Appels à contribution pour des dossiers thématiques

Appel volume 4, numéro 1 – 2027 : « Les stratégies d’adaptation des agriculteurs face au changement climatique et à l’insécurité alimentaire »

Coordination

Dossier coordonné par AZIAMIN ASONGU Norah-AWUNGJIA et NZINO MUNONGO Victorine Ghislaine

Argumentaire

Le changement climatique est reconnu comme une menace systémique pour les systèmes alimentaires mondiaux, avec des impacts disproportionnés dans les pays à revenu faible et intermédiaire, où l’agriculture demeure fortement dépendante des conditions climatiques et principalement pluviale. Des études récentes montrent que l’augmentation des températures, la modification des régimes pluviométriques et la fréquence accrue des événements climatiques extrêmes compromettent les quatre piliers de la sécurité alimentaire : la disponibilité, l’accès, l’utilisation et la stabilité (Mirzabaev et al., 2023). La capacité des pays à nourrir leur population tout en faisant face au changement climatique constitue l’un des plus grands défis liés aux Objectifs de développement durable (ODD). Très peu de pays en développement ont connu une croissance économique rapide sans que la croissance agricole ne l’ait précédée ou accompagnée (Anderson et Lorch, 2001).

La sécurité alimentaire est compromise par plusieurs défis, notamment le changement climatique, la dégradation importante des sols agricoles, l’érosion de la base génétique de la biodiversité agricole, la rareté des ressources en eau, la mauvaise gouvernance et bien d’autres facteurs (Witt et Waibel, 2009). Les perturbations des paramètres météorologiques induites par le changement climatique ont eu, au cours de la dernière décennie, des conséquences majeures sur les activités agricoles. Selon Abia et al. (2017), la dégradation environnementale affecte fortement la nutrition chaque année, et environ 5 à 7 millions d’hectares de terres agricoles sont perdus. Dans les régions arides et semi-arides du Cameroun, la désertification menace 27 millions d’hectares de terres irriguées, 170 millions d’hectares de terres cultivées pluviales et 3 000 millions d’hectares de parcours pastoraux. Les régimes pluviométriques, dont dépendent les pratiques agricoles locales, deviennent de plus en plus irréguliers, entraînant des pertes de récoltes, des pertes post-récolte, une insuffisance alimentaire et l’apparition de maladies (Sigha et Mafany, 2008).

Conformément à l’ODD 2, les solutions visant à accroître la production alimentaire et à réduire l’insécurité alimentaire sont urgentes, mais doivent être mises en œuvre de manière durable. Les systèmes alimentaires actuels doivent nourrir 7,8 milliards de personnes sans compromettre la productivité future ni la santé de la planète. Tout en répondant aux besoins immédiats, il est nécessaire de transformer les systèmes alimentaires afin qu’ils deviennent plus résilients et permettent d’assurer durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle (Chaudhary et al., 2025). Transformés, les systèmes alimentaires peuvent devenir un pilier du développement vert, résilient et inclusif, contribuant à améliorer la santé des populations, des économies et de la planète.

Dans la plupart des pays en développement, les agriculteurs occupent une place centrale dans la production agricole et constituent ainsi le fondement de la sécurité alimentaire des ménages. Face à l’incertitude croissante liée aux projections climatiques et météorologiques, les effets du changement climatique sur la sécurité alimentaire mondiale sont considérés comme particulièrement dévastateurs dans les régions fortement vulnérables (Washington et Downing, 1999 ; Dilley, 2000). Les petits exploitants agricoles et les agriculteurs ruraux figurent parmi les populations les plus pauvres et les plus exposées à la faim. Ils représentent également un levier essentiel pour accroître la productivité des terres et diversifier les cultures afin de nourrir une population mondiale en croissance.

Au cours des dernières années, les agriculteurs ont observé des changements dans plusieurs paramètres climatiques (température, humidité, précipitations, rayonnement solaire), affectant directement leur productivité. L’imprévisibilité des saisons des pluies et des saisons sèches, qui déterminent le début et la fin des cycles agricoles, a causé des pertes considérables pour les agriculteurs ruraux. Les pluies surviennent parfois plus tôt que prévu, perturbant les préparatifs agricoles, ou arrivent tardivement et cessent prématurément, entraînant des semis tardifs et des récoltes précoces. Les saisons sèches deviennent plus précoces et plus longues, provoquant des pénuries d’eau nécessaires aux activités agricoles. De nombreux agriculteurs éprouvent des difficultés à expliquer les causes de ces changements. Certains attribuent ces phénomènes au non-respect des traditions, à l’abandon des rites habituels ou à une rupture de communication avec leurs divinités. Toutefois, les variations observées des paramètres climatiques sont scientifiquement associées aux changements climatiques en cours (Molua, 2008).

