Volume 1 – numéro 2 – 2019 : Crises contemporaines

L’emploi à l’épreuve des troubles intérieurs au Cameroun

Serges Frédéric Mboumegne Dzesseu et Valéry Blériot Djomo Tamen

 

La question de l’emploi est cruciale dans les sociétés marquées par le chômage de masse (Mboumegne Dzesseu, 2018, p. 1). Il fournit une plus grande stabilité que le simple travail dès lors qu’il procure une rémunération (Petit, 2005, p. 16). L’emploi correspond à un poste de travail, à une place qu’un individu va tenir. D’un autre point de vue, le terme emploi peut correspondre à une situation de travail spécifiée concrètement quant à la qualification exercée (Gaudu, 1996, p. 569). Par ailleurs, le terme « emploi » désigne couramment l’exercice effectué dans une profession rémunérée. Un emploi, affirme Fuchs (2010, p. 267), est en fait une « enveloppe » de missions, de types d’activités, de compétences et qualifications requises et de responsabilités à assumer par une ou plusieurs personnes dans un contexte d’organisation du travail. « Aucun instrument de droit international ne contient de définition précise de ce qu’il faut entendre par l’expression ‘‘troubles intérieurs […]’’ » (Cicr, 2010, p. 18). Le paragraphe 2 de l’article premier du Protocole II additionnel aux Conventions de Genève procède non pas à une définition, mais à une énumération des situations constitutives de troubles intérieurs. Il évoque simplement « les émeutes, les actes isolés et sporadiques de violence et autres actes analogues » (Protocole II, article 1er, paragr. 2) et précise que ces situations ne sont pas considérées comme des conflits armés. Dans la pratique, » les troubles sont généralement des actes qui perturbent l’ordre public, accompagnés par des actes de violence » (Cicr, ibid.). Dans un pays comme le Cameroun, ils perturbent parfois la vie normale et entravent l’accès à l’emploi.

La relation entre l’emploi et les troubles intérieurs est inextricable. La question qui se pose est celle de savoir quelle est l’incidence des troubles intérieurs sur l’emploi au Cameroun. À l’observation, les régions de l’Extrême-Nord, de l’Est, du Nord-Ouest et Sud-Ouest du Cameroun connaissent une baisse drastique de l’emploi relative aux troubles en cours dans la partie septentrionale (depuis 2013), dans la partie orientale (avec les réfugiés centrafricains) et les régions dites d’obédience anglophone (depuis 2016). À l’observation générale, les pouvoirs publics garant de la stabilité de l’emploi ne ménagent aucun effort pour la préservation de l’emploi dans ces zones. À partir des méthodes essentiellement basées sur les textes juridiques et sociologiques en occurrence, de l’interaction stratégique (Rojot, 2003), il s’agit de se pencher, d’une part,   sur le déclin de l’emploi consécutif aux troubles intérieurs au Cameroun et, d’autre part, sur les stratégies de le préserver.

Le déclin de l’emploi consécutif aux troubles intérieurs au Cameroun

Les jeunes, qui sont notamment les premiers demandeurs d’emploi au Cameroun, éprouvent de plus en plus de difficultés à s’insérer de manière qualitative sur le marché du travail. Le taux d’emploi est de 66,4 % en 2010 (INS-Cameroun, 2011) alors que le taux d’informalité, qui représente la part des emplois observés dans le secteur informel par rapport à l’ensemble des emplois, se situe à 90,5 % en 2010 (INS-Cameroun, ibid.). En fonction du niveau d’instruction, le taux d’activité est de 69,0 %: soit 70,9 % pour le supérieur, 60,7 % pour le secondaire second cycle, 65,5 % pour le secondaire 1er cycle, 71,1 % pour le primaire et 74,2 % pour les non scolarisés (INS-Cameroun, ibid.). Par ailleurs, la structure des emplois par secteur institutionnel montre que le secteur informel agricole est dominant avec 53,0 % d’actifs/actives occupé-e-s. Les constats et rapports faits sur la situation de l’emploi dans les zones cibles de ce projet montrent une fragilisation involontaire de l’emploi du fait des mesures de protection de l’ordre public, mais aussi de l’obligeance du sacrifice de l’emploi par la crise sécuritaire.

