{"id":265,"date":"2020-01-26T17:18:26","date_gmt":"2020-01-26T11:18:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/ngabandibolel\/?post_type=chapter&#038;p=265"},"modified":"2021-06-05T15:22:28","modified_gmt":"2021-06-05T13:22:28","slug":"presentation_nzino-munongo2019","status":"web-only","type":"chapter","link":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/ngabandibolel\/texte\/presentation_nzino-munongo2019\/","title":{"rendered":"Pr\u00e9sentation. La responsabilit\u00e9 sociale des organisations et entreprises en Afrique francophone"},"content":{"raw":"<p style=\"text-align: justify\">Consid\u00e9rant, d\u2019une part, que le monde est un village global en construction dans lequel sont appel\u00e9es \u00e0 interagir plusieurs parties prenantes pour la concr\u00e9tisation d\u2019un destin commun et, d\u2019autre part, le souci de pr\u00e9servation des ressources locales, il \u00e9merge la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une impl\u00e9mentation plus concr\u00e8te du principe d\u2019int\u00e9gration. Les Objectifs de d\u00e9veloppement durable (ODD) ont ainsi \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9s avec comme objectif d\u2019\u00e9liminer, d\u2019ici 2030, la pauvret\u00e9 sous toutes ses formes par la promotion d\u2019une industrialisation durable qui profite \u00e0 tous et \u00e0 toutes, encourage l\u2019innovation et la recherche, mais aussi les grandes entreprises et les soci\u00e9t\u00e9s transnationales \u00e0 adopter et int\u00e9grer des pratiques durables. La vis\u00e9e essentielle des objectifs fix\u00e9s est la cr\u00e9ation d\u2019emplois, l\u2019augmentation de la richesse locale par le Produit int\u00e9rieur brut (PIB) et une utilisation plus rationnelle des ressources par l\u2019usage de technologies et proc\u00e9d\u00e9s industriels propres, socialement inclusifs et respectueux de l\u2019environnement.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019Afrique subsaharienne est confront\u00e9e \u00e0 plusieurs d\u00e9fis. Il y a en premier l\u2019explosion d\u00e9mographique estim\u00e9e \u00e0 1,1 milliard d\u2019habitant-e-s avec une projection de 2,4 milliards en 2050 (Unesco, s. d., en ligne), ce qui repr\u00e9sente un tiers de la population mondiale. En outre, 60\u00a0% de la population africaine a moins de 35 ans (Unesco, <em>ibid<\/em>.) et est constitu\u00e9e de jeunes avides de biens et de consommation.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Par ailleurs, l\u2019urbanisation se fait \u00e0 grande vitesse en termes d\u2019occupation d\u2019espace par les populations: les statistiques font mention de 472 millions d\u2019habitant-e-s vivant en zone urbaine et le double de ce chiffre d\u2019ici les 25 prochaines ann\u00e9es (Zogning, Mbaye et Um-Ngouem, 2017, p.\u00a081). Ces chiffres d\u00e9notent l\u2019existence d\u2019une concentration graduelle non n\u00e9gligeable de la demande de biens et services en zone urbaine et partant, une \u00e9conomie croissante dont les pr\u00e9visions sont fix\u00e9es \u00e0 2,6\u00a0% en 2017. Selon la Banque mondiale, cette croissance est ralentie par le d\u00e9ficit des infrastructures, ce qui a pour impact de limiter la productivit\u00e9 des entreprises \u00e0 40\u00a0%[footnote]Donn\u00e9es de la banque mondiale consultables \u00e0 l\u2019adresse https:\/\/www.banquemondiale.org\/fr\/region\/afr\/overview.[\/footnote].<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Dans la lanc\u00e9e de ces d\u00e9fis, on notera enfin le manque flagrant d\u2019infrastructures. Il y a un besoin vital d\u2019investir massivement pour la construction des espaces viables qui peuvent accueillir cette population croissante et r\u00e9pondre aux attentes des entreprises. Toutefois, la facture de ces op\u00e9rations sera sans doute assez sal\u00e9e. Selon les expertes et experts financiers, le besoin d\u2019investissements dans la construction des infrastructures en Afrique s\u2019\u00e9value \u00e0 93 milliards de dollars par an (Banque mondiale, 2015, en ligne). Dans un environnement o\u00f9 43\u00a0% de la population totale vit en dessous du seuil de pauvret\u00e9 (<em>ibid<\/em>.), l\u2019enjeu est non seulement celui de poser les jalons d\u2019une \u00e9conomie dite inclusive, mais \u00e9galement un syst\u00e8me de production, de vente et de consommation qui respecte la dignit\u00e9 humaine tout en pr\u00e9servant l\u2019environnement. D\u2019o\u00f9 la r\u00e9f\u00e9rence faite \u00e0 la responsabilit\u00e9 soci\u00e9tale des entreprises et organisations.