agricultures urbaines et les questionnements de la recherche. <em>Pour<\/em>, N\u00b0 224(4), 35-49. https:\/\/doi.org\/10.3917\/pour.224.0035.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Ba, Abou, Cantoreggi Nicola.2018. Agriculture urbaine et p\u00e9riurbaine (AUP) et \u00e9conomie des m\u00e9nages agri-urbains \u00e0 Dakar (S\u00e9n\u00e9gal). <em>International Journal of Environment, Agriculture and Biotechnology<\/em>, <em>3<\/em>(1), 195-207<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Ba, Abou, Cantoreggi, Nicola, Simos, Jean .2023. L\u2019agriculture urbaine et p\u00e9riurbaine dans les politiques d\u2019am\u00e9nagement du territoire \u00e0 Dakar (S\u00e9n\u00e9gal) : un avenir menac\u00e9, Dans Aubry Christine, Margetic Christine (Dir.), <em>Les agricultures urbaines en Afrique Subsaharienne francophone et Madagascar<\/em>, Presse Universitaire du Mirail (Toulouse\/France), collection Ruralit\u00e9s Nord-Sud, (127-141). ISBN 978-2-8107-1247-2. <a href=\"https:\/\/www.inrae.fr\/actualites\/agricultures-urbaines-afrique-subsaharienne-francophone-madagascar\">Agricultures urbaines en Afrique subsaharienne francophone et \u00e0 Madagascar | INRAE<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">B\u0153uf, Gilles, Swynghedauw, Bernard, Toussaint, Jean Fran\u00e7ois. 2017. Dans Jean-Fran\u00e7ois (dir.),. <em>L'Homme peut-il accepter ses limites?<\/em> Editions Quae, 192 p.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Chal\u00e9ard, Jean Louis .2023. Les dynamiques des agricultures familiales, Dans Aubry Christine, Margetic Christine (Dir.), <em>Les agricultures urbaines en Afrique Subsaharienne francophone et\u00a0Madagascar<\/em>, Presse Universitaire du Mirail (Toulouse\/France), collection Ruralit\u00e9s Nord-Sud, (411-425). ISBN\u00a0978-2-8107-1247-2. <a href=\"https:\/\/www.inrae.fr\/actualites\/agricultures-urbaines-afrique-subsaharienne-francophone-madagascar\">Agricultures urbaines en Afrique subsaharienne francophone et \u00e0 Madagascar | INRAE<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Cl\u00e9ment, Camille, Toussaint Soulard, Christophe. 2016. La publicisation des espaces agricoles p\u00e9riurbains dans le Lunellois, Languedoc. Un cadre d\u2019analyse en g\u00e9ographie. <em>Annales de g\u00e9ographie<\/em>, 712, 590-614. <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3917\/ag.712.0590\">https:\/\/doi.org\/10.3917\/ag.712.0590<\/a>.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">De Magalh\u00e3es, Claudio. 2010. Public Space and the Contracting-out of Publicness: A Framework for Analysis.\u00a0<em>Journal of Urban Design<\/em>, 15(4), 559\u2013574. https:\/\/doi.org\/10.1080\/13574809.2010.502347<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Dieng, Birane, Mbaye, Mame Samba, Diouf, Macoumba, Gaye Alioune, Noba Kandioura et Sylla Samba Ndao.2019. Caract\u00e9risation du secteur des plantes ornementales \u00e0 Dakar-S\u00e9n\u00e9gal. <em>International Journal of Current Research<\/em>, <em>11<\/em>(10), 7462-7468. <a href=\"https:\/\/www.journalcra.com\/sites\/default\/files\/issue-pdf\/36810_0.pdf\">https:\/\/www.journalcra.com\/sites\/default\/files\/issue-pdf\/36810_0.pdf<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Diongue, Momar. 2010. P\u00e9riurbanisation diff\u00e9rentielle : mutations et r\u00e9organisation de l\u2019espace \u00e0 l\u2019est de la r\u00e9gion dakaroise (Diamniadio, Sangalkam et Yene), S\u00e9n\u00e9gal, <em>Carnets de g\u00e9ographes<\/em> [En ligne], 1 | 2010, mis en ligne le\u00a001 octobre 2010, consult\u00e9 le 30 d\u00e9cembre 2024. URL : <a href=\"http:\/\/journals.openedition.org\/cdg\/2085\">http:\/\/journals.openedition.org\/cdg\/2085<\/a> ; DOI : <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/cdg.2085\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/cdg.2085<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Diop, Khalifa. 2023. La grande Niayes de Pikine ou les sympt\u00f4mes d\u2019une agriculture \u00e9touff\u00e9e par la capitale s\u00e9n\u00e9galaise : un avenir menac\u00e9, Dans Aubry Christine, Margetic Christine (Dir.), <em>Les agricultures urbaines en Afrique Subsaharienne francophone et Madagascar<\/em>, Presse Universitaire du Mirail (Toulouse\/France), collection Ruralit\u00e9s Nord-Sud, (213-228). ISBN 978-2-8107-1247-2. <a href=\"https:\/\/www.inrae.fr\/actualites\/agricultures-urbaines-afrique-subsaharienne-francophone-madagascar\">Agricultures urbaines en Afrique subsaharienne francophone et \u00e0 Madagascar | INRAE<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Diop, Mamadou, Gannon, Kate, Castellano, Elena, Eskander, Shaikh et Agol, Dorice. 2022. Les femmes entrepreneures du secteur agricole en zones semi-arides du S\u00e9n\u00e9gal : entre vuln\u00e9rabilit\u00e9 multiple et adaptation au changement climatique. Document de travail du Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment. <a href=\"https:\/\/wrd.unwomen.org\/sites\/default\/files\/2022-06\/Les-femme-entrepreneures-du-secteur-agricole-en-zones-semi-arides-du-Senegal_entre-vulnerabilite-multiple-et-adaptation-au-changement-climatique.pdf\">https:\/\/wrd.unwomen.org\/sites\/default\/files\/2022-06\/Les-femme-entrepreneures-du-secteur-agricole-en-zones-semi-arides-du-Senegal_entre-vulnerabilite-multiple-et-adaptation-au-changement-climatique.pdf<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Diouf, Ibrahima Faye, Diongue Momar, Timera Mamadou Bouna. 2020. L\u2019agro-\u00e9cologie dans la zone des Niayes : exp\u00e9riences d\u2019une transition dans les communes de Diender Guedj et de Kayar (S\u00e9n\u00e9gal). <em>Revue Ivoirienne de g\u00e9ographie des Savanes,<\/em> num\u00e9ro 8, Juin ISSN, 2521-2125.<a href=\"https:\/\/www.riges-uao.net\/volumes\/volume8\/index.php\">https:\/\/www.riges-uao.net\/volumes\/volume8\/index.php<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Granchamp, Laurence, Ba, Awa. 2017. Femmes africaines nourrici\u00e8res ? La place des femmes dans l\u2019agriculture urbaine \u00e0 Dakar. Dans Laurence Granchamp; Roland Pfefferkorn (dir.), <em>R\u00e9sistances et \u00e9mancipation des femmes du Sud - Travail et luttes environnementales,<\/em> L'Harmattan, (74-96), 2017, Logiques sociales, 978-2-343-13117-7. hal-02614446.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Li Juan, Dang Anrong et Song Yan<strong>.<\/strong> 2022. Defining the ideal public space: A perspective from the publicness. <em>Journal of Urban Management<\/em>, <em>11<\/em>(4), 479-487.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Mbouombouo, Pierre. 2005. Usages et d\u00e9tournement des trottoirs \u00e0 Yaound\u00e9 : entre logiques \u00e9conomico-sociales et marginalit\u00e9 urbaine. Dans Hossard, Nicolas et Jardin, Magdalena (dir), <em>C\u2019est ma ville! De l\u2019appropriation et du d\u00e9tournement de l\u2019espace public <\/em>(p.\u00a0247-260). Paris : L\u2019Harmattan.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Mili, Mohamed. 2018. Espaces verts. Cours gestion des techniques urbaines, Universit\u00e9 Mouhamed Boudiaf de M\u2019silla, 52p. <a href=\"http:\/\/virtuelcampus.univ-msila.dz\/inst-gtu\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Cours-Espaces-verts-Dr.-MILI.pdf\">http:\/\/virtuelcampus.univ-msila.dz\/inst-gtu\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Cours-Espaces-verts-Dr.-MILI.pdf<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Nahmias, Paula, Le Caro, Yvon<strong>.<\/strong> 2012. Pour une d\u00e9finition de l\u2019agriculture urbaine : r\u00e9ciprocit\u00e9 fonctionnelle et diversit\u00e9 des formes spatiales. <em>Environnement Urbain\/Urban Environnent<\/em>, 6. URL : <a href=\"http:\/\/journals.openedition.org\/eue\/437\">http:\/\/journals.openedition.org\/eue\/437<\/a>.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Ngom, Mame Cheikh, Badiane, Sidia Diaouma, Diongue, Momar, \u00a0Mbaye, Edm\u00e9e. 2017. Les agro-industries de l\u2019interface m\u00e9tropolitaine Dakar-Thi\u00e8s-Mbour\u00a0: enjeux fonciers et d\u00e9veloppement territorial. <em>Cahiers de g\u00e9ographie du Qu\u00e9bec<\/em>,\u00a0<em>61<\/em>(172), 33\u201353. <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.7202\/1042714ar\">https:\/\/doi.org\/10.7202\/1042714ar<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Pesqueux, Yvon<strong>.<\/strong> 2021. L\u2019\u00e9conomie informelle, une activit\u00e9 organis\u00e9e \u00ab\u00a0hors organisation\u00a0\u00bb?. Master. France. halshs-03129935. https:\/\/shs.hal.science\/halshs-03129935\/document.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Radji, Raoufou, Kokou, Kouami et Akpagana, Koffi. 2010. \u00c9tude diagnostique de la flore ornementale togolaise. International <em>Journal of Biological and Chemical Sciences<\/em>, <em>4<\/em>(2), 491-508.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Roux, Quentin. 2015. Pratiques interstitielles dans les villes contemporaines : de quoi parle-t-on? 1\/3. En ligne\u00a0: <a href=\"http:\/\/www.citadiavision.com\/2015\/09\/pratiques-interstitielles-dans-les-villes-contemporaines-de-quoi-parle-t-on-\/\">http:\/\/www.citadiavision.com\/2015\/09\/pratiques-interstitielles-dans-les-villes-contemporaines-de-quoi-parle-t-on-\/<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Sabbagh, Gis\u00e8le. 2016. \u00c9tude de march\u00e9 sur l\u2019horticulture ornementale au S\u00e9n\u00e9gal. <em>Netherlands Enterprise Agency<\/em><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Sidy Tounkara. 2015, La valorisation des d\u00e9chets organiques dans le mara\u00eechage \u00ab p\u00e9ri-urbain \u00bb \u00e0 Dakar (S\u00e9n\u00e9gal) : pistes pour une diffusion massive. Gestion des d\u00e9chets : innovations sociales et territoriales, Presses Universitaires de Rennes, 2015, Espaces et Territoires, 978-2-7535-4181-8. \u27e8hal-01237375\u27e9<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Steck, Jean-Fabien. 2006. La rue africaine, territoire de l\u2019informel?\u00a0<em>Flux<\/em>, 66-67, 73-86.