{"id":245,"date":"2021-10-24T21:41:23","date_gmt":"2021-10-24T19:41:23","guid":{"rendered":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/tafsiri\/?post_type=chapter&#038;p=245"},"modified":"2022-05-21T18:07:31","modified_gmt":"2022-05-21T16:07:31","slug":"presentation2021_1-1","status":"web-only","type":"chapter","link":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/tafsiri\/texte\/presentation2021_1-1\/","title":{"rendered":"Pr\u00e9sentation"},"content":{"raw":"<p style=\"text-align: justify\">Au nom de tous les membres du comit\u00e9 de r\u00e9daction et du comit\u00e9 scientifique, nous avons le grand plaisir de vous pr\u00e9senter le num\u00e9ro inaugural de <em>Tafsiri.\u00a0Revue panafricaine de traduction et d\u2019interpr\u00e9tation<\/em>. La revue se donne pour mission d\u2019encourager et de promouvoir une recherche rigoureuse qui explore l\u2019enseignement et la pratique de la communication interculturelle, en particulier dans le contexte africain. Son objectif ultime est de renforcer le d\u00e9veloppement de la traduction et de l\u2019interpr\u00e9tation en Afrique. Pour ce faire, il est sugg\u00e9r\u00e9 d\u2019inviter les auteurs et autrices \u00e0 produire des r\u00e9flexions originales sur la traduction et l\u2019interpr\u00e9tation \u00e0 partir des langues africaines et vers celles-ci, la formation des traducteurs, traductrices et interpr\u00e8tes, l\u2019histoire de la traduction et de l\u2019interpr\u00e9tation, les th\u00e9ories et la pratique de la traduction et de l\u2019interpr\u00e9tation, les besoins du march\u00e9 de la traduction et de l\u2019interpr\u00e9tation, la traduction\/interpr\u00e9tation assist\u00e9e par ordinateur et les associations professionnelles des traducteurs, des traductrices et interpr\u00e8tes en Afrique. Le num\u00e9ro inaugural a explor\u00e9 la question des <em>enjeux de la traduction et de l\u2019interpr\u00e9tation en Afrique<\/em>. Ces enjeux sont certes nombreux, mais nous pr\u00e9sentons succinctement ici ceux qui nous semblent pertinents.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Les langues africaines et les traditions orales<\/strong><\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Il est utile de signaler qu\u2019en raison des traditions orales qui caract\u00e9risent les langues africaines, le march\u00e9 de la traduction et de l\u2019interpr\u00e9tation est domin\u00e9 par les langues h\u00e9rit\u00e9es de la colonisation, notamment le fran\u00e7ais, l\u2019anglais, l\u2019espagnol et le portugais. Ces langues sont couramment utilis\u00e9es dans les administrations, pendant les conf\u00e9rences internationales, dans les \u00e9coles et universit\u00e9s et dans les \u00e9glises, m\u00eame si ces derni\u00e8res c\u00e9l\u00e8brent \u00e9galement le culte dans plusieurs langues locales qui font l\u2019objet d\u2019interpr\u00e9tation et de traduction (de la Bible, en l\u2019occurrence).<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Une majorit\u00e9 de traducteurs, traductrices et interpr\u00e8tes non qualifi\u00e9\u00b7e\u00b7s<\/strong><\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La traduction et l\u2019interpr\u00e9tation sont effectu\u00e9es en Afrique par une majorit\u00e9 de personnes non qualifi\u00e9es. Cette situation est en partie due \u00e0 l\u2019insuffisance d\u2019\u00e9coles de traduction et d\u2019interpr\u00e9tation et au fait que les institutions qui emploient les traducteurs, traductrices et interpr\u00e8tes n\u2019exigent pas de ceux-ci\/celles-ci des dipl\u00f4mes universitaires en traduction et\/ou en interpr\u00e9tation. M\u00eame si certain\u00b7e\u00b7s traducteurs, traductrices et interpr\u00e8tes s\u2019en sortent bien malgr\u00e9 l\u2019absence de dipl\u00f4me professionnel, la formation et l\u2019obtention des dipl\u00f4mes professionnels demeurent n\u00e9cessaires.