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Bambara et Sene reprennent la d\u00e9finition de la Responsabilit\u00e9 sociale des organisations (RSO) de la norme ISO 26000. Il s\u2019agit, en effet, d\u2019une<\/p>\r\n\r\n<blockquote>\r\n<p style=\"text-align: justify\">responsabilit\u00e9 d\u2019une organisation vis-\u00e0-vis des impacts de ses d\u00e9cisions et de ses activit\u00e9s sur la soci\u00e9t\u00e9 et sur l\u2019environnement, se traduisant par un comportement transparent et \u00e9thique qui contribue au d\u00e9veloppement durable y compris \u00e0 la sant\u00e9 des personnes et au bien-\u00eatre de la soci\u00e9t\u00e9, prend en compte les attentes des parties prenantes, respecte les lois en vigueur et est compatible avec les normes internationales \u00a0et est int\u00e9gr\u00e9 dans l\u2019ensemble de l\u2019organisation et mis en \u0153uvre dans ses relations (Bambara et Sene, 2013, p.\u00a090).<\/p>\r\n<\/blockquote>\r\n<div>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Pour le Conseil d\u2019administration du Bureau international du travail, en sa 295e session (mars 2006), la Responsabilit\u00e9 soci\u00e9tale des entreprises\/organisations (RSE) traduit la \u00ab\u00a0fa\u00e7on dont les entreprises prennent en consid\u00e9ration les effets de leurs activit\u00e9s sur la soci\u00e9t\u00e9 et affirment leurs principes et leurs valeurs tant dans l\u2019application de leurs m\u00e9thodes et proc\u00e9d\u00e9s internes que dans leurs relations avec d\u2019autres acteurs \u00bb (2006, en ligne). La d\u00e9finition \u00e9nonc\u00e9e par l\u2019Organisation internationale du travail (cit\u00e9 par Champion <em>et al.<\/em>, 2005, p.\u00a04) con\u00e7oit la RSE \u00ab\u00a0comme une question de r\u00e9gulation sociale faisant intervenir, derri\u00e8re l\u2019institution que constitue l\u2019entreprise, des acteurs sociaux en conflit\u00a0\u00bb. D\u00e9sormais, il est question de consid\u00e9rer la RSE, selon la revue <em>Structural Change and Economic<\/em> (cit\u00e9e par Rubinstein, 2006, paragr. 10), \u00ab\u00a0comme des actions permettant d\u2019am\u00e9liorer le bien-\u00eatre social au-del\u00e0 des int\u00e9r\u00eats de la firme et de ce qui est requis par la loi\u00a0\u00bb.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">De mani\u00e8re globale, cette norme en exergue l\u2019enjeu de l\u2019insertion d\u2019une RSE\/RSO au sein d\u2019une soci\u00e9t\u00e9. L\u2019encadrement juridico-politique de la RSE\/RSO en Afrique est un v\u00e9ritable d\u00e9fi. Si la perception qu\u2019ont les \u00c9tats de cet outil est nuanc\u00e9e, cela n\u2019est pas tr\u00e8s diff\u00e9rent de ce que l\u2019on observe dans les entreprises. Les outils de gestion et de mise en place d\u2019une RSE\/RSO dans les pays et les entreprises d\u2019Afrique m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre analys\u00e9s afin de comprendre et de traduire la port\u00e9e de la RSE\/RSO en Afrique subsaharienne. Malgr\u00e9 le caract\u00e8re novateur du concept occidental qu\u2019est la RSE\/RSO en Afrique et l\u2019appr\u00e9hension changeante de ce dernier en fonction des r\u00e9alit\u00e9s sociales, il existe des approches d\u2019impl\u00e9mentation qui positionnent les entreprises en acteurs ayant pour responsabilit\u00e9 de contribuer \u00e0 l\u2019\u00e9radication de la pauvret\u00e9.