\u00a0<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3917\/flux.066.0073\">https:\/\/doi.org\/10.3917\/flux.066.0073<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Thiaw Ibrahima, Faye Cheikh, Dacosta Honor\u00e9 et Dione Di\u00e8ne. 2022. Market gardening and the Economy of Urban and Peri-urban Households in the city of Dakar: Case of the Municipalities of Hann-Bel-Air, Parcelles Assainies, Ouakam and Grand-Yoff. <em>International Journal of Environment, Agriculture and Biotechnology<\/em>, 7. 092-111. DOI\u00a0: 10.22161\/ijeab.74.1.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Tonnelat, St\u00e9phane. 2003. Interstices urbains, les mobilit\u00e9s des terrains d\u00e9laiss\u00e9s de l'am\u00e9nagement. Chim\u00e8res, N\u00b0 52(4), 134-154. <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3917\/chime.052.0134\">https:\/\/doi.org\/10.3917\/chime.052.0134<\/a>.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">5 \u0364 Recensement g\u00e9n\u00e9ral de la population et de l\u2019habitat. 2023, Rapport pr\u00e9liminaire de l\u2019Agence Nationale de la Statistique et de la D\u00e9mographie ANDS, 22p.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\">Situation \u00c9conomique et Sociale de la r\u00e9gion de Dakar. ,2021.Rapport de\u00a0 l\u2019Agence Nationale de la Statistique et de la D\u00e9mographie ANDS. 347 p.<\/p>","rendered":"<div class=\"metadata\">\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9&nbsp;: <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019espace public dans la r\u00e9gion de Dakar est appropri\u00e9 pour des pratiques \u00e9conomiques et entrepreneuriales, parmi lesquelles l\u2019horticulture ornementale. Ce sont des interstices urbains qui sont valoris\u00e9s et qui offrent \u00e0 l\u2019activit\u00e9 agricole des possibilit\u00e9s de d\u00e9ploiement pour r\u00e9pondre \u00e0 des besoins \u00e9conomiques et sociaux. L\u2019horticulture ornementale est une forme d\u2019agriculture urbaine, pratiqu\u00e9e et v\u00e9cue dans une agglom\u00e9ration par des agriculteur\u00b7trices et des habitant\u00b7es \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la vie quotidienne. Elle r\u00e9pond \u00e0 des fonctions \u00e9conomiques et sociales croissantes pour les acteur\u00b7trices concern\u00e9\u00b7es. Dans la r\u00e9gion de Dakar, l\u2019horticulture ornementale s\u2019est impos\u00e9e malgr\u00e9 tout dans le paysage urbain. Son marquage spatial est manifeste et constitue un march\u00e9 \u00e9mergent et un enjeu de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. Elle g\u00e9n\u00e8re une forme particuli\u00e8re de l&rsquo;agriculture urbaine, marqu\u00e9e par la pr\u00e9carit\u00e9 et l\u2019informalit\u00e9 du fait des contraintes fonci\u00e8res. Cette \u00e9tude se propose de caract\u00e9riser l\u2019horticulture ornementale dans les interstices urbains dans 17 communes de la r\u00e9gion de Dakar. Elle permet de comprendre les enjeux \u00e9conomiques et les processus de n\u00e9gociation des acteurs afin de p\u00e9renniser leurs activit\u00e9s dans l\u2019espace urbain.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Mots-cl\u00e9s&nbsp;: <\/strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/agriculture\/\">agriculture<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/dakar\/\">Dakar<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/economie\/\">\u00e9conomie<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/entrepreneuriat\/\">entrepreneuriat<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/espace-public\/\">espace public<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/horticulture-ornementale\/\">horticulture ornementale<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles\/urbain\/\">urbain<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Abstract&nbsp;: <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Public space in the Dakar region is used for economic and entrepreneurial practices, including ornamental horticulture. These are urban interstices that are being developed, offering agricultural activity opportunities to meet economic and social needs. Ornamental horticulture is a form of urban agriculture, practised and experienced in a conurbation by farmers and residents on a daily basis. It fulfils a growing number of economic and social functions for the players involved. In the Dakar region, ornamental horticulture has nevertheless become an integral part of the urban landscape. Its spatial impact is clear, and it is an emerging market and a food security issue. It generates a particular form of production, marked by precariousness and informality due to land constraints. This study sets out to characterise ornamental horticulture in the urban interstices of 17 communes in the Dakar region. It will enable us to understand the economic stakes involved and the negotiation processes used by stakeholders to secure the long-term future of their activities in the urban environment.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Keywords&nbsp;: <\/strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/agriculture\/\">Agriculture<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/economy\/\">economy<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/entrepreneurship\/\">entrepreneurship<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/ornamental-horticulture\/\">ornamental horticulture<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/public-space\/\">public space<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/keywords\/urban\/\">urban<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9 (wolof)&nbsp;: <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Barab bu \u00f1\u00e9pp bokk ci diwaanu Dakar baaxna lool ci w\u00e0llu koom-koom ak ligg\u00e9ey, lu ci melni jardinier ornamentaal. Lii barabi taax yu am solo la, di barab yu bari ay ligg\u00e9eyu mbay mi, ngir m\u00ebna faj soxlay koom-koom ak askan wi. Jardinu dekoraasio\u014b xeetu mbay mi la ci d\u00ebkki taax, baykat yi ak \u00f1i d\u00ebkk ci d\u00ebkk taax yi \u00f1oo koy j\u00ebfandikoo bis bu nekk (Nahmias ak Le Caro, 2012). Dafay tontu ci ligg\u00e9ey yu mag yi ci w\u00e0llu koom-koom ak askan wi ci w\u00e0llu koom-koom ak askan wi. Ci diwaanu Dakar, jardinier ornamental mingi taxaw bu baax ci paysage urbain bi. M\u00e0rku barab bi dafa leer, te dafay m\u00e0ndargaal marse buy yewwu ak jafe-jafe kaaraange dundu (Dieng et al., 2020). Dafay jur benn j\u00ebmm bu amul benn werante, bu\u00f1u m\u00e0ndargaale ci \u00f1\u00e0kka w\u00f3olu ak \u00f1\u00e0kka w\u00f3or ndax suuf su bariwul. G\u00ebstu bii dafa b\u00ebgga xamme jardinier ornamental yi ci barabi d\u00ebkk yu mag yi ci 17 komine ci diwaanu Dakar. Daf nuy may nu xam jafe-jafe koom-koom gi ak ni \u00f1iy y\u00ebngu di doxalee ngir m\u00ebna w\u00e9yal seen ligg\u00e9ey ci biir d\u00ebkk taax yi.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Mots-cl\u00e9s (wolof)&nbsp;: <\/strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles-autre\/barab-bu-nepp-bokk\/\">barab bu \u00f1\u00e9pp bokk<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles-autre\/dakar\/\">Dakar<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles-autre\/dekk\/\">d\u00ebkk<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles-autre\/jardinu-taaral\/\">jardinu taaral<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles-autre\/koom\/\">koom<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles-autre\/liggeeykat\/\">ligg\u00e9eykat<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/motscles-autre\/mbay-mi-ci-dekk\/\">mbay mi ci d\u00ebkk<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Historique de l&rsquo;article<\/strong><br \/><strong>Date de r\u00e9ception&nbsp;: <\/strong>30 mars 2024<br \/><strong>Date d&rsquo;acceptation&nbsp;: <\/strong>23 septembre 2024<br \/><strong>Date de publication&nbsp;: <\/strong>31 d\u00e9cembre 2024<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Type de texte&nbsp;: <\/strong>Article<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Introduction<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Au S\u00e9n\u00e9gal, notamment dans la r\u00e9gion dakaroise, le lien entre l\u2019agriculture et la ville est analys\u00e9 par des travaux de g\u00e9ographes depuis les ann\u00e9es 1970 (Diongue, 2010). Le curseur est mis sur la diversit\u00e9 des syst\u00e8mes agricoles urbains et p\u00e9riurbains et leur capacit\u00e9 \u00e0 nourrir la ville, mettant ici l\u2019accent sur sa fonction nourrici\u00e8re. Ces travaux d\u2019Arnaud (1970), de Dubresson (1979), Bellot et Denis cit\u00e9s par Diongue (2010), ont analys\u00e9 les circuits d\u2019approvisionnement et les structures d\u2019encadrement (Ngom <em>et al<\/em>., 2017). Aujourd\u2019hui, la multifonctionnalit\u00e9 de l\u2019agriculture urbaine (AU) et les contraintes li\u00e9es au processus de m\u00e9tropolisation de la r\u00e9gion de Dakar retiennent davantage l\u2019attention (Ngom, 2017, Diouf, 2020). Ce processus de m\u00e9tropolisation s\u2019accompagne d\u2019une comp\u00e9tition autour du foncier, engendrant un effet paradoxal (Diop, 2023), une baisse progressive des espaces agricoles (Ba <em>et<\/em> <em>al.<\/em>, 2023) et une demande croissante en produits agricoles. Dans ce contexte, la p\u00e9rennisation de l\u2019agriculture intra-urbaine est un d\u00e9fi \u00e0 la fois alimentaire, environnemental mais aussi \u00e9conomique. L\u2019agriculture joue un r\u00f4le essentiel dans le march\u00e9 de l\u2019emploi en milieu urbain (Chal\u00e9ard, 2023). Dans la r\u00e9gion de Dakar, elle participe \u00e0 la r\u00e9duction du ch\u00f4mage et \u00e0 l&rsquo;assainissement de la ville par le recyclage des d\u00e9chets organiques (Tounkara, 2015, Ndienor cit\u00e9 par Ba, 2023). Malgr\u00e9 la pr\u00e9sence des Niayes qui favorise le d\u00e9veloppement du mara\u00eechage et de l\u2019arboriculture, gr\u00e2ce \u00e0 la pr\u00e9sence de vall\u00e9es ass\u00e9ch\u00e9es, parsem\u00e9es de lacs, la place de l\u2019agriculture dans la r\u00e9gion de Dakar est en sursis et elle se fait dans une grande pr\u00e9carit\u00e9 (Ba, 2023). La dynamique d\u00e9mographique<a class=\"footnote\" title=\"Capitale du S\u00e9n\u00e9gal, Dakar est un espace m\u00e9tropolitain qui regroupe pr\u00e8s du quart de la population s\u00e9n\u00e9galaise en 2023, 4.004.427 habitant\u00b7es (ANSD, 2024).