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Association de traducteurs, traductrices et interpr\u00e8tes professionnel\u00b7le\u00b7s<\/strong><\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Quelques associations de traducteurs, traductrices et interpr\u00e8tes existent dans bon nombre de pays africains, mais beaucoup de membres n\u2019ont pas de qualifications professionnelles et se contentent des dipl\u00f4mes obtenus dans les facult\u00e9s de langues \u00e9trang\u00e8res ou des s\u00e9jours effectu\u00e9s dans des pays \u00e9trangers pour justifier leur pr\u00e9sence sur le march\u00e9 de la traduction et de l\u2019interpr\u00e9tation.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>N\u00e9cessit\u00e9 de la prise de conscience des enjeux \u00e9conomiques de la traduction et de l\u2019adoption d\u2019une politique nationale de traduction <\/strong><\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Les pays africains tardent \u00e0 prendre conscience des enjeux \u00e9conomiques et de d\u00e9veloppement de la traduction, car il n\u2019y a quasiment pas de politique de traduction dans la plupart de ces pays. Cependant, les besoins en traduction existent surtout en ce qui concerne la traduction des publications officielles, notamment la Constitution, les lois, le code \u00e9lectoral, les politiques \u00e9ducative, agricole et sanitaire \u2013 devenues de plus en plus importantes, notamment dans le contexte de la crise sanitaire de la Covid-19 actuelle \u2013 dans les langues nationales. L\u2019absence de traduction des publications officielles dans les langues locales et l\u2019analphab\u00e9tisme privent des centaines de millions d\u2019Africain\u00b7e\u00b7s des informations contenues dans ces documents fondateurs de leur R\u00e9publique. \u00c9tant donn\u00e9 que la plupart des pays africains ont adopt\u00e9 les langues issues de la colonisation comme langues officielles, ils doivent faire l\u2019effort de scolariser le plus grand nombre de citoyen\u00b7ne\u00b7s ou de traduire les informations scientifiques et officielles dans les langues nationales pr\u00e9dominantes pour permettre \u00e0 la majorit\u00e9 de leurs citoyen\u00b7ne\u00b7s d\u2019\u00eatre inform\u00e9\u00b7e\u00b7s des enjeux majeurs du d\u00e9veloppement national et de prendre une part active au processus de construction nationale et aux d\u00e9bats politiques qui, pour le moment, ne se font que dans des langues europ\u00e9ennes que la majorit\u00e9 des populations ne ma\u00eetrise pas. L\u2019Afrique risque de rater le rendez-vous du d\u00e9veloppement si elle continue d\u2019utiliser des langues \u00e9trang\u00e8res que ses populations ont du mal \u00e0 utiliser correctement. La traduction pourrait jouer un r\u00f4le majeur de d\u00e9veloppement dans le contexte linguistique actuel. \u00c0 l\u2019\u00e8re de la mondialisation caract\u00e9ris\u00e9e par la pr\u00e9dominance des publications en anglais, les pays africains non anglophones gagneraient \u00e0 adopter une politique nationale de traduction qui leur permettra de traduire syst\u00e9matiquement de l\u2019anglais des livres et des publications scientifiques susceptibles de leur permettre de mieux comprendre certains enjeux \u00e9conomiques, sociaux, s\u00e9curitaires et sanitaires.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Tafsiri<\/em> a vocation \u00e0 aborder les questions \u00e9voqu\u00e9es supra et beaucoup d\u2019autres sujets susceptibles de contribuer au d\u00e9veloppement de la traduction et de l\u2019interpr\u00e9tation en Afrique. Dans cette perspective, le pr\u00e9sent num\u00e9ro a retenu sept textes, six articles et un entretien, sur une vingtaine de propositions re\u00e7ues par le comit\u00e9 de r\u00e9daction. Ils abordent des questions telles que la formation des traducteurs, traductrices et interpr\u00e8tes, le r\u00f4le de la traduction dans le d\u00e9veloppement \u00e9conomique de l\u2019Afrique, la traduction et l\u2019interpr\u00e9tation en tant qu\u2019actes de communication sociale, la traduction juridique, le parcours du sens en traduction litt\u00e9raire, etc.