{"id":3,"date":"2019-07-24T22:07:50","date_gmt":"2019-07-24T16:07:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/2019\/07\/24\/main-body\/"},"modified":"2024-12-28T14:04:58","modified_gmt":"2024-12-28T13:04:58","slug":"1-2019","status":"publish","type":"part","link":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/numero\/1-2019\/","title":{"rendered":"Volume 1, num\u00e9ro 1 &#8211; 2019 : Penser le Sahel dans le contexte des changements climatiques. Savoirs, perceptions et initiatives locales"},"content":{"raw":"<h2 style=\"text-align: center\"><img class=\"alignnone wp-image-365\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/12\/couverture-11-NAAJ-200x300.jpeg\" alt=\"\" width=\"270\" height=\"405\" \/><\/h2>\r\n<h2 style=\"text-align: center\">Table des mati\u00e8res<\/h2>","rendered":"<h2 style=\"text-align: center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-365\" src=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/12\/couverture-11-NAAJ-200x300.jpeg\" alt=\"\" width=\"270\" height=\"405\" srcset=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/12\/couverture-11-NAAJ-200x300.jpeg 200w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/12\/couverture-11-NAAJ-683x1024.jpeg 683w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/12\/couverture-11-NAAJ-65x98.jpeg 65w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/12\/couverture-11-NAAJ-225x338.jpeg 225w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/12\/couverture-11-NAAJ-350x525.jpeg 350w, https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2019\/12\/couverture-11-NAAJ.jpeg 720w\" sizes=\"auto, (max-width: 270px) 100vw, 270px\" \/><\/h2>\n<h2 style=\"text-align: center\">Table des mati\u00e8res<\/h2>\n<p><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/texte\/1-2019-editorial\/\">Pr\u00e9sentation. Penser le Sahel dans le contexte des changements climatiques<\/a><\/p>\n<p class=\"numero_author\" data-type=\"author\">Cheikh Abdoul Ahad Mback\u00e9 BA et Demba GAYE<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/texte\/quelle-place-pour-les-savoirs-vernaculaires-endogenes-dans-la-lutte-contre-les-changements-climatiques-des-imaginaires-alternatifs-dans-lestuaire-du-fleuve-senegal\/\">Quelle place pour les savoirs endog\u00e8nes dans la lutte contre les changements climatiques?<\/a><\/p>\n<p class=\"numero_author\" data-type=\"author\">Cheikh Abdoul Ahad Mback\u00e9 BA<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au Nord du S\u00e9n\u00e9gal, l\u2019estuaire du fleuve S\u00e9n\u00e9gal est devenu une zone \u00e0 risques \u00e0 la suite de son anthropisation. Le pouvoir des expert-e-s est contest\u00e9 dans sa l\u00e9gitimit\u00e9. Il est n\u00e9cessaire d\u2019investir de nouvelles exp\u00e9riences pour renforcer la r\u00e9silience dans un contexte de changement climatique. Des strat\u00e9gies de lutte contre les inondations fluviales sont port\u00e9es par une communaut\u00e9 \u00ab autochtone \u00bb : les Gandiolais-e-s. Ces derniers souhaiteraient apporter de nouvelles exp\u00e9riences de lutte contre les inondations face aux \u00e9checs r\u00e9p\u00e9t\u00e9s de certain-e-s expert-e-s dans la gestion de celles-ci. Aujourd\u2019hui, il est n\u00e9cessaire de renouveler les strat\u00e9gies de gouvernance pour le bien-\u00eatre de ces populations. Dans ce sillage, les strat\u00e9gies de lutte port\u00e9es par les Gandiolais-e-s, peuvent r\u00e9orienter la trajectoire de gouvernance des inondations jusque-l\u00e0 non soutenables. Cet article mettra ainsi l\u2019accent sur les savoirs endog\u00e8nes environnementaux dans un contexte de crise \u00e9cologique devenue plan\u00e9taire. Gr\u00e2ce \u00e0 une pluralit\u00e9 d\u2019archives Nord-Sud, je montre les diff\u00e9rentes possibilit\u00e9s de valorisation de savoirs locaux. Les observations et entretiens viendront appuyer mon propos. Je mobiliserai quelques savoirs environnementaux qui cherchent une place \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des savoirs savants dans la construction de la r\u00e9silience au service d\u2019une intelligence collective.