\" id=\"return-footnote-923-1\" href=\"#footnote-923-1\" aria-label=\"Footnote 1\"><sup class=\"footnote\">[1]<\/sup><\/a>, dans un contexte de m\u00e9tropolisation avec de grands travaux d\u2019infrastructures urbains, r\u00e9duit drastiquement\u00a0les espaces agricoles dans la r\u00e9gion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Malgr\u00e9 tout, des initiatives demeurent et se d\u00e9ploient dans les interstices urbains, des espaces r\u00e9siduels non b\u00e2tis de l\u2019am\u00e9nagement (Tonnelat, 2003). Ce sont des espaces publics appropri\u00e9s par des tiers pour y d\u00e9velopper des activit\u00e9s \u00e9conomiques. Elles peuvent prendre la forme d\u2019une agriculture de plantes ornementales. Ce secteur de l\u2019agriculture urbaine se positionne dans la production et la commercialisation de plantes, de fleurs et d\u2019accessoires. Il repr\u00e9sente un enjeu important en termes de cr\u00e9ation d\u2019emplois, de revenus au profit de plusieurs acteurs et en termes d\u2019environnement, d\u2019am\u00e9lioration du cadre et de la qualit\u00e9 de vie dans les villes (Radji <em>et<\/em> <em>al<\/em>., 2010).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En effet, avec un d\u00e9ficit de planification de l\u2019espace urbain dakarois, cumul\u00e9 \u00e0 une densit\u00e9 importante (7\u00a0277 hab.\/km<sup>2<\/sup>), les interstices urbains deviennent des supports d\u2019activit\u00e9s \u00e9conomiques. Roux (2015) insiste sur la convoitise des interstices urbains avec une hausse des initiatives visant \u00e0 la r\u00e9appropriation de ces espaces, notamment avec l\u2019horticulture ornementale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Comment l\u2019horticulture ornementale s\u2019inscrit dans l\u2019espace urbain dakarois? Quels sont les acteurs qui la portent, pour quels enjeux \u00e9conomiques? Cette contribution se propose d\u2019analyser la place de l\u2019agriculture dans l\u2019espace public \u00e0 travers le d\u00e9ploiement de l\u2019horticulture ornementale. Il s\u2019agit d\u2019analyser les pratiques socio-spatiales des agriculteurs dans l\u2019espace urbain, en termes de strat\u00e9gies d\u2019adaptation, autour de pratiques quotidiennes d\u00e9ploy\u00e9es pour maintenir leur activit\u00e9 en ville (Robineau <em>et<\/em> <em>al<\/em>., 2014). Il s\u2019agit aussi de mettre en lumi\u00e8re les apports \u00e9conomiques de cette activit\u00e9 pour les pratiquant\u00b7es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Nous formulons l\u2019hypoth\u00e8se qu\u2019au-del\u00e0 des enjeux \u00e9conomiques en termes de cr\u00e9ations d\u2019emplois, le secteur de l\u2019horticulture ornementale est aussi mobilis\u00e9 comme un levier important dans l\u2019am\u00e9nagement urbain \u00e0 travers un processus de v\u00e9g\u00e9talisation de l\u2019espace urbain<a class=\"footnote\" title=\"Le plan d\u2019occupation du sol du plan directeur horizon 2035 pr\u00e9voit 18,5\u00a0% pour la promotion de la v\u00e9g\u00e9talisation de l\u2019espace urbain.\" id=\"return-footnote-923-2\" href=\"#footnote-923-2\" aria-label=\"Footnote 2\"><sup class=\"footnote\">[2]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans une premi\u00e8re partie, une caract\u00e9risation des espaces de culture ornementale dans la r\u00e9gion de Dakar sera faite. Une seconde partie mettra en lumi\u00e8re les logiques individuelles et collectives des acteurs du secteur. Une derni\u00e8re partie portera sur les apports \u00e9conomiques en termes de cr\u00e9ation d\u2019emplois.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">M\u00e9thodologie<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">La place de l\u2019horticulture ornementale dans l\u2019espace urbain est analys\u00e9e en termes d\u2019acc\u00e8s et de privatisation de l\u2019espace public. Les travaux de De Magalhaes (2010) offrent une lecture des pratiques des acteurs, \u00e0 travers les notions de \u00ab <em>right of access<\/em> \u00bb, le \u00ab <em>right of use <\/em>\u00bb et \u00ab <em>ownership\/control<\/em> \u00bb (Cl\u00e9ment et Soulard, 2016). La notion d\u2019acc\u00e8s est d\u00e9clin\u00e9e par Benn et Gaus (Li <em>et<\/em> <em>al.<\/em>, 2022, p.\u00a0481) en \u00ab acc\u00e8s physique aux espaces, l\u2019acc\u00e8s aux activit\u00e9s et \u00e0 l\u2019interaction, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information et l\u2019acc\u00e8s aux ressources<em>\u00a0<\/em>\u00bb (notre traduction). Cette grille permet d\u2019appr\u00e9hender les strat\u00e9gies de d\u00e9ploiement de l\u2019horticulture ornementale dans l\u2019espace urbain dakarois et les logiques d\u2019appropriation et de valorisation de l\u2019espace public. En s&rsquo;appuyant sur un travail d\u2019enqu\u00eate, cette \u00e9tude a pour objectif de rendre compte des pratiques spatiales et des logiques \u00e9conomiques individuelles et\/ou collectives observables dans la r\u00e9gion de Dakar.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En raison du manque de donn\u00e9es statistiques, on a proc\u00e9d\u00e9 dans un premier temps par une prospection dans la r\u00e9gion pour faire l\u2019\u00e9tat des lieux des stations horticoles afin de collecter les premi\u00e8res donn\u00e9es sur les acteurs potentiels de l\u2019horticulture ornementale. Ce travail pr\u00e9alable a permis d\u2019\u00e9tablir une base correcte d\u2019\u00e9chantillonnage pour les enqu\u00eates aupr\u00e8s des producteurs. Le choix des sites enqu\u00eat\u00e9s a \u00e9t\u00e9 fait en prenant en compte la localisation dans les diff\u00e9rentes communes selon un gradient centre-p\u00e9riph\u00e9rie.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Tableau 1. Recensement des exploitations (source\u00a0: Ibrahima Ndiaye, 2021)<\/p>\n<div style=\"text-align: justify; margin: auto;\">\n<table class=\"aligncenter\" style=\"width: 357px\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 119.077px\"><strong>Commune<\/strong><\/td>\n<td style=\"width: 100.866px\"><strong>Exploitations recens\u00e9es<\/strong><\/td>\n<td style=\"width: 94.5455px\"><strong>Exploitations enqu\u00eat\u00e9es<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 119.077px\">Dalifort<\/td>\n<td style=\"width: 100.866px\">50<\/td>\n<td style=\"width: 94.5455px\">23<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 119.077px\">Fass Gueule-Tap\u00e9e-Colobane<\/td>\n<td style=\"width: 100.866px\">11<\/td>\n<td style=\"width: 94.5455px\">2<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 119.077px\">HLM<\/td>\n<td style=\"width: 100.866px\">42<\/td>\n<td style=\"width: 94.5455px\">17<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 119.077px\">Yoff<\/td>\n<td style=\"width: 100.866px\">32<\/td>\n<td style=\"width: 94.5455px\">16<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 119.077px\">Ngor<\/td>\n<td style=\"width: 100.866px\">35<\/td>\n<td style=\"width: 94.5455px\">13<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 119.077px\">Grand-yoff<\/td>\n<td style=\"width: 100.866px\">42<\/td>\n<td style=\"width: 94.5455px\">15<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 119.077px\">Mermoz sacr\u00e9-c\u0153ur<\/td>\n<td style=\"width: 100.866px\">30<\/td>\n<td style=\"width: 94.5455px\">12<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 119.077px\">Ouakam<\/td>\n<td style=\"width: 100.866px\">60<\/td>\n<td style=\"width: 94.5455px\">28<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 119.077px\">Hann bel-air<\/td>\n<td style=\"width: 100.866px\">102<\/td>\n<td style=\"width: 94.5455px\">44<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 119.077px\">Patte d&rsquo;Oie<\/td>\n<td style=\"width: 100.866px\">87<\/td>\n<td style=\"width: 94.5455px\">31<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 119.077px\">Pikine<\/td>\n<td style=\"width: 100.866px\">26<\/td>\n<td style=\"width: 94.5455px\">8<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 119.077px\">Wakhinane nimzatt<\/td>\n<td style=\"width: 100.866px\">2<\/td>\n<td style=\"width: 94.5455px\">1<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 119.077px\">Rufisque<\/td>\n<td style=\"width: 100.866px\">7<\/td>\n<td style=\"width: 94.5455px\">3<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 119.077px\">Mbao<\/td>\n<td style=\"width: 100.866px\">18<\/td>\n<td style=\"width: 94.5455px\">4<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 119.077px\">Plateau<\/td>\n<td style=\"width: 100.866px\">3<\/td>\n<td style=\"width: 94.5455px\">3<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 119.077px\">Point E<\/td>\n<td style=\"width: 100.866px\">7<\/td>\n<td style=\"width: 94.5455px\">3<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 119.077px\">Golf sud<\/td>\n<td style=\"width: 100.866px\">26<\/td>\n<td style=\"width: 94.5455px\">6<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 119.077px\">Total\u00a0: 17<\/td>\n<td style=\"width: 100.866px\">580<\/td>\n<td style=\"width: 94.5455px\">229<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify\">Sur une base de 580 stations horticoles recens\u00e9es, r\u00e9parties sur 17 communes, 229 p\u00e9pini\u00e9ristes ont \u00e9t\u00e9 enqu\u00eat\u00e9s dans la r\u00e9gion de Dakar. Les donn\u00e9es sont collect\u00e9es \u00e0 l\u2019aide de questionnaires destin\u00e9s aux producteurs. Les enqu\u00eates de terrains ont permis de renseigner sur le profil socio-professionnel des producteurs, les facteurs de production, les strat\u00e9gies de d\u00e9ploiement dans l\u2019espace urbain et les retomb\u00e9es socio-\u00e9conomiques du secteur de l\u2019horticulture ornementale. L\u2019analyse du profil socio-\u00e9conomique permet de comprendre les cat\u00e9gories d\u2019acteurs pr\u00e9sents dans le secteur et les logiques spatiales et \u00e9conomiques. Elle permet aussi de comprendre les pratiques \u00e9conomiques et entrepreneuriales.