Volume 1 – numéro 2 – 2019 : Crises contemporaines

La gestion de crise au Cameroun: les catastrophes de Nyos et Nsam

René Lionel Brice Molo Zogo

 

L’histoire ancienne et récente du Cameroun attire l’attention sur la permanence des situations de crise qui découlent de certains aléas ou des situations anodines qui se transforment en véritables crises. Ces catastrophes, quelle que soit l’ampleur, cristallisent l’attention des pouvoirs publics. La réaction de ces derniers se manifeste par la mise sur pied de politiques publiques capables d’assurer une meilleure gestion des risques et des crises. L’éruption limnique de Nyos du 21 août 1986 et l’incendie de Nsam le 14 février 1998 sont, à ce jour, parmi les plus importantes catastrophes naturelles et anthropiques, respectivement, que le Cameroun a connues au cours du siècle dernier (Molo Zogo, 2018). Ces désastres ont ému la scène nationale et internationale avec un bilan humain et matériel considérable. Ainsi, ils se positionnent à maints égards comme les évènements pionniers de la gestion des crises au Cameroun[1]. Au vu du caractère atypique de ces catastrophes et des crises qui en ont découlé, cet article se propose d’analyser les manifestations et les mécanismes de gestion corrélés en vue de limiter les vulnérabilités. Il s’appuie sur une méthode d’observation documentaire de ces deux événements considérés respectivement comme étant une crise évènementielle (Kahn, 1963) et une crise « processuelle » (Forgues, 1996; Punderich et al., 2009).

Le Lac Nyos: un exemple de catastrophe naturelle et de crise évènementielle

Rien ou presque n’annonçait aux yeux des populations de la petite localité de Nyos, près de Wum, un rendez-vous tragique avec la « mort collective » (Clavandier, 2004). Pourtant, dans la nuit du jeudi 21 août 1986 au vendredi 22, un gaz venu des profondeurs du lac dans cette région montagneuse (Nyos est à 1100 mètres d’altitude et formé autour du cratère d’un ancien volcan éteint) s’éleva tout droit dans les airs pour atteindre les bas fonds et les vallées (Monda, 1987a, p. 2). Précédées de trois explosions, les eaux du lac s’élevèrent pour répandre un gaz mortel qui, dans sa course infernale, anéantit toute vie sur un rayon de plus de 20 kilomètres (Hell, 2015). Aux 1746 morts et 847 blessés pour 4500 déplacés (RFI, 2006), s’ajouta la destruction de la faune avec plusieurs milliers d’animaux retrouvés sans vie (Yakam, 2015).

Si certaines crises contemporaines sont fortement marquées par le spectre technologique, c’est-à-dire qu’elles sont le produit de la modernité (Beck, 2001), et donc « l’accumulation de fragilités plus l’ignorance » (Roux-Dufort, 2000, p. 129), la crise découlant de la catastrophe du Lac Nyos nous montre ici que la conception ancienne de l’inéluctabilité de certaines « crises » n’est pas totalement dépassée. Seulement, il convient de questionner la gestion de crise comme politique publique pour voir si elle tient compte des spécificités de la crise ou de la nature de l’aléa déclenchant la catastrophe.

Une gestion de crise de longue durée et une nécessité de réduction permanente de la vulnérabilité

La catastrophe du Lac Nyos était assez particulière[2] et le fort bilan qu’elle entraîna nécessitait des mesures spéciales pour sa gestion. De ce fait, le Président de la République, après s’être rendu sur les lieux du drame le 24 août 1986 (Bakoa, 1987, p. 4), prit un décret (n° 86/1069) pour organiser l’action des différents acteurs sur le terrain[3]. Ce décret était complété par l’arrêté n° 00331 du 29 août 1986 qui mettait sur pied les comités provinciaux de réception et de gestion des secours dans les villes de Bamenda et Douala. À Yaoundé, un sous-comité fut mis sur pied dans l’optique d’accueillir, informer, guider et encadrer tous ceux et celles qui désiraient se rendre sur les lieux du sinistre (Anonyme, 1986, p. 4). De ces textes de loi, les autorités lançaient un appel à la solidarité nationale et internationale qui se manifesta rapidement et dont le but des structures créées était la gestion (Anonyme, 1986, p. 6). La mise sur pied de ces comités atteste de ce que le Cameroun n’était pas préparé à la gestion des crises d’une telle envergure et que les mécanismes existants s’avéraient insuffisants tant au niveau des ressources humaines qu’aux niveaux matériel et technique. En 1986, on comptait peu de géologues, et encore moins de catastrophologues, et le Service de la Protection Civile du Ministère d’État chargé de l’Administration Territoriale Fédérale ne disposait pas d’une cartographie fiable des zones à risques (Molo Zogo, 2018). La phase de gestion in intinere de la catastrophe fut ouverte dès l’annonce d’une dépêche[4] du gouverneur de la province du Nord-Ouest le lendemain du sinistre (Bakoa, 1986, p. 4). D’abord, il y eut une réunion de crise à la présidence de la République qui regroupait les représentants de quatre départements ministériels (Administration territoriale, défense, sécurité intérieure et santé publique). Ensuite, le 23 août 1986, une équipe mixte d’intervention partit de Yaoundé pour le lieu du drame. Elle avait à sa tête le général de brigade James Tataw, chef d’État-major de l’armée de terre, et était constituée de médecins, de techniciens du ministère des mines et des responsables de la défense (Bakoa, 1986, p. 4).