La fragilisation de l’emploi par les mesures de protection de l’ordre public

Les États, dans leur immense majorité, ont tendance à considérer que les mouvements, les situations de violence à l’intérieur de leurs frontières ne sont que des troubles, des agitations, des bénins problèmes d’ordre public sans gravité. Ils soutiennent ne mettre qu’en œuvre que de simples mesures de police pour y remédier (Mbahea, 2013, p. 7). Dans une situation de troubles, le droit positif camerounais[1] prévoit un éventail de mesures à prendre par les autorités administratives. Il s’agit notamment de:

  • soumettre la circulation des personnes et des biens à des contrôles;

  • requérir les personnes et les biens dans les formes légales;

  • requérir les forces de police et de gendarmerie pour préserver ou rétablir l’ordre;

  • prendre des mesures de garde à vue d’une durée de quinze (15) jours renouvelables dans le cadre de la lutte contre le grand banditisme[2].

Dans la pratique, il convient de dire que des mesures suivantes ont été prises dans les parties affectées par les troubles intérieurs au Cameroun. On peut citer la fermeture des zones ou points de transit frontaliers entre le Cameroun et le Nigéria (Djanabou, 2014, p. 61), la fermeture des débits de boisson après 18heures[3], les opérations « villes mortes » qui sont passées de un à trois jours par semaine, l’interdiction de la vente à la sauvette, la restriction de la circulation de véhicules à deux roues (motos taxis), voire leur suspension comme dans la région du Nord-Ouest. De même, le couvre-feu décrété dans ces régions oblige la restriction de liberté de mouvement entre 18h et 6h. En outre, la suspension de la connexion internet au début des troubles n’est pas des moindres. À l’observation, bien que ces mesures ont été prises dans le cadre de la loi relative au maintien de l’ordre, elles ont néanmoins été qualifiées de contre-productives dans le cadre de la stabilité de l’emploi (Gicam, 2018, p. 3). On note aussi la mise sous scellés des agences et autres établissements de commerce, très souvent sans aucun avis et sans un procès-verbal qui permettrait d’en connaître formellement les motivations, et la  fermeture des agences des établissements bancaires encore en activité. Ces mesures qui relèvent d’un excès de zèle, et même d’un abus d’autorité, sont fortement préjudiciables pour des entreprises dont les activités sont hypothéquées par le climat d’insécurité. Pourtant 81,8 % des employés se trouvent dans le secteur tertiaire contre respectivement 3,4 % et 14,8 % dans les secteurs primaire et secondaire. Les entreprises individuelles, quant à elles, représentent 90,7 % des unités recensées (INS-Cameroun, 2014, p. 209). Dans les régions en crise, les conséquences économiques de ces décisions sont notoires.

Le sacrifice de l’emploi par la crise sécuritaire

L’économie au Cameroun, précisément dans les régions en proie aux crises, subit un grave ralentissement qui pourrait avoir de profondes conséquences économiques et sociales. La disparition des emplois affecte le bien-être de multiples façons et ses conséquences vont bien au-delà du recul évident de la production et, par là même, des revenus. Parmi ces conséquences, on a, entre autres, les retombées négatives du chômage sur la santé physique et mentale, sur les taux de délinquance et sur le bien-être. À l’Extrême-Nord, la crise a entraîné la paralysie de plusieurs secteurs dont le tourisme et hôtellerie, le transport, le commerce, l’agriculture et l’élevage (GICAM, 2008, p. 1). Dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, des revendications identitaires ont progressivement dérivé vers un conflit aux conséquences économiques désastreuses. En termes d’emplois, les pertes sont essentiellement celles des entreprises agro-industrielles[4]. Dans l’ensemble, selon le Groupement inter-patronal du Cameroun, près de 8.000 emplois relevant du secteur formel sont menacés en plus des 6.434 emplois déjà perdus sur les sites en arrêt de production des agro-industries (GICAM, ibid., p. 11).