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Horticulture ornementale dans l\u2019espace public dakarois<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Les p\u00e9rim\u00e8tres horticoles \u00e9pousent les voies de communications terrestres, le long de l&rsquo;acc\u00e8s principal <em>(route de Ouakam, route de l\u2019a\u00e9roport<\/em>) et des autoroutes (<em>autoroute Seydina Limamoulaye<\/em>). Certaines exploitations sont localis\u00e9es plus pr\u00e9cis\u00e9ment autour des Cimeti\u00e8res (<em>Cimeti\u00e8re Musulman de Yoff, celui de Saint Lazare De B\u00e8tanie<\/em>), des \u00c9coles (<em>Centre de Formation Professionnelle Horticole de Camber\u00e8ne, Ecole Nationale de Police<\/em>), des Entreprises (<em>Senelec, ONAS<\/em>), autour des Points d\u2019eaux (<em>R\u00e9serve Naturelle Urbaine de la Grande Niayes de Pikine et d\u00e9pendance, le Lac de mariste<\/em>) (Cf. carte 1).<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Carte 1. R\u00e9partition des p\u00e9pini\u00e8res dans la r\u00e9gion de Dakar<\/p>\n<figure id=\"attachment_927\" aria-describedby=\"caption-attachment-927\" style=\"width: 476px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-927\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Carte-1_Ibrahima.png\" alt=\"\" width=\"476\" height=\"334\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Carte-1_Ibrahima.png 1193w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Carte-1_Ibrahima-300x211.png 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Carte-1_Ibrahima-1024x719.png 1024w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Carte-1_Ibrahima-768x539.png 768w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Carte-1_Ibrahima-65x46.png 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Carte-1_Ibrahima-225x158.png 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Carte-1_Ibrahima-350x246.png 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 476px) 100vw, 476px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-927\" class=\"wp-caption-text\">Source\u00a0: DTGC 2014 \/ projection: WGS 84 Zone 28 N \/ r\u00e9alisateur\u00a0: Ibrahima Ndiaye<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify\">Les sites horticoles sont situ\u00e9s essentiellement dans le d\u00e9partement de Dakar, notamment dans les communes situ\u00e9es dans la zone des Niayes. En effet, les espaces horticoles sont in\u00e9galement r\u00e9partis dans la capitale s\u00e9n\u00e9galaise, ainsi les communes de Hann bel air, Patte d\u2019Oie et Grand Yoff occupent respectivement 61\u00a0% des superficies horticoles d\u2019ornement. Ces communes se situent dans\u00a0la zone \u00e9co-g\u00e9ographique des Niayes de la r\u00e9gion de Dakar qui, par ses caract\u00e9ristiques \u00e9cologiques (adoucissement du climat, hydromorphie des sols, formations v\u00e9g\u00e9tales d\u2019affinit\u00e9 guin\u00e9enne, etc.) (Badiane et Mbaye, 2018), offrent des conditions favorables au d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture urbaine. Les autres stations sont diss\u00e9min\u00e9es dans les autres communes du d\u00e9partement de Dakar, les communes de Ouakam 5\u00a0% (4960 m\u00b2), et HLM 4\u00a0% (3564 m\u00b2) occupent 16\u00a0% des surfaces; elles participent \u00e0 l\u2019\u00e9volution de la fili\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Enfin, Point E 1\u00a0%, Plateau 0,021\u00a0%, Rufisque 0,48 \u00a0%, Wakhinane nimzatt 0,32\u00a0%, Pikine 2\u00a0%, Mermoz sacr\u00e9-c\u0153ur 3\u00a0%, Yoff 3\u00a0% Ngor 3\u00a0% et Fass Gueule-Tap\u00e9e Colobane totalisent 15\u00a0% de la surface totale. Les r\u00e9sultats d\u2019enqu\u00eates ont permis d\u2019estimer la surface moyenne des stations horticoles par exploitation \u00e0 251\u00a0m\u00b2. L\u2019importance du nombre de sites dans l\u2019espace urbain fait de cette pratique une activit\u00e9 importante du paysage urbain dakarois.\u00a0Ce sont des portions de l\u2019espace public qui sont appropri\u00e9es pour des pratiques \u00e9conomiques et entrepreneuriales. Ces interstices urbains offrent \u00e0 l\u2019activit\u00e9 agricole des possibilit\u00e9s de d\u00e9ploiement pour r\u00e9pondre \u00e0 des besoins multiples\u00a0:\u00a0une cr\u00e9ation de revenus pour les producteurs, des espaces verts dans les communes concern\u00e9es et une diversit\u00e9 d\u2019offres de plantes ornementales pour les habitants de la r\u00e9gion de Dakar.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le choix des sites de production de plantes ornementales se justifie par la situation strat\u00e9gique de ces espaces qui offrent une disponibilit\u00e9 fonci\u00e8re et pr\u00e9sentent moins de risques de d\u00e9guerpissement selon les acteurs interrog\u00e9s. La disponibilit\u00e9 du foncier constitue le v\u00e9ritable probl\u00e8me pour le d\u00e9veloppement du secteur de l\u2019horticulture ornementale \u00e0 Dakar. Les interstices situ\u00e9s dans les accotements, \u00e0 moins de 5 m de la chauss\u00e9e, aux alentours des \u00e9quipements publics pr\u00e9sentent, de l\u2019avis des pratiquants, moins d\u2019emprises sur l\u2019espace public et favorisent une p\u00e9rennit\u00e9 de leur activit\u00e9. Ces espaces publics sont am\u00e9nag\u00e9s pour r\u00e9pondre aux besoins de la client\u00e8le. De par leur localisation, les territoires horticoles sont, aux yeux des exploitants, des espaces-ressources appropri\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Planche 1. Culture de fleurs sur les accotements, Route de Ouakam<a class=\"footnote\" title=\"Station horticole sur la route de Ouakam localis\u00e9s entre le trottoir et le mur de cl\u00f4ture de l\u2019\u00e9cole sup\u00e9rieur d\u2019\u00e9conomie appliqu\u00e9e de Dakar (ESEA). L\u2019occupation de l\u2019espace se fait sur la longueur, entre 1,5 m \u00e0 2 m de large sur 40 \u00e0 50 m de long. La plaque indique \u00e0 la fois la fonction de v\u00e9g\u00e9talisation de la ville mais aussi les offres de livraisons \u00e0 domicile pour les clients.\" id=\"return-footnote-923-3\" href=\"#footnote-923-3\" aria-label=\"Footnote 3\"><sup class=\"footnote\">[3]<\/sup><\/a>, 2023<\/p>\n<figure id=\"attachment_928\" aria-describedby=\"caption-attachment-928\" style=\"width: 644px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-928\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Planche-1_Ibrahima.jpg\" alt=\"\" width=\"644\" height=\"133\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Planche-1_Ibrahima.jpg 866w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Planche-1_Ibrahima-300x62.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Planche-1_Ibrahima-768x159.jpg 768w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Planche-1_Ibrahima-65x13.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Planche-1_Ibrahima-225x47.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Planche-1_Ibrahima-350x72.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 644px) 100vw, 644px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-928\" class=\"wp-caption-text\">Source : Ibrahima Ndiaye, 2023<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify\">Ces espaces horticoles sont pr\u00e9sent\u00e9s par les acteur\u00b7trices comme des \u00ab\u00a0espaces verts\u00a0\u00bb participant \u00e0 l\u2019embellissement de la ville. Ces dernier\u00b7es justifient leur pr\u00e9sence dans l\u2019espace public par cette fonction sp\u00e9cifique \u00e0 la ville. Cette repr\u00e9sentation positive de leur place dans l\u2019espace urbain d\u00e9note avec la perception encombrante des autres activit\u00e9s informelles (garages, menuiseries, commerces\u2026). Ces acteur\u00b7trices de productions urbaines participent \u00e0 un processus de v\u00e9g\u00e9talisation le long des trottoirs et offrent des externalit\u00e9s positives \u00e0 la ville. Les stations horticoles sont des espaces de biodiversit\u00e9 v\u00e9g\u00e9tale, qui sont mis en sc\u00e8ne dans l\u2019espace public. Le soin accord\u00e9 \u00e0 l\u2019agencement des plantes et des fleurs, selon la taille, les couleurs, les associations de vari\u00e9t\u00e9 de plantes, cr\u00e9e une coh\u00e9rence visuelle assum\u00e9e. Cette strat\u00e9gie r\u00e9pond \u00e0 la fois \u00e0 une logique \u00e9conomique mais aussi de d\u00e9marcation avec les autres activit\u00e9s \u00e9conomiques qui se d\u00e9ploient dans l\u2019espace urbain. C\u2019est une d\u00e9marche qui s\u2019apparente \u00e0 une strat\u00e9gie de n\u00e9gociation voire de consolidation de la place de ces acteur\u00b7trices dans l\u2019espace urbain. L\u2019horticulture ornementale, malgr\u00e9 les contraintes fonci\u00e8res, entretient ainsi une relation forte avec la ville. Elle participe \u00e0 la production de la ville en se d\u00e9ployant dans quasiment toutes les communes de la r\u00e9gion de Dakar. Elle repose aussi sur la captation de la rente \u00e9conomique li\u00e9e \u00e0 la ville.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les diff\u00e9rentes formes d\u2019agriculture r\u00e9pondent aux multiples fonctions\u00a0: production de revenus, cr\u00e9ation des emplois, construction du paysage, absorption des d\u00e9chets organiques urbains, recr\u00e9ation du lien social (Aubry, 2014). Ces pratiques informelles, d\u00e9velopp\u00e9es par des acteur\u00b7trices op\u00e9rant normalement en dehors du cadre l\u00e9gal et r\u00e9glementaire d\u2019un pays (Loayza cit\u00e9 par Nicolini <em>et<\/em> <em>al<\/em>., 2019), r\u00e9pondent \u00e0 des logiques socio-spatiales multiples.