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/texte\/mamoudou2019\/\">Pratique de l\u2019agropastoralisme et changement climatique<\/a><\/p>\n<p class=\"numero_author\" data-type=\"author\">Abdou-Raman MAMOUDOU<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans les zones sah\u00e9liennes, l\u2019agropastoralisme constitue la principale activit\u00e9 qui r\u00e9git l\u2019\u00e9conomie locale et occupe une part importante de la population. Au-del\u00e0 de son aspect vital dans l\u2019Extr\u00eame-Nord du Cameroun, l\u2019agropastoralisme est confront\u00e9 aujourd\u2019hui au ph\u00e9nom\u00e8ne des changements climatiques qui s\u2019accentue de plus en plus. Les effets du changement climatique se traduisent par la faiblesse de la pluviom\u00e9trie, des s\u00e9cheresses par moment, mais aussi des inondations \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition. Ayant modifi\u00e9 la pratique agropastorale, le changement climatique a pouss\u00e9 les acteurs et actrices du d\u00e9veloppement local durable \u00e0 adopter des strat\u00e9gies de r\u00e9silience sans lesquelles l\u2019\u00e9conomie de la r\u00e9gion serait menac\u00e9e. L\u2019objectif de cet article est d\u2019analyser les diff\u00e9rentes strat\u00e9gies d\u2019adaptation au changement climatique d\u00e9velopp\u00e9es au niveau local par les populations et les partenaires au d\u00e9veloppement. Au-del\u00e0 de l\u2019adaptabilit\u00e9 des populations, la vuln\u00e9rabilit\u00e9 de l\u2019agropastoralisme face au changement climatique dans le septentrion camerounais cr\u00e9e souvent des tensions qui se transforment en conflit ouvert ou latent et menacent ainsi le vivre-ensemble.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/texte\/mbaye2019\/\">Manifestations et strat\u00e9gies d\u2019adaptation au changement climatique<\/a><\/p>\n<p class=\"numero_author\" data-type=\"author\">Ibrahima MBAYE<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les manifestations de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 environnementale li\u00e9e au changement climatique rev\u00eatent un caract\u00e8re multiforme dans la ville de Ziguinchor. Parmi les plus \u00e9videntes soulign\u00e9es par les populations, nous pouvons faire montre des inondations, de l\u2019augmentation de la temp\u00e9rature de l\u2019air, de la salinisation des terres et de la baisse de la pluviom\u00e9trie. \u00c0 Ziguinchor, une prise de conscience empirique des ph\u00e9nom\u00e8nes naturels associ\u00e9s au changement climatique semble \u00eatre une r\u00e9alit\u00e9. Pour \u00e9valuer l\u2019impact de cette prise de conscience, un indice \u00a0empirique de vuln\u00e9rabilit\u00e9 environnementale a \u00e9t\u00e9 construit \u00e0 partir des r\u00e9ponses individuelles recueillies lors d\u2019une enqu\u00eate quantitative aupr\u00e8s de 260 chef-fe-s de m\u00e9nage, r\u00e9partis dans les 26 quartiers de la ville de Ziguinchor, \u00e0 raison de 10 m\u00e9nages par quartier. Les r\u00e9ponses individuelles et empiriques des chef-fe-s de m\u00e9nage \u00e9taient relatives aux manifestations du changement climatique \u00e9voqu\u00e9es plus haut. Gr\u00e2ce \u00e0 une analyse multi-\u00e9chelles, une distribution plus h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne des effectifs des quartiers et des ethnies a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e selon les classes de l\u2019indice empirique de vuln\u00e9rabilit\u00e9 environnementale. Le changement d\u2019\u00e9chelle a aussi influ\u00e9 sur la significativit\u00e9 des diff\u00e9rences relatives aux repr\u00e9sentations ou r\u00e9ponses individuelles (chef-fe-s de m\u00e9nage) des manifestations du changement climatique. Par ailleurs, si une prise de conscience empirique des manifestations du changement climatique semble s\u2019av\u00e9rer, l\u2019analyse des r\u00e9ponses individuelles a en revanche r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que 50 % des chef-fe-s de m\u00e9nage ignorent les strat\u00e9gies \u00e0 mettre en \u0153uvre pour att\u00e9nuer les manifestations du changement climatique.