En outre, les troubles intérieurs ont entraîné la désertion du secteur touristique des localités de référence telles que Waza, Rhumsiki, Buéa, etc. Finalement, « c’est toute l’industrie touristique qui s’en trouve affectée et des centaines d’emplois locaux détruits: pisteurs, guides, artisans, vendeurs d’œuvre (sic!) d’art » (Gonne, 2014, p. 98). L’emploi dans la majorité des cas, pour les employeurs/employeuses résistant-e-s, a été transféré dans les régions proches, à l’instar du Littoral et de l’Ouest, notamment dans le domaine des NTIC. Il a donc été sacrifié dans les zones de troubles intérieurs à cause des pertes quotidiennes et massives en vies humaines, de l’exode des populations pour des régions pacifiques du pays et pour l’étranger en tant que réfugiées (Mbarkoutou  Mahamat, 2014, p.13), la destruction des infrastructures physiques et sociales, la baisse générale de l’activité économique avec une perte estimée à 2.153.192.651 de francs CFA de destruction de biens immobiliers, de matériels roulants et de meubles (GICAM, ibid., p. 11). À l’Extrême-Nord du Cameroun comme au Sud-Ouest et au Nord-Ouest, les conséquences de la crise ont transcendé le volet humanitaire pour atteindre sur le domaine économique. D’où l’urgence d’adopter des mesures pour préserver l’emploi malgré les troubles intérieurs.

Les stratégies de préservation de l’emploi pendant les troubles intérieurs

Dans l’action publique de préservation de l’emploi au Cameroun, il y a une proportion d’acteurs hétérogènes aux enjeux à la fois interdépendants et divergents que sont l’État, le GICAM, les entreprises, les populations, etc. En fonction de leurs intérêts, ils adoptent des stratégies communes ou spécifiques dans le processus de préservation des emplois. La stratégie, pour plus de précision, renvoie aux actions et interactions entre les partenaires sociaux dans le but de contribuer à la stabilisation de l’emploi. Dans le cadre de cette contribution, il s’agit de mettre en exergue les actions et interactions entre ces acteurs (Crozier et Friedberg, 1992, p. 32) à l’effet de stabiliser les emplois publics et privés dans les zones sinistrées. Ce partenariat public-privé aboutit à l’adoption des actions communes de sécurisation et de pacification des territoires troublés.

Les actions communes de sécurisation de l’emploi dans les régions en crise

Devant les contraintes de la crise sécuritaire dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, l’État du Cameroun se sent vraiment en guerre (Saibou Issa, 2014, p. 7). Les partenaires sociaux éprouvent des difficultés énormes dans leurs activités quotidiennes. Dès lors, la sécurité devient un enjeu commun aux différents acteurs dans l’espoir d’un retour à l’ordre et à la paix, seule condition de préservation des emplois. Pour éviter la chute drastique de l’emploi ou sa rareté, les pouvoirs publics ont engagé les forces de sécurité et subsidiairement les collaborateurs occasionnels à l’instar des populations civiles regroupées au sein des comités de vigilance[5]. L’enjeu est la stabilisation du contexte sécuritaire de manière à stopper la dégradation de la situation et éviter l’extension de ce climat d’insécurité à d’autres régions du pays. Le GICAM propose que certaines mesures soient prises, notamment en ce qui concerne la sécurisation des zones industrielles, la protection des infrastructures stratégiques (raffinerie, chef-lieu de région, lignes principales de transport de l’énergie électrique, etc.), la systématisation des escortes militaires pour les convois de livraison en direction des villes en situation d’insécurité à l’aller comme au retour, la garde armée continue et permanente des établissements de crédit dans les villes où des agences d’établissement financier sont encore opérationnelles (GICAM, 2018, p. 13), etc.