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Dans sa contribution, <strong>Emilie G. Sanon-Ouattara<\/strong> pr\u00e9sente un bref aper\u00e7u du r\u00f4le de la traduction au Burkina Faso depuis la p\u00e9riode pr\u00e9coloniale jusqu\u2019\u00e0 l\u2019av\u00e8nement de la colonisation. Elle explique comment la traduction a permis aux soixante ethnies que compte le pays de communiquer entre elles et a servi de moyen de communication entre l\u2019administration et la population locale. L\u2019article pr\u00e9sente l\u2019\u00e9tat des lieux de la traduction formelle et informelle au Burkina Faso. Il traite \u00e9galement des enjeux de la traduction et de l\u2019absence de traduction dans les administrations. Il formule, enfin, des recommandations pour une meilleure communication entre l\u2019\u00c9tat et les administr\u00e9s.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Mino Andriantsimahavandy<\/strong>, quant \u00e0 elle, nous fait comprendre que la traduction a jou\u00e9 un grand r\u00f4le dans la connaissance et la transcription de la langue malgache. En effet, entre le XIe et le XIIIe si\u00e8cle, des populations venues d\u2019Oman, du Y\u00e9men, de Sumatra, etc. se sont install\u00e9es dans le sud-est de Madagascar, apportant la forme arabe d\u2019une langue appel\u00e9e \u00ab\u00a0sorabe\u00a0\u00bb. Plus tard aux XVIe et XVIIe si\u00e8cles, des contacts entre les populations malgaches et des marchands hollandais ont facilit\u00e9 l\u2019adoption de certaines lettres de l\u2019alphabet fran\u00e7ais. En 1823, Jones et Griffiths, deux missionnaires de la London Mission Society envoy\u00e9s \u00e0 Madagascar, ont commenc\u00e9 le travail ardu de traduction de la Bible en malgache. \u00c0 travers les contacts entre les populations locales et celles venues d\u2019ailleurs, les Malgaches ont d\u00e9velopp\u00e9 l\u2019orthographe de la langue malgache et entrepris la traduction de la Bible dans leur langue locale. Par la suite, des dictionnaires bilingues ont \u00e9t\u00e9 mis au point avec l\u2019appui des \u00e9tranger\u00b7e\u00b7s.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Dans les \u00e9glises en Ouganda, les pasteurs ont souvent recours aux interpr\u00e8tes pour interpr\u00e9ter les messages religieux dans les langues locales. Il s\u2019agit le plus souvent d\u2019une interpr\u00e9tation cons\u00e9cutive r\u00e9alis\u00e9e par des interpr\u00e8tes non professionnel\u00b7le\u00b7s. La pratique prend de l\u2019ampleur compte tenu de la multiplication des \u00e9glises pentec\u00f4tistes dans ce pays d\u2019Afrique de l\u2019est. Il est donc important d\u2019apporter des solutions \u00e0 la formation d\u2019interpr\u00e8tes dans le but d\u2019assurer la professionnalisation de cette cat\u00e9gorie de travailleurs et travailleuses qui cro\u00eet de plus en plus dans certains pays africains. Voil\u00e0, en gros, ce que nous apprend l\u2019article de <strong>Edith Ruth Natukunda-Togboa<\/strong>.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Dans sa contribution, <strong>Maxime Yves Julien Manifi Abouh<\/strong> fait \u00e9tat de la situation au Cameroun, pays africain officiellement bilingue. En s\u2019inscrivant dans la perspective th\u00e9orique de la sociotraductologie comprise comme l\u2019\u00e9tude de la traduction en tant que ph\u00e9nom\u00e8ne social allant au-del\u00e0 d\u2019une simple op\u00e9ration entre langues, ou en tant qu\u2019activit\u00e9 initi\u00e9e et contrainte par des agents sociaux, avec des fonctions et des retomb\u00e9es socialement d\u00e9termin\u00e9es, l\u2019auteur met l\u2019accent sur le besoin crucial de traducteurs et traductrices pour l\u2019intellectualisation de langues locales du pays en vue de leur cohabitation harmonieuse avec les langues officielles aussi bien dans le syst\u00e8me \u00e9ducatif que dans d\u2019autres secteurs de la vie active.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">En mettant en \u00e9vidence la pertinence de la th\u00e9orie de Skopos et de la th\u00e9orie interpr\u00e9tative, <strong>Jean Pierre Atouga<\/strong> avance l\u2019argument selon lequel la litt\u00e9rature orale africaine en tant que domaine d\u2019\u00e9tudes \u00e0 part enti\u00e8re a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de l\u2019apport de la linguistique et de la traductologie. Son \u00e9tude a donc cherch\u00e9 des \u00e9l\u00e9ments de r\u00e9ponse \u00e0 la question suivante\u00a0: comment le traducteur ou la traductrice d\u00e9blaie-t-il\/elle les arcanes et d\u00e9noue-t-il\/elle l\u2019enchev\u00eatrement des po\u00e9tiques orales africaines?