Dans de nombreuses communautés, la résilience constitue un processus naturel et évolutif permettant d’absorber les chocs et de s’adapter aux changements affectant les moyens de subsistance des populations (Pandey et al., 2003). De nombreuses études de cas ont documenté les impacts du changement climatique sur les populations autochtones. Cependant, il apparaît clairement que, les communautés disposant de ressources différentes et étant exposées à des sensibilités climatiques variables, les options d’adaptation doivent être adaptées aux contextes spécifiques de chaque communauté.

L’incapacité à résoudre les problèmes liés à la périssabilité et à la saisonnalité de nombreuses cultures vivrières, à l’insuffisance des systèmes de commercialisation ainsi qu’au manque de technologies adéquates de transformation, de conservation et de stockage des produits alimentaires constitue un défi majeur pour les agriculteurs dans leurs efforts pour atteindre et maintenir l’autosuffisance alimentaire (Bako Nabila et al., 2025). Il est donc nécessaire de réorienter les mesures technologiques et les projets visant à promouvoir les petits exploitants agricoles afin de stimuler les systèmes de commercialisation et de soutenir durablement le secteur alimentaire de l’économie.

Les politiques publiques doivent être différenciées selon les régions, étant donné que les risques climatiques et les systèmes de subsistance varient considérablement selon les zones agroécologiques (Evariste et al., 2018). Le renforcement de la gouvernance foncière et hydrique, l’amélioration de l’accès au financement rural et aux marchés, ainsi que le renforcement de la participation des organisations paysannes aux processus décisionnels sont mentionnés comme étant des leviers essentiels pour une adaptation plus inclusive et plus efficace (Iqbal et al., 2025).

Ces dernières années, la production alimentaire n’a pas suivi le rythme de l’augmentation démographique rapide. La sécurité alimentaire doit donc être assurée par une augmentation de la production des denrées alimentaires et par le développement de cultures alternatives permettant de réduire les importations. Pour répondre à ces défis, plusieurs pays ont adopté des instruments stratégiques visant à faire face aux risques climatiques, notamment des cadres de politiques climatiques, des Plans nationaux d’adaptation et des stratégies sectorielles d’adaptation pour l’agriculture. Ces cadres mettent l’accent sur la promotion de l’agriculture intelligente face au climat (AIC), qui vise simultanément à améliorer la productivité, renforcer la résilience et réduire, lorsque cela est possible, les émissions de gaz à effet de serre. Les options recommandées dans le cadre de l’AIC comprennent l’agroforesterie, l’agriculture de conservation, l’amélioration de la gestion des sols et de l’eau, l’utilisation de variétés résistantes à la sécheresse et aux inondations, la gestion intégrée de la fertilité des sols et les technologies d’irrigation efficaces (Bako Nabila et al., 2025). En outre, un système d’information sur les marchés (SIM) a également été mis en place afin de fournir des informations sur l’évolution des prix et des tendances des différents produits au niveau national. Toutefois, ces différents projets n’ont pas produit les résultats escomptés. L’insécurité alimentaire, la malnutrition et la faim persistent, tandis que la sécurité alimentaire demeure continuellement menacée par la variabilité climatique.

Dans cette perspective, cette revue scientifique lance un appel à contributions interdisciplinaires afin de promouvoir une réflexion scientifique approfondie sur les stratégies d’adaptation des agriculteurs aux changements climatiques, en lien avec les enjeux de sécurité alimentaire, de développement rural durable et de résilience des territoires.

Cet appel vise également à favoriser le dialogue entre chercheurs, décideurs publics, organisations paysannes, praticiens du développement, juristes, environnementalistes, économistes, géographes, sociologues et spécialistes des sciences agricoles autour des transformations actuelles des systèmes alimentaires et agricoles.