Toutefois, si la stratégie sécuritaire des zones d’emplois massifs est commune aux différents acteurs, force est de constater que les interactions entre acteurs obéissent à des rationalités propres dans la mesure où ceux-ci défendent des intérêts politiques et professionnels bien précis dans le processus de stabilisation et de préservation de l’emploi (Crozier et Friedberg, 1992).

Les actions spécifiques de sauvetage de l’emploi dans les régions en crise

Comme nous venons de le signaler, les partenaires sociaux mènent des actions spécifiques de sauvetage de l’emploi. Leurs enjeux sont loin d’être identiques. D’une part,  l’État adopte des mesures contraignantes pour tenter de juguler les troubles en préservant les emplois dans des localités où sévit l’insécurité[6]. D’autre part, certains acteurs, à l’instar du GICAM, dans le cadre du partenariat public-privé, agissent par voie de plaidoyer auprès du gouvernement camerounais pour l’adoption d’un Plan Marshall[7] de relèvement économique des entreprises dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Au Nord-Ouest précisément, les opérateurs et opératrices économiques, sous le contrôle des responsables régionaux du Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, ont pris certaines mesures ponctuelles pour préserver les emplois[8].

À l’Extrême-Nord, les populations opérant dans le secteur informel en vue de juguler le phénomène de la rareté de l’emploi en période de troubles intérieurs utilisent la stratégie de la circularité du commerce transfrontalier. De manière pratique, « les commerçants qui habitent l’Extrême-Nord opèrent des choix d’adaptation et contournent les difficultés en empruntant des passages lacustres qui mènent à Maiduguri (Nigeria) ou à Gadira (Niger) pour écouler leurs marchandises et se ravitailler » (Koultchoumi, 2014, p. 136).

Conclusion

En définitive, il convient de dire que les différents foyers de troubles intérieurs dans plusieurs régions du Cameroun (Extrême-nord, Est et Nord-Ouest et Sud-Ouest) connaissent depuis lors un problème d’emploi dû non seulement à l’insécurité grandissante perpétrée par  la secte islamiste Boko Haram, les rebelles centrafricains et les sécessionnistes des régions dites anglophones. On ne peut faire table rase des mesures dites d’ordre public adoptées par les autorités administratives qui ont malheureusement des répercussions sur la stabilité de l’emploi. Afin de juguler les problèmes liés à l’emploi dans ces circonstances difficiles, des mesures communes et spécifiques ont été adoptées ou suggérées par les partenaires sociaux. Mais le dialogue inclusif demeure souhaitable si l’on veut vraiment sauvegarder les emplois dans la durée.

Références

Bérets verts infos. 2018. Magazine bilingue d’informations de l’Armée de Terre, 004.

Comité International de la Croix-Rouge (CICR). 2010, octobre. Violence et usage de la force. Genève.

Crozier, Michel et Friedberg, Erhard. 1992. L’Acteur et le système. Les contraintes de l’action collective. Paris: Seuil.

Djanabou, Bakary. 2014. Insécurité transfrontalière, perturbation des échanges et léthargie des marchés. Revue Kaliao, numéro spécial,  61-82.

Entretien avec un Cadre du MINEFOP de la région du Nord-Ouest, avril 2018

Fuchs, Vincent. 2010. Dictionnaire de l’emploi, de l’insertion et de la formation. Lyon: Chronique sociale.

Gaudu, François. 1996. Les notions d’emploi en Droit. Droit social, 6, 569-576.

GICAM. 2018. Insécurité dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest. Conséquence économiques et impacts sur l’activité des entreprises;  agir et réussir ensemble (Rapport).