La mise en œuvre des secours et des interventions, quant à elle, prit corps dès l’arrivée de l’équipe constituée d’experts du ministère de la santé[5]. Mais les véritables actions de grande portée firent suite à la constitution de la « cellule de crise » qui tint sa première réunion le 27 août 1986 (Anonyme, 1986), soit cinq jours après le drame. Les survivant-e-s furent admis dans les centres hospitaliers[6] et pris-es en charge (Mengueme, 1986). Dans ces camps de recasement, des mesures furent aussitôt mises sur pied pour loger les rescapés, les nourrir, les soigner et leur offrir des lits et du matériel de première aide (ibid.). Les mois qui suivirent la catastrophe, des camps de rescapés furent construits à Wum et Nkambe, Cha et Subum (Bakoa, 1987, p. 8) qui sont des villages voisins de Nyos (Yengo, 1987, p. 12) et éparpillés dans les différents départements de la province du Nord-Ouest (ibid.). À l’évidence, le processus de décision fut lent et la gestion in itinere connut de nombreux problèmes dont celui de la planification des actions d’assistance et de prise en charge. Aussi l’enclavement de la zone sinistrée et l’absence de routes privèrent-elles certain-e-s sinistré-e-s, comme ceux et celles de Kimbi[7], de secours, car la zone était inaccessible en saison pluvieuse particulièrement (Mengueme, 1986). La gestion de la catastrophe du lac Nyos a continué avec les mécanismes ex-post krisis qui avaient pour but de réduire la vulnérabilité des populations des régions concernées par ces maars (Nyos et Monoun), mais aussi d’extraire le gaz en profondeur dans ces « vallées de la mort ». À partir de 1990, une équipe de scientifiques de diverses nationalités a entrepris une étude autour des lacs Nyos et Monoun en réalisant une expérience à partir de tuyaux de polyéthylène dans l’optique de comprendre le mécanisme d’expansion du CO2 dissout dans les eaux de ces lacs (Tchindjang et Njilah, 1999). Grâce aux résultats encourageants obtenus par les chercheurs, des colonnes ont été installées avec des vannes pour dégazer le lac Nyos dès 1995 (Kusakabe et al., 2003). Ces vannes permettent de contrôler le dégazage à travers les colonnes; l’eau ainsi propulsée est saturée et constituée de 80 à 90 % de CO2 pour une teneur importante qui serait d’environ 85 m/10 m3 de CO2 en dehors du méthane et de l’hydrogène sulfuré (Tchindjang et Njilah, p. 52). C’est ce qui justifie la présence et le contrôle des équipes de l’Institut de recherches géologiques et minières (IRGM) sur le site. Par ailleurs, des mesures spéciales ont été prises afin que les populations soient alertées par un signal sonore en cas de concentration anormale de CO2; ce qui leur permettrait de trouver refuge dans les points hauts du relief (ibid.). Notons qu’un dispositif semblable existe également à Monoun.

Toutefois, les données indiquent en même temps une recharge du gaz dans le lac à partir des profondeurs du volcan (Kusakabe et al., 2000), ce qui signifie qu’il s’agira d’une gestion continue. La digue naturelle qui retient les eaux du lac Nyos a également été renforcée pour éviter sa rupture qui ferait au moins « dix mille morts » du Cameroun au Nigeria selon les estimations de McKie (2000). Cet exemple est un véritable cas d’étude au Cameroun, pays aux 40 lacs de cratère (Kusakabe, 2017), et dans le monde. La gestion de la crise de Nyos fut pénible, car jamais auparavant le pays n’avait fait face à une « calamité » d’une telle ampleur. Et sa nature ou son origine naturelle et abrupte vint rendre encore plus difficile cette gestion qui mettait à nu le niveau d’impréparation du Cameroun dont la protection civile était encore embryonnaire et sortait à peine d’un assujettissement à la politique nationale de défense (1967-1973). Or, entre 1986 et 1998, année de la crise de Nsam, plusieurs mécanismes de gestion des crises avaient été mis sur pied et n’attendaient que d’être expérimentés.