<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Dans l\u2019article de <strong>Samuel Onyemaechi Orji Awa<\/strong> et <strong>Ngele Chimuanya<\/strong>, il s\u2019agit d\u2019\u00e9tablir un lien entre le texte et son contexte, ce qui sert d\u2019outil inestimable au traducteur et \u00e0 la traductrice litt\u00e9raires \u00e0 la recherche de la compr\u00e9hension du sens du message. La m\u00e9thodologie employ\u00e9e par cet auteur s\u2019inspire de la th\u00e9orie du sens.<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify\">La contribution de <strong>Ngozi Iloh<\/strong> est un entretien sur la traduction de <em>La Calebasse cass\u00e9e<\/em>. Elle met en corr\u00e9lation l\u2019\u0153uvre, l\u2019auteur, le traducteur et la traduction. Les informations recueillies aideront le lectorat \u00e0 mieux appr\u00e9cier l\u2019importance et les enjeux de la traduction litt\u00e9raire dans son ensemble.<\/p>\r\n\r\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Hommage \u00e0 Florence Piron<\/strong><\/h2>\r\n<p style=\"text-align: justify\">Pour clore ce texte d\u2019introduction g\u00e9n\u00e9rale du num\u00e9ro inaugural de <em>Tafsiri,<\/em> nous avons jug\u00e9 opportun de rendre un hommage sp\u00e9cial \u00e0 la m\u00e9moire de feu professeure Florence Piron, fondatrice des \u00c9ditions science et bien commun et du Grenier des savoirs, la plateforme qui h\u00e9berge et accompagne la revue <em>Tafsiri<\/em> tant sur le plan mat\u00e9riel que technique. Sans aucun doute, Florence m\u00e9rite d\u2019\u00eatre surnomm\u00e9e la \u00ab Maman africaine \u00bb compte tenu de son amour, de sa passion et de son engagement pour la promotion des savoirs produits sur le continent africain. Enseignante et chercheuse activement engag\u00e9e au D\u00e9partement de communication de l\u2019Universit\u00e9 Laval jusqu\u2019\u00e0 son d\u00e9part de ce monde, Florence laisse derri\u00e8re elle une kyrielle de t\u00e9moins, d\u2019admirateurs, d\u2019admiratrices et de disciples dans son \u00e9cole de la science ouverte d\u00e9colonis\u00e9e en Afrique et pour l\u2019Afrique. Nous ne t\u2019oublierons jamais, ch\u00e8re Florence. Repose en paix, Maman africaine!<\/p>","rendered":"<div class=\"metadata\">\n<p><strong>Type de texte&nbsp;: <\/strong>\u00c9ditorial<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Au nom de tous les membres du comit\u00e9 de r\u00e9daction et du comit\u00e9 scientifique, nous avons le grand plaisir de vous pr\u00e9senter le num\u00e9ro inaugural de <em>Tafsiri.\u00a0Revue panafricaine de traduction et d\u2019interpr\u00e9tation<\/em>. La revue se donne pour mission d\u2019encourager et de promouvoir une recherche rigoureuse qui explore l\u2019enseignement et la pratique de la communication interculturelle, en particulier dans le contexte africain. Son objectif ultime est de renforcer le d\u00e9veloppement de la traduction et de l\u2019interpr\u00e9tation en Afrique. Pour ce faire, il est sugg\u00e9r\u00e9 d\u2019inviter les auteurs et autrices \u00e0 produire des r\u00e9flexions originales sur la traduction et l\u2019interpr\u00e9tation \u00e0 partir des langues africaines et vers celles-ci, la formation des traducteurs, traductrices et interpr\u00e8tes, l\u2019histoire de la traduction et de l\u2019interpr\u00e9tation, les th\u00e9ories et la pratique de la traduction et de l\u2019interpr\u00e9tation, les besoins du march\u00e9 de la traduction et de l\u2019interpr\u00e9tation, la traduction\/interpr\u00e9tation assist\u00e9e par ordinateur et les associations professionnelles des traducteurs, des traductrices et interpr\u00e8tes en Afrique. Le num\u00e9ro inaugural a explor\u00e9 la question des <em>enjeux de la traduction et de l\u2019interpr\u00e9tation en Afrique<\/em>. Ces enjeux sont certes nombreux, mais nous pr\u00e9sentons succinctement ici ceux qui nous semblent pertinents.