Les contributions attendues pourront porter aussi bien sur les analyses théoriques que sur les études de terrain, les approches comparatives, les analyses de politiques publiques, les innovations technologiques ou les expériences locales d’adaptation dans les différentes zones agroécologiques.

Axes de réflexion

Les propositions d’articles pourront s’inscrire, sans s’y limiter, dans les axes suivants :

Axe 1 : Changement climatique et transformations des systèmes agricoles

  • Effets des variations climatiques sur les productions agricoles ;
  • Vulnérabilité des systèmes agricoles ruraux ;
  • Dégradation environnementale et sécurité alimentaire ;
  • Impacts socio-économiques des changements climatiques sur les ménages ruraux.

Axe 2 : Savoirs locaux, résilience communautaire et stratégies d’adaptation

  • Innovations paysannes et pratiques agricoles endogènes ;
  • Savoirs traditionnels et gestion des risques climatiques ;
  • Adaptation communautaire et résilience territoriale ;
  • Genre, jeunesse et adaptation climatique.

Axe 3 : Agriculture durable, technologies vertes et transition agroécologique

  • Agriculture durable et agroécologie ;
  • Technologies agricoles adaptées au climat ;
  • Gestion durable des sols et de l’eau ;
  • Agriculture intelligente face au climat.

Axe 4 : Gouvernance, politiques publiques et sécurité alimentaire

  • Évaluation des politiques agricoles et climatiques ;
  • Gouvernance environnementale et développement rural ;
  • Cadres juridiques de sécurité alimentaire ;
  • Institutions publiques et gestion des risques climatiques.

Axe 5 : Infrastructures rurales, marchés agricoles et digitalisation

  • Stockage, transport et réduction des pertes post-récoltes ;
  • Accès à l’information climatique et aux marchés ;
  • Numérisation de l’agriculture et inclusion technologique ;
  • Systèmes d’alerte précoce et intelligence territoriale.

Axe 6 : Approches interdisciplinaires et perspectives comparatives

  • Études comparatives entre zones agroécologiques ;
  • Approches anthropologiques, historiques et sociologiques ;
  • Méthodes quantitatives et qualitatives appliquées à la sécurité alimentaire ;
  • Expériences africaines et internationales d’adaptation agricole.

Objectifs de l’appel

Cet appel à articles poursuit les objectifs suivants :

  • contribuer à la production de connaissances scientifiques sur les effets des changements climatiques sur l’agriculture;
  • analyser les stratégies d’adaptation développées par les agriculteurs en milieu rural ;
  • promouvoir les approches interdisciplinaires relatives à la sécurité alimentaire ;
  • valoriser les innovations locales et les pratiques agricoles durables ;
  • alimenter les politiques publiques en matière de résilience climatique et de développement rural.

Profils des contributeurs et contributrices

Cet appel est ouvert :

  • aux enseignants et chercheurs ;
  • aux doctorants et postdoctorants;
  • aux experts des questions agricoles, environnementales et climatiques ;
  • aux juristes, économistes, sociologues, géographes et anthropologues ;
  • aux praticiens et praticiennes du développement rural et aux organisations spécialisées.

Références indicatives

Abia, W.A., Warth, B., Ezekiel, C.N., Sarkanj, B., Turner, P.C., Marko, D., Krska, R. and Sulyok, M., 2017. Uncommon toxic microbial metabolite patterns in traditionally home-processed maize dish (fufu) consumed in rural Cameroon. Food and Chemical Toxicology, 107(Part A), pp.10–19. Available at: https://doi.org/10.1016/j.fct.2017.06.011.

Bako Nabila, I., Sankale, J., & Wairiuko, J. W. (2025). Assessing the effectiveness of climate-smart agriculture practices in improving food security in the Far North Region, Cameroon. CUEA Journal of Humanities and Social Sciences, 2(1).

Chaudhary, A., Babu, S., & Srivastava, N. (2025). Integrating agriculture policies with climate change strategies and commitments in Nepal. International Food Policy Research Institute. https://cgspace.cgiar.org/server/api/core/bitstreams/a644102d-1e3e-48d0-ae5f-a759586fb7f8/content

Dilley, M., 2000. Reducing vulnerability to climate variability in Southern Africa: the growing role of climate information. Climatic Change, 45(1), pp.63-73.