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Il nous a donc sembl\u00e9 utile, pour la premi\u00e8re parution de la revue <em>Ngaban-Dibolel<\/em>, de faire un dossier th\u00e9matique qui traite de la question dans une diversit\u00e9 de points de vue et d\u2019approches : \u00ab La responsabilit\u00e9 sociale des organisations et entreprises en Afrique francophone \u00bb. <strong>Hom\u00e8re NGANDAM MFONDOUM<\/strong>, <strong>Roy Th\u00e9ophile MFONDOUM<\/strong>, <strong>Fr\u00e9d\u00e9ric Chamberlin LOUNANG TCHATCHOUANG<\/strong> et <strong>Yves BERTRAND TCHAKAM MBOUWE<\/strong> interrogent les liens entre les pratiques actuelles d\u2019exploitation foresti\u00e8re et les principes fondamentaux de la RSE. Ils proposent ainsi une appr\u00e9ciation globale des avanc\u00e9es et lacunes dans ce domaine. <strong>Enguerrand<\/strong> <strong>SERRURIER<\/strong>, pour sa part, questionne les innovations du code africain des investissements. Il tente de comprendre comment ce texte concilie le droit des investissements \u00e9trangers, le d\u00e9veloppement et la Responsabilit\u00e9 sociale des entreprises. Dans la m\u00eame veine, le travail d\u2019<strong>ABEN Melvis ANEP<\/strong> passe en revue le potentiel de cette notion pour mieux examiner l\u2019adaptation de l\u2019Afrique subsaharienne francophone \u00e0 l\u2019agenda du d\u00e9veloppement durable. Elle y voit une chance pour les pays de cette partie de l\u2019Afrique de promouvoir des industries vertes. Toutefois, le processus d\u2019industrialisation devrait se pr\u00e9occuper de l\u2019humain et des droits qu\u2019on lui reconna\u00eet. C\u2019est la perspective adopt\u00e9e de <strong>L\u00e9onelle Flore NGUINTA HEUGANG<\/strong> et <strong>MOHAMADOU NOUROU<\/strong> qui dressent un tableau des pratiques dans le domaine de l\u2019agro-industrie au Cameroun. \u00c0 travers les exemples de la Cameroon Development Corporation (CDC) et la Soci\u00e9t\u00e9 Camerounaise de Palmeraies (SOCAPALM), les deux auteur-e-s d\u00e9gagent les principales cons\u00e9quences de l\u2019implantation des industries agroalimentaires dans un environnement o\u00f9 les populations sont d\u00e9j\u00e0 vuln\u00e9rables. Pour une exploitation responsable des ressources naturelles, <strong>TASSAH Ivo TAWE<\/strong> et <strong>ATEMKENG Andre NDAH<\/strong> sugg\u00e8rent des m\u00e9canismes et strat\u00e9gies pour int\u00e9grer les communaut\u00e9s riveraines. La r\u00e9serve foresti\u00e8re du mont Cameroun est leur terrain d\u2019\u00e9tude.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">On ne saurait pr\u00e9tendre avoir fait le tour de la question avec ce premier volume. Pour rappel, <em>Ngaban-Dibolel<\/em>, qui a pour sous-titre <em>Revue africaine de responsabilit\u00e9 sociale et management durable<\/em>, <em>African Journal for Social Responsability and Sustainable Management<\/em>, r\u00e9sulte d\u2019une transformation d\u2019un projet de livre qui devait initialement para\u00eetre chez les \u00c9ditions science et bien commun (ESBC) qui soutiennent \u00e9galement le Grenier des savoirs et ses revues. Outre les cinq textes qui constituent ce premier volume, l\u2019\u00e9quipe \u00e9ditoriale a bien l\u2019intention de reconduire la th\u00e9matique pour le prochain.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/h2>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Bambara, Marina et Sene, Andoulaye. 2013. L\u2019\u00e9volution de la responsabilit\u00e9 soci\u00e9tale de l\u2019entreprise \u00e0 la faveur du d\u00e9veloppement durable : vers une juridicisation de la RSE. <em>Revue africaine de droit de l\u2019environnement\/African journal of Environnemental law<\/em>, <em>00<\/em>, 85-94.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Banque mondiale. 2015. <em>Toujours plus de plus de personnes pauvres en Afrique malgr\u00e9 les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s en mati\u00e8re d\u2019\u00e9ducation et de sant\u00e9<\/em> (communiqu\u00e9 de presse du 16 octobre 2015). Consult\u00e9 \u00e0 l\u2019adresse: <a href=\"https:\/\/www.banquemondiale.org\/fr\/news\/press-release\/2015\/10\/16\/africa-gains-in-health-education-but-numbers-of-poor-grow\">https:\/\/www.banquemondiale.org\/fr\/news\/press-release\/2015\/10\/16\/africa-gains-in-health-education-but-numbers-of-poor-grow<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Champion, Emmanuelle, Gendron, Corinne, Lapointe, Alain et Chaire de responsabilit\u00e9 sociale et de d\u00e9veloppement durable. 