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/texte\/gaye2019\/\">Poussi\u00e8res d\u00e9sertiques et types de temps indicateurs du changement climatique<\/a><\/p>\n<p class=\"numero_author\" data-type=\"author\">Demba GAYE<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les poussi\u00e8res d\u00e9sertiques constituent depuis plusieurs d\u00e9cennies de v\u00e9ritables types de temps caract\u00e9ristiques des r\u00e9gions arides et semi-arides. Le nord du Sahel s\u00e9n\u00e9galais en a connu au courant du dernier demi-si\u00e8cle (1965-2014) une fr\u00e9quence importante avec des \u00e9pisodes d\u00e9gradant fortement la qualit\u00e9 de l\u2019air. L\u2019analyse des valeurs de concentrations en particules fines (PM10), obtenues aux diff\u00e9rentes stations de la r\u00e9gion, r\u00e9v\u00e8le que, comparativement aux normes d\u00e9finies par l\u2019OMS et \u00e0 la norme s\u00e9n\u00e9galaise sur la qualit\u00e9 de l\u2019air, plus de 80% et 60 \u00e0 70% d\u2019\u00e9pisodes de poussi\u00e8re y d\u00e9gradent fortement la qualit\u00e9 de l\u2019air. Les r\u00e9sultats de cette \u00e9tude montrent que ces \u00e9v\u00e9nements de pollutions lithom\u00e9t\u00e9oriques affectent v\u00e9ritablement la visibilit\u00e9 horizontale dans cette partie sah\u00e9lienne du S\u00e9n\u00e9gal. L\u2019application du test de Pearson aux donn\u00e9es de concentration en PM10 et de visibilit\u00e9 minimale lors des \u00e9v\u00e9nements de poussi\u00e8res d\u00e9sertiques indique une tr\u00e8s forte corr\u00e9lation (<em>r <\/em>\u00e9gale \u00e0 0.9 pour la station de Saint-Louis, \u00e0 0.93 pour la station de Podor et \u00e0 0.92 pour la station de Matam) entre les deux param\u00e8tres. L\u2019enqu\u00eate de vuln\u00e9rabilit\u00e9 r\u00e9v\u00e8le que le secteur du transport routier et les activit\u00e9s de commerce sont \u00e0 leur tour fr\u00e9quemment affect\u00e9s lors des jours \u00e0 mauvaise visibilit\u00e9 horizontale induite par la pr\u00e9sence de lithom\u00e9t\u00e9ores. Ce qui a, d\u00e8s lors, de v\u00e9ritables cons\u00e9quences socio-\u00e9conomiques pour cette partie du\u00a0 Sahel s\u00e9n\u00e9galais.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/texte\/niang2019\/\">S\u00e9cheresse climatique et dynamique \u00e9olienne sur la c\u00f4te nord du S\u00e9n\u00e9gal<\/a><\/p>\n<p class=\"numero_author\" data-type=\"author\">Souleymane NIANG<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans les \u00e9cosyst\u00e8mes sah\u00e9liens, la forte r\u00e9duction du couvert v\u00e9g\u00e9tal, due \u00e0 l\u2019effet m\u00e9moire des s\u00e9cheresses et d\u2019une capacit\u00e9 moins importante de la force de r\u00e9tention des sols, a provoqu\u00e9 la cr\u00e9ation de larges poches de d\u00e9flation. La vuln\u00e9rabilit\u00e9 aux transferts s\u00e9dimentaires dans les paysages dunaires a \u00e9t\u00e9 une cons\u00e9quence manifeste du d\u00e9ficit hydrique et de la pr\u00e9pond\u00e9rance des vitesses morphologiquement efficaces. L\u2019effacement des forces de frottement, coupl\u00e9 aux vents comp\u00e9tents, entretient une remobilisation des cordons dunaires sur le littoral nord du S\u00e9n\u00e9gal. L\u2019objectif de cet article est de quantifier les fr\u00e9quences directionnelles des vents, des d\u00e9bits solides afin de mieux appr\u00e9cier l\u2019importance des transferts s\u00e9dimentaires qui participent \u00e0 la d\u00e9gradation progressive des sols des <em>Niayes<\/em> du Gandiol et \u00e0 l\u2019accentuation de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 de son syst\u00e8me productif. L\u2019approche quantitative permettra de mesurer potentiellement la masse de s\u00e9diments qui se d\u00e9pose dans les cuvettes agricoles du Gandiolais au gr\u00e9 des vents dont le seuil critique est estim\u00e9 localement \u00e0 5,63\u00a0m\/s. Les cuvettes agricoles enregistrent un colmatage de 2,04\u00a0cm\/an, cr\u00e9ent une parent\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique entre les formations dunaires et les bas-fonds et diminuent, par ricochet, la fertilit\u00e9 des cuvettes agricoles.