Un exemple de crise processuelle: l’incendie de Nsam du 14 février 1998

Le 14 février 1998, deux citernes de la Régie des chemins de fer du Cameroun (REGIFERCAM) arrivent sur les installations de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) de Yaoundé qui les renvoie aussitôt pour contenu frauduleux (Touna, 1998, p. 4). Or, pendant cette opération de retour des citernes, un accident se produit à cause du déséquilibre des wagons dont le contenu a fait l’objet d’un important siphonnage à Nsam, une bourgade de Yaoundé (Molo Zogo, 2018). Se renversant alors, les 100 000 litres de carburant qu’elles contenaient firent l’objet d’une prise d’assaut par les populations, accourues sur le robinet providentiel pour emporter la « manne de la Saint Valentin » (ibid.) L’incendie qui survint en ce lieu entraîna la mort de plus de 250 personnes (Touna, 1998, p. 4). Cette catastrophe, d’une gravité inouïe, prit des allures d’un drame national nécessitant une assistance internationale et un dispositif extraordinaire pour sa gestion. La plupart des sinistré-e-s, à en croire le Colonel Bernard Vialla (1998, p. 8), chef de la mission française pour la catastrophe de Nsam, avaient des corps brûlés entre 50 et 90 %, c’est-à-dire les brûlures les plus graves qui soient. Cette catastrophe est survenue douze années après celle de Nyos qui a donné suite à des modifications institutionnelles et au renforcement du dispositif national, juridique et opérationnel de gestion des risques et catastrophes. Entre 1986 et février 1998, d’importants textes juridiques ont été publiés sur la protection civile et de nouvelles structures ont vu le jour à l’instar de la Direction de la protection civile (DPC) du Ministère de l’administration territoriale en 1995 et le Conseil national de la protection civile un an plus tard (Molo Zogo, 2018).

Gérer une catastrophe anthropique comme une catastrophe naturelle? Analyse de la gestion de la crise de Nsam 1998

Les principaux acteurs et actrices de la phase de gestion de secours à Nsam furent les riverain-e-s et les volontaires qui, par un impressionnant élan de solidarité, transportèrent les dépouilles et les victimes du lieu du sinistre vers les centres hospitaliers de la ville de Yaoundé (Mengue A Koung, 1999, p. 8). Contrairement à Nyos où les victimes étaient en incapacité de porter secours, Nsam fut une démonstration de la solidarité effective des sinistré-e-s entre eux. Les riverain-e-s mué-e-s en secouristes et pompiers/pompières de circonstance extirpaient les dépouilles du lieu d’incendie tandis que des automobilistes les acheminaient dans les hôpitaux (Touna, 1998, p. 5). Cet élan de solidarité collective s’est accompagné de mesures d’intervention publique qui étaient certes déficitaires, mais non absentes: création du comité de crise convoqué par le premier ministre et dirigé par le ministre de la défense, convocation du conseil interministériel du 16 février (Ebolo, 1998, p. 2); création d’une commission d’enquête qui avait 45 jours pour rendre les résultats sur les causes et les responsabilités dans le déclenchement de la crise (Noa, 1998, p. 3). La mise sur pied de cette commission d’enquête marquait déjà une ligne de démarcation d’avec Nyos où la responsabilité de la crise fut attribuée à la nature, aux monstres vivant sous les eaux du lac, aux esprits mal intentionnés (Ackad, 1987), à Dieu. Bref, on a assisté à une déresponsabilisation de l’humain. Pourtant, à Nsam, les responsabilités humaines mettaient en lumière la construction de la crise et la faillite des humains qui n’ont pas su la prévenir et qui devaient être punis pour cela. Toutefois, le principal problème de la gestion de crise in itinere à Nsam fut la redondance des structures mises sur pied pour gérer la crise. De fait, plusieurs cellules de crise furent créées dans des ministères différents avec un manque de lisibilité sur leur rôle et leur impact dans le déploiement de l’action gouvernementale. Ce manque de synergie et la cacophonie qu’elle entraîna entre les différents acteurs publics révélaient l’impréparation du Cameroun dans la gestion des sinistres majeurs. L’on comprit que les différentes avancées post « lac Nyos » avaient certes été bénéfiques au niveau de la densification du dispositif institutionnel, mais n’avaient guère donné lieu à la précision d’un plan d’Organisation des secours (ORSEC) qui est la mise en place des instruments précisant « les rôles et les responsabilités des différents intervenants en cas de sinistres divers, en vue de sauver le plus grand nombre possible de victimes et de biens » (Matanda, 2000, p. 24). Un manquement que voulait combler le décret n° 98/031 du 9 mars 1998 portant organisation des plans d’urgence et des secours en cas de catastrophe ou de risque majeur.