2005. <em>Les repr\u00e9sentations de la responsabilit\u00e9 sociale des entreprises : un \u00e9clairage sociologique<\/em>. Montr\u00e9al\u00a0: \u00c9cole des sciences de la gestion, Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Conseil d\u2019administration du Bureau international du Travail. 2006. Pour discussion et orientation. Initiative focale sur la responsabilit\u00e9 sociale des entreprises. 295e session, disponible \u00e0 l\u2019adresse <a href=\"https:\/\/www.ilo.org\/public\/libdoc\/ilo\/GB\/295\/GB.295_MNE_2_1_fren.pdf\">https:\/\/www.ilo.org\/public\/libdoc\/ilo\/GB\/295\/GB.295_MNE_2_1_fren.pdf<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\"><em>Les Echos<\/em>. 2017. The Necessary Infrastructure Development for More Inclusive Growth in Africa. Consult\u00e9 le 8 novembre 2017 \u00e0 l\u2019adresse <a href=\"https:\/\/www.lesechos.fr\/idees-debats\/cercle\/cercle-164856-le-necessaire-developpement-des-infrastructures-pour-une-croissance-plus-inclusive-en-afrique- 2056658.php\">https:\/\/www.lesechos.fr\/idees-debats\/cercle\/cercle-164856-le-necessaire-developpement-des-infrastructures-pour-une-croissance-plus-inclusive-en-afrique- 2056658.php<\/a>.<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Rubinstein, Marianne. 2006. Le d\u00e9veloppement de la responsabilit\u00e9 sociale de l\u2019entreprise. Une analyse en termes d\u2019isomorphisme institutionnel. <em>Revue d\u2019\u00e9conomie industrielle<\/em>, <em>113<\/em>, en ligne. URL : http:\/\/journals.openedition.org\/rei\/295 ; DOI : 10.4000\/rei.295<\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Unesco. s. d. Croissance d\u00e9mographique. Page web du d\u00e9partement Afrique de l\u2019Unesco consult\u00e9 le 8 novembre 2017 \u00e0 l\u2019adresse : <a href=\"http:\/\/www.unesco.org\/new\/fr\/testing\/africa-relaunch\/priority-africa\/operational-strategy\/demographic-growth\/\">http:\/\/www.unesco.org\/new\/fr\/testing\/africa-relaunch\/priority-africa\/operational-strategy\/demographic-growth\/<\/a><\/p>\r\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Zogning, F\u00e9lix, Mbaye, Ahmadou Aly et Um-Ngouem, Marie-Th\u00e9r\u00e8se (dir.). 2017. <em>L\u2019\u00c9conomie informelle, l\u2019entrepreneuriat et l\u2019emploi<\/em>. Qu\u00e9bec : JFD.<\/p>\r\n\r\n<\/div>","rendered":"<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Type de texte&nbsp;: <\/strong>\u00c9ditorial<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Consid\u00e9rant, d\u2019une part, que le monde est un village global en construction dans lequel sont appel\u00e9es \u00e0 interagir plusieurs parties prenantes pour la concr\u00e9tisation d\u2019un destin commun et, d\u2019autre part, le souci de pr\u00e9servation des ressources locales, il \u00e9merge la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une impl\u00e9mentation plus concr\u00e8te du principe d\u2019int\u00e9gration. Les Objectifs de d\u00e9veloppement durable (ODD) ont ainsi \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9s avec comme objectif d\u2019\u00e9liminer, d\u2019ici 2030, la pauvret\u00e9 sous toutes ses formes par la promotion d\u2019une industrialisation durable qui profite \u00e0 tous et \u00e0 toutes, encourage l\u2019innovation et la recherche, mais aussi les grandes entreprises et les soci\u00e9t\u00e9s transnationales \u00e0 adopter et int\u00e9grer des pratiques durables. La vis\u00e9e essentielle des objectifs fix\u00e9s est la cr\u00e9ation d\u2019emplois, l\u2019augmentation de la richesse locale par le Produit int\u00e9rieur brut (PIB) et une utilisation plus rationnelle des ressources par l\u2019usage de technologies et proc\u00e9d\u00e9s industriels propres, socialement inclusifs et respectueux de l\u2019environnement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019Afrique subsaharienne est confront\u00e9e \u00e0 plusieurs d\u00e9fis. Il y a en premier l\u2019explosion d\u00e9mographique estim\u00e9e \u00e0 1,1 milliard d\u2019habitant-e-s avec une projection de 2,4 milliards en 2050 (Unesco, s. d., en ligne), ce qui repr\u00e9sente un tiers de la population mondiale. En outre, 60\u00a0% de la population africaine a moins de 35 ans (Unesco, <em>ibid<\/em>.) et est constitu\u00e9e de jeunes avides de biens et de consommation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Par ailleurs, l\u2019urbanisation se fait \u00e0 grande vitesse en termes d\u2019occupation d\u2019espace par les populations: les statistiques font mention de 472 millions d\u2019habitant-e-s vivant en zone urbaine et le double de ce chiffre d\u2019ici les 25 prochaines ann\u00e9es (Zogning, Mbaye et Um-Ngouem, 2017, p.\u00a081). Ces chiffres d\u00e9notent l\u2019existence d\u2019une concentration graduelle non n\u00e9gligeable de la demande de biens et services en zone urbaine et partant, une \u00e9conomie croissante dont les pr\u00e9visions sont fix\u00e9es \u00e0 2,6\u00a0% en 2017. Selon la Banque mondiale, cette croissance est ralentie par le d\u00e9ficit des infrastructures, ce qui a pour impact de limiter la productivit\u00e9 des entreprises \u00e0 40\u00a0%<a class=\"footnote\" title=\"Donn\u00e9es de la banque mondiale consultables \u00e0 l\u2019adresse https:\/\/www.banquemondiale.org\/fr\/region\/afr\/overview.\" id=\"return-footnote-265-1\" href=\"#footnote-265-1\" aria-label=\"Footnote 1\"><sup class=\"footnote\">[1]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans la lanc\u00e9e de ces d\u00e9fis, on notera enfin le manque flagrant d\u2019infrastructures. Il y a un besoin vital d\u2019investir massivement pour la construction des espaces viables qui peuvent accueillir cette population croissante et r\u00e9pondre aux attentes des entreprises. Toutefois, la facture de ces op\u00e9rations sera sans doute assez sal\u00e9e. Selon les expertes et experts financiers, le besoin d\u2019investissements dans la construction des infrastructures en Afrique s\u2019\u00e9value \u00e0 93 milliards de dollars par an (Banque mondiale, 2015, en ligne). Dans un environnement o\u00f9 43\u00a0% de la population totale vit en dessous du seuil de pauvret\u00e9 (<em>ibid<\/em>.), l\u2019enjeu est non seulement celui de poser les jalons d\u2019une \u00e9conomie dite inclusive, mais \u00e9galement un syst\u00e8me de production, de vente et de consommation qui respecte la dignit\u00e9 humaine tout en pr\u00e9servant l\u2019environnement. D\u2019o\u00f9 la r\u00e9f\u00e9rence faite \u00e0 la responsabilit\u00e9 soci\u00e9tale des entreprises et organisations.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Bambara et Sene reprennent la d\u00e9finition de la Responsabilit\u00e9 sociale des organisations (RSO) de la norme ISO 26000. Il s\u2019agit, en effet, d\u2019une<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">responsabilit\u00e9 d\u2019une organisation vis-\u00e0-vis des impacts de ses d\u00e9cisions et de ses activit\u00e9s sur la soci\u00e9t\u00e9 et sur l\u2019environnement, se traduisant par un comportement transparent et \u00e9thique qui contribue au d\u00e9veloppement durable y compris \u00e0 la sant\u00e9 des personnes et au bien-\u00eatre de la soci\u00e9t\u00e9, prend en compte les attentes des parties prenantes, respecte les lois en vigueur et est compatible avec les normes internationales \u00a0et est int\u00e9gr\u00e9 dans l\u2019ensemble de l\u2019organisation et mis en \u0153uvre dans ses relations (Bambara et Sene, 2013, p.\u00a090).<\/p>\n<\/blockquote>\n<div>\n<p style=\"text-align: justify\">Pour le Conseil d\u2019administration du Bureau international du travail, en sa 295e session (mars 2006), la Responsabilit\u00e9 soci\u00e9tale des entreprises\/organisations (RSE) traduit la \u00ab\u00a0fa\u00e7on dont les entreprises prennent en consid\u00e9ration les effets de leurs activit\u00e9s sur la soci\u00e9t\u00e9 et affirment leurs principes et leurs valeurs tant dans l\u2019application de leurs m\u00e9thodes et proc\u00e9d\u00e9s internes que dans leurs relations avec d\u2019autres acteurs \u00bb (2006, en ligne). La d\u00e9finition \u00e9nonc\u00e9e par l\u2019Organisation internationale du travail (cit\u00e9 par Champion <em>et al.