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Les acteur\u00b7trices de l\u2019horticulture ornementale\u00a0: entre logique individuelle et inscription dans des solidarit\u00e9s partag\u00e9es<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Le d\u00e9veloppement de l\u2019horticulture ornementale comme activit\u00e9 marchande dans la ville de Dakar est une strat\u00e9gie de renforcement des ressources financi\u00e8res des producteurs. Ces acteur\u00b7trices ont des niveaux acad\u00e9miques relativement faibles et peu de perspectives d\u2019inscription dans les secteurs formels.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">41\u00a0% des acteur\u00b7trices de secteurs interrog\u00e9s affirment \u00eatre \u00ab\u00a0analphab\u00e8tes\u00a0\u00bb et 24\u00a0% ont le niveau primaire. C\u2019est un profil essentiellement masculin (97\u00a0%) avec une cohabitation interg\u00e9n\u00e9rationnelle. En effet, les classes d\u2019\u00e2ge pr\u00e9sentes oscillent entre 20 et plus de 50 ans. Le sex-ratio en faveur des hommes s\u2019explique par la p\u00e9nibilit\u00e9 du travail, essentiellement manuel, mais aussi par les contraintes sociales que subissent les femmes (Ba, 2017). En Afrique, un ensemble de croyances cantonnent la femme \u00e0 un r\u00f4le de fille, d\u2019\u00e9pouse, de m\u00e8re et grand-m\u00e8re, et de m\u00e9nag\u00e8re avant d\u2019\u00eatre entrepreneure (Diop <em>et al<\/em>., 2022). Mais, aujourd&rsquo;hui, elles trouvent leur place dans l\u2019agriculture urbaine et d\u00e9veloppent des formes des pratiques agricoles autour du micro jardinage, quelquefois dans des syst\u00e8mes de production hors sol et intra-domestique (Ba, 2017).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les stations horticoles sont des espaces de copr\u00e9sence avec une cohabitation de populations de diverses origines; une diff\u00e9rence ethnolinguistique parmi les acteur\u00b7trices avec une pr\u00e9dominance de la communaut\u00e9 S\u00e9r\u00e8re. Ces derniers repr\u00e9sentent 83,4\u00a0%. Les 16,6\u00a0% restants sont compos\u00e9s de Diola, de Wolof, de Peul\u00b7es\u2026. Issus majoritairement du bassin arachidier en crise, les exploitants S\u00e9r\u00e8res<a class=\"footnote\" title=\"La tradition agropastorale est reconnue en \u00ab pays Sereer\u201d, c\u2019est une communaut\u00e9 porteuse d\u2019une culture d\u2019essence rurale (P\u00e9lissier, 1966).\" id=\"return-footnote-923-4\" href=\"#footnote-923-4\" aria-label=\"Footnote 4\"><sup class=\"footnote\">[4]<\/sup><\/a> mobilisent leur capital culturel, leur savoir-faire li\u00e9 \u00e0 la pratique de la terre. Les r\u00e9seaux de proximit\u00e9 inter-villageois de solidarit\u00e9 facilitent l\u2019installation des nouveaux venus. Les acteur\u00b7trices interrog\u00e9\u00b7es affirment s\u2019appuyer sur un r\u00e9seau de connaissance \u00e0 leur d\u00e9but pour le choix des sites, dans l\u2019inscription dans la fili\u00e8re (achat des fleurs, fabrication de la fumure organique, confection des pots de fleurs\u2026).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les enqu\u00eates r\u00e9v\u00e8lent que les producteurs jug\u00e9s \u201cqualifi\u00e9s\u201d, ayant acquis des comp\u00e9tences \u00e0 la suite d\u2019une formation certifiante, sont minoritaires avec 11\u00a0% contre 89\u00a0% pour ceux qui n\u2019ont pas suivi une formation en horticulture. L\u2019exp\u00e9rience des agriculteur\u00b7trices vient de l\u2019observation et de l\u2019apprentissage, d\u2019abord en tant qu\u2019ouvrier\u00b7es dans les p\u00e9pini\u00e8res et, ensuite, par le biais de la cr\u00e9ation de leur propre station horticole. La faiblesse du niveau acad\u00e9mique est compens\u00e9e par l\u2019exp\u00e9rience dans la pratique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Un pourcentage de 88 % se consid\u00e8re \u00ab non qualifi\u00e9 \u00bb en raison d\u2019une absence de dipl\u00f4me en horticulture. C\u2019est ce qui expliquent leur recours au renforcement des capacit\u00e9s. 11 % de l\u2019effectif total ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de formation au niveau du Centre de formation professionnelle horticole (CFPH) de Camb\u00e9r\u00e8ne ou du Centre d\u2019Initiation et de Perfectionnement dans les m\u00e9tiers de l\u2019Agriculture (CIPA) de Mbao. Ces centres disposent d\u2019une reconnaissance par une attestation de technicien horticole de leur savoir-faire. Un processus de professionnalisation du secteur qui est de plus en plus concurrentiel. Deux statuts \u00e9mergent, des producteurs \u00ab entrepreneurs \u00bb qui disposent des moyens de recruter un \u00ab Surga \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Surga : en wolof, le terme Surga \u00ab serviteur \u00bb renvoie \u00e0 un ouvrier agricole, recrut\u00e9 \u00e0 temps partiel et\/ou pay\u00e9 \u00e0 la t\u00e2che.\" id=\"return-footnote-923-5\" href=\"#footnote-923-5\" aria-label=\"Footnote 5\"><sup class=\"footnote\">[5]<\/sup><\/a>. Pr\u00e8s de 59 % emploient une main d\u2019\u0153uvre saisonni\u00e8re. La pluriactivit\u00e9 est tr\u00e8s pr\u00e9sente chez certain\u00b7es acteur\u00b7trices de la fili\u00e8re. Pr\u00e8s de la moiti\u00e9 d\u2019entre eux et elles, (57 %) cumulent, avec la production des plantes ornementales, une deuxi\u00e8me activit\u00e9. Il s\u2019agit de travaux d\u2019entretien de jardins dans la ville (entretien des haies, des arbres, le d\u00e9broussaillage) et parfois un travail de plantation dans les maisons familiales, dans des espaces publics communs (universit\u00e9s, ronds-points\u2026), ou chez des priv\u00e9s (h\u00f4tels, des entreprises, des \u00e9coles). Cette diversification des sources de revenus participe de la consolidation de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Ces acteur\u00b7trices s\u2019inscrivent \u00e0 la fois dans des logiques individuelles de productions et de ventes de plantes et de fleurs mais aussi dans des formes de solidarit\u00e9. Les exploitants d\u00e9clarent majoritairement g\u00e9rer individuellement leur espace, soit 87 % d\u2019entre eux. Certains (12 %) sont dans des logiques associatives. Il s\u2019agit des Associations (3 %), de l&rsquo;Association des Fleuristes Exploitants des Niayes (AFEN), \u201c<em>Guayou Bakh yi<\/em>\u201d, \u201c<em>Bokkou Diome\u201d<\/em> etc., mais aussi des GIE (8,73 %) comme les Cycas bas\u00e9 \u00e0 Ouakam, le GIE Groupement des jardiniers des Almadies, le GIE \u201c<em>Diappal ma Diappou<\/em>\u201d et enfin des Entreprises (0,87 %) \u201c<em>Toolu yaye fati<\/em>\u201d et \u201cSenegal jardin.\u201d Cette situation s&rsquo;explique souvent par le fait que la plupart des exploitations est install\u00e9e sur l&#8217;emprise des routes et ne dispose pas de permis d&rsquo;occupation. La forte croissance urbaine de la ville de Dakar et les enjeux \u00e9conomiques autour de la commercialisation des produits d\u2019ornements poussent les acteur\u00b7trices \u00e0 d\u00e9velopper des strat\u00e9gies de d\u00e9fense des int\u00e9r\u00eats de la fili\u00e8re dans un espace urbain aux pratiques concurrentielles. Les associations assurent un r\u00f4le de m\u00e9diation, \u00e0 travers des n\u00e9gociations avec les acteurs publics, les municipalit\u00e9s, afin d\u2019asseoir la durabilit\u00e9 de la fili\u00e8re. Elles participent \u00e0 la l\u00e9gitimation de la pratique dans l\u2019espace urbain. L\u2019approche collective participe \u00e0 une dynamique de mise en r\u00e9seau en facilitant \u00e0 ses membres l\u2019acc\u00e8s aux ressources importantes pour la fili\u00e8re, les p\u00e9pini\u00e8res, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau et \u00e0 la fumure organique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans l\u2019espace dakarois, cette forme d\u2019agriculture urbaine constitue un important levier de d\u00e9veloppement, c\u2019est un secteur d\u2019activit\u00e9 qui remplit plusieurs fonctions, notamment la r\u00e9duction du ch\u00f4mage en offrant des revenus aux acteur\u00b7trices de la fili\u00e8re (nombre d\u2019emplois et caract\u00e9ristiques de ces emplois). Elle participe \u00e0 la strat\u00e9gie d\u2019inscription urbaine par des formes de territorialit\u00e9s multiples.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Les logiques \u00e9conomiques et entrepreneuriales<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Le secteur de l\u2019horticulture ornemental dakarois se caract\u00e9rise par un mode de production manuel. La production n\u00e9cessite un co\u00fbt avec des d\u00e9penses destin\u00e9es \u00e0 l\u2019achat d\u2019intrants, d\u2019engrais organiques, de produits phytosanitaires, pots, eau, \u00e9lectricit\u00e9, sable etc. Le tableau 2 pr\u00e9sente la r\u00e9partition des exploitations selon le co\u00fbt moyen mensuel et\/ou par an. Il appara\u00eet que 88\u00a0% des producteur\u00b7trices de plantes ornementales d\u00e9pensent mensuellement 35.667.000\u00a0F\u00a0CFA, soit 428.010.000\u00a0F\u00a0CFA par an (tab.\u00a02). En revanche, le co\u00fbt moyen de production d\u2019un exploitant revient \u00e0 302.500.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Image 1. Composition d\u2019une station de l\u2019horticulture ornementale<\/p>\n<figure id=\"attachment_929\" aria-describedby=\"caption-attachment-929\" style=\"width: 458px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-929\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Image-1_Ibrahima.jpg\" alt=\"\" width=\"458\" height=\"258\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Image-1_Ibrahima.jpg 1160w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Image-1_Ibrahima-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Image-1_Ibrahima-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Image-1_Ibrahima-768x432.jpg 768w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Image-1_Ibrahima-65x37.jpg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Image-1_Ibrahima-225x127.jpg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2024\/12\/Image-1_Ibrahima-350x197.