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Les langues africaines et les traditions orales<\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Il est utile de signaler qu\u2019en raison des traditions orales qui caract\u00e9risent les langues africaines, le march\u00e9 de la traduction et de l\u2019interpr\u00e9tation est domin\u00e9 par les langues h\u00e9rit\u00e9es de la colonisation, notamment le fran\u00e7ais, l\u2019anglais, l\u2019espagnol et le portugais. Ces langues sont couramment utilis\u00e9es dans les administrations, pendant les conf\u00e9rences internationales, dans les \u00e9coles et universit\u00e9s et dans les \u00e9glises, m\u00eame si ces derni\u00e8res c\u00e9l\u00e8brent \u00e9galement le culte dans plusieurs langues locales qui font l\u2019objet d\u2019interpr\u00e9tation et de traduction (de la Bible, en l\u2019occurrence).<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Une majorit\u00e9 de traducteurs, traductrices et interpr\u00e8tes non qualifi\u00e9\u00b7e\u00b7s<\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">La traduction et l\u2019interpr\u00e9tation sont effectu\u00e9es en Afrique par une majorit\u00e9 de personnes non qualifi\u00e9es. Cette situation est en partie due \u00e0 l\u2019insuffisance d\u2019\u00e9coles de traduction et d\u2019interpr\u00e9tation et au fait que les institutions qui emploient les traducteurs, traductrices et interpr\u00e8tes n\u2019exigent pas de ceux-ci\/celles-ci des dipl\u00f4mes universitaires en traduction et\/ou en interpr\u00e9tation. M\u00eame si certain\u00b7e\u00b7s traducteurs, traductrices et interpr\u00e8tes s\u2019en sortent bien malgr\u00e9 l\u2019absence de dipl\u00f4me professionnel, la formation et l\u2019obtention des dipl\u00f4mes professionnels demeurent n\u00e9cessaires.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Association de traducteurs, traductrices et interpr\u00e8tes professionnel\u00b7le\u00b7s<\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Quelques associations de traducteurs, traductrices et interpr\u00e8tes existent dans bon nombre de pays africains, mais beaucoup de membres n\u2019ont pas de qualifications professionnelles et se contentent des dipl\u00f4mes obtenus dans les facult\u00e9s de langues \u00e9trang\u00e8res ou des s\u00e9jours effectu\u00e9s dans des pays \u00e9trangers pour justifier leur pr\u00e9sence sur le march\u00e9 de la traduction et de l\u2019interpr\u00e9tation.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>N\u00e9cessit\u00e9 de la prise de conscience des enjeux \u00e9conomiques de la traduction et de l\u2019adoption d\u2019une politique nationale de traduction <\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Les pays africains tardent \u00e0 prendre conscience des enjeux \u00e9conomiques et de d\u00e9veloppement de la traduction, car il n\u2019y a quasiment pas de politique de traduction dans la plupart de ces pays. Cependant, les besoins en traduction existent surtout en ce qui concerne la traduction des publications officielles, notamment la Constitution, les lois, le code \u00e9lectoral, les politiques \u00e9ducative, agricole et sanitaire \u2013 devenues de plus en plus importantes, notamment dans le contexte de la crise sanitaire de la Covid-19 actuelle \u2013 dans les langues nationales. L\u2019absence de traduction des publications officielles dans les langues locales et l\u2019analphab\u00e9tisme privent des centaines de millions d\u2019Africain\u00b7e\u00b7s des informations contenues dans ces documents fondateurs de leur R\u00e9publique. \u00c9tant donn\u00e9 que la plupart des pays africains ont adopt\u00e9 les langues issues de la colonisation comme langues officielles, ils doivent faire l\u2019effort de scolariser le plus grand nombre de citoyen\u00b7ne\u00b7s ou de traduire les informations scientifiques et officielles dans les langues nationales pr\u00e9dominantes pour permettre \u00e0 la majorit\u00e9 de leurs citoyen\u00b7ne\u00b7s d\u2019\u00eatre inform\u00e9\u00b7e\u00b7s des enjeux majeurs du d\u00e9veloppement national et de prendre une part active au processus de construction nationale et aux d\u00e9bats politiques qui, pour le moment, ne se font que dans des langues europ\u00e9ennes que la majorit\u00e9 des