Au-delà de la prise en charge des sinistré-e-s pendant de longs mois à la Fondation Chantal Biya, dans les hôpitaux central et général de Yaoundé, puis au Centre des handicapés de Yaoundé, il faut noter que la gestion à moyen et à long terme de cette crise, comme pour le lac Nyos d’ailleurs, passait par la réduction de la vulnérabilité des populations. Et à Nsam, les pouvoirs publics furent confrontés à un dilemme entre délocaliser les installations de la SCDP – opération qui aurait été certes très dispendieuse, mais plus sûre du point de vue sécuritaire – et réinstaller les populations vulnérables et riveraines dans un autre site choisi et aménagé pour la circonstance. Or, c’est cette deuxième hypothèse qui prospéra et donna suite à l’installation de quelques familles à Mendong-village, une banlieue de Yaoundé (Ebolo, 1998, p. 2). Cette délocalisation n’a pas complètement éliminé le risque, car, à ce jour, les populations occupent toujours la zone, qui devrait normalement être non aedificandi, avec des constructions anarchiques et dans une pauvreté manifeste (Assako, 2000). Par ailleurs, la SCDP a procédé à la délimitation d’une zone de sécurité qui n’est toutefois pas respectée par les populations riveraines dont certaines n’ont pas bénéficié des dispositions publiques de réduction des vulnérabilités. D’autre part, certains facteurs (pauvreté, sous-intégration aux infrastructures urbaines, chômage, etc.) maintiennent le risque permanent dans ce quartier et rendent difficile une possible intervention des secours en cas de nouvel incendie, confirmant par le fait même la thèse d’un nécessaire relogement de ces populations loin des couloirs ferroviaires et des zones industrielles comme ultime solution (ibid.). La gestion de la catastrophe de Nsam, comme celle du lac Nyos, reste donc inachevée et permanente.

Conclusion

En somme, il apparaît clairement que les catastrophes du lac Nyos et de Nsam ont été provoquées par des aléas certes différents et qui constituent la particularité de chacune de ces crises, mais avec des itinéraires de gestion semblables à maints égards. Ce qui nous permet de conclure que la nature de l’aléa déclenchant la crise n’a qu’une importance moindre, sinon simplement au niveau de l’établissement des responsabilités sur le déclenchement de la catastrophe. Le principal point de convergence est, quant à lui, au moins pour ce qui est de ces deux crises, la permanence des vulnérabilités à Nyos et à Nsam qui imposent une veille permanente. La gestion de ces crises ne sera donc achevée que lorsque le « risque zéro » aura été atteint. C’est un travail de veille permanente.

Références

Anonyme. 1986. Le chef de l’Etat a créé un Comité National de Gestion. Cameroon Tribune, 3657, 6.

Arrêté n° 00331 du 29 août 1986 portant création des comités provinciaux de Douala et de Bamenda (J. O. septembre 1986).

Ateba Noah. 1998. Où est le rapport?. Mutations, 105, 3.

Beck, Ulrich. 2001. La société du risque: sur la voie d’une autre modernité (1ère édition). Paris: Aubier.

Décret n° 86/1069 du 27 août 1986 portant création d’un Comité National de réception et de gestion des secours aux sinistrés.

Décret n° 98/031 du 9 mars 1998 portant organisation des plans d’urgence et des secours en cas de catastrophe ou de risque majeur.

Forgues, Bernard. 1996. Nouvelles approches de la gestion de crise. Revue française de gestion, 108, 72-78.

Hell, Joseph Victor. 2015, juillet. Les catastrophes des lacs Nyos et Monoun: Bilan et perspectives. Communication présentée à la conférence scientifique « le mois de la recherche », Yaoundé, Cameroun.

Kahn, Herman. 1963. Some consequences of crisis which limit the viability of organizations. Administrative science quaterly, 8, 61-82.

Kusakabe, Minoru. 2017. Lakes Nyos and Monoun disasters (Cameroon). Limnic erruption caused by excessive accumulation of magmatic CO2 in crater lakes. Geochemistry monograph series, 1, 1-50.