<\/em>, 2005, p.\u00a04) con\u00e7oit la RSE \u00ab\u00a0comme une question de r\u00e9gulation sociale faisant intervenir, derri\u00e8re l\u2019institution que constitue l\u2019entreprise, des acteurs sociaux en conflit\u00a0\u00bb. D\u00e9sormais, il est question de consid\u00e9rer la RSE, selon la revue <em>Structural Change and Economic<\/em> (cit\u00e9e par Rubinstein, 2006, paragr. 10), \u00ab\u00a0comme des actions permettant d\u2019am\u00e9liorer le bien-\u00eatre social au-del\u00e0 des int\u00e9r\u00eats de la firme et de ce qui est requis par la loi\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">De mani\u00e8re globale, cette norme en exergue l\u2019enjeu de l\u2019insertion d\u2019une RSE\/RSO au sein d\u2019une soci\u00e9t\u00e9. L\u2019encadrement juridico-politique de la RSE\/RSO en Afrique est un v\u00e9ritable d\u00e9fi. Si la perception qu\u2019ont les \u00c9tats de cet outil est nuanc\u00e9e, cela n\u2019est pas tr\u00e8s diff\u00e9rent de ce que l\u2019on observe dans les entreprises. Les outils de gestion et de mise en place d\u2019une RSE\/RSO dans les pays et les entreprises d\u2019Afrique m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre analys\u00e9s afin de comprendre et de traduire la port\u00e9e de la RSE\/RSO en Afrique subsaharienne. Malgr\u00e9 le caract\u00e8re novateur du concept occidental qu\u2019est la RSE\/RSO en Afrique et l\u2019appr\u00e9hension changeante de ce dernier en fonction des r\u00e9alit\u00e9s sociales, il existe des approches d\u2019impl\u00e9mentation qui positionnent les entreprises en acteurs ayant pour responsabilit\u00e9 de contribuer \u00e0 l\u2019\u00e9radication de la pauvret\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Il nous a donc sembl\u00e9 utile, pour la premi\u00e8re parution de la revue <em>Ngaban-Dibolel<\/em>, de faire un dossier th\u00e9matique qui traite de la question dans une diversit\u00e9 de points de vue et d\u2019approches : \u00ab La responsabilit\u00e9 sociale des organisations et entreprises en Afrique francophone \u00bb. <strong>Hom\u00e8re NGANDAM MFONDOUM<\/strong>, <strong>Roy Th\u00e9ophile MFONDOUM<\/strong>, <strong>Fr\u00e9d\u00e9ric Chamberlin LOUNANG TCHATCHOUANG<\/strong> et <strong>Yves BERTRAND TCHAKAM MBOUWE<\/strong> interrogent les liens entre les pratiques actuelles d\u2019exploitation foresti\u00e8re et les principes fondamentaux de la RSE. Ils proposent ainsi une appr\u00e9ciation globale des avanc\u00e9es et lacunes dans ce domaine. <strong>Enguerrand<\/strong> <strong>SERRURIER<\/strong>, pour sa part, questionne les innovations du code africain des investissements. Il tente de comprendre comment ce texte concilie le droit des investissements \u00e9trangers, le d\u00e9veloppement et la Responsabilit\u00e9 sociale des entreprises. Dans la m\u00eame veine, le travail d\u2019<strong>ABEN Melvis ANEP<\/strong> passe en revue le potentiel de cette notion pour mieux examiner l\u2019adaptation de l\u2019Afrique subsaharienne francophone \u00e0 l\u2019agenda du d\u00e9veloppement durable. Elle y voit une chance pour les pays de cette partie de l\u2019Afrique de promouvoir des industries vertes. Toutefois, le processus d\u2019industrialisation devrait se pr\u00e9occuper de l\u2019humain et des droits qu\u2019on lui reconna\u00eet. C\u2019est la perspective adopt\u00e9e de <strong>L\u00e9onelle Flore NGUINTA HEUGANG<\/strong> et <strong>MOHAMADOU NOUROU<\/strong> qui dressent un tableau des pratiques dans le domaine de l\u2019agro-industrie au Cameroun. \u00c0 travers les exemples de la Cameroon Development Corporation (CDC) et la Soci\u00e9t\u00e9 Camerounaise de Palmeraies (SOCAPALM), les deux auteur-e-s d\u00e9gagent les principales cons\u00e9quences de l\u2019implantation des industries agroalimentaires dans un environnement o\u00f9 les populations sont d\u00e9j\u00e0 vuln\u00e9rables. Pour une exploitation responsable des ressources naturelles, <strong>TASSAH Ivo TAWE<\/strong> et <strong>ATEMKENG Andre NDAH<\/strong> sugg\u00e8rent des m\u00e9canismes et strat\u00e9gies pour int\u00e9grer les communaut\u00e9s riveraines. La r\u00e9serve foresti\u00e8re du mont Cameroun est leur terrain d\u2019\u00e9tude.