populations ne ma\u00eetrise pas. L\u2019Afrique risque de rater le rendez-vous du d\u00e9veloppement si elle continue d\u2019utiliser des langues \u00e9trang\u00e8res que ses populations ont du mal \u00e0 utiliser correctement. La traduction pourrait jouer un r\u00f4le majeur de d\u00e9veloppement dans le contexte linguistique actuel. \u00c0 l\u2019\u00e8re de la mondialisation caract\u00e9ris\u00e9e par la pr\u00e9dominance des publications en anglais, les pays africains non anglophones gagneraient \u00e0 adopter une politique nationale de traduction qui leur permettra de traduire syst\u00e9matiquement de l\u2019anglais des livres et des publications scientifiques susceptibles de leur permettre de mieux comprendre certains enjeux \u00e9conomiques, sociaux, s\u00e9curitaires et sanitaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Tafsiri<\/em> a vocation \u00e0 aborder les questions \u00e9voqu\u00e9es supra et beaucoup d\u2019autres sujets susceptibles de contribuer au d\u00e9veloppement de la traduction et de l\u2019interpr\u00e9tation en Afrique. Dans cette perspective, le pr\u00e9sent num\u00e9ro a retenu sept textes, six articles et un entretien, sur une vingtaine de propositions re\u00e7ues par le comit\u00e9 de r\u00e9daction. Ils abordent des questions telles que la formation des traducteurs, traductrices et interpr\u00e8tes, le r\u00f4le de la traduction dans le d\u00e9veloppement \u00e9conomique de l\u2019Afrique, la traduction et l\u2019interpr\u00e9tation en tant qu\u2019actes de communication sociale, la traduction juridique, le parcours du sens en traduction litt\u00e9raire, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans sa contribution, <strong>Emilie G. Sanon-Ouattara<\/strong> pr\u00e9sente un bref aper\u00e7u du r\u00f4le de la traduction au Burkina Faso depuis la p\u00e9riode pr\u00e9coloniale jusqu\u2019\u00e0 l\u2019av\u00e8nement de la colonisation. Elle explique comment la traduction a permis aux soixante ethnies que compte le pays de communiquer entre elles et a servi de moyen de communication entre l\u2019administration et la population locale. L\u2019article pr\u00e9sente l\u2019\u00e9tat des lieux de la traduction formelle et informelle au Burkina Faso. Il traite \u00e9galement des enjeux de la traduction et de l\u2019absence de traduction dans les administrations. Il formule, enfin, des recommandations pour une meilleure communication entre l\u2019\u00c9tat et les administr\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Mino Andriantsimahavandy<\/strong>, quant \u00e0 elle, nous fait comprendre que la traduction a jou\u00e9 un grand r\u00f4le dans la connaissance et la transcription de la langue malgache. En effet, entre le XIe et le XIIIe si\u00e8cle, des populations venues d\u2019Oman, du Y\u00e9men, de Sumatra, etc. se sont install\u00e9es dans le sud-est de Madagascar, apportant la forme arabe d\u2019une langue appel\u00e9e \u00ab\u00a0sorabe\u00a0\u00bb. Plus tard aux XVIe et XVIIe si\u00e8cles, des contacts entre les populations malgaches et des marchands hollandais ont facilit\u00e9 l\u2019adoption de certaines lettres de l\u2019alphabet fran\u00e7ais. En 1823, Jones et Griffiths, deux missionnaires de la London Mission Society envoy\u00e9s \u00e0 Madagascar, ont commenc\u00e9 le travail ardu de traduction de la Bible en malgache. \u00c0 travers les contacts entre les populations locales et celles venues d\u2019ailleurs, les Malgaches ont d\u00e9velopp\u00e9 l\u2019orthographe de la langue malgache et entrepris la traduction de la Bible dans leur langue locale. Par la suite, des dictionnaires bilingues ont \u00e9t\u00e9 mis au point avec l\u2019appui des \u00e9tranger\u00b7e\u00b7s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans les \u00e9glises en Ouganda, les pasteurs ont souvent recours aux interpr\u00e8tes pour interpr\u00e9ter les messages religieux dans les langues locales. Il s\u2019agit le plus souvent d\u2019une interpr\u00e9tation cons\u00e9cutive r\u00e9alis\u00e9e par des interpr\u00e8tes non professionnel\u00b7le\u00b7s. La pratique prend de l\u2019ampleur compte tenu de la multiplication des \u00e9glises