Kusakabe, Minoru, Tanyileke, Gregory, Cord, Mac et Schladow, Geoffrey. 2000. Recent pH and CO2 profiles at Lakes Nyos and Monoun Cameroon: implications for the degassing strategy and it numerical simulation. Journal of Volcanology and Geothermal Research, 97, 241-260.

Kusakabe, Minoru, Tanyileke, Gregory, Evans, Williams et Kling, George. 2003. Current status of Lakes Nyos and Monoun, Cameroon. Cities on volcanoes, 3, 14-18.

Matanda, Serge. 2000. Observatoire des risques naturels au Cameroun, relation pluie-inondation et plan ORSEC: Le cas des villes côtières de Kribi, Douala et Limbé. Mémoire de master en formation de médecine des catastrophes, Université de Paris 12 Créteil et Université de Yaoundé I.

Mengue A Koung. 1999. Les gestes qui ont sauvé. Mutations, 194, 8.

Mengueme, Jean. 1986. Note sur la catastrophe du Lac Nyos. Archives privées de Tchouamo Willy.

Molo Zogo, René Lionel Brice. 2018. Protection civile: gestion des risques et des situations de crise au Cameroun. 1973-1998. Mémoire de master en histoire, Université de Yaoundé I.

Monda Bakoa. 1987a. Promptitude et efficacité. Cameroon Tribune, 3949, 4.

Monda Bakoa. 1987b. Les camps de l’espoir. Cameroon Tribune, 3949, 8.

RFI. 2016. Il y a 30 ans, la catastrophe du Lac Nyos endeuillait le Cameroun. Consulté à l’adresse http://www.rfi.fr/afrique/20160821-cameroun-drame-lac-nyos-trente-ans

Roux-Dufort, Christophe. 2000. Gérer et décider en situation de crise, Paris: Dunod.

Tchindjang, Mesmin et Njilah, Isaac. 1999. Risque d’inondation dans la vallée de Nyos. African journal of science and technology (AJST), 2, 50-62.

Touna, Richard. 1998. La mauvaise organisation des secours. Le Messager, 728, 5.

Vialla, Bernard. 1998. C’est une première mondiale. Le Messager, 730, 8.



  1. La catastrophe du lac Nyos est à l’origine de la loi n° 86/06 du 6 décembre 1986 portant réorganisation générale de la protection civile tandis que le décret n° 98/31 du 9 mars 1998 portant organisation des plans d’urgence et des secours en cas de catastrophe ou de risque majeur est conséquent de la catastrophe de Nsam
  2. La catastrophe du Lac Nyos demeure à ce jour, la plus grande catastrophe gazeuse jamais enregistrée dans le monde. Mais l’exposition du Cameroun au risque d’éruption limnique ne se limite pas à Nyos, car le lac Monoun, deux années plus tôt, c’est-à-dire le 15 août 1984, avait également rejeté du gaz tuant au passage 37 personnes.
  3. Le comité national de gestion était composé comme suit: Président: le MINAT ou son représentant; Membres: le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la défense ou son représentant; le ministre des finances ou son représentant; le ministre de l’agriculture ou son représentant; le ministre de l’information et de la culture ou de son représentant; le secrétaire d’État à la sécurité intérieure ou son représentant.
  4. On pouvait y lire ce qu’il suit: « Dans la nuit du 21 au 22 août, une explosion de gaz toxique s’est produite au Lac Nyos près de Wum ». Elle précisait également que des hommes et des animaux mouraient et qu’une intervention des secours et des urgences était plus qu’impérieuse (Cameroon Tribune, 1987, p. 4).
  5. Cette équipe était dirigée par le Pr Kaptué, directeur de la santé publique et constituée des docteurs Njijoh, directeur adjoint de la santé, Niat, chef du service de la réanimation chirurgicale à l’hôpital central de Yaoundé; Fonto, Wali Muna, Simo Moyo et Njikam.
  6. Il s’agit du dispensaire de la Mission Catholique et des Hôpitaux de Wum et Nkambe.
  7. Pour se rendre à Kimbi situé à 65 kilomètres environ de Wum, il fallait parcourir 300 kilomètres à travers trois départements: Mezam, Bui et Donga Mantum.

Pour citer cet article

MOLO ZOGO, René Lionel Brice. 2019. « La gestion de crise au Cameroun: les catastrophes de Nyos et Nsam ». ADILAAKU. Droit, politique et société en Afrique, volume 2, numéro 1, en ligne.

Licence

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  • Pregnon Claude NAHI, Université Peleforo Gon Coulibaly de Khorogo (Côte d’Ivoire)
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