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">On ne saurait pr\u00e9tendre avoir fait le tour de la question avec ce premier volume. Pour rappel, <em>Ngaban-Dibolel<\/em>, qui a pour sous-titre <em>Revue africaine de responsabilit\u00e9 sociale et management durable<\/em>, <em>African Journal for Social Responsability and Sustainable Management<\/em>, r\u00e9sulte d\u2019une transformation d\u2019un projet de livre qui devait initialement para\u00eetre chez les \u00c9ditions science et bien commun (ESBC) qui soutiennent \u00e9galement le Grenier des savoirs et ses revues. Outre les cinq textes qui constituent ce premier volume, l\u2019\u00e9quipe \u00e9ditoriale a bien l\u2019intention de reconduire la th\u00e9matique pour le prochain.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/h2>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Bambara, Marina et Sene, Andoulaye. 2013. L\u2019\u00e9volution de la responsabilit\u00e9 soci\u00e9tale de l\u2019entreprise \u00e0 la faveur du d\u00e9veloppement durable : vers une juridicisation de la RSE. <em>Revue africaine de droit de l\u2019environnement\/African journal of Environnemental law<\/em>, <em>00<\/em>, 85-94.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Banque mondiale. 2015. <em>Toujours plus de plus de personnes pauvres en Afrique malgr\u00e9 les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s en mati\u00e8re d\u2019\u00e9ducation et de sant\u00e9<\/em> (communiqu\u00e9 de presse du 16 octobre 2015). Consult\u00e9 \u00e0 l\u2019adresse: <a href=\"https:\/\/www.banquemondiale.org\/fr\/news\/press-release\/2015\/10\/16\/africa-gains-in-health-education-but-numbers-of-poor-grow\">https:\/\/www.banquemondiale.org\/fr\/news\/press-release\/2015\/10\/16\/africa-gains-in-health-education-but-numbers-of-poor-grow<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Champion, Emmanuelle, Gendron, Corinne, Lapointe, Alain et Chaire de responsabilit\u00e9 sociale et de d\u00e9veloppement durable. 2005. <em>Les repr\u00e9sentations de la responsabilit\u00e9 sociale des entreprises : un \u00e9clairage sociologique<\/em>. Montr\u00e9al\u00a0: \u00c9cole des sciences de la gestion, Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Conseil d\u2019administration du Bureau international du Travail. 2006. Pour discussion et orientation. Initiative focale sur la responsabilit\u00e9 sociale des entreprises. 295e session, disponible \u00e0 l\u2019adresse <a href=\"https:\/\/www.ilo.org\/public\/libdoc\/ilo\/GB\/295\/GB.295_MNE_2_1_fren.pdf\">https:\/\/www.ilo.org\/public\/libdoc\/ilo\/GB\/295\/GB.295_MNE_2_1_fren.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\"><em>Les Echos<\/em>. 2017. The Necessary Infrastructure Development for More Inclusive Growth in Africa. Consult\u00e9 le 8 novembre 2017 \u00e0 l\u2019adresse <a href=\"https:\/\/www.lesechos.fr\/idees-debats\/cercle\/cercle-164856-le-necessaire-developpement-des-infrastructures-pour-une-croissance-plus-inclusive-en-afrique- 2056658.php\">https:\/\/www.lesechos.fr\/idees-debats\/cercle\/cercle-164856-le-necessaire-developpement-des-infrastructures-pour-une-croissance-plus-inclusive-en-afrique- 2056658.php<\/a>.<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Rubinstein, Marianne. 