Gonne, Bernard. 2014. Kidnappings, crise du secteur touristique et ralentissement de l’aide au développement. Revue Kaliao, numéro spécial, 83-113.

INS-Cameroun. 2011. Enquête sur l’emploi et le secteur Informel 2, Phase 2011 (Rapport).

Koultchoumi, Babette. 2014. Boko haram au Lac Tchad: la vie socio-économique de Kofia à l’épreuve de l’insécurité. Revue Kaliao, numéro spécial, 133-154.

Loi n° 90-54 du 19 décembre 1990 relative au maintien de l’ordre.

Mbahea, Jean Marcel. 2013. Le régime juridique de l’insurrection: une étude à partir des cas libyen et syrien. Mémoire de master 2, Université de Yaoundé 2.

Mbarkoutou Mahamat, Henri. 2014. Réfugiés et personnes déplacées au Cameroun », Revue Kaliaonuméro spécial, 13-32.

Mboumegne Dzesseu, Serges Frédéric. 2018. Les Contrats de formation dans le paysage juridique camerounais. Thèse de doctorat en droit privé, Université de Yaoundé 2.

Petit, Franck. 2005. Droit de l’emploi, Étude juridique des politiques de l’emploi. Paris: EJA.

Protocole additionnel aux Conventions de Genève du 12 août 1949 relatif à la protection des victimes des conflits armés non internationaux (Protocole II). Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme.

Rojot, Jacques. 2003. Théorie des organisations. Paris éditions ESKA.

Saibou Issa. 2014. En guise d’introduction: des effluves au théâtre d’opérations, une région en récession. Revue Kaliao, numéro spécial, 7-11.



  1. Loi n° 90-54 du 19 décembre 1990 relative au maintien de l’ordre.
  2. Article 2 de la loi n° 90-54 du 19 décembre 1990 relative au maintien de l’ordre.
  3. Les débits de boisson de l’Extrême-Nord doivent fermer leurs portes dès 18 heures, selon les instructions de Midjiyawa Bakari, le Gouverneur de la région. Cette mesure concerne également les cabarets de commercialisation de la boisson traditionnelle appelée « bil-bil ».
  4. Les agro-industries: CDC et PAMOL à l’agonie; plus de 01 milliard de biens détruits pour CDC et 12 milliards de manque à gagner (GICAM, 2018, p. 6).
  5. Cf. Berets verts infos (2018, mai). Magazine d’informations de l’Armée de Terre, n° 004, p. 37.
  6. À titre d’exemple, on peut citer les multiples injonctions des autorités administratives et municipales, le renforcement des dispositifs de sécurité dans les milieux socio-professionnels, le rétablissement du service d’internet dont l’interruption avait été décidée à la mi-janvier 2017 dans les régions dites anglophones, etc. En réalité, même si certaines décisions ont permis d’atteindre des objectifs poursuivis, il demeure vrai que d’autres sont restées vaines pour divers raisons.
  7. Il s’agit de remettre à niveau les infrastructures et équipements détruits pour aider le secteur industriel et les groupements de producteurs et productrices (GICAM, 2018).
  8. Notamment l’organisation des négociations tripartites pour baisser les salaires des employés, la mise au chômage technique d’une partie des employés pour sauvegarder les investissements en attendant la fin de la crise sécuritaire (Source: entretien avec le responsable régional du MINEFOP du Nord-Ouest, avril 2018).

Pour citer cet article

MBOUMEGNE DZESSEU, Serges Frédéric et DJOMO TAMEN, Valéry Blériot. 2019. L’emploi à l’épreuve des troubles intérieurs au Cameroun. ADILAAKU. Droit, politique et société en Afrique, 1(2), 73-83.

Licence

La revue Adilaaku. Droit, politique et société en Afrique est sous licence Creative Commons CC BY-SA 4.0, disponible en ligne, en format PDF et, dans certains contextes, en version imprimée.

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ISSN : Version imprimée

1840-9857