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/texte\/nour-ayeh2019\/\">La dynamique des temp\u00e9ratures et ses risques pour les populations de Djibouti dans le contexte du r\u00e9chauffement global<\/a><\/p>\n<p class=\"numero_author\" data-type=\"author\">Moustapha NOUR AYEH<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La communaut\u00e9 scientifique est de plus en plus consensuelle sur le r\u00e9chauffement climatique de notre plan\u00e8te, ph\u00e9nom\u00e8ne d\u00e9j\u00e0 envisag\u00e9 en 1896 par le Su\u00e9dois Svante Arrh\u00e9nius. Le pr\u00e9sent article se penche sur la question de la temp\u00e9rature dans la station de Djibouti sur les 60\u00a0derni\u00e8res ann\u00e9es dans le but d\u2019interroger les effets du r\u00e9chauffement climatique en zone hyperaride. Pour ce faire, nous nous sommes appuy\u00e9 sur les temp\u00e9ratures enregistr\u00e9es \u00e0 la station de Djibouti a\u00e9rodrome de 1961 \u00e0 2015 (plus d\u2019un demi-si\u00e8cle). Ces temp\u00e9ratures concernent les maximales, les minimales et les moyennes. En th\u00e9orie, elles repr\u00e9sentent plus de 62\u00a0000 valeurs de temp\u00e9rature. L\u2019\u00e9tude associe aussi les relev\u00e9s de l\u2019humidit\u00e9 relative de 2005 \u00e0 2015. L\u2019\u00e9tendue de la p\u00e9riode d\u2019\u00e9tude devait permettre de d\u00e9gager, si possible, des tendances. Pour une station extr\u00eamement chaude et donc ne poss\u00e9dant pas de marge pour les hausses, la temp\u00e9rature moyenne n\u2019a cess\u00e9 de glisser vers le haut. Sur la p\u00e9riode \u00e9tudi\u00e9e, on note un accroissement de pr\u00e8s 2\u00a0\u00b0C passant de 29,7 \u00e0 31,5. Les temp\u00e9ratures maximales et minimales ont connu les m\u00eames modifications. Mais ce sont plus les temp\u00e9ratures minimales qui ont plus gagn\u00e9 des degr\u00e9s, r\u00e9duisant ainsi l\u2019amplitude thermique. La temp\u00e9rature ressentie (en tenant compte de l\u2019humidit\u00e9 relative) s\u2019est \u00e9tablie \u00e0 des valeurs repr\u00e9sentant un danger certain surtout de mai \u00e0 octobre. Les tendances \u00e0 la hausse des temp\u00e9ratures et le maintien de fortes chaleurs, pendant la journ\u00e9e, tendent donc \u00e0 rendre cette station de moins en moins vivable pour les \u00eatres humains.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/texte\/saha2019\/\">Adaptation aux risques naturels et incertitudes climatiques en milieu soudano-sah\u00e9lien au Cameroun<\/a><\/p>\n<p class=\"numero_author\" data-type=\"author\">Fr\u00e9d\u00e9ric SAHA<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le climat soudano-sah\u00e9lien r\u00e8gne sur la r\u00e9gion de l\u2019Extr\u00eame-Nord du Cameroun. Cette r\u00e9gion pr\u00e9sente le plus grand retard socio\u00e9conomique du pays (INS, 2015). La faible productivit\u00e9 du milieu et la forte croissance d\u00e9mographique sont entre autres les principaux facteurs explicatifs. Cette r\u00e9gion se raccorde \u00e0 la bande sah\u00e9lienne du continent africain caract\u00e9ris\u00e9e par une longue saison s\u00e8che. Le contexte contemporain des changements climatiques est un d\u00e9fi suppl\u00e9mentaire pour les populations de cette zone. Cette contribution met en exergue les diff\u00e9rents visages de l\u2019incertitude climatique qui affecte essentiellement