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 458px) 100vw, 458px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-929\" class=\"wp-caption-text\">Source : enqu\u00eates de terrain, 2023<\/figcaption><\/figure>\n<ol style=\"text-align: justify\">\n<li>pots de fleurs fabriqu\u00e9s sur place \u00e0 base de sable et de ciment;<\/li>\n<li>Terreau (fumier) produits \u00e0 la partir de feuille d\u2019arbres;<\/li>\n<li>Sachets plastiques et bouteilles d\u2019eau recycl\u00e9es.<\/li>\n<li>fleurs vendues;<\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify\">Ainsi, le terreau co\u00fbte 60.000\u00a0F\u00a0CFA par camion alors que les autres charges sont r\u00e9parties ainsi qu\u2019il suit\u00a0: 2.500\u00a0F\u00a0CFA pour les sachets plastiques, 30.000\u00a0F\u00a0CFA pour le sable, 10.000\u00a0F\u00a0CFA pour l\u2019engrais organique et 5.000\u00a0F\u00a0CFA pour les produits phytosanitaires. Dans certaines stations horticoles, situ\u00e9es dans les communes de Fass Gueule-tap\u00e9e Colobane, Wakhinane nimzatt, Mermoz Sacr\u00e9-c\u0153ur, Ngor, Yoff, Ouakam, Point E et Plateau, la taxe hydraulique p\u00e8se sur les d\u00e9penses. L\u2019approvisionnement de ces sites se fait par le r\u00e9seau d\u2019adduction urbain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La grande vari\u00e9t\u00e9 des gammes de produits avec une diversit\u00e9 florale permet de toucher une cible tr\u00e8s vari\u00e9e. Les produits servent \u00e0 la d\u00e9coration int\u00e9rieure et ext\u00e9rieure des maisons, \u00e0 l\u2019am\u00e9nagement de l\u2019espace public, aux clients dans les lieux de recueillement (cimeti\u00e8res). Les recettes issues de l\u2019horticulture ornementale sont tr\u00e8s variables et renforcent les revenus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En effet, la r\u00e9partition des recettes moyennes par mois et\/ou par an est consign\u00e9e dans le tableau 3.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Tableau 3. La recette moyen mensuel et ou \u0338 an selon les producteur\u00b7trices (source\u00a0: Ibrahima NDIAYE, enqu\u00eate, 2023)<\/p>\n<div style=\"text-align: justify; margin: auto;\">\n<table class=\"aligncenter\" style=\"width: 461px\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 84.858px\">Recette moyenne mensuelle (Fcfa)<\/td>\n<td style=\"width: 54.4602px\">Nombre<\/td>\n<td style=\"width: 78.5085px\">Montant total \u0338mois<\/td>\n<td style=\"width: 90.9801px\">Montant total \u0338an<\/td>\n<td style=\"width: 81.9602px\">Recette moyenne (FCFA)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 84.858px\">87500<\/td>\n<td style=\"width: 54.4602px\">11<\/td>\n<td style=\"width: 78.5085px\">962500<\/td>\n<td style=\"width: 90.9801px\">11550000<\/td>\n<td style=\"width: 81.9602px\">598.437<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 84.858px\">150000<\/td>\n<td style=\"width: 54.4602px\">34<\/td>\n<td style=\"width: 78.5085px\">5100000<\/td>\n<td style=\"width: 90.9801px\">61200000<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 84.858px\">250000<\/td>\n<td style=\"width: 54.4602px\">336<\/td>\n<td style=\"width: 78.5085px\">17250000<\/td>\n<td style=\"width: 90.9801px\">207000000<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 84.858px\">350000<\/td>\n<td style=\"width: 54.4602px\">69<\/td>\n<td style=\"width: 78.5085px\">24150000<\/td>\n<td style=\"width: 90.9801px\">289800000<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 84.858px\">450000<\/td>\n<td style=\"width: 54.4602px\">18<\/td>\n<td style=\"width: 78.5085px\">8100000<\/td>\n<td style=\"width: 90.9801px\">97200000<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 84.858px\">625000<\/td>\n<td style=\"width: 54.4602px\">22<\/td>\n<td style=\"width: 78.5085px\">13750000<\/td>\n<td style=\"width: 90.9801px\">165000000<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 84.858px\">875000<\/td>\n<td style=\"width: 54.4602px\">7<\/td>\n<td style=\"width: 78.5085px\">6125000<\/td>\n<td style=\"width: 90.9801px\">73500000<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 84.858px\">2000000<\/td>\n<td style=\"width: 54.4602px\">5<\/td>\n<td style=\"width: 78.5085px\">10000000<\/td>\n<td style=\"width: 90.9801px\">120000000<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 84.858px\">Total<\/td>\n<td style=\"width: 54.4602px\">202<\/td>\n<td style=\"width: 78.5085px\">85.437.500<\/td>\n<td style=\"width: 90.9801px\">1.025.250.000<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify\">Certaines stations horticoles mobilisent aussi des ouvrier\u00b7es agricoles. Le salaire moyen d\u2019un ouvrier\u00b7e revient \u00e0 57.500\u00a0F\u00a0CFA, assez proche des r\u00e9sultats de Dieng en 2020 (56.071\u00a0F\u00a0CFA). Ainsi, en d\u00e9pit des performances \u00e9conomiques, le secteur de l\u2019horticulture ornementale demeure sans assistance et \u00e9volue dans l\u2019informalit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les tableaux 4a et 4b montrent l\u2019effectif des producteurs qui paient des taxes. L\u2019analyse de ces tableaux r\u00e9v\u00e8le que 79\u00a0% des exploitants ne payent pas de taxes \u00e0 la municipalit\u00e9 contre 21\u00a0% qui payent des taxes (tab. 4a). C\u2019est dans seulement trois communes que les exploitant\u00b7es paient la taxe municipale : les communes de Ouakam, de Yoff et de Plateau. En fait, dans les deux premi\u00e8res communes, les exploitants paient des taxes mensuelles; tandis que dans la commune de Plateau, le paiement des taxes est journalier (tab. 4b). Ainsi, les taxes journali\u00e8res s\u2019\u00e9l\u00e8vent \u00e0 300\u00a0F\u00a0CFA, alors que les taxes mensuelles sont de 6000\u00a0F\u00a0CFA. Ces taxes municipales sont collect\u00e9es par les agents municipaux de la commune. Ces recettes participent de la contribution \u00e9conomique locale des diff\u00e9rentes collectivit\u00e9s. Elles permettent aussi aux communes de contr\u00f4ler le d\u00e9ploiement des activit\u00e9s \u00e9conomiques dans l\u2019espace public. En effet, l\u2019occupation de l\u2019espace public est assujettie \u00e0 une autorisation d&rsquo;occupation de la voirie \u00e0 titre temporaire. Le paiement de la taxe municipale participe de la reconnaissance et de la l\u00e9gitimation de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique dans ces diff\u00e9rentes communes.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Tableau 4a. Le paiement des taxes (source : Ibrahima NDIAYE, enqu\u00eate, 2023)<\/p>\n<table class=\"aligncenter\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>Communes<\/td>\n<td>Nombre<\/td>\n<td>Proportion<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Ouakam<\/td>\n<td>28<\/td>\n<td>60\u00a0%<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Yoff<\/td>\n<td>16<\/td>\n<td>34\u00a0%<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Plateau<\/td>\n<td>3<\/td>\n<td>6\u00a0%<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Total<\/td>\n<td>47<\/td>\n<td>100\u00a0%<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p style=\"text-align: center\">Tableau 4b. R\u00e9partition des taxes par communes (source : Ibrahima NDIAYE, enqu\u00eate, 2023)<\/p>\n<table class=\"aligncenter\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>Taxe<\/td>\n<td>Nombre<\/td>\n<td>Proportion<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Oui<\/td>\n<td>47<\/td>\n<td>21\u00a0%<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Non<\/td>\n<td>182<\/td>\n<td>79\u00a0%<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Total<\/td>\n<td>229<\/td>\n<td>100\u00a0%<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p style=\"text-align: justify\">Ces taxes impos\u00e9es par certaines municipalit\u00e9s qui restent assez marginales participent d\u2019un processus de marchandisation de l\u2019espace public.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La culture des plantes ornementales assure une fonction \u00e9conomique ind\u00e9niable. Elle repose aussi sur des principes de durabilit\u00e9. La fumure organique est le principal fertilisant utilis\u00e9. Elle est produite sur place \u00e0 partir de la feuille de filao (Casuarina equisetifolia), des d\u00e9chets verts (feuillage des plantes), de la bouse de vaches.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Discussion<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019horticulture ornementale s\u2019inscrit dans la panoplie des activit\u00e9s informelles qui caract\u00e9risent le paysage urbain en Afrique subsaharienne. Cette activit\u00e9, en mobilisant la ressource fonci\u00e8re offerte par les interstices, ne rompt pas le principe circulatoire de la ville. Elle occupe les accotements, entre le trottoir et les murs de s\u00e9paration des \u00e9difices publics et\/ou priv\u00e9s. Elle a une dimension entrepreneuriale importante, construite autour d\u2019une fili\u00e8re cr\u00e9atrice de revenus et d\u2019emplois. En effet, l\u2019importance des sommes investies, des revenus d\u00e9clar\u00e9s et des emplois cr\u00e9\u00e9s confirme les travaux de Dieng et <em>al<\/em>. (2020) sur l\u2019importance de ce secteur \u00e9conomique dans l\u2019espace urbain dakarois. Ces activit\u00e9s men\u00e9es essentiellement par des hommes consolident la conclusion de Ba (2017) sur la sous-repr\u00e9sentation, voire l\u2019invisibilisation des femmes dans le segment de la production agricole \u00e0 Dakar.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Ces stations horticoles sont principalement situ\u00e9es le long des voies de communication, plus pr\u00e9cis\u00e9ment autour des Cimeti\u00e8res, des \u00c9coles, des entreprises de m\u00eame que des stades. La strat\u00e9gie de localisation, au-del\u00e0 de la disponibilit\u00e9 fonci\u00e8re, s\u2019inscrit dans une logique commerciale (Steck, 2007). Cette logique \u00e9conomique de recherche de profit pose la question de l\u2019appropriation de l\u2019espace public et son d\u00e9tournement pour des logiques individuelles. La lutte contre le ch\u00f4mage \u00e0 travers l\u2019auto emploi est un des arguments avanc\u00e9s par des exploitants. Ces strat\u00e9gies d\u00e9ploy\u00e9es par les acteur\u00b7trices du secteur recoupent les logiques \u00e9conomico-sociales de d\u00e9tournement des trottoirs \u00e0 Yaound\u00e9, bien d\u00e9crites par Mbouombouo (2005). Cependant, ces acteur\u00b7trices ne semblent pas s\u2019inscrire dans une marginalit\u00e9 urbaine (Mbouombouo, 2005, p.