2006. Le d\u00e9veloppement de la responsabilit\u00e9 sociale de l\u2019entreprise. Une analyse en termes d\u2019isomorphisme institutionnel. <em>Revue d\u2019\u00e9conomie industrielle<\/em>, <em>113<\/em>, en ligne. URL : http:\/\/journals.openedition.org\/rei\/295 ; DOI : 10.4000\/rei.295<\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Unesco. s. d. Croissance d\u00e9mographique. Page web du d\u00e9partement Afrique de l\u2019Unesco consult\u00e9 le 8 novembre 2017 \u00e0 l\u2019adresse : <a href=\"http:\/\/www.unesco.org\/new\/fr\/testing\/africa-relaunch\/priority-africa\/operational-strategy\/demographic-growth\/\">http:\/\/www.unesco.org\/new\/fr\/testing\/africa-relaunch\/priority-africa\/operational-strategy\/demographic-growth\/<\/a><\/p>\n<p class=\"hanging-indent\" style=\"text-align: justify\">Zogning, F\u00e9lix, Mbaye, Ahmadou Aly et Um-Ngouem, Marie-Th\u00e9r\u00e8se (dir.). 2017. <em>L\u2019\u00c9conomie informelle, l\u2019entrepreneuriat et l\u2019emploi<\/em>. Qu\u00e9bec : JFD.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"metaauthorline\" \/>\n<div class=\"metadata metaauthor\">\n<p class=\"justify\" data-type=\"author\"><strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/ngabandibolel\/contributors\/victorinenzino\">Victorine Ghislaine NZINO MUNONGO<\/a><\/strong><br \/>Victorine Ghislaine NZINO MUNONGO est une sociojuriste int\u00e9ress\u00e9e par les questions relatives aux droits de la personne humaine et au d\u00e9veloppement durable. Elle est autrice de plusieurs articles scientifiques et un livre sur la s\u00e9curit\u00e9, l\u2019eau, l\u2019\u00e9nergie, les politiques de gestion des d\u00e9chets et les questions de genre qui lui ont valu le prix du \u00ab meilleur jeune chercheur 2015 \u00bb du Minist\u00e8re de la recherche scientifique et de l\u2019innovation (Cameroun). Titulaire d\u2019un master en Droits de l\u2019humain et Action humanitaire, ax\u00e9 d\u00e9veloppement durable, et d\u2019un master professionnel en D\u00e9fense, strat\u00e9gie, gestion des conflits et des catastrophes, elle est engag\u00e9e dans une d\u00e9marche d\u2019\u00e9valuation des politiques publiques fond\u00e9e sur les droits humains. Son objectif principal est d\u2019influencer l\u2019\u00e9laboration des politiques publiques pour aboutir \u00e0 des r\u00e9formes efficaces sur le plan social et le d\u00e9veloppement durable.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"before-footnotes clear\" \/><div class=\"footnotes\"><ol><li id=\"footnote-265-1\">Donn\u00e9es de la banque mondiale consultables \u00e0 l\u2019adresse https:\/\/www.banquemondiale.org\/fr\/region\/afr\/overview. <a href=\"#return-footnote-265-1\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 1\">&crarr;<\/a><\/li><\/ol><\/div>","protected":false},"author":11,"menu_order":1,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":["victorinenzino"],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[61],"license":[],"class_list":["post-265","chapter","type-chapter","status-web-only","hentry","contributor-victorinenzino"],"part":3,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/ngabandibolel\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/265","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/ngabandibolel\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/ngabandibolel\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/ngabandibolel\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/ngabandibolel\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/265\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":468,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/ngabandibolel\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/265\/revisions\/468"}],"part":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/ngabandibolel\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/ngabandibolel\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/265\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/ngabandibolel\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=265"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/ngabandibolel\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=265"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/ngabandibolel\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=265"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/ngabandibolel\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=265"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}