les pr\u00e9cipitations dans la r\u00e9gion de l\u2019Extr\u00eame-Nord du Cameroun. Une analyse de l\u2019incidence de cette incertitude sur les initiatives d\u2019adaptation est ensuite livr\u00e9e. Les investigations reposent sur une enqu\u00eate de terrain men\u00e9e dans les six d\u00e9partements que compte cette r\u00e9gion. En outre, l\u2019analyse des donn\u00e9es pluviom\u00e9triques permet de faire diff\u00e9rentes observations. Il en ressort que les variations saisonni\u00e8res et interannuelles des pr\u00e9cipitations sont difficilement pr\u00e9visibles. M\u00eame l\u2019orientation du changement est variable d\u2019une ann\u00e9e \u00e0 une autre, cela complique les initiatives d\u2019adaptation aux risques dans cette zone.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/texte\/afdrapilusccpa-bm_et-_fondation-jules-et-paul-emile-leger\/\">Des communaut\u00e9s rurales s\u2019organisent pour contrer  les effets des changements climatiques au Burkina Faso<\/a><\/p>\n<p class=\"numero_author\" data-type=\"author\">AFDR, APIL, USCCPA\/BM et La Fondation Jules et Paul-\u00c9mile L\u00e9ger (FJPEL)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le pr\u00e9sent texte a pour objectif de donner la parole aux acteurs locaux ainsi qu\u2019aux productrices et producteurs agricoles \u00e0 petite \u00e9chelle du Burkina Faso \u2013 qui pratiquent l\u2019agriculture familiale durable (AFD) \u2013 dans le but de mieux faire comprendre quelles r\u00e9percussions ont les changements climatiques sur leur vie quotidienne et quelles perspectives d\u2019adaptation semblent les plus porteuses en fonction des r\u00e9alit\u00e9s v\u00e9cues. On y traitera des d\u00e9fis croissants pour l\u2019agriculture \u00e0 petite \u00e9chelle qui ont une incidence sur la productivit\u00e9 agricole et sur la pression sur les ressources naturelles. On s\u2019attardera aussi sur le fait que les changements climatiques n\u2019affectent pas les femmes et les hommes de fa\u00e7on \u00e9gale, en creusant encore plus le foss\u00e9 des in\u00e9galit\u00e9s entre les genres. Enfin, on y pr\u00e9sentera diverses strat\u00e9gies d\u2019adaptation aux changements climatiques. L\u2019approche utilis\u00e9e au sein du projet IMSA (Innovation et Mobilisation pour la S\u00e9curit\u00e9 Alimentaire) s\u2019inscrit dans un processus d\u2019innovation qui prend sa source \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la communaut\u00e9 et repose sur l\u2019am\u00e9lioration et la diffusion des savoirs traditionnels et des techniques issues de l\u2019exp\u00e9rience de plusieurs g\u00e9n\u00e9rations d\u2019exploitants. Afin d\u2019assurer la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire des populations vuln\u00e9rables, les techniques visant \u00e0 adapter les syst\u00e8mes de production et \u00e0 accro\u00eetre leur r\u00e9silience s\u2019accompagnent non seulement d\u2019actions destin\u00e9es \u00e0 mieux contr\u00f4ler la conservation et la commercialisation des r\u00e9coltes, mais aussi d\u2019un appui au renforcement des m\u00e9canismes financiers et non financiers de solidarit\u00e9 et de r\u00e9silience par rapport aux chocs climatiques.<\/p>\n","protected":false},"parent":0,"menu_order":3,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"pb_part_invisible":false},"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-3","part","type-part","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/types\/part"}],"version-history":[{"count":17,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":854,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3\/revisions\/854"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3"}],"wp:term":[{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=3"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/naaj\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=3"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}