Evariste, F. F., Sonwa, D. J., Victor, K., & Claudia, M. (2018). Assessing climate change vulnerability and local adaptation strategies in adjacent communities of the Kribi-Campo coastal ecosystems, South Cameroon. Urban Climate, 24, 1037-1051. https://doi.org/10.1016/j.uclim.2017.12.007

Iqbal, B., Alabbosh, K. F., Jalal, A., Suboktagin, S., & Elboughdiri, N. (2025). Sustainable food systems transformation in the face of climate change: Strategies, challenges, and policy implications. Food Science and Biotechnology, 34(4), 871-883. https://doi.org/10.1007/s10068-024-01712-y

Mirzabaev, A., et al. (2023). Severe climate change risks to food security and nutrition. Climate Risk Management, 39, 100473. https://doi.org/10.1016/j.crm.2022.100473

Molua, E. L. (2008). Turning up the heat on African agriculture: The impact of climate change on Cameroon’s agriculture. African Journal of Agricultural and Resource Economics, 2(1), 45-64. https://doi.org/10.22004/ag.econ.56967

Pandey, K., Pandey, P., Kalloo, G., Banerjee, M.K. and Singh, P.K., 2003. Resistance to early blight of tomato with respect to various parameters of disease epidemics. Journal of General Plant Pathology, 69(6), 364-371. Available at: https://doi.org/10.1007/s10327-003-0074-7.

Sigha, L.N. and Mafany, G.T., 2008. Vulnerability assessment of freshwater resources to climate change in Central Africa. Nairobi: UNEP.

UN Committee on Economic, Social and Cultural Rights, 2012. Concluding observations on the combined second and third periodic reports of Cameroon. UN Doc E/C.12/CMR/CO/2-3.

Witt, R. and Waibel, H., 2009. Climate Risk And Farming Systems In Rural Cameroon. Hannover Economic Papers (HEP) dp-423. Hannover: Leibniz Universität Hannover.

Ziervogel, G., Bithell, M., Washington, R. and Downing, T., 2005. Agent-based social simulation: A method for assessing the impact of seasonal climate forecast applications among smallholder farmers. Agricultural Systems, 83(1), pp.1–26. Available at: https://doi.org/10.1016/j.agsy.2004.02.009.

Conditions de soumission

La soumission des propositions obéit à la politique générale des revues du Grenier des Savoirs. Dans un premier temps, il convient d’envoyer un résumé pour le faire valider, en utilisant le formulaire officiel de soumission d’un résumé : https://www.revues.scienceafrique.org/formulaire/.

Le résumé doit présenter de façon claire et concise le thème de votre projet de texte, son approche théorique, sa méthodologie, ainsi que son lien avec l’appel à contribution, le cas échéant.

Il est recommandé de répéter les concepts clés dans le résumé pour faciliter leur repérage par les moteurs de recherche. Chaque dépôt de résumé doit comporter les métadonnées suivantes :

  • Un titre et, s’il y a lieu, un sous-titre.
  • Un résumé de 200 à 250 mots, en français ou en anglais.
  • 5 à 6 références bibliographiques.
  • 5 à 6 mots clés, descriptifs mais généraux : ceux que vous utiliseriez pour chercher un article tel que le vôtre.
  • Le(s) prénom(s), nom(s) et l’affiliation officielle de tous les auteurs et autrices, avec leur adresse mail.

Si le texte de votre article est déjà rédigé, vous devez quand même soumettre seulement le résumé et attendre la décision du comité de rédaction. En effet, les recommandations à propos de votre résumé pourraient vous servir à bonifier votre texte.

Les résumés ainsi que les textes définitifs seront exclusivement soumis en ligne à l’adresse suivante : https://www.revues.scienceafrique.org/formulaire/

Les revues du Grenier des savoirs recommandent une longueur de 15 pages pour un article ou une synthèse, bibliographie comprise. Pour l’ensemble des consignes inhérentes au formatage du texte et aux références bibliographiques, se rapporter au lien suivant : https://www.revues.scienceafrique.org/instruction/.

La revue publie des textes en anglais et en français. Une traduction du résumé en langue africaine est fortement recommandée.