pentec\u00f4tistes dans ce pays d\u2019Afrique de l\u2019est. Il est donc important d\u2019apporter des solutions \u00e0 la formation d\u2019interpr\u00e8tes dans le but d\u2019assurer la professionnalisation de cette cat\u00e9gorie de travailleurs et travailleuses qui cro\u00eet de plus en plus dans certains pays africains. Voil\u00e0, en gros, ce que nous apprend l\u2019article de <strong>Edith Ruth Natukunda-Togboa<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans sa contribution, <strong>Maxime Yves Julien Manifi Abouh<\/strong> fait \u00e9tat de la situation au Cameroun, pays africain officiellement bilingue. En s\u2019inscrivant dans la perspective th\u00e9orique de la sociotraductologie comprise comme l\u2019\u00e9tude de la traduction en tant que ph\u00e9nom\u00e8ne social allant au-del\u00e0 d\u2019une simple op\u00e9ration entre langues, ou en tant qu\u2019activit\u00e9 initi\u00e9e et contrainte par des agents sociaux, avec des fonctions et des retomb\u00e9es socialement d\u00e9termin\u00e9es, l\u2019auteur met l\u2019accent sur le besoin crucial de traducteurs et traductrices pour l\u2019intellectualisation de langues locales du pays en vue de leur cohabitation harmonieuse avec les langues officielles aussi bien dans le syst\u00e8me \u00e9ducatif que dans d\u2019autres secteurs de la vie active.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En mettant en \u00e9vidence la pertinence de la th\u00e9orie de Skopos et de la th\u00e9orie interpr\u00e9tative, <strong>Jean Pierre Atouga<\/strong> avance l\u2019argument selon lequel la litt\u00e9rature orale africaine en tant que domaine d\u2019\u00e9tudes \u00e0 part enti\u00e8re a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de l\u2019apport de la linguistique et de la traductologie. Son \u00e9tude a donc cherch\u00e9 des \u00e9l\u00e9ments de r\u00e9ponse \u00e0 la question suivante\u00a0: comment le traducteur ou la traductrice d\u00e9blaie-t-il\/elle les arcanes et d\u00e9noue-t-il\/elle l\u2019enchev\u00eatrement des po\u00e9tiques orales africaines?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans l\u2019article de <strong>Samuel Onyemaechi Orji Awa<\/strong> et <strong>Ngele Chimuanya<\/strong>, il s\u2019agit d\u2019\u00e9tablir un lien entre le texte et son contexte, ce qui sert d\u2019outil inestimable au traducteur et \u00e0 la traductrice litt\u00e9raires \u00e0 la recherche de la compr\u00e9hension du sens du message. La m\u00e9thodologie employ\u00e9e par cet auteur s\u2019inspire de la th\u00e9orie du sens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La contribution de <strong>Ngozi Iloh<\/strong> est un entretien sur la traduction de <em>La Calebasse cass\u00e9e<\/em>. Elle met en corr\u00e9lation l\u2019\u0153uvre, l\u2019auteur, le traducteur et la traduction. Les informations recueillies aideront le lectorat \u00e0 mieux appr\u00e9cier l\u2019importance et les enjeux de la traduction litt\u00e9raire dans son ensemble.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Hommage \u00e0 Florence Piron<\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Pour clore ce texte d\u2019introduction g\u00e9n\u00e9rale du num\u00e9ro inaugural de <em>Tafsiri,<\/em> nous avons jug\u00e9 opportun de rendre un hommage sp\u00e9cial \u00e0 la m\u00e9moire de feu professeure Florence Piron, fondatrice des \u00c9ditions science et bien commun et du Grenier des savoirs, la plateforme qui h\u00e9berge et accompagne la revue <em>Tafsiri<\/em> tant sur le plan mat\u00e9riel que technique. Sans aucun doute, Florence m\u00e9rite d\u2019\u00eatre surnomm\u00e9e la \u00ab Maman africaine \u00bb compte tenu de son amour, de sa passion et de son engagement pour la promotion des savoirs produits sur le continent africain. Enseignante et chercheuse activement engag\u00e9e au D\u00e9partement de communication de l\u2019Universit\u00e9 Laval jusqu\u2019\u00e0 son d\u00e9part de ce monde, Florence laisse derri\u00e8re elle une kyrielle de t\u00e9moins, d\u2019admirateurs, d\u2019admiratrices et de disciples dans son \u00e9cole de la science ouverte d\u00e9colonis\u00e9e en Afrique et pour l\u2019Afrique. Nous ne t\u2019oublierons jamais, ch\u00e8re Florence. Repose en paix, Maman africaine!