À propos de la revue

Mashamba[1] est une revue qui couvre trois territoires disciplinaires : la linguistique, la littérature et la didactique en Afrique des Grands Lacs. Elle s’intéresse spécialement aux différentes langues parlées dans cette région et met un accent sur leur cohabitation avec les langues étrangères, le français et l’anglais notamment. Le plurilinguisme en Afrique est une problématique majeure de glottopolitique. Dans un esprit d’ouverture, Mashamba entend dépasser le clivage géographique et disciplinaire en publiant, d’une part, toutes les réflexions originales sur les langues et cultures africaines et, d’autre part, en privilégiant les travaux qui s’inscrivent dans l’un ou dans les trois champs disciplinaires sus-cités.

La revue Mashamba encourage ainsi des travaux de linguistique africaine, de linguistique appliquée, de linguistique textuelle, d’analyse de discours… qui interrogent la place des langues étrangères et leur enseignement, les pratiques de classe de langues et cultures africaines, les représentations sociales liées à la pratique des langues en contexte de plurilinguisme, l’échelonnement des langues d’enseignement et des langues enseignées, les débats relatifs à l’érection des langues africaines en langues officielles, de travail ou de scolarisation, etc. Les questions littéraires soulevées par les littératures africaines seront également abordées dans leurs particularités linguistiques et culturelles, dans leur apport pour la critique et la connaissance des théories et des comportements socio-anthropologiques. On n’oubliera surtout pas d’interroger leur utilisation et leur pertinence en tant qu’instrument de la didactique des langues et cultures en Afrique en général et dans les Grands Lacs en particulier.

Par ailleurs, la revue offre la possibilité aux auteur-e-s de proposer à la communauté scientifique des modèles pédagogiques expérimentaux, de mener des discussions épistémologiques susceptibles de faire dialoguer la science positive avec les savoirs endogènes, d’ouvrir des perspectives nouvelles dans les domaines sus-évoqués en les mettant en relation, de discuter du niveau d’insertion dans les programmes des connaissances acquises en linguistique, des littératures orales et en langues africaines  dans le processus d’enseignement-apprentissage, etc. Il s’agit de créer un espace de rencontre entre les langues et les disciplines, de trouver des solutions constructives qui visent à interroger la question du développement dans sa matérialité linguistique, artistique et éducative. En dehors du français, les auteurs et autrices pourront donc, s’ils le souhaitent, publier directement en swahili ou en toute autre langue africaine. Le comité de rédaction veillera à ce qu’ils ou elles proposent un résumé dans les deux langues premières de publication de la revue. Il s’assurera également de la disponibilité des personnes capables de procéder à la révision du texte en langue africaine.


  1. En kiswahili, le mot signifie « territoire ».

Licence

Symbole de License Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International
MASHAMBA – Linguistique, littérature, didactique en Afrique des grands lacs est sous une license Creative Commons Attribution – Partage dans les mêmes conditions 4.0 International, sauf indication contraire.

Partagez cet article