Avant l’envoi des textes définitifs, les auteurs et autrices sont prié-e-s de télécharger la feuille de style et de respecter scrupuleusement les normes de présentation qu’ils ou elles trouveront à cette adresse :

https://www.revues.scienceafrique.org/ngabandibolel/politiques/instructions-aux-auteurs-et-aux-autrices/

Chronogramme

Date de lancement de l’appel : 05 Juillet 2026

Date limite de réception des résumés (en ligne uniquement) : 30 octobre 2026

Réponses aux auteurs et autrices après évaluation de la proposition : 20 novembre 2026

Réception des textes complets : 27 février 2027

Date de publication du volume : 30 juillet 2027

Comité de rédaction

  • NZINO MUNONGO Victorine Ghislaine, Éditrice en chef, Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (Cameroun);
  • CHIMANYE MOTIO Aristide, Co-éditeur en chef, Université de Yaoundé II (Cameroun);
  • NGUIDJOI Gabriel Cyrille, Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (Cameroun);
  • EMAH NGONO Line Murielle, Université Catholique d’Afrique Centrale (Cameroun);
  • BALINAN OBAKER Sam, Université de Yaoundé II, (Cameroun);
  • BIENDA Gilbert, Centre d’Etudes et de Recherche en Droit International, (Cameroun);
  • FOTSING Serges Roméo, Université de Ngaoundéré, (Cameroun);
  • FRU ANWI Agnes Herdrick, Université de Yaoundé II (Cameroun);
  • KABAYENE Marcelle, Université Catholique d’Afrique Centrale, (Cameroun);
  • MACCARD BADINGA CITALA Marcel, Université de Mbujimayi, (République Démocratique du Congo);
  • NEH FRU Mary Immaculate, Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (Cameroun);
  • NGA NGONO Achille, Université Catholique d’Afrique Centrale (Cameroun);
  • NGA OLOA Linda Paule Carelle, Université de Dschang, (Cameroun).

Comité scientifique

  • AKONO ONGBA SEDENA, Université de Bertoua, Cameroun;
  • ALLADIN Judicael, Université de Montréal, Canada;
  • AMOUGUI GALAOUA Pulchérie, Université Catholique d’Afrique Centrale, Cameroun;
  • ANIMBOM Paul, Université de Bamenda, Cameroun;
  • ANUOLUWAPO Jolaoso, University of Lagos, Nigeria;
  • BELPORO Christelle, Université de Montréal, Canada;
  • BIGOMBE LOGO Patrice, GRAPS/Université de Yaoundé II, Centre de Recherche et d’Action pour le Développement Durable en Afrique centrale, Cameroun;
  • EBENE Jean Louis, Université Catholique d’Afrique Centrale, Cameroun;
  • ESSAMA MEKONGO Pierrette, University of Yaoundé II, Cameroon;
  • ESSIEN Eddy Bruno, Charles University, Czech Republic;
  • GASSI MATAGO Estelle, Université de Yaoundé II, Cameroun;
  • HAUMONT Francis, Université Catholique Louvain, Belgique;
  • JILEFACK AMIN NGAMI, McGill University, Canada;
  • KARBO Tony, University of Peace-Africa, Ethiopia;
  • KENFACK Pierre Etienne, Université Catholique d’Afrique Centrale, Cameroun;
  • MACHIKOU NGAMENI Nadine, Université de Dschang, Cameroun;
  • MC QUINN Mark, University of London, United Kingdom;
  • MEHARI FISSEHA, University of Granada, Spain;
  • MULAMBA Ingrid, Université de Kinshasa, République Démocratique du Congo;
  • NGUESSELE Ornella ; Université Catholique d’Afrique Centrale, Cameroun;
  • NJIFON NJOYA Hassan, Université de Buea, Cameroun;
  • OUMBA Parfait, Université Catholique d’Afrique Centrale, Cameroun;
  • TAMASSANG Christopher FUNWE, Université de Yaoundé II, Cameroun;
  • TOUSSE DJOU Josiane, Université de Yaoundé II, Cameroun.
  • Norah Aziamin Asongu, Ministry of Scientific Research and Innovation, Cameroon;
  • Ifeolu John David, University Texas at Tyler
  • Ehode Raoul Elah, Ministry of Scientific Research and Innovation, Cameroon;
  • Ngo Essounga Angeline Raymonde, , Ministry of Scientific Research and Innovation, Cameroon;
  • Afuh Isaiah Kunock, Université de Yaoundé I;
  • Albert Jiotsa, Ministry of Scientific Research and Innovation, Cameroon.

Licence


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ISSN : Version imprimée

2756-7206

ISSN : Version en ligne

2756-7206