\u00a0247). La valorisation d\u2019espaces interstitiels jadis utilis\u00e9s comme d\u00e9potoirs d\u2019ordures positionne ces stations ornementales comme des lieux de production de la ville. Ces espaces participent \u00e0 combler le d\u00e9ficit d\u2019am\u00e9nagement urbain en renfor\u00e7ant leur fonction d\u2019embellissement de la ville. Cette privatisation de l\u2019espace public, loin d\u2019\u00eatre marginale, accept\u00e9e par les \u00e9lus locaux, illustre un processus d\u2019institutionnalisation de la pratique. Les acteurs publics les int\u00e8grent dans les programmes d\u2019am\u00e9nagement urbain pour r\u00e9pondre au d\u00e9ficit d\u2019espaces verts dans la ville. Ces pratiques participent \u00e0 changer le regard sur les activit\u00e9s informelles sur l\u2019espace public. Leur inscription dans le paysage urbain est renforc\u00e9e par les dynamiques collectives, d\u2019entraide, sous des formes associatives et\/ou coop\u00e9ratives de pr\u00e9servation des int\u00e9r\u00eats communs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Finalement, cette r\u00e9flexion prolonge les travaux de Dieng (2020) sur l\u2019horticulture ornementale \u00e0 Dakar en s\u2019appuyant sur un \u00e9chantillon plus important et en \u00e9largissant la r\u00e9flexion sur l\u2019int\u00e9gration des stations horticoles dans l\u2019espace urbain dakarois. Les exploitations de plantes ornementales couvrent certes des surfaces r\u00e9duites, une \u00e9troitesse des emplacements qui s\u2019observe \u00e9galement dans d\u2019autres pays de la sous-r\u00e9gion (Ciss\u00e9, 1998; Brock et Foeken, 2006, cit\u00e9 par Radji et <em>al<\/em>., 2010), elles maximisent la valorisation des interstices et se consolident comme des aspects incontournables du paysage urbain dakarois.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Conclusion<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Le secteur de l\u2019horticulture ornementale met en exergue les contraintes fonci\u00e8res subies par l\u2019agriculture urbaine. Il r\u00e9v\u00e8le aussi l\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 des producteurs et leurs capacit\u00e9s \u00e0 valoriser des interstices urbains. Malgr\u00e9 l\u2019appropriation de portions de l\u2019espace urbain, les stations horticoles se distinguent des autres activit\u00e9s entrepreneuriales en participant au verdissement de la r\u00e9gion de Dakar. L\u2019apport \u00e9conomique de ce secteur favorise une extension en dehors de sites historiques des Niayes. Une meilleure organisation de la fili\u00e8re et sa reconnaissance accrue par des acteurs institutionnels permettrait de renforcer sa contribution \u00e9conomique dans le secteur de l\u2019agriculture urbaine.<\/p>\n<h2 class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p class=\"hanging-indent\">Aubry, Christine. 2014. Les agricultures urbaines et les questionnements de la recherche. <em>Pour<\/em>, N\u00b0 224(4), 35-49. https:\/\/doi.org\/10.3917\/pour.224.0035.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Ba, Abou, Cantoreggi Nicola.2018. Agriculture urbaine et p\u00e9riurbaine (AUP) et \u00e9conomie des m\u00e9nages agri-urbains \u00e0 Dakar (S\u00e9n\u00e9gal). <em>International Journal of Environment, Agriculture and Biotechnology<\/em>, <em>3<\/em>(1), 195-207<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Ba, Abou, Cantoreggi, Nicola, Simos, Jean .2023. L\u2019agriculture urbaine et p\u00e9riurbaine dans les politiques d\u2019am\u00e9nagement du territoire \u00e0 Dakar (S\u00e9n\u00e9gal) : un avenir menac\u00e9, Dans Aubry Christine, Margetic Christine (Dir.), <em>Les agricultures urbaines en Afrique Subsaharienne francophone et Madagascar<\/em>, Presse Universitaire du Mirail (Toulouse\/France), collection Ruralit\u00e9s Nord-Sud, (127-141). ISBN 978-2-8107-1247-2. <a href=\"https:\/\/www.inrae.fr\/actualites\/agricultures-urbaines-afrique-subsaharienne-francophone-madagascar\">Agricultures urbaines en Afrique subsaharienne francophone et \u00e0 Madagascar | INRAE<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">B\u0153uf, Gilles, Swynghedauw, Bernard, Toussaint, Jean Fran\u00e7ois. 2017. Dans Jean-Fran\u00e7ois (dir.),. <em>L&rsquo;Homme peut-il accepter ses limites?<\/em> Editions Quae, 192 p.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Chal\u00e9ard, Jean Louis .2023. Les dynamiques des agricultures familiales, Dans Aubry Christine, Margetic Christine (Dir.), <em>Les agricultures urbaines en Afrique Subsaharienne francophone et\u00a0Madagascar<\/em>, Presse Universitaire du Mirail (Toulouse\/France), collection Ruralit\u00e9s Nord-Sud, (411-425). ISBN\u00a0978-2-8107-1247-2. <a href=\"https:\/\/www.inrae.fr\/actualites\/agricultures-urbaines-afrique-subsaharienne-francophone-madagascar\">Agricultures urbaines en Afrique subsaharienne francophone et \u00e0 Madagascar | INRAE<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Cl\u00e9ment, Camille, Toussaint Soulard, Christophe. 2016. La publicisation des espaces agricoles p\u00e9riurbains dans le Lunellois, Languedoc. Un cadre d\u2019analyse en g\u00e9ographie. <em>Annales de g\u00e9ographie<\/em>, 712, 590-614. <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3917\/ag.712.0590\">https:\/\/doi.org\/10.3917\/ag.712.0590<\/a>.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">De Magalh\u00e3es, Claudio. 2010. Public Space and the Contracting-out of Publicness: A Framework for Analysis.\u00a0<em>Journal of Urban Design<\/em>, 15(4), 559\u2013574. https:\/\/doi.org\/10.1080\/13574809.2010.502347<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Dieng, Birane, Mbaye, Mame Samba, Diouf, Macoumba, Gaye Alioune, Noba Kandioura et Sylla Samba Ndao.2019. Caract\u00e9risation du secteur des plantes ornementales \u00e0 Dakar-S\u00e9n\u00e9gal. <em>International Journal of Current Research<\/em>, <em>11<\/em>(10), 7462-7468. <a href=\"https:\/\/www.journalcra.com\/sites\/default\/files\/issue-pdf\/36810_0.pdf\">https:\/\/www.journalcra.com\/sites\/default\/files\/issue-pdf\/36810_0.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Diongue, Momar. 2010. P\u00e9riurbanisation diff\u00e9rentielle : mutations et r\u00e9organisation de l\u2019espace \u00e0 l\u2019est de la r\u00e9gion dakaroise (Diamniadio, Sangalkam et Yene), S\u00e9n\u00e9gal, <em>Carnets de g\u00e9ographes<\/em> [En ligne], 1 | 2010, mis en ligne le\u00a001 octobre 2010, consult\u00e9 le 30 d\u00e9cembre 2024. URL : <a href=\"http:\/\/journals.openedition.org\/cdg\/2085\">http:\/\/journals.openedition.org\/cdg\/2085<\/a> ; DOI : <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/cdg.2085\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/cdg.2085<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Diop, Khalifa. 2023. La grande Niayes de Pikine ou les sympt\u00f4mes d\u2019une agriculture \u00e9touff\u00e9e par la capitale s\u00e9n\u00e9galaise : un avenir menac\u00e9, Dans Aubry Christine, Margetic Christine (Dir.), <em>Les agricultures urbaines en Afrique Subsaharienne francophone et Madagascar<\/em>, Presse Universitaire du Mirail (Toulouse\/France), collection Ruralit\u00e9s Nord-Sud, (213-228). ISBN 978-2-8107-1247-2. <a href=\"https:\/\/www.inrae.fr\/actualites\/agricultures-urbaines-afrique-subsaharienne-francophone-madagascar\">Agricultures urbaines en Afrique subsaharienne francophone et \u00e0 Madagascar | INRAE<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Diop, Mamadou, Gannon, Kate, Castellano, Elena, Eskander, Shaikh et Agol, Dorice. 2022. Les femmes entrepreneures du secteur agricole en zones semi-arides du S\u00e9n\u00e9gal : entre vuln\u00e9rabilit\u00e9 multiple et adaptation au changement climatique. Document de travail du Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment. <a href=\"https:\/\/wrd.unwomen.org\/sites\/default\/files\/2022-06\/Les-femme-entrepreneures-du-secteur-agricole-en-zones-semi-arides-du-Senegal_entre-vulnerabilite-multiple-et-adaptation-au-changement-climatique.pdf\">https:\/\/wrd.unwomen.org\/sites\/default\/files\/2022-06\/Les-femme-entrepreneures-du-secteur-agricole-en-zones-semi-arides-du-Senegal_entre-vulnerabilite-multiple-et-adaptation-au-changement-climatique.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Diouf, Ibrahima Faye, Diongue Momar, Timera Mamadou Bouna. 2020. L\u2019agro-\u00e9cologie dans la zone des Niayes : exp\u00e9riences d\u2019une transition dans les communes de Diender Guedj et de Kayar (S\u00e9n\u00e9gal). <em>Revue Ivoirienne de g\u00e9ographie des Savanes,<\/em> num\u00e9ro 8, Juin ISSN, 2521-2125.<a href=\"https:\/\/www.riges-uao.net\/volumes\/volume8\/index.php\">https:\/\/www.riges-uao.net\/volumes\/volume8\/index.php<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Granchamp, Laurence, Ba, Awa. 2017. Femmes africaines nourrici\u00e8res ? La place des femmes dans l\u2019agriculture urbaine \u00e0 Dakar. Dans Laurence Granchamp; Roland Pfefferkorn (dir.), <em>R\u00e9sistances et \u00e9mancipation des femmes du Sud &#8211; Travail et luttes environnementales,<\/em> L&rsquo;Harmattan, (74-96), 2017, Logiques sociales, 978-2-343-13117-7. hal-02614446.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Li Juan, Dang Anrong et Song Yan<strong>.<\/strong> 2022. Defining the ideal public space: A perspective from the publicness. <em>Journal of Urban Management<\/em>, <em>11<\/em>(4), 479-487.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Mbouombouo, Pierre. 2005. Usages et d\u00e9tournement des trottoirs \u00e0 Yaound\u00e9 : entre logiques \u00e9conomico-sociales et marginalit\u00e9 urbaine. Dans Hossard, Nicolas et Jardin, Magdalena (dir), <em>C\u2019est ma ville! De l\u2019appropriation et du d\u00e9tournement de l\u2019espace public <\/em>(p.\u00a0247-260). Paris : L\u2019Harmattan.