<\/p>\n<hr class=\"metaauthorline\" \/>\n<div class=\"metadata metaauthor\">\n<p class=\"justify\" data-type=\"author\"><strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/tafsiri\/contributors\/asegunlabi\">Segun AFOLABI<\/a><\/strong><br \/>Professeur associ\u00e9 \u00e0 la University of Massachusetts Armhest aux \u00c9tats-Unis, l&rsquo;auteur est titulaire d&rsquo;un doctorat en traductologie de l&rsquo;Universit\u00e9 Laval (Canada), universit\u00e9 dans laquelle il exerce aussi en qualit\u00e9 de chercheur\/traducteur. Il est membre de l&rsquo;Association canadienne de traductologie (ACT), du bureau ex\u00e9cutif de l&rsquo;Association for Translation Studies in Nigeria (ATSN) et chef de projet au Centre de recherche et de d\u00e9veloppement en interpr\u00e9tation et en traduction (CREDIT). Il exerce la profession de traducteur et d&rsquo;interpr\u00e8te de conf\u00e9rence depuis 2002 et est traducteur agr\u00e9\u00e9\/membre de l&rsquo;Ordre des traducteurs, terminologues et interpr\u00e8tes agr\u00e9\u00e9s du Qu\u00e9bec (OTTIAQ). Co-r\u00e9dacteur en chef de la revue TAFSIRI, il a publi\u00e9 en 2020 \u00ab\u00a0La Traduction et l&rsquo;interpr\u00e9tation au Nig\u00e9ria\u00a0\u00bb chez L&rsquo;Harmattan.<br \/>\nContacts : olusegun.afolabi.1@ulaval.ca \/ asegunlabi@yahoo.com<br \/>&nbsp;<br \/><strong><a href=\"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/tafsiri\/contributors\/servais-martial-akpaca\">Servais Martial AKPACA<\/a><\/strong><br \/>L&rsquo;auteur est titulaire d&rsquo;un PhD en traduction, lexicologie et terminologie multilingues obtenu \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Lumi\u00e8re Lyon 2 (France). En 1997, il d\u00e9croche un dipl\u00f4me professionnel en traduction (DipTrans) \u00e0 l\u2019Institute of Linguists (IoL) de Londres. Il est actuellement Ma\u00eetre de Conf\u00e9rences\/Associate Professor et enseigne \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Abomey-Calavi (UAC) au B\u00e9nin. Directeur adjoint du Laboratoire de recherche GRAD \u2013 Laboratoire de recherche en Linguistique appliqu\u00e9e, en langues \u00e9trang\u00e8res, en didactique et en traduction, il est co-r\u00e9dacteur en chef de la revue TAFSIRI. <br \/>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":11,"menu_order":1,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":["asegunlabi","servais-martial-akpaca"],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[62,172],"license":[],"class_list":["post-245","chapter","type-chapter","status-web-only","hentry","contributor-asegunlabi","contributor-servais-martial-akpaca"],"part":185,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/tafsiri\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/245","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/tafsiri\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/tafsiri\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/tafsiri\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/tafsiri\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/245\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":333,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/tafsiri\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/245\/revisions\/333"}],"part":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/tafsiri\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/185"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/tafsiri\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/245\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/tafsiri\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=245"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/tafsiri\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=245"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/tafsiri\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=245"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revues.scienceafrique.org\/tafsiri\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=245"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}