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Mili, Mohamed. 2018. Espaces verts. Cours gestion des techniques urbaines, Universit\u00e9 Mouhamed Boudiaf de M\u2019silla, 52p. <a href=\"http:\/\/virtuelcampus.univ-msila.dz\/inst-gtu\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Cours-Espaces-verts-Dr.-MILI.pdf\">http:\/\/virtuelcampus.univ-msila.dz\/inst-gtu\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Cours-Espaces-verts-Dr.-MILI.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Nahmias, Paula, Le Caro, Yvon<strong>.<\/strong> 2012. Pour une d\u00e9finition de l\u2019agriculture urbaine : r\u00e9ciprocit\u00e9 fonctionnelle et diversit\u00e9 des formes spatiales. <em>Environnement Urbain\/Urban Environnent<\/em>, 6. URL : <a href=\"http:\/\/journals.openedition.org\/eue\/437\">http:\/\/journals.openedition.org\/eue\/437<\/a>.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Ngom, Mame Cheikh, Badiane, Sidia Diaouma, Diongue, Momar, \u00a0Mbaye, Edm\u00e9e. 2017. Les agro-industries de l\u2019interface m\u00e9tropolitaine Dakar-Thi\u00e8s-Mbour\u00a0: enjeux fonciers et d\u00e9veloppement territorial. <em>Cahiers de g\u00e9ographie du Qu\u00e9bec<\/em>,\u00a0<em>61<\/em>(172), 33\u201353. <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.7202\/1042714ar\">https:\/\/doi.org\/10.7202\/1042714ar<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Pesqueux, Yvon<strong>.<\/strong> 2021. L\u2019\u00e9conomie informelle, une activit\u00e9 organis\u00e9e \u00ab\u00a0hors organisation\u00a0\u00bb?. Master. France. halshs-03129935. https:\/\/shs.hal.science\/halshs-03129935\/document.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Radji, Raoufou, Kokou, Kouami et Akpagana, Koffi. 2010. \u00c9tude diagnostique de la flore ornementale togolaise. International <em>Journal of Biological and Chemical Sciences<\/em>, <em>4<\/em>(2), 491-508.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Roux, Quentin. 2015. Pratiques interstitielles dans les villes contemporaines : de quoi parle-t-on? 1\/3. En ligne\u00a0: <a href=\"http:\/\/www.citadiavision.com\/2015\/09\/pratiques-interstitielles-dans-les-villes-contemporaines-de-quoi-parle-t-on-\/\">http:\/\/www.citadiavision.com\/2015\/09\/pratiques-interstitielles-dans-les-villes-contemporaines-de-quoi-parle-t-on-\/<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Sabbagh, Gis\u00e8le. 2016. \u00c9tude de march\u00e9 sur l\u2019horticulture ornementale au S\u00e9n\u00e9gal. <em>Netherlands Enterprise Agency<\/em><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Sidy Tounkara. 2015, La valorisation des d\u00e9chets organiques dans le mara\u00eechage \u00ab p\u00e9ri-urbain \u00bb \u00e0 Dakar (S\u00e9n\u00e9gal) : pistes pour une diffusion massive. Gestion des d\u00e9chets : innovations sociales et territoriales, Presses Universitaires de Rennes, 2015, Espaces et Territoires, 978-2-7535-4181-8. \u27e8hal-01237375\u27e9<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Steck, Jean-Fabien. 2006. La rue africaine, territoire de l\u2019informel?\u00a0<em>Flux<\/em>, 66-67, 73-86.\u00a0<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3917\/flux.066.0073\">https:\/\/doi.org\/10.3917\/flux.066.0073<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Thiaw Ibrahima, Faye Cheikh, Dacosta Honor\u00e9 et Dione Di\u00e8ne. 2022. Market gardening and the Economy of Urban and Peri-urban Households in the city of Dakar: Case of the Municipalities of Hann-Bel-Air, Parcelles Assainies, Ouakam and Grand-Yoff. <em>International Journal of Environment, Agriculture and Biotechnology<\/em>, 7. 092-111. DOI\u00a0: 10.22161\/ijeab.74.1.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Tonnelat, St\u00e9phane. 2003. Interstices urbains, les mobilit\u00e9s des terrains d\u00e9laiss\u00e9s de l&rsquo;am\u00e9nagement. Chim\u00e8res, N\u00b0 52(4), 134-154. <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3917\/chime.052.0134\">https:\/\/doi.org\/10.3917\/chime.052.0134<\/a>.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">5 \u0364 Recensement g\u00e9n\u00e9ral de la population et de l\u2019habitat. 2023, Rapport pr\u00e9liminaire de l\u2019Agence Nationale de la Statistique et de la D\u00e9mographie ANDS, 22p.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\">Situation \u00c9conomique et Sociale de la r\u00e9gion de Dakar. ,2021.Rapport de\u00a0 l\u2019Agence Nationale de la Statistique et de la D\u00e9mographie ANDS. 347 p.<\/p>\n<hr class=\"metaauthorline\" \/>\n<div class=\"metadata metaauthor\">\n<p class=\"justify\" data-type=\"author\"><strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/contributors\/ibrahima-ndiaye\">Ibrahima NDIAYE<\/a><\/strong><br \/> Doctorant, Laboratoire Population, D\u00e9veloppement et Environnement (LPED), \u00c9cole doctorale ETHOS, d\u00e9partement de G\u00e9ographie, Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop de Dakar (S\u00e9n\u00e9gal).<br \/>\nContact : thenekki@gmail.com<br \/>&nbsp;<br \/><strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/contributors\/ibrahima-faye-diouf\">Ibrahima Faye DIOUF<\/a><\/strong><br \/> Enseignant-chercheur, Ma\u00eetre-Assistant Cames, Laboratoire de G\u00e9ographie humaine (LaboGehu), Ecole doctorale ETHOS, d\u00e9partement de G\u00e9ographie, Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop de Dakar (S\u00e9n\u00e9gal).<br \/>\nContact : ibrahimafaye.diouf@ucad.edu.sn<br \/>&nbsp;<br \/><strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/contributors\/daniel-gomis\">Daniel GOMIS<\/a><\/strong><br \/> Doctorant, Laboratoire de Biog\u00e9ographie, \u00c9cole doctorale ETHOS, d\u00e9partement de G\u00e9ographie, Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop de Dakar (S\u00e9n\u00e9gal).<br \/>\nContact : gdany@live.fr<br \/>&nbsp;<br \/><strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/contributors\/sidia-diaouma-badiane\">Sidia Diaouma BADIANE<\/a><\/strong><br \/>Enseignant-chercheur, Ma\u00eetre de conf\u00e9rences Cames, Laboratoire de G\u00e9ographie humaine (LaboGehu), \u00c9cole doctorale ETHOS, d\u00e9partement de G\u00e9ographie, Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop de Dakar (S\u00e9n\u00e9gal).<br \/>\nContact : sidia.badiane@ucad.edu.sn<br \/>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"before-footnotes clear\" \/><div class=\"footnotes\"><ol><li id=\"footnote-923-1\">Capitale du S\u00e9n\u00e9gal, Dakar est un espace m\u00e9tropolitain qui regroupe pr\u00e8s du quart de la population s\u00e9n\u00e9galaise en 2023, 4.004.427 habitant\u00b7es (ANSD, 2024). <a href=\"#return-footnote-923-1\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 1\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-923-2\">Le plan d\u2019occupation du sol du plan directeur horizon 2035 pr\u00e9voit 18,5\u00a0% pour la promotion de la v\u00e9g\u00e9talisation de l\u2019espace urbain. <a href=\"#return-footnote-923-2\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 2\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-923-3\">Station horticole sur la route de Ouakam localis\u00e9s entre le trottoir et le mur de cl\u00f4ture de l\u2019\u00e9cole sup\u00e9rieur d\u2019\u00e9conomie appliqu\u00e9e de Dakar (ESEA). L\u2019occupation de l\u2019espace se fait sur la longueur, entre 1,5 m \u00e0 2 m de large sur 40 \u00e0 50 m de long. La plaque indique \u00e0 la fois la fonction de v\u00e9g\u00e9talisation de la ville mais aussi les offres de livraisons \u00e0 domicile pour les clients. <a href=\"#return-footnote-923-3\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 3\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-923-4\">La tradition agropastorale est reconnue en \u00ab pays Sereer\u201d, c\u2019est une communaut\u00e9 porteuse <em>d\u2019une culture d\u2019essence rurale<\/em> (P\u00e9lissier, 1966). <a href=\"#return-footnote-923-4\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 4\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-923-5\">Surga : en wolof, le terme Surga \u00ab serviteur \u00bb renvoie \u00e0 un ouvrier agricole, recrut\u00e9 \u00e0 temps partiel et\/ou pay\u00e9 \u00e0 la t\u00e2che. <a href=\"#return-footnote-923-5\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 5\">&crarr;<\/a><\/li><\/ol><\/div>","protected":false},"author":11,"menu_order":6,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":["ibrahima-ndiaye","ibrahima-faye-diouf","daniel-gomis","sidia-diaouma-badiane"],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[343,342,341,290],"license":[],"class_list":["post-923","chapter","type-chapter","status-publish","hentry","motscles-agriculture","motscles-dakar","motscles-economie","motscles-entrepreneuriat","motscles-espace-public","motscles-horticulture-ornementale","motscles-urbain","keywords-agriculture","keywords-economy","keywords-entrepreneurship","keywords-ornamental-horticulture","keywords-public-space","keywords-urban","motscles-autre-barab-bu-nepp-bokk","motscles-autre-dakar","motscles-autre-dekk","motscles-autre-jardinu-taaral","motscles-autre-koom","motscles-autre-liggeeykat","motscles-autre-mbay-mi-ci-dekk","contributor-daniel-gomis","contributor-ibrahima-faye-diouf","contributor-ibrahima-ndiaye","contributor-sidia-diaouma-badiane"],"part":852,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/923","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"version-history":[{"count":17,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/923\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1066,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/923\/revisions\/1066"}],"part":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/852"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/923\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=923"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=923"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=923"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=923"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}